Certains disaient il y a encore quelques mois que François Bayrou jouait à quitte ou double : soit il faisait un score à 2 chiffres et l'UDF s'implantait durablement dans le paysage, soit ce parti disparaissait définitivement.

Aujourd'hui, la question ne se pose plus comme ça. On ne parle plus d'un score seulement à 2 chiffres, mais d'une présence au second tour de l'élection présidentielle. Mais même dans cette hypothèse, l'UDF pourrait disparaitre. En effet, François Bayrou, s'il est élu président, pourrait très bien envisager de créer un nouveau parti politique, dont le coeur pourrait être l'UDF actuelle, mais à laquelle viendraient s'adjoindre de nouvelles composantes issues d'une partie du parti socialiste et d'une frange modéré de l'UMP, des partis radicaux, avec pourquoi pas, des électrons libres comme Corine Lepage ou Bernard Kouchner.

Cette nouvelle entité pourrait bénéficier de la dynamique de l'élection présidentielle et disposer d'une majorité à l'assemblée. Car ne nous faisons aucune illusion, à 3 semaines des législatives, les autres partis n'auraient pas les moyens de se retourner pour trouver de nouveaux candidats.

D'un scénario ou l'UDF n'obtiendrait dans le meilleur des cas qu'un peut plus de 100 sièges pour jouer le rôle de parti pivot faiseur de roi, nous nous retrouverions avec la possibilité de disposer d'une majorité, même relative, capable de donner au nouveau président les moyens de mettre très rapidement en oeuvre sa politique. En effet, ceux qui constitueraient ce nouveau parti le rejoindrait sur la base d'un projet, le projet du président. Un retournement complet des petites habitudes de la Vème république, propices à l'avènement de la VIème république.

Vous en pensez quoi de ma politique fiction ?