Quelques exemples[1] :

  • Bouyon : +5,33% (22 pers)
  • Cagnes sur mer : +7,25 (2213)
  • Carros : +4,63 (346)
  • La colle sur Loup : +3,12 (181)
  • Coursegoule : +9% (31)
  • Gattières : +7,5 (210)
  • La Gaude : +5,8 (284)
  • St Jeannet : +5,46 (151)
  • St Laurent du Var : +8,11 (1587)
  • St Paul : +6,55 (155)
  • Vence : +6,81 (803)

Seule exception, Conségude avec -2% (3).

Avec de telles variations, non seulement sur le nombre, mais aussi sur la nature de ces nouveaux inscrits, on peut s'attendre à de sacrées surprises au premier tour de chacune des élections à venir[2].

En effet, une partie, ne serait-ce que quelques % de ces nouveaux électeurs, s'est inscrite pour voter cette année avec en mémoire le 21 avril 2002, les émeutes dans les banlieues ou le CPE. S'ils n'avaient pas fait cette démarche citoyenne de se ré-approprier leur droits, ils auraient sinon été de ces abstentionniste qui ne s'exprimaient pas depuis des années. Il est probable que leur vote ne soit pas si facile que cela à ranger dans les cases des sondeurs, ajoutant encore plus d'imprécision dans ces analyses que l'on nous sert à longueur de temps.

Allez, prenons un chiffre bidon pour la démonstration, disons que la moitié s'est inscrite pour ces raisons. Soit environ 3,5% du corps électoral. Ils viendront voter, non pas comme les autres, mais dans une démarche citoyenne forte, avec un but et une volonté que n'ont pas forcément les autres électeurs. Ils seront donc plus présent que les autres dans les bureaux de votes, donc moins abstentionnistes. Ces 3,5% pourront donc peser 30% de plus que le reste du corps électoral, soit 4,7%[3]. On ajouterais dans cette hypothèse 4,7% de votants dont on a pas la moindre idée de la démarche de vote, des motivations et donc du profil de vote, puisque d'habitude ils ne votent pas.

Ce n'est pas tout, les sondages annoncent également près de 10% de moins d'abstentionnistes déclarés par rapport aux précédents scrutins. Autant de votes habituellement abstentionnistes qui se reportent sur les candidats, mais pas de manière forcément traditionnelle, le flou grandi.

On ajoute à cela les 3 à 4% de marges d'erreur officielles des sondages[4] et l'on a des résultats des analyses des sondeurs qui peuvent varier jusqu'à la dernière minute, de plus de 7%. Et encore, je part du principe que les sondages sont justes, ce que la récente affaire BVA ne devrait pas m'inciter à croire[5].

Les jeux sont loin d'être faits, les bookmaker vont se régaler jusqu'à la dernière minute.

Notes

[1] Données issue de l'article de Nice Matin du 29/03/2007 pour tout le département.

[2] Présidentielles bien sûr, mais aussi législatives, municipales et cantonales.

[3] A la louche on prend 30% d'abstention pour la démonstration.

[4] Quant on sait comment sont corrigés à la mains les sondages...

[5] Bidonage d'au moins 3% des résultats pour rendre service à leurs amis de l'UMP et du PS. Voir le billet de Rudy Salles sur le sujet.