L'année va être longue

Ce matin, alors que je commatais sous la couette après le réveillon, j'étais en train de m'imaginer faire un discours de remerciement à François Bayrou.

Chers amis, sympathisants et militants, passants ou fidèles, Rudy(*), monsieur le président... de l'UDF, je prends la parole pour vous raconter (brièvement) ce qui m'a fait devenir un militant de l'UDF.

Même si le terrain était favorable car j'ai toujours été un électeur de l'UDF, c'est le référendum du Traité constitutionnel européen du 29 mai 2005 qui a été le déclencheur. Mes voisins et relations se souviennent qu'à cette époque je voulais convaincre tout le monde. Je répondais de longs email argumentés à ceux qui me transmettaient ce fameux email du pseudo professeur de droit Etienne Chouard qui circulait à l'époque sur internet pour appeler au non. Je n'avais pas ma carte, j'avais même peur d'être encarté comme on dit, mais déjà je militais.

Le résultat du référendum a été un sacré coup de pied au derrière. Bon, alors j'irais voir si en étant dans un parti politique je pourrais être plus efficace à soutenir le projet de société que j'avais. Me voilà parti quelques semaines plus tard à l'université d'été des Jeunes UDF. J'y ai écouté pour la deuxième fois François Bayrou en entier dans le texte, prendre son temps pour partager avec nous ses réflexions sur des orientations pour redresser notre pays, réflexions allègrement pillées aujourd'hui par les autres partis politiques.

J'y ai rencontré des gens qui croient tous que l'on peut changer la vie de ces concitoyens lorsque l'on est élu, qui défendent l'intérêt général, l'investissement dans la chose publique, bref la citoyenneté comme je la rêvais.

Aujourd'hui je suis encarté et fier de l'être, mes collègues et amis qui critiquaient les hommes et femmes politiques en les traitants de tous pourris, se disent maintenant que ce n'est pas forcément vrai, que la chose publique n'est pas si simple. Et s'ils doivent en citer un qui se bas pour des idées et pas uniquement pour la place, même les plus rétifs citent François Bayrou.

Je suis aujourd'hui fier et heureux de défendre avec vous tous, et avec François Bayrou en particulier, un projet de société porteur de sincérité, de réalisme pour TOUS. Merci.

(*) Rudy Salles, député et président de la fédération UDF des Alpes Maritimes.

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Commentaires

1. Le lundi 1 janvier 2007, 16:31 par Simon Pégurier

Joli papier

2. Le vendredi 5 janvier 2007, 12:12 par Breizhmaine

Je me reconnais assez dans ce papier, même si je n'ai pas encore franchi le pas de m'encarter à l'UDF... A mon avis ça ne devrait pas tarder ;-)

Question en passant : comment se fait-il que tant de jeunes de notre génération (entre 30 et 40 ans environ) soient intéressés par l'UDF et ses idées ?
Merci de m'envoyer des éléments de réponse si vous en avez !

Au fait, meilleurs voeux pour 2007 (à mon avis on en a au moins 1 en commun).

JF

3. Le vendredi 5 janvier 2007, 13:17 par CedricA

@Breizhmaine : vaste question. Je peux parler pour moi, ou faire des supputations mais chacun a ses raisons.

Cette génération correspond au désenchantement de l'utopie communiste qui a pris du plomb dans l'aile. L'engagement associatif est massif depuis quelques années, au détriment de toutes les autres organisations politisées. Dans la liste des organisations politiques (ou syndicales), je pense que l'UDF est la moins pire, ou du moins la plus ouverte idéologiquement

L'embrigadement n'est plus accepté. Si je caricature, à l'UMP c'est un groupe d'intérêt individuel (style conseil syndical) et au PS il y a une culture d'appareil forte qui est inexistante à l'UDF depuis que François Bayrou en est le président. Pour le coup 2002 et la création de l'UMP a permis à l'UDF de se débarrasser de ses courants et de rebâtir une unité idéologique qui évite de perdre son énergie dans les batailles de clan.

Quant on est jeune (en politique) on ne rejoint pas un parti pour ses batailles de clan, mais pour son projet. Et pour le coup, à l'UDF nous le bâtissons tous ensemble.

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