Citoyens prenez le pouvoir

Politique, logiciel libre et autres digressions de Cédric Augustin - Saint Laurent du Var (Nice Côte d'Azur - France)

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Mot-clé - Liberté individuelle

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mardi 20 janvier 2015

De la toxicité des réseaux sociaux

Même si je les utilise abondamment, notamment Twitter, j'ai une grande méfiance à l'endroit des réseaux sociaux numériques. En effet ils ont un pouvoir de toxicité colossal dont leurs utilisateurs n'ont pas forcément conscience.

Environ 50 contacts naturels

Un individu normalement constitué, entre sa famille, ses amis, ses collègues de boulot et ses relations dans les réseaux associatifs possède de 30 à 80 contacts que l'on va qualifier de naturels. C'est dans cette fourchette de nombre de "liens" que va se retrouver une personne qui crée un nouveau compte sur facebook. J'utilise le mot de "lien" et non d'amis. Les mots ont un sens, inutile de cautionner le détournement qu'en fait facebook.

Ceux que l'on appel les connecteurs[1], sont ceux qui ont des réseaux naturels de plus de 300 liens, sans avoir besoin de chercher à établir de nouveaux liens. Ce sont des personnalités publiques: journalistes, politiques, personnalités du showbiz, notables...

Une fausse image d'hétérogénéité

A la base, le réseau naturel est hétérogène, puisque la famille ou les collègues ne partagent éventuellement que le même milieu social. Puis entrent en jeux les suggestions du réseau et les liens établis par centre d'intérêt. Tant que les centres d'intérêt ne sont pas politiques, les liens établis restent assez hétérogènes[2].

Les choses deviennent dangereuses avec la politique. Si l'on n'y prend garde, il est facile d'étendre le réseau en établissant des liens avec des gens qui se retrouvent tous sur les mêmes idées, les mêmes coups de gueule ou de cœur, les mêmes dénonciations ou enthousiasmes. Un message est partagé et propagé au sein d'un réseau de liens où tout le monde pense pareil, se renforçant au fil des partages. Les idées ne sont plus discutées, la critiques est faible, l'adhésion est générale, la légitimité renforcé par la redondance des partages.

Au sein de ce réseau de liens pensant tous plus ou moins la même chose, les idées ne sont pas en danger de contradiction et acquièrent force de vérité.

Des "amis" ou des clones ?

Le terreau y est propice pour y semer les théories du complot, en désignant les "autres", ne faisant pas parti du réseau, comme des adversaires. Le militant qui n'y prend garde, risque donc d'établir un réseau fermé autour de lui, alors même qu'il a le sentiment d'être sur le grand internet ouvert sur le monde.

Mais il n'est pas le seul, car tout internaute qui étend activement son réseau dit social[3] au delà de son réseau naturel, va prendre les mêmes risques de n'établir des liens qu'avec ceux qui partagent des centres d'intérêt similaires, car ce sont ceux-la qui interagissent positivement avec lui. Qui va se fatiguer à échanger avec quelqu'un qui n'est pas d'accord, alors qu'il y en a tellement qui le sont ?

La fiction est bien sûr entretenue par les algorithmes des réseaux sociaux qui filtres les messages et les personnes, semblant venir de toute part et qui en fait sont des clones des "liens" déjà établis et de ce qu'ils disent déjà. La diversité est aseptisée par les algorithmes de suggestion.

Remise en cause de tout, depuis son canapé

Dans ce réseau refermé sur lui même, une culture sans contre point se construit, simpliste et aguicheuse. Pour les jeunes ado déjà en opposition avec leurs parents, le réseau fermé est une féroce contre culture de celle dispensée par l'école, l'autre autorité contre laquelle ils s'opposent naturellement. C'est un parfait "prêt à penser" pour se sentir révolutionnaire, sans se fatiguer, sans avoir à faire la révolution intellectuelle que suppose l'adolescence.

Le rejet de toutes les références, autorités, valeurs y est aisé. Il suffit d'un simple clic pour en être. A l'âge où les ados croient se rebeller et ne sont en fait que des moutons qui vont tous dans le même sens, en même temps, les réseaux sociaux en font de fictifs rebelles, sans aucun adversaires, sans aucune contradiction. Les ados ne sont pas les seuls. Les révoltés du canapé ou du pouce n'ont pas de limite d'âge, il suffit d'une connexion internet.

Non content d’aseptiser la diversité des idées, les réseaux sociaux canalisent et dissipent les rébellions qui s'expriment en click, retweet et partage. L'action citoyenne est tuée dans l’œuf, l'énergie de la révolte diluée.

À poil

Pour que les suggestions faites par les réseaux sociaux aient une chance d'être efficaces, il faut au préalable que l'internaute se soit mis à nu devant les algorithmes d'analyse de profil. Ce profilage a une finalité avant tout économique et seulement de manière très superficielle sociologique. Le réseau de liens que vont aider à construire les algorithmes de profilage n'est donc pas neutre. A un moment ou un autre, il faudra monétiser tout ça. Pour qu'un annonceur de croquettes pour chat paye pour avoir accès à votre profil, le réseau a intérêt à ce que les personnes et messages de fans du vendeur de croquettes soient en lien avec vous. Les suggestions de liens ne sont pas neutres, elles visent à accroître la monétisation de votre profil.

Ne jamais oublier, quant c'est gratuit, c'est que c'est vous le produit...


Les mots les plus utilisés par genre (en anglais)

Notes

[1] Terme utilisé par Thierry Crouzet dans son livre, le peuple des connecteurs, ou dans ses articles de blog.

[2] Sauf peut être chez les jeunes qui établissent des liens avant tout avec des jeunes ou les personnalités dont ils sont fans.

[3] Pour étendre son réseau, il suffit de s'inscrire dans des groupes et partir à la recherche de liens.

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lundi 22 décembre 2014

Bien commun, auto régulation et état policier

Le contexte: une place ouverte entre les différents bâtiments d'un ensemble architectural. La place n'est pas accessible aux véhicules, sauf les livreurs, du moins en théorie. Ci dessous, la retranscription de la discussion avec un collègue, quelques minutes après un échange musclé avec un "voisin":

  • Collègue: elle avait l'air tendu ta conversation dehors
  • Moi: vi
  • Moi: c'est au sujet du parking sur la place
  • Moi: j'ai demandé au gars pourquoi il ne mettait pas son scooter sur les places de parking faites pour, et il m'a répondu qu'il en avait rien à foutre
  • Collègue: lol
  • Moi: une expression de l'égoïsme dans toute sa splendeur
  • Collègue: après ça la discussion est close a mon avis
  • Moi: et donc il attend qu'un flic vienne le lui dire
  • Moi: j'imagine que le même râle contre les radars, mais quant on lui propose de s'auto-réguler pour garder sa liberté, il refuse
  • Collègue: la cela devait être trop philosophique pour lui :)
  • Moi: conséquence, le syndic va mettre en place un truc à la con qui va faire chier tout le monde à cause de quelques blaireaux qui refuse d'accepter la notion de bien commun. Il n'a pas réussi a trouver un seul argument valide, donc sa seule réponse était "mais vous êtes qui vous ?"
  • Collègue: bon après tout le monde le fait
  • Moi: non justement
  • Moi: il y a 2 scooters uniquement qui le font tous les jours, les autres sont sur les parking. Et il y a que 2 ou 3 voitures qui ne sont pas des livreurs qui le fond. Donc sur l'ensemble des gens qui travaillent ici, ça fait 5 blaireaux. C'est justement pas tout le monde, mais c'est 5 là te donnent l'impression que tout le monde le fait, c'est ça qui est désastreux.
  • Collègue: question con, en quoi il gène son scooter?
  • Moi: Effectivement question con
  • Moi: Le cadre de vie de nos bureaux suppose une place ouverte pour donner de l'air. C'est l'architecte qui l'a voulue. Si cette place devient un parking, en vertu de quoi les places sont attribuées ? Et pourquoi sacrifier la place ?
  • Moi: tant que l'on y est on vire les pelouses et les plantes pour pouvoir garer plus de véhicules, et puis on ajoute un nouveau bâtiment, collé aux fenêtres des autres, et ainsi de suite...
  • Moi: le bien collectif c'est cet espace. Se l'accaparer est donc un vol du bien collectif. Mais bon je dois réfléchir trop. Ces concepts sont trop abstraits pour la majorité qui ne pense qu'à son nombril.
  • Collègue: pas si con que ça ma question finalement ;)
  • Collègue: a mon avis c'est cause perdu
  • Moi: Ce qui m'intéresserait c'est de savoir si tu avais vraiment besoin de ma réponse pour te convaincre, ou si tu pouvais aboutir à la même conclusion sans que je te la souffle ?
  • Collègue: disons que c'est pas un truc qui m'a interpellé
  • Moi: d'où le problème
  • Collègue: faudrait déjà mettre un panneau interdit de stationner
  • Moi: on m'a dit qu'ils se déchirait en conseil syndical, et que certain membres faisant partie du conseil syndical (des patrons de boites) étaient de ceux qui se garaient. Donc effectivement, c'est pas gagné...

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mardi 9 décembre 2014

Marché dominical: le maire de St Laurent du Var n'est pas un libéral

Un modèle libéral

Je n'avais pas beaucoup de doute, mais j'en ai la confirmation avec la décision envisagée de mettre fin au marché dominical dans sa forme actuelle, pour le déplacer et en faire un marché "provençal".

En cela, Joseph Segurra est comme son prédécesseur, Henri Revel, un interventionniste et non un libéral[1]. En effet, il me semble que ce n'est pas à la mairie de décider quels sont les activités commerciales qui s’installent sur son territoire, tant quelles respectent les règles (d'urbanisme, de police, d’imposition...). Tout au plus une collectivité territoriale peut-elle être facilitateur, histoire d'orienter un peu, mais en aucun cas c'est son rôle de choisir les activités des commerçants.

Le marché du dimanche est une illustration d'un modèle libéral. En effet, la mairie fixe des règles d'attribution d'un espace, perçoit une taxe pour la collectivité, fait la police et ensuite les commerçants se débrouillent, que le meilleur gagne pour séduire le client. Et c'est la même chose pour les commerces en centre ville, chacun est libre d'ouvrir la boutique qu'il veut en espérant trouver sa clientèle. Je serais surpris que les commerçants du centre ville voient d'un bon œil que la mairie vienne leur dire ce qu'il doivent vendre.

C'est quoi un marché provençal ?

Car c'est bien ce que veut faire le maire en choisissant un marché "provençal". Je met des guillemets car j'aimerais bien savoir ce que recouvre le mot marché provençal. Si c'est pour vendre des attrapes touristes, comme on en voit l'été dans les villes balnéaires du Var (santons, tissus dit provençaux, sachets de lavande, du miel, des fromages de chèvre et des jouets en bois d'olivier), les laurentins seront bien avancés. Si c'est pour favoriser les maraichers comme au marché Forville de Cannes[2], il n'est pas besoin de virer le marché actuel, il suffit juste de l'orienter en changeant en douceur les règles d'attribution des emplacements[3].

Et je passe sur le manque de tact épouvantable de la mairie qui balance aux forains un courrier les informant qu'il sont virés dans quelques mois. Il faut être bien naïf pour croire que rien ne se passerait. Maintenant les forains sont braqués et suspicieux vis à vis de la mairie. Allez faire évoluer les choses en douceur maintenant !

La vraie raison

Je pense que les vraies raisons n'ont rien à voir avec un "marché provençal". Ce marché n'est pas assez "franchouillard" aux yeux de certains. Et comme il ne rapporte pas assez à la ville[4], depuis longtemps, déjà du temps de Revel, c'était dans les cartons de le réduire. L'équipe précédente avait commencé à réduire sa surface pour retrouver une partie du parking devant le point du Jour et récupérer la route le long du Var. L'évolution avait au moins le mérite de se faire "délicatement".

Je crains cependant que ce soit une vision cours termiste. En effet, je pense que si ce marché n'existait plus, les commerces du centre ville fermeraient aussi le dimanche matin. Le monde attire le monde, et les laurentins sortent car il y a quelque chose. D'autant plus que ce marché n'est pas un concurrent direct des commerces du centre ville[5], mais plutôt de Cap 3000, qui, et ça tombe bien, n'est pas ouvert ce jour là. Que les choses sont bien faites...

Petit souvenir du marché...

Notes

[1] Comme beaucoup de gens à l'UMP, qui utilisent ce mot juste pour l'image qu'il porte et pas pour son sens.

[2] Par contre il faut se rappeler que les laurentins n'ont pas le même pouvoir d'achat que les cannois ;)

[3] Un peu moins chers pour les vendeurs de produits frais et un peu plus chers pour les vendeur de fringues. En 2 ans, le marché changerait de physionomie.

[4] Le nettoyage du parking après le marché mobilise des agents pendant plusieurs heures.

[5] Du moins de la grande majorité.

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vendredi 6 juin 2014

Nice ville connectée ou passoire

Deux nouvelles qui se suivent dans ma twitt list et qui se télescopent:

Je ne vais pas me faire l'écho des anti technologie, je ne serais pas crédible, il n'empêche qu'il suffit de faire une recherche sur le net pour voir des montagnes de reproches à ces compteurs communicants. Un des premier reproche étant bien entendu le fait qu'ils permettent d'espionner une partie de la vie privée des logements, en permettant notamment de monitorer les activités des membres de la maison grâce à la signature énergétique[1], en raison des failles de sécurité déjà relevé dans les protocole de collecte de ces données.

Et à côté de ça on nous parle des passoires en terme de sécurité des systèmes urbain dit intelligents. Certes éteindre l'éclairage public n'est pas un exploit très intéressant, mais en revanche, récupérer les information de paiement des parcmètres est autrement plus grave.

L’enthousiasme des élus pour certaines technologies novatrices doit absolument être tempéré par les impératifs de sécurité, des installations c'est sûr, mais aussi de notre vie privée. Cela fait 1 an qu’Edward Snowden nous a appris que nous étions numériquement épiés en permanence. Il serait temps d'en tenir compte.

Note

[1] Chaque appareil électronique a une manière propre de consommer de l'énergie, et il est donc possible de savoir quant et quel appareil est allumé ou éteint.

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jeudi 17 avril 2014

Les réseaux sociaux, l'évolution ?

L'émergence et l'utilisation des réseaux sociaux que sont twitter ou facebook sont-elles une évolution souhaitable ?




Source: http://dailygeekshow.com/2013/10/17...

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samedi 1 mars 2014

Le net des utopistes est en train de leur filler entre les doigts

J'aime beaucoup l'analyse de Thierry Crouzet dans sont billet Mediapart n’est pas mort, traitant d'une tendance lourde du net à la recentralisation, là où la technique aurait pu nous émanciper.

Petit à petit, nous revenons au modèle génial du minitel:

  • Les réseau sociaux veulent enfermer les internautes. Ils propose des outils de messagerie, de chat, de partage de fichier... certe bien pratique qui leur permettre de capturer nos données et surtout d'en entraver le partage. Facebook en est la caricature la plus féroce, puisqu'il faut avoir un compte facebook pour voir les données même public publiée via un compte facebook.
  • Du côté des systèmes d'exploitation, nous pension sortir du monopole Windows avec l'apparition de la mobilité, mais Google referme consciencieusement son système Androïd qui pourtant a été créé avec du logiciel libre. Dans le monde de la mobilité il n'y a qu'un seul acteur qui soit libre, c'est Firefox OS, qui pour l'instant n'en est qu'à ses balbutiements.
  • Dans le domaine multimédia, les dinosaures survivent tant bien que mal et empêche toujours les projets novateurs de voir le jour. On se rappel de la tentative de Deezer de trouver un modèle économique pour le partage de musique, dégommé en plein vol par les ayants droits qui refusent toute forme d'évolution de leur modèle économique, favorisant au passage les rapace que sont Apple ou Google, qui se goinfre en vendant des droits d'écoute au prix de droits de propriété.
  • Dans le domaine du livre, la frilosité des éditeurs et leur modèle économique figé permet au monstre Amazon de tuer toute forme de concurrence ou de diversité. Les éditeurs perdent leur monopole, mais pas au profit des auteurs qui se font encore plus plumer, mais au profit d'intermédiaires logistique. C'est du perdant/perdant sauf pour Amazon.

Là où techniquement il serait possible de créer des quantité de canaux de distribution du savoir ou du ludique, d'inventer des modèles économiques variés s'adaptant à chaque marcher de niche, nous voilà confronté à une concentration des canaux de distribution, une harmonisation des modèles économiques qui spolient de plus en plus les créateurs au profit des canaux de distribution.

Heureusement il est possible, bribe par bribe, de reprendre un peu de notre liberté, mais c'est un effort, et l'humain est paresseux par nature s'il n'est pas motivé. Il ne faut cesser de sensibiliser à la liberté, pas seulement de notre personne, mais aussi de nos données. Dans un monde avec une mémoire infinie, nos données ont de plus en plus de valeur.

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lundi 20 janvier 2014

Le bonheur est-il uniquement dans la consommation ?

Je retombe sur ce billet qui était inachevé en réaction à l'article du Ficanas, et j'en profite pour étoffer un peu la réponse que j'y avait fait en commentaire:

Le bonheur est-il uniquement dans l’achat ?

Il existe de nombreuses analyses qui relient la consommation à tout un tas de stimuli qui n'ont rien à voir avec l'acte d'achat lui même. Par exemple, dans son documentaire Bowling for Columbine, Michael Moore nous amène à la conclusion que l'insécurité entretenue par les média télévisuels, vise à accroître la consommation.

Selon une logique similaire, l'individu connecté est mis en permanence en situation de manque: il se nourrit de quantités de flux d'information qui sont conçus pour maintenir la dépendance à ces flux. Au début doucement avec les emails, puis les fils d'information, et enfin en continu avec les réseaux sociaux comme facebook ou twitter, qui tous fournissent un flux constant de stimuli. Aucun de ces stimulus n'est vital la plus part du temps. Ils sont pourtant des pourvoyeurs de dépendance et alimentent le désir. Un désir inassouvissable.

La télévision et ses publicités ou ses films à grand spectacle, est loin de pouvoir rivaliser. L'individu connecté peut consommer sa dope indéfiniment. Il y a toujours quelque chose sur le net, quelque chose en phase avec de supposés centres d'intérêt. Mais au lieu de le rassasier, le net accentue la dépendance, car l'interaction qu'il propose est autrement plus captivante que la passivité télévisuelle, qui finie par lasser.

Pour assouvir cette dépendance, il faut accroître la consommation. Internet est un fantastique pourvoyeur de flux

Internet et en particulier les réseaux sociaux, accentue le processus de dépendance à la consommation en fournissant un flux constant de stimuli qui alimentent le désir. Ceux qui s’affranchissent de ces désirs sont ceux qui sont capable de désirer autre chose: connaissance, voyage, relation humaine, création. En fait si l’on fait l’inventaire de ce qui dans notre vie peut être remplacer par un achat en cas de destruction, est finalement superflue. Ne reste que les expériences, qui sont irremplaçables…

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samedi 21 septembre 2013

Un livre numérique restreint par des DRM ne serait plus un livre !

Voilà enfin une proposition de loi exemplaire et audacieuse. Je ne connais pas encore celle qui l'a proposé, Isabelle Attard (député EELV), mais je crois que je vais l'adorer[1]

Format propriétaire ou DRM : Un livre verrouillé ne serait plus un livre

Tout fichier numérique dont le format ne serait pas libre, entendez qui ne serait pas lisible sans passer par la plateforme de distribution, pourrait être considéré comme une prestation de service. Pour être considéré comme un livre[2] il faudrait que ce soit un fichier non verrouillé et lisible comme l'on veut.

C'est clairement une très élégante manière de marquer dans la loi et dans les taxes[3] la différence entre les 2 approches de commercialisation d'une œuvre de l'esprit.

On me souffle sur ma tweet liste que cette idée aurait été émise par Richard Stallman il y a peu lors d'Eurecom. Comme quoi il y aurait des députés qui écoutent les génies à la barbe longue. Je vais peut être prendre ma carte à EELV[4]...

Richard Stallman

Notes

[1] On notera que c'est encore une femme qui propose un truc audacieux...

[2] Ou apparenté, car la création numérique offre d'autre forme que le texte.

[3] Le livre bénéficie d'une TVA réduite, mais pas les prestations de service.

[4] Non je déconne !

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vendredi 6 septembre 2013

Judiciariser les fantasmes privés

Que voilà un étrange projet de loi qui vise à interdire certaines formes de fantasme, même lorsqu'ils sont totalement privés, donc non partagés:

Dessiner des lolicons devient illégal, même s'ils sont privés

Je ne suis personnellement pas adepte de ce genre d'image[1], j'ai une nette préférence pour les femmes pleines d'atouts féminin. Il n'empêche que j'ai un peu du mal avec cette démarche de judiciariser les fantasmes. On est pas très loin de la police de l'esprit.

Si un tel projet devient réalité, il n'y a pas que les lolicon qui sont dangereuses. Quid des films de guerre, les films ou séries policières qui traitent de tueurs (en série ou pas), sans compter les films porno comportant des scènes de pseudo viol... Les films, les livres, les bandes dessinées, la musique... toute l'industrie du divertissement ainsi que l'art sont des fournisseurs de transgression. Nous en consommons finalement énormément.

Or à quoi servent-ils si ce n'est à nous permettre de vivre des fantasmes, de nous projeter dans des univers qui ne sont pas notre quotidien. Je pense sincèrement que toutes ces histoires dans lesquelles nous nous plongeons avec avidité sont nécessaires. Ce n'est pas parce que je regarde la série Dexter que je vais me mettre à couper en tranche mes voisins !

Note

[1] Les lolicon sont des représentations de fillettes dans des postures évocatrices. La culture du manga en comporte souvent, les femmes et enfants se ressemblant souvent.

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samedi 22 juin 2013

Mort assistée, du rôle du corps médical

Passionnant débat la semaine dernière sur France Culture sur la mort assistée. L'émission d'Alain Finkielkraut est vraiment un sacré remue-méninge, et sans pour autant me sentir directement concerné par la question, il est impossible d'y être insensible. Nous avons tous, à tous les âges, un rapport à la mort qui change, selon que nous soyons des enfants, de jeunes adultes, des adultes en responsabilité, ou des seniors, selon notre proximité avec le défunt. Je ne vais pas parler ici du droit et du comment le mourant peut exprimer sa volonté de mourir ou pas, c'est un autre sujet, lui aussi loin d'être simple.

Je me souviens de la mort de mes grands mères et de ma belle mère qui toutes les trois sont parties lentement, atrocement lentement. Et lors de ces départs, le regard sur ce temps, cette lenteur, totalement différent selon la personne qui y assistait. Le corps abandonnait. La mécanique biologique refusait d'aller plus loin en dépit des efforts de la médecine. Ces efforts qui objectivement pouvaient même être considérés comme de l'acharnement thérapeutique, et pourquoi pas en étant cynique un acharnement économique[1], se traduisait par une lente agonie, douloureuse pour le patient, mais aussi pour ses proches, tout juste supportable grâce la magique morphine.

Et pourtant, et pourtant. En dépit de cette lenteur presque sadique à maintenir en vie un corps que l'on savait tous avoir abandonné, ce n'est pas cela qui comptait. Les mêmes qui auraient sans doute refusé avec véhémence ce traitement pour eux, le soutenaient pour cette personne, et non plus ce corps. Car ce n'est pas le corps que l'on aime, mais la personne, les interactions que l'on a eu avec, la mémoire que l'on en a[2]. C'est la personne que nous ne sommes pas prêt à abandonner, à laisser partir, oubliant souvent que sans corps, il n'y a plus d'interactions.

Plus le lien est fort, plus le regard porte sur la personne et moins sur le corps. Un qui avait tout fait pour maintenir en vie coûte que coûte sa mère, se plaignait que le médecin ne faisait rien pour aider sa belle mère à partir. Un autre après une docte explication des tenants et aboutissant du traitement, qui s'effondre en larme en disant "je ne veux pas qu'elle parte". La mort ne concerne pas que le mourant. Les vivants qui restent ont besoin de temps pour s'approprier la mort. Pas tous le même temps.

Une des question compliquée de la problématique de la mort assistée au delà du changement nécessaire de la loi, est le rôle des soignants. Dans notre société qui a médicalisé la mort, ce sont les médecins qui choisissent par exemple le dosage subtile de la morphine, qui d’effaceur de douleur, peut aisément devenir effaceur de vie[3]. Et pourtant, les soignants sont là pour soigner, pas tuer, même si parfois la limite est difficile à discerner dans les phases terminales de la vie[4] Le médecin n'a pas d'attachement émotionnel avec le patient. Il fait partie des personnes les plus éloignées du mourant, et pourtant son rôle consiste aussi à tenir compte des vivants alors qu'ils ne sont pas ses patients.

Le corps médical se retrouve forcement au cœur de ce débat sur l'assistance à la mort, en étant le plus à même techniquement de la délivrer dans de bonne conditions, respectueuses du patient, mais aussi engoncés dans d'énormes contradictions éthiques et financières. Pour en sortir il faudrait inventer une nouvelle spécialité médicale, spécialisée dans l'assistance au départ, qui soit bien séparé des soignants. Mais est-ce bien réaliste ?

Notes

[1] Rappelons nous que maintenir quelqu'un en vie à tout prix rapporte beaucoup plus que d'y mettre fin...

[2] Notre cerveau se fiche un peu de à quoi ressemble le support de mémoire et conserve le lien avec le passé, même quant le présent change d'aspect.

[3] Le moyen le plus simple de faire mourir quelqu'un sans le faire souffrir, consiste a augmenter le dosage de morphine, provoquant un endormissement et un arrêt cardiaque.

[4] Sans oublier le conflit d’intérêt du médecin qui fait gagner de l'argent à son hôpital en maintenant en vie un mourant, dans un mécanisme de financement à l'acte.

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vendredi 14 juin 2013

Les enfants et les écrans

Je suis tout à fait en phase avec les propos du billet de Thiery Crouzet Les enfants du Net : danger?. Dans mon logis, pour mes 2 enfants, l'accès aux écran et au net en particulier n'est pas libre. Ayant moi même un comportement totalement addictif vis à vis des écrans, j'ai une assez bonne idée du pouvoir de fascination qu'ils sont susceptibles d'exercer.

Ma priorité dans les choix que nous avons fait avec mon épouse, est d'essayer que les écrans soient utilisés pour ce pour quoi ils sont pertinents et pas comme seule source ludique ou sociale. Les écrans ne doivent pas être l'alternative unique dans tous les moments de non activité imposée. Dans la mesure où à leurs âges ils ne sont pas capable de déterminer ce qui est un usage pertinent des écrans, il faut bien mettre en place des contraintes, même s'ils sont somme toute assez libres au sein du cadre de contrainte.

Les règles sont les suivantes pour mon fiston de 13 ans et ma fille de 11 ans:

  • Ils se partage un ordinateur à deux qui se trouve dans le salon (pas d'écran dans les chambres, la cuisine ou la salle à manger), sur lequel ils ne peuvent pas installer de logiciel sans me demander (Ubuntu).
  • Ils utilisent Firefox avec un plugins qui filtre les contenus "offensants" (ProCon Latte Content Filter), qui fonctionne avec une liste noire[1] (je n'ai jamais utilisé le mode liste blanche[2], même lorsqu'ils étaient petits). J'ai sensibilisé mes enfants aux risques, en principes ils pourraient presque s'en passer. Notons que leur ordinateur possède un autre navigateur sans restriction, mais le deal est qu'ils ne l'utilise pas.
  • Interdiction de créer des comptes sur aucun site sans l'aval des parents et donc pas de réseau sociaux.
  • Ils ont chacun un compte de messagerie et savent qu'éventuellement je peux le lire.
  • Un outil limite la durée des sessions. Actuellement c'est 1h/jour et 2h30 le mercredi et we.
  • La tv est elle en accès libre, si les devoirs sont fait et éteinte vers 19h. Ils utilisent abondamment l'enregistrement que permet la box.
  • Pas de tablette ou smartphone pour le moment.

Jusqu'ici tout va bien...[3]

La prochaine étape à gérer sera le smartphone demandé à corps et à cris et que l'on repousse. C'est un nouvel écran qui pourra se trimbaler dans le bus, la voiture, au bahut et pire, dans la chambre (tout comme les tablettes que nous n'avons pas). Typiquement, pour préserver le sommeil, aujourd'hui, le baladeur MP3 est interdit de séjour dans la chambre après 21h, il faudra probablement en passer par là pour les autres écrans. Combien de temps cela sera-t-il encore possible ?

Notes

[1] Liste de sites ou de mots clés qui sont bannis, provoquant l'impossibilité d'afficher la page si elle est blacklistée ou contient des mots interdits.

[2] Par opposition à la liste noir, seuls les sites sur la liste blanche sont autorisés.

[3] C'est l'histoire d'un homme qui tombe d'un immeuble de 50 étages. Le mec, au fur et à mesure de sa chute, il se répète sans cesse pour se rassurer "Jusqu'ici tout va bien", mais l'important c'est pas la chute, c'est l'atterrissage !(La Haine, Mathieu Kassovitz)

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vendredi 7 juin 2013

Droit à l'oubli numérique

En ce moment, la CNIL organise une consultation des internautes sur le thème du droit à l'oubli numérique. Vous pouvez trouver le sondage à l'adresse suivante:

Construire ensemble un droit à l'oubli numérique

Voici mon point de vu sur le sujet, donné en fin de questionnaire[1]:

Le volet éducation à la protection de ses données est primordial (et n'est pas suffisamment abordé dans le questionnaire).

Pour moi, les données numériques se classent en 3 catégories, distinguées par leur péremption:

  1. Péremption automatique et OBLIGATOIRE avec durée éventuellement variable selon la nature: toute les traces systèmes (log), les historiques de connexion, les factures, les achats en ligne, les impôts, les amendes et délis mineurs, les relevés téléphonique ou CB, les relevés de comptes bancaires...
  2. Péremption facultative (on laisse à l'utilisateur le choix): les comptes inactifs ou à usage unique sur n'importe quelle plate-forme (ex: compte de réseau sociaux, compte client...). Sans interaction de l'utilisateur avec le serveur, au bout d'un certain temps, la donnée passe dans la catégorie précédente et se périme.
  3. Données perpétuelles: on laisse à l'utilisateur le choix de la durée à partir de laquelle la donnée se transforme en donnée privée (elle existe toujours dans le système mais ne peut plus être utilisée par d'autres que son propriétaire) ou donnée à péremption facultative.

La durée maximum de conservation, dans tous les cas devrait être de 20 ans au maximum, et en moyenne 5 ans, sauf pour les données explicitement "perpétuelles".

Un autre sujet porte sur les liens entre données. Car si une donnée disparaît, qu'en est-il des liens qui pointent dessus ? Car l’existence d'un lien est un indicateur de l’existence de la donnée. A défaut de l'information, son existence est déjà une information.[2]. Donc comment faire disparaître des liens entre des données ayant une péremption différente ?

Vaste sujet soulevé par la CNIL. J'aimerai que ce soit le parlement Européen qui s'en empare, car rien ne pourra être fait sans ce dernier.

Notes

[1] Un petit peu complété et remis en forme.

[2] Par exemple un lien vers un contenu de casier judiciaire est la preuve d'une entrée dans le casier.

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vendredi 22 février 2013

Evolution du porno sur le net

L'intéressant article de Marianne sur le X Faut-il interdire le X extrême ?, avec les questions qu'il pose sur la censure d'une certaine forme de porno me fait réagir.

Cela fait des années que l'industrie du sexe cherche une place légitime sur le net. Pendant longtemps, ils ont demandé à disposer d'une extension .xxx pour développer ce marché. L’Amérique puritaine et hypocrite[1] qui possède le contrôle sur les TLD (Top Level Domain, les extensions de domaine racine, comme les .com, .org...) leur a refusé pendant 10 ans.

Il y a encore 10 ans, les sites pornos affichaient une page d'accueil informant que le contenu du site n'était pas à destination des moins de 18 ans. Il y avait donc, il y a encore quelques années, une démarche de l'industrie du X pour accepter la notion de filtre d'accès à son contenu, tant qu'il n'y avait pas de censure.

Où en est-on aujourd'hui ?

  • L'extension .xxx est enfin disponible mais plus personne n'en a rien à cirer, elle arrive trop tard, les sites s'en sont passés.
  • Quasiment plus aucun site n'affiche une information indiquant que le site que l'on visite affiche de la pornographie.
  • Les publicités pour les sites pornographiques s'affichent sans restriction et avec des images très explicites sur de nombreux sites susceptibles d'être fréquentés par des ados, typiquement tout ce qui tourne autour du téléchargement.
  • Même si Google, Bing ou Yahoo font la chasse au contenu "inapproprié", avec des portails comme YouPorn, la recherche de matériel pornographique ne nécessite aucune compétence et surtout est à 1 click.
  • Le législateur Islandais envisage maintenant de censurer certains types de contenu pornographique, ce qui, au delà de l'atteinte à la liberté, est une connerie technique, puisqu'impossible.

A vouloir empêcher l'industrie du sexe de se développer, les hypocrites ont obtenu exactement l'inverse de ce qu'ils visaient. Aujourd'hui la pornographie est difficilement filtrable. Je dit bien filtrable et pas censurable. Typiquement si on pouvait activer un filtre anti pornographie juste en cochant une case dans la configuration de son navigateur, se serait génial, plutôt que de mettre en place du contrôle parental, au moins il pourrait y avoir une démarche de sensibilisation des ados.

La censure n'a jamais résolue aucun problème, et censurer le net pour un type de contenu est la porte ouverte à la censure pour n'importe quel autre contenu. Foutez la paix aux pornographes, et demandez leur juste de continuer à respecter la loi, à payer leur impôts et à mettre un petit tag sur leur site, pour que l'on puisse les éviter si on a envie de les éviter.

Note

[1] Les USA sont les premiers producteur au monde de pornographie.

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vendredi 15 février 2013

Hacker le monde

Le mot hacker a une forte connotation négative alors qu'il recouvre de nombreuses réalités qui comme tout ce qui nous entoure, peut être bon ou mauvais selon qui s'en sert.

Je retiendrait la définition suivante inspirée de l'article Je veux que ma fille soit un hacker: un hacker est quelqu'un qui veut comprendre les choses, intrinsèquement, qui veut être libre d'en faire ce qu'il veut et pas ce que d'autres ont décidé pour lui.

Typiquement, je veux comprendre comment fonctionne une tondeuse à gazon pour pouvoir la transformer en un mini kart. Je veux comprendre comment fonctionne un appareil de mesure pour pouvoir le connecter à mon ordinateur et automatiser la collecte des informations[1]. Je veux comprendre comment fonctionne le microcosme politique pour le changer et lui faire ouvrir les yeux sur d'autres réalités que sa propre survie...

Force est de constater que les fabricants ne veulent pas que nous hackions ce que l'on a pourtant acheté: quant on veut démonter sa machine à laver, cela est rendu impossible à cause de vis avec des têtes nécessitants des outils introuvables. Je ne parle pas des appareil électroniques (téléphone, TV, hi-fi, électroménager) qui fonctionnent encore mais qu'il est impossible de faire évoluer, non pas que ce soit techniquement impossible, mais parce que les spécification techniques ne sont pas publiques.

Et bien sûr il y a le domaine de l'informatique, dans lequel la démarche de hacking s'illustre de la manière la plus flagrante avec les logiciels libres. Pourtant, les hackers existent bien avant que l'informatique ne soit ouvert au public. Dans l'introduction du dossier Hackers : bâtisseurs depuis 1959, les auteurs rappel que la création est souvent le détournement, l'enrichissement et la combinaison d'éléments existant afin de répondre à un nouveau besoin. C'est ainsi que les outils se sont construits au cours des siècles, mais aussi les grandes inventions. Les hacker, ceux qui démontent, sont forcément des gens qui sont adeptes du recyclage, du partage de connaissance, et se retrouvent tous, forcément, en conflit avec la société de consommation à outrance, tout ce qui d'une manière ou d'une autre restreint les libertés au remix, comme les brevet logiciel ou certaines formes de droits d'auteur.

Il existe plusieurs formes de hackers. Dans le domaine du logiciel on parle de :

  • black hat pour les hackers qui utilisent leurs talent en tan qu’escrocs.
  • white hat, les gentils utopistes, qui sont la majorité heureusement.

Ces différents mondes ont évidement des cloisonnements pas très étanche, tout comme dans le reste de la société, il n'y a pas de raison que l'univers numérique peuplé d'humain soit différents de l'univers réel peuplé des mêmes humains. On parle donc aussi de grey hat, sans oublier non plus les variantes gouvernementales: le pillage de compétence orchestré par la Chine, le sabotage des centrifugeuses iraniennes par les USA pour retarder l'accès à l'uranium enrichi...

On ne retient souvent que la partie Hacktiviste, car comme souvent, c'est celle là qui passionne les média ou les réalisateurs de film, mais la philosophie du hacker est beaucoup plus vaste que simplement contourner un système de sécurité informatique. C'est une vrai vision du monde, une démarche politique qui m'anime depuis toujours et qui m'a poussé aussi à m'engager en politique, pour hacker le système. Reste à savoir la couleur de mon chapeau ?

Note

[1] C'est une projet que j'avais fait en fac, pour pouvoir utiliser des PH-mettre premier prix connecter à de vieux ordi plus assez puissant, pour obtenir des courbe de variation du PH en temps réel lors d'une expérience. Je m'en était vu à cause de l'absence de documentation fourni par le fabriquant qui n'avait aucun intérêt à ce que l'on puisse le faire, vu qu'il vend des appareil beaucoup plus chers qui le fond.

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lundi 3 septembre 2012

Apple s'en prend aussi à Star Trek

Je n'ai pas commenté jusqu'à aujourd'hui le feuilleton judiciaire de l'été entre la marque à la pomme et le premier constructeur mondial de téléphone, écran plat, ordinateur, tablette... Dallas à côté ce sont des petit joueurs: une entreprise qui possède une trésorerie de plus de 100 milliards et qui obtient une condamnation de l'un de ses concurrent pour 1 milliard. Le concurent, aurait copier son design en faisant un téléphone rectangulaire avec des coins arrondis[1]

Si ce n'était que 2 mastodontes qui se rentraient dans le lard, cela m’indifférerait, mais il se trouve que l'issu de ce feuilleton planétaire[2] risque d'éclabousser beaucoup plus que ces 2 sociétés. En effet, si Apple arrive à ses fins, c'est toute l’innovation et l'industrie numérique qui est en danger. Qui va oser mettre sur le marcher un produit innovant sachant que grâce à des brevets farfelus[3], un géant de l'industrie numérique, avec son armada d'avocats va bien trouver un brevet pour interdire la commercialisation du produit. Si faire un téléphone rectangulaire avec des coins arrondis devient un arguments recevable, tout comme le fait de dévérouiller son téléphone en faisant glisser son doigt dessus, les ergonomistes vont rapidement être au chômage.

Non content de tuer l’innovation, si en plus ils s'attaquent à Star Trek, là c'est la goutte qui fait déborder le vase.

Source: http://www.01net.com/editorial/5717...

Notes

[1] Je sais il y a d'autres motivation dans le verdict, mais celle vaut quant même son pesant de cacahuètes.

[2] Apple attaque en justice Samsung aussi en Corée, au Japon, en Allemagne, en Grande Bretagne... avec à chaque fois la volonté de faire interdire à la vente les produits de Samsung, avec un nouvel épisode qui commence aux USA.

[3] Pour mémoire, aux USA ont peut déposer des brevets pour à peu près n'importe quoi, et notamment des idées ou des concepts, et que cela se règle ensuite devant les tribunaux. En Europe, les brevet logiciels sont théoriquement non admis, mais il y a des fissures dans la théorie.

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vendredi 3 août 2012

Comment la propriété intellectuelle a transformé les Jeux olympiques en cauchemar cyberpunk

... à travers la gestion des droits de propriété intellectuelle par le CIO que l'analogie avec le cyberpunk me semble la plus pertinente et à mesure que se dévoile l’arsenal effrayant mis en place pour protéger les copyrights et les marques liés à ces jeux olympiques, on commence à entrevoir jusqu’où pourrait nous entraîner les dérives les plus graves de la propriété intellectuelle.

Un billet à lire absolument : Comment la propriété intellectuelle a transformé les Jeux olympiques en cauchemar cyberpunk

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jeudi 19 juillet 2012

Censure religieuse

cedric-augustin.eu.jpgJe hais la censure en générale même s'il m'arrive de la pratiquer[1], mais je hais farouchement et férocement les censeurs du net, et encore plus lorsqu'ils se cachent derrière des dictats religieux.

Un million de sites porno bloqués durant le Ramadan en Indonésie

Les gens qui ont décidé ça, sont des abrutis pour 2 raisons:

  • Internet ne doit pas être censuré, jamais, c'est contraire à ses gènes. Les utilisateurs trouverons toujours le moyen de contourner la censure. La censure nuit à la confiance[2] qui est nécessaire au business, à la créativité...
  • La pornographie est une soupape dans la libido des individus. Une manière d'aller voir ailleurs sans passer à l'acte et donc ce peut même être un moyen de renforcer le ménage de certain(e)s. Cela joue le même rôle que les films dans lesquels les spectateurs s'identifient aux personnages, histoire de sortir de leur vie pendant 2h.

Ils feraient mieux de promouvoir de la pornographie liée à leur culture, pour ne pas se faire envahir par l'énorme production des USA, autre pays de faux cul puritains, plus gros producteur au monde de films X et pas que du soft.

Et en aparté, il y a de moins en moins de dictatures qui survivent en censurant. Les seules qui resteront seront celles qui donneront l'illusion de la démocratie, comme par exemple ce qui se passe en Egypte. En annonçant officiellement la censure, le gouvernement Indonésien s'affaiblit, que le prétexte de cette censure soit légitime ou pas (il ne l'est pas, mais cela ne change rien aux conséquences dans le ressenti de la population).

Quant on vous dit qu'il ne faut tolérer aucun système de censure sur le net. Une fois l'outil en place, le premier abrutis, même parfois élu, est susceptible de s'en servir.

Notes

[1] Pas que sur ce blog, sur l'ordi de la maison pour mes enfants.

[2] Ok la confiance dans une dictature c'est antinomique.

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