Le député de la 6ème circonscription des Alpes Maritimes, réélu avec plus de 60% en 2007, ne craint en 2012 que le front national contre lui. Avec le redécoupage des circonscriptions du département, le territoire dans lequel il va se représenter perd les collines (Vences) et l'arrière pays (vallée de l'Estéron), se recentrant sur les 3 villes du littoral : Villeneuve Loubet, Cagnes et St Laurent du Var, favorisant encore plus le vote à droite. Si, si, c'est possible, j'ai fais une projection: avec ce nouveau découpage, Lucas aurait été élu en 2007 avec plus de 70%. Meuuuuuu non le but des découpages n'est pas d'homogénéiser les populations... mauvaises langues !

Du coup le PS n'a plus de personnalité locale "crédible" à lui opposer, si tant est que l'on puisse dire que Damiani est du PS, au vu du cirage de pompes auquel il se livre avec Estrosi. A Villeneuve Loubet, Robert Chignoli n'a pas d'existence politique en dehors de sa commune. A Cagnes, ce sont les communistes qui sont tête de liste de l'opposition, et à St Laurent du Var, Marc Orsatti va avoir du mal donner envie. Bref, avec une gauche au sens large qui rassemble 20% dans ses meilleurs jours sur ses étiquettes et sans personnalité, la 6ème circonscription n'est pas prêt de changer de député.

La principale opposition de Lionel Lucas est le front national, alors il peut laisser émerger ses penchants extrêmes, en faisant un foin sur la double nationalité au sein de l'UMP ou en organisant des apéros saucisson pinard. Au moins, les électeurs pourront l'apprécier à sa juste valeur. Il pourra même clamer qui lutte contre le front national en essayant de leur siphonner leurs électeurs.