C'est le titre de l'émission Là-bas si j'y suis de Daniel Mermet sur France Inter[1]. J'aime ce titre et il fait écho[2].

Toutes les personnes que je connais qui sont capables de ne pas tenir des propos à l'emporte pièce, d'avoir un instant de recul sur une problématique avant de l'ouvrir, qui s'interrogent sur la toute relative certitude qu'il serait facile d'avoir dans bien des cas... tous ont voyagé, tous sont allé voir un peu dans un autre pays, un jour, la différence.

Avoir juste une foi été l'étranger, avoir été en situation de ressentir la peur de perdre ses papiers, la valeur colossale de la carte de crédit, l'inquiétude de se perdre, le temps qui ne passe pas à la même vitesse, le repas incertain quant ce n'est pas le couchage... En fait juste changer le filtre avec lequel on regarde son environnement, et se souvenir plus tard qu'il existe toujours d'autres référentiels.

Avoir été un étranger devrait être obligatoire et enseigné à tous les jeunes à l'école...[3]

Notes

[1] Daniel Mermet est un conteur de talent et un militant perpétuel. J'ai beaucoup aimé à une époque ses émissions, aujourd'hui moins. Est-ce lui qui change ou moi ?

[2] Même si l'émission composée de carnet de route, fait un peu dans le patos.

[3] On devrait tout enseigner à l'école. C'est pas président de la république qu'il aurait du être, c'est ministre du formatage scolaire.