Le congrès reprend en apportant quelques modifications aux chartes. Comme la veille, François Bayrou dirige de main de fer les interventions. Gare aux militants qui prennent la parole pour dire quelque chose hors sujet. Mouché. La salle est sollicitée pour valider les modifications proposées par le président, qui rédige à la volée les reformulation et les soumet au vote dans la foulée. Ce fonctionnement directif est évidement le plus efficace, mais pas forcément le plus respectueux, certaines mauvaises langues diront pas forcément le plus démocratique.

François Bayrou a poussé ce mode de fonctionnement à son maximum en faisant adopter une charte des valeurs qu'il a lu à la tribune, différente de celle distribuée au membres du congrès. A la question de savoir pourquoi, il a répondu que le document de synthèse des travaux sur cette charte, à force de réécriture, était du marshmallow grammatical. La salle a bien sûr voté le texte, à une écrasante majorité, mais avec pour une fois une minorité réelle de contre. Je n'ai pas pris part au vote étant à la table de presse pour rédiger ce billet, mais je l'aurais voté. En fait j'aurais voté pour l'idée que François Bayrou a de cette charte qui me convient, mais la méthode est limite. Doit-on, parce que le chrono tourne, parce que le président dispose d'un soutien indéfectible des militants, parce qu'il faut nécessairement être efficace pour avancer, doit-on naviguer à la limite des principes démocratique ?

J'aime à penser que ce fonctionnement directif ne sera pas le fonctionnement par défaut. Je le tolère, je le défend même, parce que je vais dans le même sens que François Bayrou, à la recherche d'efficacité pour ce Mouvement Démocrate qui a déjà trop attendu pour se mettre en ordre de bataille, mais une fois notre mouvement organisé, je voudrais qu'il ne soit plus nécessaire d'avoir recours à ces fonctionnements.

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