Intéressante discussion avec un voisin qui me disait ce qu'il pensait du maire de St Laurent du Var, Joseph Segura. Pour faire simple, il veut que "ça change là bas en bas". Et il m'a donné une liste de sujets qu'il lui reproche:

  • La hausse des impôts métropolitains.
  • La circulation saturée et le non doublement de la route sur les bords du Var.
  • La facture d'eau qui a violemment augmentée.
  • Les places de stationnement toutes payantes.

De deux chose l'une, soit j'abonde en son sens pour casser du sucre sur le dos du maire, contre qui après tout je fais campagne pour ces prochaines élections municipales, ou alors je suis obligé de reconnaître que pour l'essentiel, ces reproches sont infondés. En effet, les citoyens mettent sur le dos du maire tous les problèmes mais il y a des choses qui ne sont pas de son ressort. Reprenons la liste:

La hausse des impôts métropolitains

Ben comme leur nom l'indiquent, ce ne sont pas des impôt votés par la commune. Alors certes, le maire fait partie de la majorité qui a voté cette augmentation décidé par l'équipe d'Estrosi. Mais quand on fait partie d'une majorité, il n'est pas possible de ne pas voter le budget. C'est une ligne rouge infranchissable, sauf à quitter la majorité. Et Segura veut intensément faire partie de la majorité D'Estrosi, pour obtenir les financements métropolitains pour St Laurent du Var. Revel en son temps a essayé de peser sur Estrosi et certaines de ses dépenses métropolitaines pas toujours bien maîtrisées à l'époque. Bilan, Estrosi a coupé le robinet des financements métropolitains, bien au delà de ce qu'il était autorisé à faire, et plus aucun projet n'a put être mené à St Laurent du Var durant le dernier mandat de Revel.

Le non doublement des bords du Var

Cette décision est à imputer cette fois-ci à Ciotti, président du conseil général (conseil départemental maintenant) qui a la compétence fleuve. Le département a donc décidé d'une solution technique économique pour la réfection de la digue. Tant mieux pour nos impôts, mais sur ce système de palplanche, on ne peut pas faire circuler des voitures ou des camions. Donc la route ne sera jamais élargie ou alors en gagnant sur le parking du levant, et encore je ne suis pas certain que ce soit possible.

La facture d'eau qui a explosé

Là aussi ce n'est pas de la faute du maire. La métropole a décidé de reprendre le contrôle de tous les services de l'eau sur son territoire (ce qui pour le coup est une assez bonne idée). La société du canal de la rive droite du Var qui dessert la moitié de St Laurent du Var s'est donc vu informer que sa concession ne serait pas reconduite. Sauf que quand on rend une concession il y a un contrat à respecter, notamment sur l'état du réseau. Las, le réseau n'est pas au niveau et il faut faire des travaux avant de le rendre. Vous imaginez bien que cette entreprise qui va disparaître, ne va pas s'endetter pour faire ces dépenses sans aucun espoir de remboursement. Ce sont donc les clients qui payent.

Les place de stationnement payantes

Pour ce point c'est un peu de mauvaise fois de mon voisin et une maladresse de l'équipe municipale lors de la mise en place des nouveaux parcmètres. Pour rappel, c'est une décision du gouvernement qui a confié aux municipalités la gestion du stationnement et plus à l'état. La ville de St Laurent du Var a fait faire un audit des places de stationnement et a décidé, grosso modo de conserver l'ancien système de parcmètre avec une modernisation du système et quelques modifications à la marge, dont une qui est très mal passée, celle de mettre un parcmètre sur le petit parking de la mairie utilisé par les riverains, notamment du village.

St Laurent du Var aurait pu choisir de ne pas faire payer le stationnement comme à Villeneuve-Loubet, mais la stratégie est ici de faire tourner les voitures pour favoriser le commerce. C'est un choix politique classique tout à fait défendable et pourquoi pas amendable.

Il a d'autres sujets qui sont de la responsabilité directe du maire, mais pas ceux-ci. Les habitants n'ont pas tous conscience du mille-feuille administratif dans lequel navigue, plus ou mois à vu les maires, et les croient responsables de beaucoup plus de choses qu'ils ne le sont.