Je poursuis mon commentaire déposé à la suite du billet d'Hervé Torchet : Hadopi : les erreurs et les mensonges du projet.

Appelle-t-on encore piratage un phénomène de société qui touche le 1/3 d'une population ? Il faudrait trouver un néologisme qui recouvre cette réalité. Car pour moi qui suis un fan de la culture pirate[1], cela n'a rien à voir.

C'est encore un raccourci média qui se veut explicite mais qui à mon avis est contre-productif. En effet, l'esprit latin et spécifiquement français, aime les petites subversions, les micro infractions juste avant de franchir la limite. Un soupçon de rébellion mais pas trop. Or qu'est-ce que le téléchargement d'œuvres protégées si ce n'est un micro acte de rébellion, simple et accessible à tous ?

Je n'ai pas signé le pacte proposé le http://reseaudespirates.net/, même si il y aurait beaucoup de raison de le faire. La question est ici de savoir s'il faut soutenir une démarche centrée uniquement sur un projet de loi ou s'il faut être plus exigeant et voir plus grand (Le réseau des pirates, ne signez pas leur pacte trop rapidement...). La question de l'efficacité se pose. Face à un gouvernement et un parlement que l'on sait pas vraiment compétent et assurément pas neutre (Absence de spécialistes par Authueil), est-il bon de s'énerver contre ce projet uniquement et pas de voir plus grand.

Je n'ai pas répondu à cette question, alors je vous mets la bannière pour dire que je soutiens l'idée même si elle est imparfaite.


Lancement du Réseau des Pirates : "nous sommes des millions, ils font de nous des pirates..."

Notes

[1] Les pirates qui naviguaient notamment aux caraïbes et dans l'Atlantique il y 2 ou 3 siècles.