Les socialistes

J'avais évoqué l'explosion possible du PS suite à une défaite de sa candidate au premier tour. Un article détaillé de Victor Muller publié dans Mariane revient sur le fond de ce tiraillement entre deux courants du PS, incarné par 2 des candidats de la primaire du parti socialiste, Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn. Il existe un centre gauche politique, pour qui une victoire de François Bayrou pourrait signifier une occasion de s'émanciper.

L'UMP

Le même type de raisonnement est possible au sein de l'UMP. Lorsque je discutais avec un cadre de l'UMP, ex de Démocratie libérale, il me faisait part du fait que les libéraux n'avaient jamais trouvé leur place au sein de l'UMP, et que c'était toujours l'état RPR qui dirigeait le parti. Même raisonnement pour d'anciens UDF. Sans pour autant préfigurer d'un ralliement à François Bayrou ou à l'UDF, les tiraillements existent aussi au sein de l'UMP qui pourraient conduire certains à vouloir aller voir ailleurs. On le voit déjà avec les militants du parti radical, parti pourtant rattaché à l'UMP, qui demandent à leurs cadres de soutenir Bayrou plutôt que Sarkozy.

L'opposition

Le deuxième question qui revient constamment est le fait que gouverner avec le PS et l'UMP est offrir un boulevard aux extrêmes. De ce que je viens de dire précédemment, il apparaît que ce n'est pas avec le PS et l'UMP que Bayrou veut gouverner, mais au centre. Ce qui veut dire que le PS, éventuellement amputé d'une partie des sociaux démocrates a vocation a exister voir même à être dans l'opposition. De même pour l'UMP, éventuellement amputée des modérés et des libéraux. Ce paysage politique aurait l'avantage de permettre aux élus et aux électeurs de se positionner idéologiquement de manière claire et pas d'avoir à avaler des couleuvres entre les 2 extrêmes idéologique de méga partis.

Et demain

Il est peu probable qu'une telle organisation politique survive longtemps sous la Vème république. C'est là qu'intervient la réforme des institutions et la VIème république, qui en introduisant une part de proportionnelle permettra aux différents courants de pensée de perdurer sans avoir à se fondre dans un gros parti, sans toute fois que ce soit contradictoire avec des coalitions de gouvernement.