Si on causait d'autre chose... Au début des mésaventures de Dominique Strauss-Kahn, j'ai un peut été interloqué et comme tout ceux qui cause sur la twittosphère, je me suis fendu d'un twitt "The Good wife for true #dsk, trop forts ces ricains avec la tv réalité !", car pour ceux qui ont regardé cette série, le parallèle avec ce qui lui arrive est saisissant.

J'ai été forcément interpelé par les conséquences politique d'un truc aussi énorme. Surpris qu'un homme aussi intelligent puisse se retrouver dans une situation pareille, avec une tentation d'embrayer sur la théorie du complot, si facile. Puis j'ai eu un doute, un doute qui persiste. Assurément il n'en sortira pas tout blanc, quelque soit la vérité.

Alors la réponse à la question posée en titre est contenu dans l'existence même de ce billet. Je vais faire de la fiction, sans aucun élément pour étayer mes propos, juste de la fiction, forcément subjectivement :

Si DSK n'avait rien fait du tout, la mayonnaise de cette histoire n'aurait pas pu prendre, il y a donc un fond de quelque chose. Mon hypothèse c'est qu'un aspect de sa vie privée est sortie de son cadre "privé" : un jeu érotique douteux avec la mauvaise personne[1]. Si c'est cela, alors la jeune femme qui a porté plainte est sincère et peut être même victime d'un coup monté pour l'envoyer dans la chambre à la place d'une personne consentante. De même, l'homme accusé aurait joué un jeu de rôle avec une mise en scène, pensant s'amuser avec une professionnelle.

Assurément, si mon hypothèse est la bonne, c'est une sacrée boulette, car agresser une personne plus faible est très, très grave, que ce soit pour jouer ou pour de vrai. C'est d'autant plus grave si l'homme se doutait que c'était son talon d'Achille, comme il l'a déclaré dans une interview à Libération il y a peu.

Humainement parlant, cela discrédite-t-il l'homme ? Un peu quant même, car la perversion n'est pas un gage de stabilité émotionnelle. Politiquement, normalement non, car ses fonctions politiques n'ont rien à voir avec sa vie privée. Du moins en principe, car nous savons que même si les français se fichent pas mal des aventures extra-conjugales de leurs élus[2], la perversité n'a jamais été une qualité qui permet de faire passer un candidat pour le gendre idéal[3].

Enfin, pour ce qui est du parti socialiste, honnêtement je ne suis pas le mieux placer pour en parler, mais cela met un sacret bazar dans leurs petits arrangements sous couvert de primaire (lire Primaires Socialistes : La Grande Entourloupe).

Notes

[1] Certaines rumeurs font état de jeux avec des femmes du personnel de l'hôtel contre rémunération.

[2] Comme l'ont répété un partout les journaux espagnols, anglais ou allemands.

[3] Je parle au masculin ici, l'argument n'est pas symétrique pour une femme, où l'image de la bru idéale n'a jamais été politiquement porteur dans inconscient collectif.