Le storytelling, ou le fait de raconter des histoires pour faire passer une idée, existe depuis longtemps dans les cours de vente. Il est arrivé massivement en France en politique avec Srkz et Royal en 2007. C'est même la marque de fabrique de ces 2 candidats. Aujourd'hui, à part quelques rares exceptions[1], c'est devenu la norme en politique.

Face à la puissance de cette méthode, il est indispensable d'apprendre à l'identifier pour s'en protéger. Car cela relève hélas de la manipulation. Basiquement, le principe consiste à raconter une histoire dont la conclusion, évidente et consensuelle, permet en l'élargissant au propos précédent, de faire adhérer l'auditeur à ce propos. Exemple:

"Il faut se donner les moyens d’arrêter la délinquance dans des quartiers périurbains[2]. Vous trouvez normal que lorsqu'un jeune vole le sac d'une grand mère, cela reste impuni ? Moi pas. Je propose d'installer des caméra de vidéo surveillance."

Bien sûr il y a tous les niveaux de storytelling possible. Cet exemple n'est qu'une version grossière, mais abondamment utilisée. Dans l'article suivant, l'auteur va plus loins et décortique le storytelling façon Sarkozy. Ce blog spécialisé est une mine de renseignement sur ce sujet.

Notes

[1] Je pense bien sûr à François Bayrou qui utilise moins des artifices et techniques de com dans ses discours. Ses histoires sont des histoires, qui illustrent, pas qui manipulent.

[2] Phrase bien bateau qui ne veut rien dire.