Voilà 2 semaines que je n'écoute plus les informations le matin. Je mets Rire et Chansons, un morceau de musique, voir rien du tout. Je regarde le diaporama de ma famille qui défile sur le cadre photo numérique en prenant mon petit déjeuner.

Les média se repaissent de l'horreur, l'amplifient, la font prospérer, la justifient même. Des trous du cul en déshérence qui ont toujours existé et probablement pas capables de grand chose, ont enfin une raison de vivre, ou de mourir. Il leur suffit de piocher dans le catalogue de l'horreur qu'Hollywood ou Daesh leur ont concocté. Et les média leurs donnent les dernières onces de courage qui leur manquerait en temps normal.

Nous devons nous garder de leur donner de l'importance, de vivre à l'unisson à chacune des horreurs jusqu'à ce que nous en perdions toute sensibilité. Nos voisines ou voisins ont toujours besoin d'un petit coup de main ou d'un sourire, notre famille s'appuie toujours sur nous, nous avons toujours des responsabilités.

Si les média cherchent bien, il y aura tous les jours une horreur à raconter, un prétexte à nous émouvoir, car à défaut d'information, il faut toucher l’émotionnel. Mais la vie continue, la vraie vie pas celle fantasmée par les écrans. Protégeons-nous de l'hystérie médiatique. Restons ancré dans la réalité, avec les vrais gens, les raison qui nous font nous lever le matin.

Je ne veux pas sacrifier les valeurs et les croyances qui font mon engagement: ne pas mettre à mal la démocratie à l'aune du tout sécuritaire, la liberté de parole à la bien pensence, la liberté de culte et la laïcité à la généralisation hâtive, le vivre ensemble à la suspicion stérile.

Le ridicule de certains de nos édiles politique me désespère. Dès que pointe une élection, on les dirait incapable d'utiliser leur cerveau pour autre chose que les concours de celui qui pisse le plus loin. Et les média savent qu'ils racontent des conneries, mais ils les répètent quant même. Pauvre de nous...