J'ai réalisé pour Fabien qui anime le prochain café démocrate du MoDem, deux visuels pour le présenter. Ci-dessous celui qui n'a pas été retenu, non pas parce que je veux absolument en faire étalage, mais parce qu'il a suscité un débat à cause du message qu'il porte.

Un précédent

Si l'on se reporte à la campagne présidentiel, les Jeunes UDF avaient réalisé un calendrier avec des militantes et militants et l'on voit clairement que le message était l'Euro enthousiasme, la séduction et le charme associé au projet européen qui a toujours fait partie de l'identité de l'UDF et maintenant du MoDem.

On a changé d'époque

Le projet européen ne fait pas rêver, encore moins aujourd'hui qu'hier. Même les européïstes ou ouiouistes convaincus comme moi ont le blues après l'exclusion définitive des citoyens du processus de construction. Le projet européen a le gueule de bois, saccagé par les nationalismes, décrédibilisé par la lâcheté des gouvernants, dévoyé par les lobby industriels ou financiers.

Je ne sais plus comment le défendre alors que ce devrait être le projet fédérateur de la jeunesse, la satisfaction pour les ainés d'un projet de société durable et paisible.

Prend-t-on assez conscience de cet exploit de rassembler 27 pays avec une telle histoire, dans un même projet ? Réalisons-nous le chemin parcouru jusqu'ici, à marche forcée en moins de 30 ans ?

Nous sommes arrêtés juste à la porte du grand chantier de l'Europe politique. Nombreux sont ceux qui se satisfont de cette Europe économique. Une grande zone de libre échange d'inspiration libérale, mais d'inspiration seulement, dans laquelle les groupes industriels ont plus de pouvoirs que les états et les parlements, surtout désunis.

Le message et l'image

Dans ce visuel, au delà de l'aspect racoleur de la nudité féminine, c'est le message de fragilité et de victime qui ici m'interpelle. C'est ainsi que m'apparait l'Europe, nue dans sont idéal, sans protection politique, ayant la triste mine de ceux qui subissent plutôt que celle des leaders. Elle est intrinsèquement belle, mais même si on le sait, avec cette tête là on en a pas envie.



Source du visuel, nonfiction.fr