Citoyens prenez le pouvoir

Politique, logiciel libre et autres digressions de Cédric Augustin - Saint Laurent du Var (Nice Côte d'Azur - France)

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Mot-clé - liberté d expression

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jeudi 24 décembre 2009

D'une culture différée et du face à face à une culture instantanée et distanciée

Il n'est pas besoin d'être un grand psychologue pour savoir que l'on entend toujours plus ceux qui râlent que ceux pour qui tout va bien, c'est d'ailleurs une des raison de la non représentativité du net en matière d'opinion : ne s'y expriment que ceux qui ont quelque chose à dire, et la nature humaine étant ainsi faite, on parle toujours plus facilement des choses négatives que des autres. FrédéricLN réagit aus propos comme quoi le MoDem mettrait dans un état de haine ses militants[1].

Je suis assez d'accord avec lui pour dire que le mot "haine" est inapproprié pour qualifier certains comportements. Comme FrédéricLN, je partage beaucoup plus de bonnes choses avec les gens du MoDem que ce que j'en ai à me plaindre. C'est peut être la nature de certaines personnes qui leur fait voir seulement le verre à moitié vide. Cependant, on ne va pas se voiler la face en notant la facilité avec laquelle les ressentis s'expriment sur le net. Or la vie du MoDem[2] se fait beaucoup sur le net et de moins en moins dans ce qui s'appelle encore les fédérations ou mouvements départementaux.

On est passé d'un fonctionnement des partis où les gens se fréquentaient majoritairement physiquement ou par écrit "papier" par essence à chronologie différée, à un fonctionnement instantané et distant. Il me semble dès lors évident que les propos ou les réactions soient moins mesurés. Personne ne tient les mêmes propos derrière son clavier et face à son interlocuteur. Idem pour l'instantanéité du net qui fait réagir à chaud, comparé au long processus de la lettre, qui n'atteint son but que des jours après. Je ne pense pas que le MoDem diffère en cela des autres organisations humaines, la jeunesse de ses membre le rend peut être un chouilla plus expressif.

Je me demandais si une formation des militants présenterait un intérêt pour, entre autre, faire prendre conscience de cette propriété particulière du net. Je craint toujours dans ce genre de démarche d'aseptiser les comportements et de les rendre fades.

Notes

[1] Propos de Ginisty qui n'en fini pas de finir de digérer son départ du MoDem visiblement.

[2] C'est pareil pour les autres, mais parlons de ce que l'on connait

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vendredi 23 octobre 2009

Les média réagiraient-ils ?

Retour sur un de mes commentaire au billet d'Eric : L'information derrière l'information.

Comme certains commentateurs je me méfie de toutes les théories du complot, car la nature humaine étant complexe, il est aisé de devenir révisionniste pour à peut près n'importe quoi. La communication de l'ère Srkz étant marqué par la manipulation des média il n'y a qu'un pas à franchir pour finir par croire que l'ampleur prise par l'histoire autour de la nomination[1] du prince Srkz serait l'arbre qui cache la forêt.

Il m'apparait cependant que cette sur-réaction des média n'est peut être juste qu'une histoire de goutte d'eau qui fait déborder le vase. On a vu l'année dernière un commencement de retournement des média, ou du moins des journalistes qui commençaient à exprimer leur exaspération d'être manipulés par les communicants de Srkz, sans pouvoir réagir, coincés par les impératifs économiques et la frénésie médiatique.

C'est très subjectif, mais en tant que fidèle auditeur de France Inter, je perçois une espèce de radicalisation anti Srkz des journalistes depuis le printemps. De moins en moins d'information liées à l'action du gouvernement sont présentées de façon neutre.

Nous assistons peut être à un rejet brutal du petit monde médiatique devant l'énormité de la nomination du prince, le seuil de tolérance est dépassé et l'empilement des frustrations des journalistes s'est peut être cassé la figure.

La charge contre les journalistes des chiens de garde de la Sarkozy en est peut être une autre illustration, même s'il ne faut pas écarter que ce ne soit qu'un simple contre feu.

Je craint personnellement que l'on passe d'un extrême à l'autre, un peu comme si les média avaient une revanche à prendre. Rassurons-nous, cependant, le monopole médiatique local dispose encore de beaucoup trop de contrats publicitaires avec le conseil général ou la ville de Nice pour changer de ton à l'endroit du pouvoir. Nous sommes trop loin de la turbulente capitale, même si les vaguelettes pourront un jour finir par nous atteindre[2].

Notes

[1] Je dis bien nomination et pas élection, délibérément.

[2] Ne perdons pas espoir, certains disent que ça bouge déjà...

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mercredi 3 juin 2009

Clavardage au sujet des élections

Le Mouvement Démocrate des Alpes Maritimes organise une séance de clavardage[1], sur le thème des élections au parlement européen.

Rendez-vous vendredi soir à partir de 20h

www.mouvement-democrate06.org/chat

Pour une fois que vous pouvez restez à la maison, profitez-en ;)

Notes

[1] On m'a reproché d'utiliser ce mot québécois pour remplacer chat en anglais ou tchat en franglais. Je suis désolé, mais il y a des néologismes qui portent en eux toute la force du sens là où d'autre ne sont que de pales copies sans saveur. J'ai fait mon choix, d'autant que quant on parle d'Europe et d'identité, un clin d'œil sur la francophonie n'est pas innocent.

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vendredi 5 décembre 2008

La politique ne se résume pas à un axe gauche droite

Retour sur un article auquel j'avais fait souvent référence en 2007 : Pour un espace politique bidimensionnel

L'on parle souvent d'un échiquier politique, qui par essence est à 2 dimensions, alors que dans la pratique, les actions et les personnalités politiques sont toujours appréciés et commentées selon une ligne de lecture gauche droite, très réductrice.

Bien sûr en tant que militant du MoDem, cet écrasement de l'échiquier politique pose un réel problème d'identité, notamment lorsqu'il faut la défendre. Dans un bouquin que je lisait récemment, l'auteur passe énormément de temps à définir la droite[1] et ses subtilités entre la droite capitaliste, libérale, néo-libérale, néo-capitaliste, corporatiste, conservatrice, chrétienne, sociale, gauliste...

La même chose se passe lorsque l'on parle de la gauche, sociale, libérale, conservatrice, communiste, révolutionnaire, écologique, radicale...

Les positionnements de ces différents groupes de pensée sont circonstanciels la plus part du temps. Selon la question posée, l'axe gauche droite n'a plus de pertinence. Sur le graphique ci dessus on voit bien que le productivisme est une organisation de la société partagée par la droite corporatiste et la gauche communiste, et qu'elle est rejeté par la droite libérale et la gauche écologique, sans pour autant que ce soit pour les même raisons.

Et l'on peut poser des questions sur l'organisation de notre société selon une pléthore d'autres critères ou la notion de gauche droite n'aide pas à classer ces groupes :

  • La religion/laïcité de la société : finalité, moyen, nécessité ?
  • Organisation pyramidale ou en réseau de la société ? Aucun parti aujourd'hui ne répond à cette question explicitement, mais la doctrine libérale est la plus facilement adaptable, tout comme le principe de décroissance qui propose une organisation régionale.
  • La place de l'éducation ? Identité, investissement, service, diverse ou unifiée...
  • L'énergie ? Nationale (européenne) ou internationale (privée).
  • Finance libre ou contrôlée ? Avec une finalité ou sans ?
  • Rôle des taxes et impôts ? Outils de régulation (politique), de financement (uniquement budgétaire), d'investissement.
  • Limite des liberté individuelles ?
  • Armée ? Défense ou prévention ? Humanitaire ou militaire ? Professionnelle ou conscription ? Nucléaire ou conventionnelle ?
  • ...

Et la liste est très loin d'être exhaustive, mais on voit bien que la notion de gauche/droite est extrêmement réductrice, et qu'il faut absolument arriver à en sortir dans les réflexions sur notre société. Il y a un impératif devoirs de ne pas laisser les média nous enfermer sur cette ligne à une seule dimension là où notre société est multidimensionnelle.

Notes

[1] Je ne parle pas de la droite extrême, mais bien de la droite dite de gouvernement.

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dimanche 21 septembre 2008

Picorage : musulman, laïcité, groupies MoDem, crise, passé politique

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lundi 8 septembre 2008

Démocratie et média

Quelques notes prises durant les prises de parole des invités du forum. Je pense que cela a été pour moi un des forum les plus passionnant. La qualité intrinsèque de tous les intervenant n'y est pas pour rien. Désolé pour le style télégraphique et les fautes. Je tacherais de les corriger par la suite.

Bayrou

Pourquoi ne peut-il y avoir de république que démocratique ?

Une démocratie suppose que les cartes soient sur la table, mais chez nous elles sont souvent sous la table. Ceci est une menace.

Qu'est-ce qui garantie le citoyen contre l'arbitraire ? La séparation des pouvoirs. Montesquieu avait séparé les pouvoirs. Dans la déclaration du conseil national de la résistance « la presse doit être protégée de l'influence des puissance étrangères (plus vraiment d'actu), du pouvoir en place et des puissances d'argent ».

La laïcité n'est pas autre chose qu'une séparation des pouvoirs.

Jean Claude Casanova

Trois façons de définir la démocratie :

  • Gouvernement de tous. Sauf à raisonner sur une petite société, il faut qu'il y ait une représentation. Montesquieu a vu le problème : la loi la plus importante dans une démocratie est la loi électorale. Le mode d'élection majoritaire des anglais qui date de 17ème siècle perdure car il ne s'adresse qu'à une élite.
  • Le mode de désignation des représentants.
  • L'égalité politique n'est pas la fin de l'inégalité. L'inégalité pose un problème délicat à l'égalité politique car les citoyens sont inégaux (richesse, influence...). Comment fait-on dans une société hétérogène pour faire la démocratie.

Le principal problème de la France réside dans sont extrême centralisation qui se cache derrière le gaulisme et la Vème république. Faite la paix ou choisissez un roi disait-on.

Cette centralisation du pouvoir est accrue par la centralisation administrative que l'on ne retrouve dans aucun autre pays européen, puisque ce sont des fonctionnaires qui dirigent les départements. Les collectivités locales ont des budgets dérisoires en regard de ceux de l'état.

Le parlement a peu de pouvoir et l'élection législative arrive après la présidentielle lui donnant une majorité permettant que tout soit décidé par le président.

La France a l'exécutif le plus puissant d'Europe mais c'est le pays qui se réforme le plus lentement. Diagnostique : la démocratie est insuffisante en France.

Daniel Schneidermann (Arrêt sur images)

Première pensée : la France a aujourd'hui les média que sont histoire lui a donné. La centralisation Française à une très longue histoire. Les média modernes naissent au 19ème siècle dans l'antichambre de Charle X. Hors télé, la rubrique reine est la politique dans tous les grand média. L'avancement des journalistes illustre que c'est par la politique que l'on progresse dans ce métier.

Pourquoi les services économiques ou étranger sont les parents pauvres ? Les média accordent une importance démesurées à la politique nationale. On y voit se développer les chroniques de la cours (ex: grossesse de Dati) dans la version la plus futile.

A cela est venu s'adjoindre la logique du marché. Les média qui, comme des tournesols, n'étaient tournés que vers la cours, ont découvert que l'information était un produit. Les sujets sont donc évalués sur leur capacité à faire du clic ou du papier (quant ça marche encore).

Les média ont d'énormes points aveugles (ex l'étranger). Qu'elle place a été donnée à l'élection du président Afgan ? Les média ont l'immense point aveugle de ce qui est hors de Paris. Le temps qu'il a fallu pour que les média réalisent qu'il y avait un problème de pouvoir d'achat car les indices officiels ne prennent pas en compte les produits de base suffisamment.

Nous avons aujourd'hui un motif d'optimisme : internet. Ce n'est pas par hasard que Bayrou est aujourd'hui entouré de 2 journalistes qui officient sur internet. On ne sait pas à quel moment se fera la bascule. Nous sommes avec un média où il est potentiellement possible de s'adresser à TOUT le monde pour un investissement minime. Ce média internet porte dans ses gènes le "participatif". C'est un média ou le professionnel concoure avec son lecteur et s'en enrichit. La technologie va venir puissamment au secours d'une situation insatisfaisante.

Bayrou, anecdote

Jamais je n'ai entendu les journalistes se plaindre au près de nous des difficultés qu'ils ont, des difficultés à exercer leur métier, à traiter des messages dont leur direction à cause de leur actionnariat pourrait avoir des difficultés.

Mercredi à la commission des finance, audition en principe publique, des protagonistes de l'affaire Tapie nommé par le gouvernement, on donné un chèque de 280 million d'€. Le rapporteur, Charle de Courson, dit que la décision d'arbitrage est sans fondement légale. L'ex président du consortium de liquidation fait une description chirurgicale qu'il n'y avait aucune base légale et aucune crainte pour l'état à suivre la procédure normal. Écho dans les média : 0. Il y avait pourtant des journalistes qui travaillaient sur le sujet. Il a fallu que certains média indépendants traitent de ce sujet pour qu'il sorte.

Laurent Mauduit (Mediapart)

Il n'y a rien de pire que la posture du journaliste arrogant. L'un des rouage de la crise démocratique française est la crise des média, care la presse est au coeur de la démocratie.

La crise de la presse française est atypique. Ailleurs il y a différents facteur qui l'explique, mais en France une seule principale cause : il y a une crise de dépendance : Dasseau pour le Figaro a une logique d'achat de part d'influence et non de part de marché car ce n'est pas son métier contrairement à Hersant. Même chose pour le Monde, Libération, les échos dirigé par des amis de Sarkozy.

C'est un capitalisme endogame (de connivence ou de barbichette), la presse est tombée dedans. Dans les autres pays, les groupe de presse sont tenu par des professionnel de la presse. En France ce n'est pas leur métier.

De la normalisation économique a découlé une banalisation éditoriale, la place pour le jeu des influences : l'indignité de l'éditorial du Monde avant le 1er tour des présidentielles . Intégrité et honnêteté de la presse économique. Médiapart a diffusé des informations fournis par des journalistes qui ne peuvent plus publié car leur actionnaire est concerné.

Il y a un problème d'oligarchie, d'endogamie, de passivité, de permissivité entre la presse et le monde économique. Système de consanguinité malsaine et la presse n'est pas la seule en en souffrir.

Avec le débat sur internet les journaliste n'ont plus l'arrogance qu'ils pouvaient avoir car d'autres sont compétents et ils peuvent le dire.

Légiférer sur internet ? C'est le seul endroit indépendant du palais. Il y a aussi un problème financier puisqu'il n'est pas possible de faire une fondation en France pour sanctuariser la presse.

Inégalité financière puisque la presse papier 2,2% de TVA alors que la presse internet c'est 19,6%, ne permettant pas aux nouveau entrants d'être à égalité de chance.

A voir, interview de Daniel Schneidermann sur la même thématique, interviewé au sortir du forum.


Itw daniel schedermann université de rentrée 2008
envoyé par mouvementdemocrate

Tag : UniversiteDeRentreeDuMoDem2008

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mercredi 16 juillet 2008

Fracture numérique et liberté d'expression

Tout le monde n'est pas numériquement libre

La fracture numérique recouvre cette séparation entre les citoyens qui ont accès à internet et ceux qui n'y ont pas accès. Parmi ceux qui disposent d'un accès au net, il existe un autre aspect, celle de la liberté d'expression qui n'est pas équitablement répartie. En effet, si tout le monde s'accorde pour dire qu'il est facile de créer un blog sur une plateforme gratuite ou payante d'hébergement de blog, on oublie aisément, une fois que l'on a acquis l'expérience, que ce n'est pas facile pour tout le monde.

Disposer d'un espace d'expression sur le net nécessite un minimum de connaissances et d'aisance que n'ont pas tous les citoyens. Hors ce ne sont pas forcément ceux qui ont les capacités techniques qui ont les choses les plus intéressantes à dire.

La technologie à la rescousse

Eric de crisedanslesmedias a dégoté un nouveau service gratuit de création de blog qui fonctionne grâce à des emails. Envoyez un mail et vous avez un billet sur votre blog. Difficile de faire plus simple. Ce service donne à une nouvelle frange de la population la liberté d'expression sur le net.

On aimerai qu'il existe une version francophone et surtout quelques assurances sur le système de financement qui reste assez flou. En attendant, c'est un bon moyen de commencer.

Un morceau de scotch

Reste que cela n'est qu'un tout petit bout de scotch sur une grosse fracture, ça aide mais ne résout pas, loin s'en faut le problème de base de l'accès au numérique et au net pour tous.

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mercredi 2 juillet 2008

La liberté d'expression et le parti politique

... elle commence là où fini ...

La liberté d'expression est un droit fondamental qui ne s'use que si l'on ne s'en sert pas. Les blogs et l'internet en général, sont un extraordinaire espace de liberté. Espace qui est donné, pour la première fois au citoyen. Ce dernier se retrouve en capacité de communiquer comme seuls les journalistes ou les personnalités politiques ou médiatiques pouvaient le faire il y a quelques années. De cette liberté, découle forcément des responsabilités et des devoirs. En fait le législateur ne s'est pas embarrassé beaucoup, un blog est soumis aux mêmes obligation que la presse à quelques menus détails près. Pour ceux qui sont intéressés par le sujet il y a le très documenté dossier (on ne parle plus de billet là) de maître Eolas. On retiendra notamment le fait que l'auteur d'un blog ou d'un site est responsable du contenu mais aussi des commentaires.

Jusque là rien de bien surprenant. Là où cela devient plus délicat, c'est lorsque l'on parle d'un site de parti politique. Car en plus de la responsabilité éditoriale et de modération, on touche aux susceptibilités et aux égos. La modération devient donc un art délicat.

Le site du MoDem06

Sur le site du Mouvement Démocrate des Alpes Maritimes que je gère, j'ai choisi de mettre en avant les militants qui s'expriment sur le net et créant un agrégateur des contenus de ces sites sur la page d'accueil. Je n'ai bien sûr aucun contrôle sur ces contenu, ni aucun filtre. Cependant, le simple fait de les afficher sur le site m'en rend responsable en tant que webmaster, mais aussi les 2 référents provisoires, Karine et Loïc, qui sont les contacts officiels du site, ainsi que Valérie et Marie-Lise qui y sont déclarée comme rédactrices. Il est clair que aucune de ces personnes n'a envie d'être tenu pour responsable des propos d'un militants qui poseraient problème.

Techniquement parlant, il n'est pas aisé de filtrer le contenu d'un site dans l'agrégateur. C'est donc tout ou rien. Lorsque l'un des militants dont le blog est dans l'agrégateur tient des propos qui posent problème, il n'y a que la suppression du site de l'agrégateur. On frôle donc la censure, ce qui n'est pas à proprement parler compatible avec le MoDem et les idéaux de liberté et de responsabilité qu'il véhicule.

Censure, le gros mot est lâché

Jusqu'à présent, il n'y a eut que 2 cas qui ont nécessités une intervention :

  • Nadège qui sur son site a un jour tenu des propos diffamatoire. La question a été très rapidement réglée, puisqu'elle a retiré le propos immédiatement à la demande des référents provisoires, reconnaissant d'elle même qu'elle n'avait pas perçu la porté de ces propos.
  • Nelly qui attaquait systématiquement l'organisation provisoire du MoDem06, sans possibilité de droit de réponse sur son site. Elle a quitté d'elle-même le MoDem et son site l'agrégateur au même moment.

La question se pose à nouveau aujourd'hui avec un militant qui a pris la liberté, en omettant la responsabilité, oubliant au passage la charte des valeurs et d'éthique qui a été adoptée en décembre dernier lors du congrès fondateur du MoDem à Villepinte.

Charte de modération

Depuis que le site départemental est ouvert, j'ai demandé que l'on travail sur une charte de modération, définissant les limites de la liberté offerte aux contributeurs et aux commentateurs du site. A défaut, il n'y a aujourd'hui aucune contribution qui puisse être publiée, et les commentaires sont modérés au minimum (aucune modération n'a été nécessaire à ce jour). Le caractère artisanal du site départemental a permi de s'en sortir. Qu'en sera-t-il si l'on souhaite aller plus loin ?

La prochaine équipe départementale devra impérativement mettre en place une charte de modération du site web. Sans cela il ne sera pas possible de faire de l'outil internet un puissant levier au service de la dynamique départemental du MoDem.

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mardi 1 avril 2008

ADN : personne ne perçoit le glissement ?

Hier soir en devisant tranquillement avec mon épouse alors que nous débarrassions la table du dîner, elle m'interpella sur une information entendue à la radio dans la journée : "Est-ce que tu as entendu qu'ils parlent d'ADN pour cette histoire de banderole dans un stade de foot ?".

Non je n'avais pas entendu.

Ce matin, à nouveau, sur France Inter : "La police scientifique va faire des recherches d'empreintes et d'ADN sur les morceaux de la banderole retrouvée après le match."

Ne percevez-vous pas l'énormité de la chose. Une dépêche reprise en boucle par les médias sans autre commentaire. On parle ici d'une bande de connards qui ont proférés une insulte dans une tribune de stade. Juste une insulte dans un stade. Pas une baston ou une ratonade, pas un viol, pas l'usage d'une arme à feu... non, une insulte dans un stade.

Mais comment peut-on accepter un tel glissement sans même sourcilier. Alors que l'utilisation des tests ADN a été annoncé il y a quelques années pour résoudre les crimes sexuels, petit à petit les fichiers sont étendus, l'usage se banalise et couvre de plus en plus de domaines[3]. On est parti des crimes les plus atroces pour faire entrer dans les esprits l'acceptation du fichage ADN. Hier réservé aux crimes sexuels, le fichage a été étendu à quasiment tous les délits. Aujourd'hui, on est fiché si l'on est un manifestant anti OGM ou un étranger basané ayant fait une demande de regroupement familiale. Et je ne parle pas des tests qui sont pratiqués si vous habitez un village dans lequel un crime non élucidé a eu lieu, ou maintenant, si vous avez été dans la même tribune qu'une bande d'abrutis.

Personne ne réagit au fait de solliciter la police scientifique pour rechercher cette bande d'imbéciles d'une tribune de stade. La débauche de moyens qui vont être dépensés n'interpelle personne. Un test ADN coûte de 150 à 400€, à multiplier par le nombre de supporters de la tribune. Ca fait chers l'insulte ! N'y aura-t-il donc aucune voix pour percevoir la disproportion entre une insulte, aussi grossière soit-elle, et la mise en œuvre de tests ADN sur tout une foule ?

Aucun journaliste ne tournera sa langue dans sa bouche avant d'annoncer le recours à des tests génétiques pour une broutille, car ça en est une en regard des conséquences du fichage génétique. Ca y est, c'est normal. Plus de tabous. Les tests ADN sont entrés dans les mœurs. La liberté, le droit à l'erreur, les approximations administratives ou judiciaires[1], le droit à l'oublie[2], rien de tout ceci n'est rappelé et mis en parallèle. La politique hormonale du chef de l'état anesthésie-t-elle tout esprit critique ?

Je crois vivre un cauchemar. Réveillez-moi !!

 

Précédents propos sur le même sujet :

Notes

[1] Rappelons le désastre humain de l'affaire d'Outreau.

[2] Chaque foi qu'un fichier existe, c'est un peu moins de droit à l'erreur qui nous est accordé.

[3] Lionel Jospin avait mis en place le Fichier National Automatisé des Empreintes Génétiques (FNAEG) pour recueillir l'ADN des délinquants sexuels jugés coupables. La loi du 18 mars 2003 sur la sécurité intérieure a étendu le prélèvement à l'intégralité des personnes ayant affaire à la police (coupables comme suspects) quel que soit le type de délit (vols à la tire, tags, manifestations...), à la seule exception des délits financiers. Un prélèvement ADN coûte 400 €, celui-ci est conservé quarante ans.

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mardi 4 décembre 2007

L'affichage publique


Panneaux d'affichage à St Laurent du Var

Lorsque l’on participe à une campagne électorale, les panneaux d’affichage libre sont le premier élément de la communication que l’on va utilisé. Avant l’ouverture de la campagne officielle, il n’y a que ces panneaux pour annoncer les réunions publiques ou pour afficher simplement l’existence du ou de la candidate.

J’ai vite compris que l’affichage libre était stratégique pour ceux qui ne sont pas au pouvoir. En effet, que ce soit au gouvernement, au parlement, au conseil général ou à la mairie, ceux qui sont déjà élus disposent de quantités de moyens d’être visibles dans les média ou les publications, là ou l’opposition n’a aucune visibilité et je ne parle pas des candidats qui ne sont encore élus à rien. En supprimant panneaux par panneaux, sans les remplacer, les affichages libres comme le fait la mairie de St Laurent du Var depuis 1 an, c’est autant de visibilité qui est retirée à tout ce qui ne fait pas partie de la majorité municipale.

Pire, le format des panneaux contribue également à réduire la possibilité d’affichage. En effet, pour ma commune, il est impossible de mettre une affiche sans recouvrir celle qui est en dessous. Il n’est pas possible de la mettre à côté. La guerre de l’affichage est donc encouragée entre les partis politiques, les associations et les organisateurs de spectacles. Les partis politiques s’anilent entre eux, les associations ne communiques pas, les spectacles sont moins annoncés que dans toutes les autres villes puisque recouvert plus souvent.

Ce n’est évidement pas très important, il y a tant de choses à faire. C’est juste la liberté d’expression qui est réduite. L’été dernier en allant à la Grande Motte, j’y ai observé des affichages publiques à TOUS les feux rouges. Assurément un maire qui assume l’expression libre.

Je vous présente ci dessous la démarche de la ville de Livry Gargan. Trois panneaux, clairs et distincts, entretenus pour que cela reste propre. Un seul mot, bravo.

A lire : les textes de loi relatifs à l’affichage publique, cités sur le blog de Fabien.

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mardi 6 novembre 2007

The end of america

Coincé dans un fauteuil à cause d'un terrible mal de dos, j'ai déambulé sur internet et suis tombé sur cette conférence de Naomi Wolf (via Libertés & internet). La conférence est en anglais et n'est pas sous-titrée, donc non anglophones, il faudra se contenter du 2ème lien.

Lire la suite...

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mardi 12 décembre 2006

Prêt à penser

Dans un billet toujours plein d'élan lyrique, Quitterie nous dit qu'elle aime les unions libres de personnes, tout ce qui ne ressemble pas à du vertical ou du pyramidal, tout ce qui est fédérateur, tout ce qui crée une émulsion, tout ce qui permet à chacun de pouvoir prendre la parole et devenir acteur, tout ce qui rend les uns et les autres égaux...

J'aime moi aussi l'utopie de l'égalité et du travailler ensemble, mais la réalité est dure. Pour être des citoyens égaux il faut être des citoyens instruits. Hors on le voit bien sur internet, l'UDF bénéficie d'écho favorable auprès des lecteurs et blogueurs qui sont par essence des gens qui s'intéressent donc s'instruisent. Les autres restent désespérément accrochés au prêt à penser.

Je le vit au quotidien lorsque j'écoute la différence de propos et de réactions entre les militants que je fréquente (et ce serait la même chose avec des blogueurs) et mes collègues de bureau. Chez les premiers il est souvent facile de démonter le prêt à penser et de stimuler le débat, alors que chez les seconds, une remise en cause des certitudes est perçu comme une agression.

Ma crainte est la tendance que donne à l'information le principe des petites phrases et des flash d'info. L'information est distribuée en bouchées tellement petite qu'il n'est plus nécessaire de les mâcher. Et pour que cela soit aussi concis, à un moment ou un autre, il faut bien la réduire l'information. Combiné à la nécessité de "captiver" le téléspectateur/l'auditeur/le lecteur, seules ne peuvent subsister les propos et les images les plus marquants. Le filtre médiatique se retrouve donc de fait à grossir certains éléments et à occulter d'autre sur des critères qui n'ont pas forcément grand chose à voir avec l'information elle même.

Le téléspectateur/l'auditeur/le lecteur qui n'y prend garde se retrouve à ne lire que les gros titres. Là où ces gros titres n'avaient pour fonction à l'origine que de donner envie de suivre/lire le développement, ils sont aujourd'hui devenue l'information elle même sur lesquels l'opinion d'un sujet se fait. Le confort de la simplicité dans lesquels se retrouvent le téléspectateur/l'auditeur/le lecteur le rassure, il suffit de quelques titres pour se faire une idée. Mais dès que l'on souhaite en débattre, si tant que ce soit possible, l'absence de fond oblige à se retrancher derrière des certitudes sans nuance.

Si je me réjouis du phénomène que représente la blogosphère, cela reste néanmoins un épiphénomène à l'échelle de la population. Si l'on veut tendre vers l'égalité, il faudrait remettre en cause le prêt à penser servit par les médias à la demande de leurs téléspectateurs/auditeurs/lecteurs. Cela est une sacrée utopie.

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mercredi 6 septembre 2006

Le Hold-up planetaire

Pour ceux qui ne connaissent pas, voici un des bouquin culte de la culture du libre sur internet. L'éditeur ne souhaitant pas le rééditer, les auteurs le mettent en ligne : www.dicosmo.org/HoldUp

C'est passionnant, documenté et argumenté et cela permet de comprendre cette culture anti microsoft qui existe sur le net, d'en apprendre beaucoup sur l'histoire de l'informatique. C'est surtout un plaidoyer pour la liberté et l'interopérabilité.

A lire absolument !

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