A quelle sauce...

Avant de venir, nous n'avions aucune information sur le déroulement de ce congrès. La motion soumise au vote nous a été donnée à l'entrée. Une seule. Dans la lignée de celle voté par le congrès national de l'UDF au lendemain de l'élection présidentielle. Si je fais personnellement totalement confiance en François Bayrou pour présider au futur du MoDem et de l'UDF, je reste dubitatif sur notre incapacité à communiquer sur le contenu avant que les gens ne prennent leur billet de train ou d'avion.

Le congrès extraordinaire de l'UDF commence.

François Bayrou à refait tout l'historique de l'UDF en soulignant à chaque fois que cela était possible, qu'à chaque changement il y avait des force de résistance pour conserver ce qui était avant[1].

Le mot clé mis en exergue par Bayrou est "construire" dont il a rappelé la racine : couche par couche.

"L'UDF est une forme politique du passé", il faut laisser jaillir le renouveau, laisser tomber l'écorce pour qu'une nouvelle génération émerge prend-t-il comme métaphore. Toutes les organisations politiques cèdent à l'obsolescence. Les socialiste sont aussi en fin de cycle, et il devrons, eux aussi se réformer, même si certain ne le veulent pas. Chirac l'a fait pour batir le RPR et remplacer l'UDR.

"La démarche que nous entreprendrons demain est dans la continuité du congrès de l'UDF de février 2006, lorsque l'UDF à choisi d'être un parti libre" (applaudissements). "Nous étions bloqués, nous serons libérés, nous étions sujets, nous serons autonomes".

François Bayrou fait des efforts, constants, pour faire le lien avec le projet du MoDem et notamment le projet de société qui nous caractérise : liberté, égalité, fraternité, par opposition au modèle de société inégalitaire croissance qui nous est proposé aujourd'hui.

Il a ensuite présenté la motion, rédigée par le bureau exécutif, qui sera soumise au vote par la suite.


"Je n'ai jamais pensé la vie en terme de garantie, mais en terme de dynamique."

Questions de la salle et prise de parole

Didier Bariani à pris la parole pour dire qu'il resterait dans la maison, ce qui n'était pas évident suite à sa prise de parole à Seignosse, et il semble avoir fait un pas important vers le projet de Bayrou qu'il ne partageait pas. Il a souligné les efforts fait par les Verts qui nous avaient rejoint, sous entendant que nous devions en faire tout autant pour vivre ensemble.

Question sur le financement : comment va être attribué les subventions publiques issue des voix gagnées par les candidats qui se sont présentés sous l'étiquette MoDem ? Réponse, si la motion est votée, alors la caisse de l'UDF et du MoDem est la même, puisque c'est le MoDem qui gère les intérêts de l'UDF.

Prise de parole de Gille Artigue : "j'aurais préféré que la fidélité soit récompensé plutôt que sanctionnée".

Après plusieures prises de parole élogieuse à l'endroit de François Bayrou, il a voulu nous faire croire qu'il était modeste en rappelant qu'il n'aimait pas le culte de la personnalité. Par contre a rappelé une idée forte, déjà soufflée à Seignosse : ce n'est pas des militants qui le suivent dont on a besoin, mais d'être autonomes, rappelant son passé d'autogestionnaire.

Thierry Cornillet, député européen, a demandé de ne pas saborder le parti, avec un discourt pas très clair pour demander de ne pas fusiller ceux qui respect leur engagement précédents de centre droit.

Jean Arthuis présente une autre motion qui vise à conserver l'UDF. De même Thierry Benoit, dans la continuité de son intervention à Seignosse, est allé jusqu'à envisagé de présenter une motion pour que l'UDF reste indépendante du MoDem. Il ne la présentera pas finalement et annonce son soutien au texte de Jean arthuis et son départ de l'UDF si elle se dissoud dans le MoDem. La salle, rappelée à l'ordre par François Bayrou pour ne pas le siffler, lui faisait des gestes d'adieu de la main... Pour la deuxième fois, François Bayrou lui a rappelé qu'il avait été élu avec des voix du centre et de la gauche face à un candidat de l'UMP. Casséééééé.

Pour rétablir la parité des intervenant, une série de femmes, élues, militantes de longue date ou toutes récentes, jeunes ou plus âgées, ont pris la parole et ce fut une unanimité en faveur de la dissolution de l'UDF dans le MoDem[2]. Un appel à la création d'un mouvement de masse en lieu et place du parti de notable qu'était l'UDF. Un rappel que les nouveau militants ne sont pas forcément des gens de gauche, que les élu(e)s n'ont pas changé, que ce soit UDF ou MoDem font le même boulot.

D'autres personnalités ont pris la parole pour motiver la création du MoDem, comme Marielle de Sarnez, Jean Lassale, Jaqueline Gourault ou Michel Mercier.

Vote de la résolution

La motion suivante (modification en gras) a été adoptée, avec 36 contres, 7 abstentions et tout le reste de la salle pour (1500 à 2000 personnes) :

L’UDF, formation politique au titre de l’article 4 de la Constitution, est membre fondateur du Mouvement Démocrate auquel elle adhère, pour une période transitoire de trois ans en tant que personne morale. A dater du 1er décembre 2007, tout adhérent de l’UDF est adhérent du Mouvement Démocrate.
L’UDF délègue aux instances du Mouvement Démocrate la responsabilité de l’action et de l’expression communes. Les autres instances nationales et locales de l’UDF s’intègrent aux instances correspondantes du Mouvement Démocrate.
Pendant cette période transitoire, les intérêts juridiques, matériels et moraux (les idées et les valeurs) de l’UDF seront garantis et administrés par un bureau de vingt à trente membres désignés par le Congrès, sur proposition du Président dont le mandat est prorogé.

Notes

[1] clin d'oeil à Thierry Benoit qui a souhaité déposer une contre motion qui n'a été diffusée que sur internet, pour conserver l'UDF telle que.

[2] Les femmes ont elles plus de bon sens ?

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