En effet, il y a peut de candidat(e)s aux élections législatives qui ne soit capablent d'utiliser un ordinateur. Ils en sont donc tous plus ou prou pourvus. Si on considère les statistiques à la louche, 90% des PC de bureau tournent avec windows, 7% avec mac et le reste avec diverses déclinaisons de Linux. Si on écarte ceux et celles qui n'utilisent pas déjà d'ordinateur, je ne vois pas comment convaincre l'élu(e) qui a d'autres chats à fouetter de changer ses habitudes. Pourquoi remplacer des logiciels avec lesquelles ils sont productifs par des logiciels sur lesquels il y a nécessairement une phase d'apprentissage ?

On me dira que c'est pareil pour les entreprises et les administrations... bla bla, ben oui justement. C'est bien là le problème. L'importance est l'utilisation de formats libres et le respect de normes d'interopérabilité[1].

Plus qu'un ordinateur, c'est bien sur les formats des documents qu'il faut investir, sur la pérennité des données produites, sur la mise en réseaux des ressources. L'état et ses représentants doivent être exemplaire par l'utilisation de formats ouverts. De fait, si tout le monde les utilise, le système d'exploitation n'a plus aucune importance, et la liberté de l'utilisateur devient entière.

Cette initiative me semble bien symbolique au regard des enjeux. Un ou une député qui utilise un ordinateur sous windows ou mac peut très bien défendre l'interoppérabilité (formats libres) et par extension la liberté nécessaire à l'épanouissement des logiciels libres[2].

Mare de ces effets d'annonce qui masquent la vacuité du projet et dans le cas présent une vaste fumisterie, puisque le même gouvernement qui met en oeuvre ce projet a très, très largement soutenu une version liberticide de la loi DADVSI.

Notes

[1] Permettre à différents systèmes de communiquer, échanger et travailler ensembles.

[2] Effet secondaire non négligeable.