Hier soir sur France Culture j'écoutais avec grand intérêt le démographe Hervé Le Bras parler du changement de nature et surtout de perception de l'immigration.


Les 2 idées fortes que j'ai retenues:

  • Les immigrés d'aujourd'hui ont un niveau culturel supérieur à la moyenne nationale française. Ce sont majoritairement des personnes issue de la classe moyenne dans leur pays qui ont fait des études et qui ne posent pas de problème d'intégration car ils souhaitent s'intégrer en France. Ceci par opposition à l’immigration de l'après guerre, qui était composé de pauvre gens, exclusivement des bras pour la reconstruction de la France.


  • L'état a changé de regard en changeant de mot: on est passé dans les années 70 d'étranger à immigré. La différence c'est qu'un étranger naturalisé ne l'est plus, qu'un enfant d'étranger né en France ne l'est plus, ni dans son statut, ni dans les statistiques. Alors qu'un immigré le reste toute sa vie. Cette tendance est encore accentuée avec la dialectique actuelle "issu de l'immigration" qui transfert ce statut à leurs enfants.