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jeudi 15 février 2024

#Kdrama : l'impératrice Ki

Empress KiJe vais vous parler d'un #kdrama particulier dans lequel je me suis plongé pendant mon dernier pseudo-COVID[1], où j'étais vautré pendant plusieurs jours entre le canapé et le lit.

Attention, avant de rentré dans ce kdrama de 51 épisodes, il faut une préparation mentale adéquate. N'y allez pas sans, je vous le conseil.

Présentation

Cette série historique coréenne a comme les auteurs de #kdrama savent parfaitement le faire, des intrigues de cour bien tordues, des combats épiques, des costumes extraordinaires, des acteurs et actrices forcément beaux et belles. Jusque là c'est du classique du genre. Mais cette fois-ci, l'histoire se déroule non pas sous Joseon (la dynastie coréenne où se déroulent la plupart des kdrama historiques), mais avant (si j'ai bien compris c'est vers 1350), dans l'empire Yuan (le grand voisin qui deviendra la Chine) et le petit royaume de Goryeo (qui deviendra Joseon puis la Corée).

Comme les deux sociétés goryeo et mongoles ont les mêmes racines culturelles, on y retrouve une organisation sociale et hiérarchique très similaires[2]. Les costumes sont différents, mais pas tant que ça. Les intrigues de cours sont du même genre, mais avec une distribution du pouvoir différente de celles des intrigues sous Joseon, mais cela reste très proche. Les combats sont avec des sabres et des flèches, personne à cette époque n'a encore imaginé d'utiliser la poudre dans un truc portable pour envoyer un projectile.

Synopsis

Je ne divulgache rien puisque c'est le premier épisode qui nous le présente comme ça, dans le premier 1/4h. La personnage principale est une jeune femme, envoyée comme esclave en tribut par son pays Goryeo à l'empire Yuan quand elle était jeune fille et qui après s'être échappée, devient une redoutable guerrière qui finira par être impératrice du Yuan.

Il y a bien sûr un triangle amoureux insoluble (présenté tout de suite dans les 4 premières minutes). Je ne suis pas sûr que cela présente le moindre intérêt d'en dire plus, car avec les mots clés esclave, guerrière, impératrice et triangle amoureux, vous avez l'essentiel. On sait d'où elle part, où elle arrive, et avec qui. On se doute bien que le chemin ne sera pas le plus simple.

Pour apprécier cette histoire

Quelques rappels pour les non initiés avant de rentrer dans les 51 épisodes:

  1. Je vous conseille d'avoir déjà vu un kdrama en costume avant. Même si les choses sont expliquées, il faut être un peu habitué aux règles de la cours pour comprendre certaines allusions souvent soulignées grossièrement par le réalisateur, mais aussi les rôles des personnages secondaires ou les règles de fonctionnement de la cours. Dans mes préféré je vous conseille The King's Affection'' ou Hwarang'')
  2. Ce kdrama use et abuse des gros plans. Je pense même que les gros plans sont une demande de Netflix, pour un meilleur affichage sur smartphone. Vous pouvez donc regarder ce kdrama sur n'importe quel écran, c'est prévu pour. Chaque fois qu'il y a des grande vues d'ensemble, elles sont courtes et suivi de gros plans. C'est un peu dommage parfois, car ils ont fait des tournages en extérieurs qui ne sont pas vraiment mis en valeur.
  3. La qualité des sous-titre est très variable d'un épisode à l'autre, ce qui peut être un peu agaçant, surtout sur quelques épisodes, où ils ne restent pas assez longtemps à l'écran (autour du 40 dans l'intrigue du trésor).
  4. C'est un kdrama, donc on y retrouve toutes les horreurs cinématographiques du genre :
    • trop souvent, une lumière absolument irréaliste, allant jusqu'à mettre des bougies dans des grottes ou des pièces secrètes qu'ils viennent de découvrir.
    • maquillage et tenues toujours parfaites. Les scènes de bannissement des impératrices permettent de voir la beauté des actrices sans subterfuges ou alors discrets. Je ne suis pas une bonne référence, car j'aime les femmes peu ou pas maquillées.
    • des erreurs d'accessoiristes ou scénaristiques: la nourriture est entamée sur une scène et plus sur la suivante, il y a de l'or alors qu'il ne devrait y avoir que de la monnaie papier, on voit les nez de marche en allu d'un décor, il y a des stalactites dans un bâtiment,
    • des héros méga bad as qui terrassent leurs ennemis à 1 contre 10, qui tuent en effleurant du sabre, mais survivent à un coup de sabre dans le ventre et retournent au combats quelques jours après.
    • selon les besoins du scénario, la même distance est parcouru avec des temps de déplacement irréalistes ou incohérents. Même chose pour les changements de tenus qui sont quasi instantanés.
    • les méchants sont très méchants avec le rire sardonique qui va bien (pas la moindre chance qu'ils ou elles se repentent), les gentils et gentilles sont soit les meilleurs, soit idiots. Les rares cas compliqués sont bien sûr les héros, qui eux changent au cours de l'histoire (ok je suis un peu caricatural là, il y a quelques seconds rôles attachants qui évoluent aussi).
  5. Un épisode fait 1h, donc se dégager le temps. Je me suis fait un marathon de 24h[3]. Ça vide bien la tête mais on culpabilise un peu après.
  6. Les scénaristes veulent nous raconter une histoire, et ils mettent de gros panneaux pour que l'on suive le chemin qu'ils ont dessiné. Les cinéphiles diront que ces panneaux gâchent le paysage cinématographique. C'est très probable. Mais en se laissant porté sans chercher la petite bête, on a quand même une belle histoire et des émotions. Donc surtout, se laisser porter, comme les enfants à Disneyland : tout le monde sait que c'est du faux, mais c'est sympa.
J'aime/j'aime pas (j'essaie sans sploil)

Ma note: un 2/3 généreux Pour être plus précis, je dirais 6/10 pour première partie et 3/10 pour la 2ème.

Je suis un peu contrarié par la qualité très variable dans cette série. Le première partie jusqu'à l'épisode 37 est une longue succession de rebondissement, de changement de cadre, de lutes de pouvoir toutes les plus tordues les unes que les autres, avec de chouettes scènes et des acteurs qui évoluent. On a de quoi se régaler. A partir de l'épisode 38, on sent un changement de rythme et une qualité en baisse sur tous les plans : intrigue faible et de plus en plus irréaliste, plus du tout d'humour, romance quasi à l'arrêt, personnages secondaires qui n'ont plus rien à dire ou faire, jeu d'acteur appauvri...

Pour la suite je fait abstraction de la 2ème partie qui est nulle (en fait la série aurait pu s’arrêter à l'épisode 37).

  • Acteurs et actrices: j'ai trouvé le jeu d'acteur un peu faible. Le style veut que ce soit surjoué, mais ce n'est quand même pas tout le temps nécessaire. L'actrice principale est très bien dans les premiers épisodes quand on la voit évoluer dans différents univers. Ensuite son jeu se fige une fois qu'elle est (sploil)[4]. Je crains que ce ne soit la direction d'acteur qui veuille ça et c'est dommage. L'empereur est lui un piètre acteur, incapable de jouer l'idiot, l'ivrogne ou l'amoureux transis avant l'épisode 45. Le roi de Goryeo a lui aussi un jeu d'acteur très vite figé, alors que l'acteur semble super. Les rôles secondaires sont sympas au début, mais ne sortent plus de leur caricature et c'est un peu lassant (même rire, même réplique, même expression du visage sur 51 épisodes). Il y en a quelques uns excellents (le très vilain, l'eunuque chef, Taltal).
  • Image: comme dit précédemment, la série est filmée pour être vue sur petit écran, donc tout est filmé en gros plan et les arrières plan sont forcément flou. Donc à part les visages parfaits des héros et héroïnes, on ne profite pas vraiment des décors.
  • Musique: il y a constamment de la musique en fond, des violons pendant 10min des fois que l'on ai pas compris que c'est une scène avec une once de romance, de la musique à suspense qui n'en fini plus de faire crisser les dents, pour pas que l'on loupe la scène où il va se passer quelque chose 10 min plus tard. Bref c'est pas bon. La musique du générique de fin change parfois, sans que l'on puisse savoir pourquoi.
  • Combats: tous les combats sont les mêmes ou presque, il n'y a que la tenue des acteurs qui changent. C'est un peu dommage qu'il n'ai pas changé les angles de prise de vue, les techniques de combat (les bandit se battent exactement comme les militaires).
  • Romance: j'ai eu des larmes, un peu, mais niveau tendresse c'est pas ça. Interdiction de se toucher à cette époque, donc c'est frustrant. Il y a plus d'affection avec les enfants des autres qu'avec le conjoint dont ils sont supposés être raide dingue. J'ai trouvé les scénaristes durs avec nous.
  • Costumes: bon là par contre, on s'en met plein les mirettes. Je soupçonne que la moitié du budget du film y est passé.

Conclusion, on est clairement dans du kdrama premier prix au niveau scénario, image et jeu d'acteur. Les décors grandioses sont sous exploité (quelques images de synthèses aurait pu faire des trucs sympa). Il y a de bons acteurs et actrices parfois sous employées, quelques mauvais (malheureusement aussi dans les rôles principaux). Les costumes sont magnifiques.

Liens

Notes

[1] Je dis pseudo-COVID, car ça en avait tous les symptômes mais le test antigenique ne l'a pas détecté. Donc un truc genre COVID ou vilain rhume, qui met bien à plat et congestionne toute la sphère ORL au point de faire même disparaître encore une fois mon odorat.

[2] Probablement vrai car Goryeo est occupée par les mongoles, il y a donc du brassage culturel, ou alors du fait que les scénaristes soient coréens, je n'en sais rien

[3] J'ai fait ça le jour où je n'arrivais pas à me coucher à cause de mon nez qui coulait et obstruait ma respiration, m'obligeant à rester assis.

[4] concubine

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mardi 12 septembre 2023

#kdrama, mes dernières séries

Cela fait un moment que je ne vous ai pas parlé de k-drama, les série coréenne dont je suis devenu fan. Voici la liste des derniers que j'ai regardé avec quelques commentaire et mes notes de 1 à 3 sous forme de points verts.

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samedi 27 mai 2023

Un film à voir: les héritiers

Affiche du film Les héritiersNetflix propose le film "Les héritiers" qui est sorti en 2014 et dont je n'avais pas entendu parlé à l'époque. Je trouve que ce film est un bijou. Pas très ambitieux, plutôt même sage, mais très bien filmé, délicatement, avec l'émotion qui monte progressivement. Il m'a décroché plusieurs larmes.

On y découvre une classe de seconde de Créteil qui est en difficulté. Le genre de classe que tous les enseignants redoutent d'avoir, de celle qui vous casse et vous font douter de votre vocation d'enseignant, et pourtant de ces classes dans lesquels on envoie les profs débutants qui viennent de réussir le concours.

Le début du film est lent, il place le contexte. On y découvre des enseignants et l'institution, dépassés et qui abandonnent ces élèves. Et puis la caméra nous fait découvrir une enseignante d'histoire, qui propose à cette classe de participer à un projet sur la Shoa et en particulier les enfants dans les camps nazi.

Le sujet est carrément austère, aride et difficile, mais finalement les jeunes s'en emparent. J'ai trouvé très bien filmé le récit et même les élèves sont hélas très, très réalistes. La réalisatrice ne détaille pas trop, et on pourrait presque lui reprocher la liste des thèmes évoqués mais non développés. Le sujet est l'impacte sur les jeunes et la classe de ce projet. Le film raconte comment les élèves ont évolués grâce à ce projet. Il évoque très discrètement d'autres sujets que vivent ces jeunes dans un quartier chargé de racisme, de communautarisme, avec la gangrène des islamistes aux portes du lycée, sans pour autant en faire des tonnes, car ce n'est pas le sujet, même si c'est une réalité.

Bref j'ai adoré et je vous le recommande.

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lundi 15 mai 2023

#kdrama, d'autres avis

J'ai heureusement baissé ma consommation de k-drama, il y a autre chose à faire dans la vie, mais de temps en temps, je continue à en regarder. En voici quelques-uns.

My Golden Life

Un long k-drama de 52 épisodes, avec de chouettes acteurs et un scénario travaillé (du moins sur la première partie, après on sent que c'est recyclé). J'ai regretté que les décors soient plutôt pauvres et la manière de tourner répétitive et sans originalité (souvent un seul angles de vue par décor et des éclairages artificiels poussifs). C'est l'histoire de 2 familles, l'une très riche et l'autre pauvre qui se croisent, avec la confrontation de leurs différences, de leur valeurs.
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The Pirates : à nous le trésor royal !

Ce n'est pas une série, mais un film de 2h dans l'univers de la piraterie coréenne au moyen âge. Je ne pense pas qu'il y ait une seule scène crédible dans ce film. Si c'était un concours d'improbabilités, ce film les remporterait, avec des effets spéciaux très kitch. Si vous avez des connaissances en bateau ou en plongée, c'est encore pire. J'ai piqué quelques fou-rires en me demandant comment les scénaristes avaient pu écrire des trucs pareils. Vous aurez compris, ça se regarde comme un dessin animé d'un conte, pour ne surtout pas réfléchir, il n'y a même pas de morale à la fin.
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Black Dog: Being A Teacher

La vie compliquée d'une enseignante embauchée en CDD dans un lycée privé qui peine à faire intégrer ses meilleurs élèves dans les universités. On y découvre le statut des enseignants précaires, la hiérarchie très pesante à la coréenne, les luttes de clan au sein de l'établissement... C'est presque un documentaire. Les romances ne sont pas le sujet, on y rit pas des masse, c'est du sérieux, on y parle de l'avenir de la jeunesse coréenne.
Étant nouvel enseignant, c'est pour moi très instructif de découvrir cette peinture du système d'enseignement coréen. Bien sûr c'est un autre monde, mais avec tout de même beaucoup de points communs. Je ne suis pas certain que les enseignants français accepteraient une telle organisation, même édulcorée ;)
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Mr Queen

Un homme du 21e siècle se retrouve projeté dans le corps d'une femme sous Joseon (200 ans en arrière) qui va devenir reine. Intrigue de cours à gogo et une relation spéciale entre le roi et la reine, qui évoque encore une fois la question de genre, mais en mode comédie cette fois-ci. Une partie de l'humour est difficile à percevoir je pense car il joue sur les différences de langage entre les 2 époques, qui sont gommées avec les sous-titre. J'ai particulièrement apprécié lorsque l'héroïne (habité par une homme du 21e siècle) recycle les mots anglais que les coréens modernes incorporent un peu partout dans leur manière de parler, et les reformule en s'appuyant sur les racines de la langue coréenne. Une manière, comme le font les canadiens de réintégrer dans le français les néologismes anglais.
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mardi 25 avril 2023

Avatar, la voie de l'eau : j'ai aimé, encore

Avatar, La voie de l'eauJ'avais adoré le premier opus d'Avatar, et j'ai du le regarder au moins 5 fois, avec à chaque fois un aspect différent de l'histoire qui émerge pour teinter l'histoire somme toute assez manichéenne. Pour la sortie de la suite, nous avions révisé en organisant une soirée cinéma à la maison une semaine avant, j'ai ressorti les lunettes 3D du fond du placard, et les place ont été acheté bien à l'avance pour avoir les meilleurs place dans la salle. Ce genre de sortie ça ne s'improvise pas.

J'ai lu dans une interview de James Cameron, le réalisateur, que si on avait envie d'aller aux toilettes durant les 3h12 du film, ce n'était pas un problème, car on pourrait voir les scène manquées lors du visionnage suivant. Sur le coup je l'ai trouvé un peu gonflé de partir du principe que l'on verrait le film d’emblée plusieurs fois, mais j'ai compris ensuite ce qu'il voulait dire : l'histoire de base est comme dans le premier film, assez simple, elle est quasiment intégralement dans les dernières bandes annonces (donc ne les regardez pas avant d'avoir vu le film). Ce film est avant tout un univers, une ambiance, décrit en détail, dans lequel l'auteur nous emmène nous promener. Pendant une partie du film, nous sommes presque dans un documentaire aquatique, à la découverte d'un peuple et d'une faune fantastique. Comme le dit fort bien l'auteur de cette critique que j'ai trouvé assez pertinente, une fois qu'il nous a bien immergé dans cette univers, on a un peu le sentiment que l'histoire décide de revenir nous filer une baffe, avec des scènes de combat dantesques. On notera qu'avec le retour du milieu aquatique, James Cameron peut à nouveau faire couler des bateaux, et le clin d’œil à Titanic est presque abusé.

Il y a beaucoup de scènes de cette phase de contemplation qui m'ont parlé, car je m'y suis retrouvé lorsque je fais de la plongée ou de l’apnée. Dans ces activité, on est là pour regarder, des gros poisson ou de minuscules mollusques, de couleurs tapageuses ou en mode camouflage. Faire de la plonger c'est contempler et James Cameron fait partager cette activité à des millions de gens qui n'en ont probablement ni l'opportunité, ni l'envie. J'ai fait ça, être à la plage avec un masque et un tuba dans 40 cm d'eau et regarder pendant des dizaines de minute, comme le fait le personnage de Kiri, les reflets, les grains de sable, les alvins, les mollusques... J'ai été surpris de la présence de cette scène , qui je pense n'est pas forcément accessible au plus grand nombre.

On notera au passage qu'il y a beaucoup d'éléments qui sont mis en place pour les épisodes suivants. On devine des pistes, on comprend qu'il y a des choses qui se passe que l'on ne nous montre pas. Un peu comme dans un documentaire sur une troupe de lion, on les voit évoluer, croiser d'autres protagoniste aux vies toutes aussi complexe, mais ils ne sont pas détaillés, ce ne sont pas, pour le moment, les sujets importants. Il y a de quoi alimenter les fans avec des quantité de théories, la possibilité de faire des spin-off, ou tout bêtement pour les 3 prochains opus. Je pense que l'on va re-re-re-regarder ce film encore et encore :D

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jeudi 23 février 2023

#Kdrama: un classement de quelques séries

Voici en vrac quelques un des k-drama que j'ai vu dernièrement. Je vous ai mis une note sur 3 avec un petit icône et un petit commentaire pour chacun. J'ai bien sûr repris les k-drama dont j'ai parlé dans mon billet précédent J'ai découvert les k-drama:

  • My Shy BOSS (1/3): Un patron d'un grand groupe de relations publiques se cache au dernier étage de l'immeuble. Une comédienne pleine de vie abandonne son métier pour rentrer dans le groupe afin de venger sa sœur qui était au service de ce mystérieux patron et qui s'est donnée la mort quelques année avant. La série traite des secrets qui empoisonnent la vie et de la dépression qu'ils peuvent induire. La fiche sur Netflix
  • Love in the Moonlight (1/3) : Une jeune fille qui se fait passer habituellement pour un garçon pour ne pas avoir de problèmes, se retrouve par un concours de circonstances, eunuque à la cours de Joséon, et bien sûr le prince en tombe amoureux. Les premiers épisode sont terribles le temps que la série démarre et le scénario est improbable, mais il faut voir cette série presque comme une comédie burlesque La fiche sur Netflix
  • Moon embrassing the Sun (2/3): De la magie à la cours de Joséon, avec les destins du soleil (le roi) et la lune (la reine) qui ne parviennent pas à se retrouver, avec les classiques intrigues de cours. La fiche sur Netflix
  • Doctors (2/3) : Une élève à problème croise un enseignant atypique qui lui redonne le goût des études. Quelques années après, ils se recroisent de nouveau, elle est devenue une brillante chirurgienne et lui un a repris son métier initial de chirurgien. La fiche sur Netflix
  • Suspicious Partner (1/3) : Un procureur doit enquêter sur sa stagiaire et se retrouve sur la sellette. Plongée dans le domaine de la loi et de la corruption, mais avec des situations un peu tirées par les cheveux pour que les protagonistes arrivent à être ensembles. La fiche sur Netflix
  • Rookie Historian (3/3) : à Joséon, le rôle des historiens au sein de la cours, qui doivent archiver toute la vie de la cours. Cette série introduit des femmes dans cette mission habituellement tenue par des hommes. La fiche sur Netflix
  • Descendants of the sun (2/3): Comment un militaire qui tue des gens et une toubib qui les sauvent peuvent tomber amoureux ? Le scénario trouve la solution avec une mission humanitaire. On a un peu l'impression que c'est une série promotionnelle pour s'engager dans l'armée. La fiche sur Netflix
  • Because this is my first life (3/3): le thème est basique, pour des raisons financières, un homme brillant et taciturne et une femme sans logement ni travail deviennent colocataires. La série explore leur relation complexe qui se construit, avec délicatesse. C'est aussi une série sur la condition féminine dans une société machiste et patriarcale. La fiche sur Netflix
  • Revolutionary Love (1/3): le thème du travail précaire, des abus de pouvoir, des grands groupes versus les petites entreprises, les combines... L'acteur principal est énervant et le scénario est poussif, alors que le sujet et l'histoire aurait put être passionnants. La fiche sur Netflix
  • My Sassy Girl (1/3): à Joséon à la cours royale, une princesse insupportable croise la vie (et lui pourri) d'un brillant jeune intellectuel promis à un brillant avenir. Les premiers épisodes sont très laborieux et l'intrigue est confuse, mais on s'attache aux personnages. La fiche sur Netflix
  • Do Do Sol Sol La La Sol (2/3): une jeune fille issue d'un milieu favorisé voit son monde s'écrouler et doit s'en sortir grâce à l'aide d'un taciturne jeune homme et le piano qu'elle avait pourtant décidé d'abandonner. Elle a un sourire craquant, et c'est l'histoire de la générosité qui paye en retour par du bonheur. Une série feel good. La fiche sur Netflix
  • Live up to your name (1/3): un médecin de Joseon se retrouve propulsé 400 ans plus tard de nos jours et croise une chirurgienne. Le jeu des acteurs est médiocre, et l'acteur principal est même agaçant. La comparaison des techniques médicale est par contre intéressante. La fiche sur Netflix
  • Hometown Cha-Cha-Cha (3/3): Une dentiste très citadine de la capitale débarque dans un village de pécheurs et décide de s'y installer, puis tombe amoureuse du beau gosse du coin. La fiche sur Netflix
  • The King's Affection (3/3): La sœur jumelle du prince héritier qui est supposée avoir été supprimée à sa naissance, se retrouve a devoir le remplacer suite à sa mort et cacher quelle est une femme. La fiche sur Netflix
  • Crash Landing on You (3/3): Une riche business-woman a un accident de parapente et atterrie en Corée du nord, où elle est arrêtée par un militaire nord coréen qui décide de la cacher et de l'aider à retourner au sud plutôt que de la dénoncer. La fiche sur Netflix
  • 100 Days My Prince (3/3): Un prince perd la mémoire et vit pendant 100 jours comme un paysan. Il tombe bien sûr amoureux de celle avec qui il habite qui s'avère ne pas être celle qu'elle prétend. La fiche sur Netflix
  • Business Proposal (2/3): Un riche héritier d'un empire industriel qui ne veut pas se marier, passe un contrat avec jeune femme pour qu'elle se fasse passer pour son crush auprès de sa famille pour avoir la paix. Bien sur elle va le devenir et les emmerdes et quiproquos se multiplient. La fiche sur Netflix

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lundi 26 décembre 2022

Nouveau tag: Série et film

Comme en ce moment la politique ne me motive pas du tout et que je cause de séries, j'ai ajouté un nouveau tag sur le blog: Série et film.

En le créant, je me suis aperçu qu'il y avait pas mal de contenu dans ce blog qui peut être rattaché à ce tag, puisqu'en faisant une promenade rapide dans les archives, il y a déjà pas moins de 24 billets.

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samedi 3 décembre 2022

J'ai découvert les #kdrama

Un des avantage de Netflix ou de Arte, c'est l'opportunité d'accéder à des productions de nombreux pays. Au début de notre abonnement à Netflix, nous avons regardé plutôt des séries américaines. Puis nous avons exploré les films ou séries allemandes, danoises, anglaises, espagnoles, turcs, australiennes... Bref nous sommes parti en voyage grâce aux productions cinématographiques ou télévisées, que nous n'aurions probablement pas recherché sans l'accessibilité que nous donne ces plateformes.

Bien sûr, il ne faut pas regarder les versions doublées, mais la VO sous-titrée pour apprécier le jeux des acteurs et surtout éviter l'espèce de lissage émotionnelle que comporte les doublage bas de gamme.

Dernièrement j'ai découvert les drama coréen ou k-drama. Honnêtement, je ne pense pas que j'aurais regardé ce type d’œuvre si je n'avais pas un abonnement Netflix. Maintenant que j'ai découvert, je suis un grand fan et carrément acro.

C'est quoi un k-drama ?

C'est un format romanesque qui semble avoir des règles d'écriture. Voici celles que j'ai identifiées:

  • C'est une histoire d'amour impossible. On sait dès le début que les protagonistes vont tomber amoureux l'un de l'autre, alors qu'ils semblent être incompatibles, en général pour un problème de classe sociale ou des familles antagonistes. Le plaisir n'est pas d'être surpris qu'ils finissent ensemble bien sûr, mais de découvrir le chemin qu'ils empruntent pour y arriver.
  • Il y a toujours du luxe à un moment ou l'autre, avec l'un ou l'autre des amants issu d'un milieu favorisé, ou qui s'y retrouve projeté. C'est la part de rêve bon marché de ces histoires.
  • Les héros suivent leur destin qui semble presque écrit d'avance. L'amour d'enfance devient l'amour d'adulte, le milieu social d'origine est difficile à quitter et s'il a été quitté, on y est toujours ramené. Je ne sais pas si c'est propre au k-drama ou si c'est un élément culturel coréen, mais c'est une grosse différence avec le modèle de société occidental, où l'on forge son destin et non on navigue dedans.
  • Même chose pour la famille, et l'autorité du père ou de la mère, le respect des anciens qui sont omniprésents, presque pesant. Je pense que c'est un élément clé de la société coréenne qui forcement se retrouve dans les films, pas forcément une spécificité des k-drama.
  • Dans un k-drama, il n'y a pas de sexe, tout juste des bisous (pas avant l'épisode 6) et beaucoup, beaucoup de larmes (on peu voir les scènes qui ont été tournées en fin de journée lorsque les yeux des acteurs sont rouge). Ça change des séries américaines ou espagnoles, où ils finissent au lit avant la fin du premier épisode. De même l'homosexualité est à peine évoquée. C'est une possibilité, mais comme c'est la romance qui compte, le sexe des amoureux n'a pas tant d'importance que ça.
  • Certains aspects de l'histoire sont expédiés grossièrement sans tenir compte du réalisme pour se concentrer sur l'intrigue romanesque principale. Même dans les meilleurs réalisations, il y a des raccourcis ou des incohérences (comment l'argent est trouvé, comment font-il pour se déplacer aussi vite d'un endroit à l'autre, comment se trouvent-ils à cet endroit par hasard...). Au début ça choque un peu et puis on s'y fait. C'est d'autant plus drôle lorsque les scénaristes s'en amusent en faisant réagir les personnages à ces incohérences ou en les mettant en abîme avec les personnage qui se moquent des incohérence d'un k-drama qu'ils sont en train de regarder à la télévision, dans lequel l'intrigue est grossièrement celle que l'on est en train de suivre.
  • En terme de réalisme, on a des décors toujours magnifiques, des fleurs même en hiver, toujours de la lumière, même la nuit en pleine forêt et des personnages principaux, beaux et belles comme des gravures de mode, toujours maquillés, même au réveil. Dans le pire des cas, il y a une mèche de cheveux qui s'échappe pour signifier que le personnage est décoiffé. On est là pour se rincer l’œil avec de belles personnes, donc les gentils sont beaux et les méchants sont soit moches, soit avec des comportement explicites de vilains: réunions clandestines, rire sardonique, regard en coin...
  • Les personnages secondaires se doivent d'être presque caricaturaux, car ils sont là pour faire émerger une caractéristique des héros et héroïnes. Il y a des acteurs époustouflants ou carrément nuls dans les rôles secondaires. C'est assez déroutant de voir cohabiter dans la même scène de grands acteurs et des gens qui récitent un texte.
  • Le placement de produit est un truc super amusant. Parfois les scénaristes le font discrètement, mais la plus part du temps c'est grossier: gros zoom sur la marque, une tirade d'un personnage qui sort de nul part pour venter un produit... Ça en est presque drôle.
  • La conclusion de l'histoire est forcément le "happy ending", car on s'est attaché à nos héros, on a frémis et souffert avec eux, on s'est insurgé des coups du sort qui les empêchent d'être ensemble. Au bout de 16 ou 20 épisodes, ça suffit, on veut se réjouir avec eux.

Quelques exemple de k-drama

Alors voilà quelques uns des k-drama que j'ai regardé dernièrement sur Netflix, et pourquoi je les ai aimé.

Hometown Cha-Cha-Cha

Une dentiste très citadine de la capitale débarque dans un village de pécheurs et décide de s'y installer, puis tombe amoureuse du beau gosse du coin. Dans cette série, les personnages secondaires sont merveilleux, on adore la grand mère, le musicien raté, le couple divorcé qui se tourne autour. On y découvre le fonctionnement de la collectivité et la solidarité, les trauma que l'on a tous en nous. Il y a forcément quelqu'un à qui s'identifier qui fait vibrer.


The King's Affection

La sœur jumelle du prince héritier qui est supposée avoir été supprimée à sa naissance, se retrouve a devoir le remplacer suite à sa mort et cacher quelle est une femme, qui bien sûr tombe amoureuse (on est dans un k-drama quand même).

On est à Joseon, au palais royal du temps des combats au sabre, des rois, reines, princes et princesses, et des intrigues de la cours, des ministres qui veulent le pouvoir, des eunuques et des servantes. C'est une magnifique plongée dans la Corée du moyen âge, avec un grand soin de l'image et des décors, et au passage beaucoup d'explications sur le fonctionnement de la cours (ce qui aide pour comprendre les autres k-drama qui se déroulent dans le même univers, mais partent du principe que l'on connaît tout ça).

L'homosexualité est évoquée, mais juste effleurée, puisqu'un homme qui aime de manière romanesque le prince, ça ne se fait pas, même si nous, nous savons que c'est une femme. D’ailleurs l'affiche officielle représente l'actrice comme un personnage femme et non comme le prince. Les scénaristes nous emmènent dans un écheveau d'intrigues et de rebondissement de plus en plus inextricables avec beaucoup de talent. Comment vont-il finir par pouvoir s'aimer ? Cette série a été récompensées et c'est mérité.

Crash Landing on You

Une riche business-woman a un accident de parapente et atterrie en Corée du nord, où elle est arrêtée par un militaire nord coréen qui décide de la cacher et de l'aider à retourner au sud plutôt que de la dénoncer.

J'ai adoré la manière dont est dépeint la société nord coréenne. Je ne sais pas si c'est vrai, mais c'est suffisamment réaliste pour l'apprécier. En terme d'amour impossible, c'est difficile de faire pire avec une barrière de barbelés et des missiles de chaque côté. C'est une belle métaphore de peuples qui pourraient s'aimer, mais de gouvernements incompatibles. Le placement de produits est juste improbable dans cette série.

Pour rajouter un petit plus, les héros de la série se sont mariés dans la vraie vie. C'est pas beau le cinéma !

100 Days My Prince

Un prince perd la mémoire et vit pendant 100 jours comme un paysan. Il tombe bien sûr amoureux de celle avec qui il habite qui s'avère ne pas être celle qu'elle prétend.

On ne cherchera pas la véracité du côté du prince dans cette comédie romantique divertissante, mais plutôt la manière de dépeindre la vie rurale et la barrière qui sépare les nobles des roturiers, qui construit toute la société médiévale. Les personnages sont attachants, même si est un peu surjoué, mais le style veut ça.


Business Proposal

Un riche héritier d'un empire industriel qui ne veut pas se marier, passe un contrat avec jeune femme pour qu'elle se fasse passer pour son crush auprès de sa famille pour avoir la paix. Bien sur elle va le devenir et les emmerdes et quiproquos se multiplient.

Les personnages sont caricaturaux à souhait, jusque dans les coiffures. De tous milieux, ils regardent le même k-drama qu'ils critiquent sans vergogne, sans s’apercevoir qu'il sont eux même les personnages de la même histoire. La mise en abîme est délicieuse. A regarder un fois que l'on est familiarisé avec le style, car ce n'est pas l'histoire qui est bonne mais la manière de la caricaturer en permanence.


J'en ai regardé d'autres, de moins bonne qualité. Surtout ne vous laissez pas affecté par la qualité du premier épisode. Dans certaines productions ont dirait que les acteurs ne savent pas jouer et apprennent le métier au fur et à mesure des épisodes, dans d'autres, les scénaristes ont commencé des pistes et laissent tomber. En général, ça commence à être bon à partir de 3ème ou 4ème épisode, soit parce que les choses se sont mises en place, soit parce que l'on s'est habitué aux personnages.

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lundi 10 janvier 2022

Quand de vieilles fesses dérangent

Ci dessous le tweet de Gilles Raveaud @RaveaudGilles et ensuite ma réaction

Quand les fesses nues (doublées) de Meryl Streep gênent... Leonardo DiCaprio. Mais oui le patriarcat c'est de l'histoire ancienne, mais oui. Article de journal

La nudité est souvent sexualisée, donc idéalisée. Dans le film "Don't look up" la nudité n'a rien à voir avec la sexualité, donc la remarque de Di Caprio est d'autant plus inappropriée. La scène fait référence à Adam et Ève qui par essence sont nus.

Et qui a dit qu'Adam et Ève étaient jeunes ? Pourquoi les hommes et femmes âgés ne pourraient-ils pas être sexuellement attractifs et croquer la pomme ? Ce qu'ils font bien sûr, mais il ne faut pas le dire, leur sexualité est supposée s'arrêter une fois qu'ils et elles ont procréé.

Tweet d'origine

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dimanche 7 février 2021

Une série juste géniale: Mum

Non seulement je dis que je regarde Arte, mais en plus c'est vrai. Pas tout le temps, et pas tout, mais en ce moment, Arte propose des séries absolument supers. Je vais commencer par vous parler d'une qui est un truc difficilement qualifiable mais tellement rafraîchissant.

Par le passé, j'avais aimé les série danoises, suédoise, allemandes proposées par Arte et je me demandais, pourquoi même quand certaines n'étaient pas forcément très bonnes, j'appréciais de les regarder. Je pense que c'est la comparaison avec les séries américaines, qui ont toutes en commun le rythme. Les séries européennes sont plus lentes, prennent le temps de montrer les choses, et souvent faute de moyens, ne sont pas dans la surenchère d'effets spéciaux. Ce contraste permet d'apprécier d'autres choses que nous raconte l'histoire. C'est ce que fait à l’extrême la série Mum.

Aucun effet spécial, pas de super héro qui sauve la planète, aucune aventure qui fait rêver, pas de course de voiture ou même de voiture intéressante, aucune scène torride de sexe, des personnages d'une banalité tellement banale que ça en est inhabituel sur un écran, un décor simplissime réduit à une maison de banlieue quelque part au royaume uni. Planté comme ça le décor ne donne pas envie.

Mum c'est l'histoire d'une femme mure[1], qui vient tout juste de perdre son mari qu'elle aimait. Tout au long des 3 saisons qui correspondent grosso modo à 3 ans de sa vie, on la croise lors des diverses réunions de famille. Elle est entourée par son fils et sa copine, ses beaux-parents, son frère et sa femme, un ami de son mari et de temps en temps, quelques personnes de passage. Tous les gens de la famille sont des sans gènes maladroits, quelle gère et accueille avec un flegme british et une patience qui force l'admiration et suscite une empathie porteuse de bienveillance. Il y a quantité de micro détails, des trucs insignifiants du quotidien, juste perceptibles. C'est une série qui parlera assurément aux parents, aux boomers, peut être aux autres, j'en sais rien. Nous avons adoré.

Cette série est un bonbon, un moment de petit plaisir simple.

Quelques liens:

Note

[1] Jouée par Lesley Manville qui est exceptionnelle.

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samedi 18 janvier 2020

Harry Potter et les contre-pouvoirs

A la maison nous sommes des fans de la saga Harry Potter et ma fille est carrément dans la catégorie expert puisqu'elle a obtenue haut la main son B.U.S.E[1]. Cette œuvre a beaucoup de qualités, dont celle d'aborder la problématique des contre-pouvoirs.

Si vous ne connaissez pas l'univers d'Harry Potter je vais divulgacher[2] certains ressorts de l'intrigue, donc arrêtez vous de lire là si vous voulez garder le plaisir intact lors de la découverte de ces livres ou films.


Dans les 2 premiers épisodes, on découvre le monde de la magie, et on devine qu'il y a de puissants magiciens, mais ont ne les fréquente pas vraiment. Il y a un ministère de la magie qui régule tout ça, il y a des règles. L'aspect politique de la société des magiciens et la gestion de la société, sont supposés être similaire à la société des moldus[3]. Jusque là c'est bon enfant.

Et puis commence à apparaître des anomalies dans cette gestion de la société. Un peu comme dans celle des moldus d'ailleurs. On découvre qu'il y a des magiciens qui sont enfermés dans une prison pour des crimes qu'ils n'ont pas commis. Dans ce monde de la magie, y a une application de la loi plutôt moyennageuse, et il vaut mieux être bien né et avoir de bonnes relations pour échapper à l'application de la loi. La société des magiciens est structurée autour de rapports de force entre clans, constitués autour de puissants magiciens qui règnent comme des barons au sein de leur clan et sont craints par les membres de leur clan.

Cette société du monde de la magie devient de moins en moins attractive au fur et à mesure que se déroulent les épisodes. Être un magicien médiocre dans cette société est dangereux. Si en plus ce magicien ou cette magicienne n'a pas fait allégeance à un clan, sa vie est d'autant plus précaire. La liberté d'expression, la liberté d'aller et venir sont compromises si l'on ne fait pas partie du bon clan.

Dans les premiers tomes de la saga, tout le monde a envie de devenir magicien, pas forcément du niveau de Harry ou Hermione qui sont des grosbill de la magie, mais déjà comme Ron ou Nevil, ça à l'air sympa. Et puis livre après livre, ça donne beaucoup moins envie, quand on découvre que l'on peut être très sévèrement juger pour des broutilles et condamné à du lourd alors que d'autres s'en sortent, que même les grosbill peuvent mourir juste car on est pas dans le bon clan, que les flics locaux foutent grave les chocottes et que on ne va pas aller leur demander notre route. Hum, cette société de magiciens, même avec son ministère et ses règles ne protège pas si bien que ça ses citoyens. Il y a un problème.

Et le problème c'est les contre-pouvoirs, ou plutôt comment ils existent dans cet univers. Grosso-modo, les contre-pouvoirs dépendent du bon vouloir des plus puissants magiciens. S'ils passent du côté obscure de la force[4], ben pfffuit, plus de contre-pouvoir. C'est typiquement inspiré du modèle monarchique, où si on a du bol on a un bon roi juste et si on a pas de bol on hérite d'un roi taré, ce qui arrive quand même assez souvent avec leurs histoires de consanguinité.

Imaginez un instant, qu'Hermione deviennent méchante, en mode grosbill, pour se venger des humiliations que lui font subir les racistes de magicien contre les descendants de moldus. Clairement elle fait partie des magiciens que l'on préfère avoir dans son camp. Au livre 12[5], elle ridiculise Voldemort. Avec son petit minois elle séduit Harry et se le met dans la poche et hop, ils deviennent maître du monde. Qui est assez puissant pour les arrêter ces 2 là une fois que Dumbledore est mort ?

J'écrirai peut-être une fan-fic un de ces quatre sur le sujet, ça pourrait être amusant.

Pour revenir à notre société, il a fallu des générations pour construire un équilibre démocratique, économique et social. Certes il est loin d'être parfait, mais il met en place des garde-fous et des règles, qui limitent l'emprise des plus puissants. Pour continuer de filer la métaphore avec l'univers d'Harry Poter, les réseaux sociaux sont la technologie de l'Horcruxes donnés à quelques clans, leur permetant d'aller bien au delà de leur pouvoir naturel, rendant obsolètes les anciens équilibres avec leur contre-pouvoirs devenus obsolètes[6].

Comme dans tout éco-système qui est déstabilisé, selon la vitesse à laquelle s'applique le chambardement, soit le système s’effondre et est remplacé par un autre[7], soit on vit une période de transition douloureuse pour qu'il s'adapte. Je plaide pour la seconde solution, comme dans Harry Potter, qui restaure un nouvel équilibre, mais bon, ça fait un peu trop happy end cette conclusion...

Notes

[1] Brevet Universel de Sorcellerie Élémentaire, obtenu il y a 2 ans à Nice.

[2] "Spoiler" en bon américain.

[3] Les moldus sont les non magiciens.

[4] Oui je sais, je mélange un peu tout...

[5] Ben oui pas tout de suite, il faut qu'elle progresse encore un peu.

[6] Je parle de la presse qui n'a pas encore compris comment ne pas se faire manipuler sans perdre ses clients.

[7] Sans vouloir être défaitiste, à part les systèmes populistes ou les dictatures, il n'y a pas beaucoup d'alternatives hélas.

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lundi 23 décembre 2019

Star war: la déchéance d'un mythe

J'ai aimé Star War, la trilogie originale (épisode 4, 5 et 6). J'ai aimé aussi le pré-logie (épisodes 1, 2 et 3) et surtout l'épisode 3. J'ai aimé l'épisode "Rogue One" qui se situe juste avant l'épisode 4. En revanche, les épisodes 7, 8 et 9 ne sont pas, et de loin, à la hauteur de l'univers de Star War.

L'épisode 7 était une espèce de compilation des scènes cultes de la trilogie, avec zéro originalité, des quantités d'anomalies par rapport aux règles de l'univers et des incohérences scénaristiques, sans parler du jeu des acteurs médiocres. L'épisode 8 je ne m'en souvient pas tellement il m'a marqué et le dernier épisode, le 9 que je suis allé voir avant hier est juste agaçant à force de ne pas tenir la route et d'être déséquilibré.

J'ai passé tout l'épisode à me demander si le scénario allait essayer de nous surprendre, tellement les scènes étaient téléphonées et prévisibles, jusqu'à en devenir inutiles et longuettes, voir même stupides. Je vais tacher de ne rien divulgacher:

  • Il n'y a que 2 bisous, et le premier des 2 est une honte scénaristique.
  • Les combats au sabre laser sont médiocres. On se rappellera que la force permet de sentir le futur, ça serait bien de le sentir dans les combats.
  • On adore le personnage capable de léviter, mais qui a du mal à escalader une ruine.
  • Les retournements qui transforment des personnages en Jedi juste pour simplifier l'intrigue de cet épisode, mais qui casse le peu de cohérence des épisodes précédents.
  • Le général qui part en mission en première ligne, c'est tout à fait normal.
  • La mesure dans les proportions, avec une armée 10 000 fois plus grande que l'armée déjà 10 000 fois plus grande que la résistance, sans parler de d'où ils sortent autant d'équipages.
  • La miniaturisation des armes en 2 épisodes. Le machin qui a besoin d'un soleil pour fonctionner se balade maintenant sur un vaisseau.
  • Le pouvoir de guérison maîtrisé comme ça, à l'improviste.
  • ...

C'est réellement frustrant de se dire qu'avec un tel budget, Disney ne soit pas capable d'engager de bons scénaristes, de bon paroliers et accessoirement de bons acteurs. Au final on a des films avec une débauche d'effet spéciaux, qui n'arrivent même pas à camoufler la médiocrité du scénario.

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jeudi 28 juin 2018

La science dans le film Avatar

J'ai regarder à nouveau le film Avatar l'autre jour et j'y ai vraiment pris du plaisir. Lors de la première fois que j'ai vu ce film, le scénario m'avait semblé un peu trop manichéen, avec des gentils très gentils et des méchants très méchants. Au 4ème visionnage, c'est toujours vrai, mais on regarde d'autre chose: la beauté de l'univers est exceptionnel et la philosophie des Navi très inspirante. Quant on connais l'histoire, on se prend à regarder comment elle est racontée, comment elle est mise en image, et on découvre des détails au milieu des clichés bourrin faits pour que tout le monde puisse suivre une intrigue simple.

Bref j'ai adoré replonger dans cet univers. Avec le 5ème élément, c'est un de mes film de science fiction préféré.

Un petit lien très sympa sur la science dans Avatar.

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mercredi 18 janvier 2017

La longue traine appliquée à l'audio-visuel

La longue traîne

La théorie de la longue traîne a été appliquée aux sites internet et en particulier aux blogs pour dire qu'un article qui ne fait pas forcément beaucoup de visites lors de sa publication, peut en faire beaucoup plus sur le temps long qu'un article à forte visibilité ponctuellement. Typiquement, sur un site d'actualités, les nouveaux articles chassent les anciens. Donc le jour de leur parution, les articles sont mis en avant et ont beaucoup de visiteurs pendant quelques jours et ensuite ils ne reçoivent plus de visite. Le seul moyen que ces articles continuent d'avoir des visiteurs après la phase initiale d'exposition, c'est qu'ils comportent du contenu qui permette de les retrouver dans les moteurs de recherche, ou idéalement, qu'ils soient cité ou référencés par d'autres site web. C'est donc la qualité ou la pertinence qui apportera une visibilité à long terme d'un article, qui pourra très largement dépasser sa seul visibilité initiale.

Le web 3.0 et la longue traîne ne sont plus très compatibles

Contrairement aux blogs classiques qui comportent beaucoup de contenu référençable par les moteurs de recherche, le micro-bloging sur les réseaux sociaux ne permet pas de promouvoir la longue traîne. Le contenu disparaît des radars très vite, en quelques heures sur twitter, quelques jours sur facebook. Les réseaux sociaux pour les producteurs de contenus ne sont pas des supports de communication mais des apporteurs de trafic vers les supports classiques que sont les sites web, où il peuvent représenter plus de la moitié du trafic.

Pour les producteurs de contenu, si la priorité est le trafic (pour ceux qui en vivent), ils y a donc une forte tentation à formater le contenu pour le partage sur les réseaux sociaux, donc l’immédiateté, l'émotion, le sensationnel, au détriment du fond et de l'analyse qui ne sont vendeur que sur le long terme (les très bons font les 2 mais ils sont extrêmement rares). Il est difficile de produire du contenu de qualité qui trouvera son public grâce à la longue traîne, si les points d'entrée sont incompatibles avec cette dernière. On voit ainsi apparaître de plus en plus d'articles qui sont formatés pour le buzz, des pièges à click avec des titres racoleurs, conçus avec un seul objectif, stimuler le partage sur les réseaux sociaux.

Tout ceci est directement lié au modèle économique basé sur la publicité: il n'est pas nécessaire de créer de la fidélité pour générer du trafic et donc des affichages de bannières de pub.

Exactement le même modèle que la télévision

Cette évolution du web grand public ressemble comme deux gouttes d'eau à celui de la télévision. Les réseaux sociaux proposent des flux continus d'images et de texte, et votre souris se comporte comme la zapette de votre télévision. Les contenus avec lesquels vous interagissez (click sur le lien, partage, like...) peuvent s'apparenter à des émissions de télévision qui auraient réussi à capter votre attention suffisamment longtemps pour que vous ne zapiez plus.

Cette course effrénée contre la zapette, les télévisions la vivent depuis des années avec un des effet secondaire les plus absurde sur la production audiovisuelle: une série télévisée doit généré un nombre de vue hebdomadaire minimum pour survivre. Les scénario sont conçus pour tenir en halène les téléspectateurs, d'un épisode à l'autre, et d'une saison à l'autre. Le développement des personnages et des univers que permet le long format de la série n'est plus exploité que pour accélérer le rythme, user jusqu'à la corde la technique des rebondissements et faire dans le sensationnel à chaque page de publicité.

Comme la recherche permanente de buzz sur le web, le sensationnalisme et la surenchère (violence, sexe, effets spéciaux...) est constante, au détriment de l'intrigue (c'est mon point de vue).

Un autre modèle

Lorsque nous sommes partit en vacances en amérique du nord, les enfants ont découvert le modèle américain, basé sur une page de publicité toutes les 10 minutes. Je peux vous dire que pour un français c'est juste insupportable. On comprend beaucoup mieux la manière d'écrire des séries ou des téléfilms pour intégrer cette contrainte de la coupure de publicité toutes les 10 minutes, avec du faux suspense et une intrigue coupée en petit morceaux. Garder le téléspectateur pour le retrouver après l'intermède publicitaire est une priorité pour les chaînes.

Il est pourtant possible de recréer de la fidélité et de sortir de cette course au buzz, tout en trouvant un modèle économique. C'est celui de Netflix, qui moyennant finances, permet grâce aux abonnements de s'affranchir de la tyrannie publicitaire. Les mauvaises habitudes sont encore là chez les scénaristes, mais le modèle économique de Netflix permet de développer les personnages et l'intrigue, puisque le spectateur ne subit pas la diversion de la publicité.

On retrouve également la possibilité de la longue traîne dans le modèle économique de Netflix. Un épisode ou un film n'est pas obligée de faire un nombre de vu minimum dès sa première diffusion puisque le spectateur vient consulter la vidéo n'importe quant, même plusieurs mois après la première diffusion. Et donc, il est possible de construire des univers, de trouver un public, que le bouche à oreille fasse gagner en notoriété. Pour le moment, Netflix ne garde pas ses vidéo indéfiniment, donc ma théorie est un peu biaisée.

D'autres schéma scénaristiques

Si on se place du côté des producteurs de contenu, et notamment les scénaristes, la possibilité qu'une vidéo fasse son nombre de vue minimum pour être rentable en 8 mois au lieu de 2 semaines est une aubaine. C'est la possibilité pour les créateurs d'explorer d'autres méthodes, d'autres schéma scénaristiques, de développer des univers et des personnages. C'est redonner aux créatifs le temps de rencontrer leur public, de capitaliser sur les fans. Créer des histoires à peine rentables à tourner, mais rentables quand même.

Le modèle économique du micro-paiement

Aujourd'hui, si vous voulez regarder un film ou une série sur les plateformes disponibles, le prix va de 2 à 7€. Pour Netflix, l'abonnement est de 9€/mois. Concrètement, cela veux dire que Netflix divise votre abonnement par le nombre de vidéo que vous regardez par mois. Si vous regardez 25 épisodes sur un mois, Netflix dispose d'environ 30 centimes pour financer l'épisode. Ce n'est bien sûr pas vrai, c'est pour illustrer. Ce doit être à la louche ce que les chaînes de télévision payent pour leur téléfilm.

Si on va au delà de Netflix, c'est la possibilité de mettre en œuvre un espèce de micro-paiement pour la vidéo à la demande. On arrête de vendre l'accès aux vidéo à des prix exorbitant comme aujourd'hui, et on redonne le pouvoir aux consomme-acteur de financer par leur visionnage les créations. Que voilà une belle utopie et un modèle économique intéressant.

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mercredi 16 décembre 2015

Star war, le réveil de la force - mes impressions sans spoil

starwars7.jpgCe soir, pour la sortie du nouvel opus de Star wars, toute la famille était sur le pied de guerre. Depuis près de 2 semaines nous avons révisé en regardant les 6 précédents épisodes. Nous avons presque failli aller à la séance en cosplay, mais le timing était un peu serré pour avoir une tenue digne de ce nom.

Donc nous étions dans les starting blocs, nos lunettes 3D rivées sur le nez, et nous nous en sommes mis pleins les yeux.

Je suis pour ma part sorti du film avec des sentiments mitigés. Tout d'abord ce que j'ai aimé:

  • J'ai adoré me replonger à nouveau dans l'univers de Star Wars. Cet épisode y est totalement fidèle.
  • J'ai trouvé génial de retrouver les personnages des épisodes précédents, d'avoir des bribes de leur vie.
  • Il y a plein d'extraterrestres que l'on est un peu frustré de ne pas pouvoir découvrir plus.
  • Les effets spéciaux sont omniprésents mais contrairement aux épisodes 1 ou 2, restent à leur place d'accompagnement.
  • Le film est truffé de références et de clins d’œil aux épisodes précédents. Je ne pense pas qu'il y ai une seule scène que l'on ne puisse rattacher à l'un des précédents épisode: une situation, un personnage, une réplique, un accessoire. Les fans ont de quoi se régaler pour un paquet de visionnages.

En fait , ce dernier point est aussi à double tranchant, car on a une impression de déjà vu constante. Certaine scènes sont tellement des échos de scènes mythiques qu'il n'y a quasiment plus de surprise. Autre point qui m'a un peu chagriné, ce sont les personnages un peu trop caricaturaux ou improbables.

Bref tout ça pour dire que nos avons passé une bonne soirée et que l'on attend la suite avec impatience.

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lundi 6 avril 2015

Systeme anti copie de merde, où l'art de tuer la poule aux oeufs d'or

Voilà le contexte. Ma fille est en train de dévorer les bouquins de la série The Mortal Instruments, qu'elle trimbale avec elle comme un doudou partout. Bref elle est fan. Avec ses copines, elles sont parties en raid à Nice la semaine dernière, direction la FNAC pour y dépenser leurs économies dans l'objet du désir: le film. Rupture de stock sur le DVD, mais cela ne l’arrêta pas, même face au prix exorbitant de la chose, le petit cochon ayant été brisé en conséquence, elle se rabat sur la version Bluray, qui était fort à propos en promotion ce jour là.

Et c'est là que le désastre commence. Rentrée à la maison après l'expédition niçoise, pleine d'aventure à se raconter avec les copines, elle voulu finir la journée en beauté en regardant le film qu'elle venait de s'acheter, ce qui semble être une réaction assez légitime, après tous ces efforts.

Il n'en sera rien !

Elle croyait naïvement qu'il suffisait d'acheter un film pour pouvoir le regarder, l'innocente enfant encore pleine d'illusions.

Nous avons, dans notre logis, accès à 2 lecteurs Bluray: un classique lecteur de salon qui fait home cinéma et l'autre sur la Freebox. Le premier est de marque Samsung (HT-C5500) qui est supposé se mettre à jour par internet pour bénéficier des toutes dernières avancées de la technologie. Sauf que bien sûr, le fabriquant a décidé qu'il était maintenant trop vieux (5 ans) donc plus de mise à jour. L'autre lecteur est celui de la Freebox qui est tout le temps à jour à chaque allumage. Ni l'un ni l'autre n'a pu lire ne serait-ce que le menu d'accueil du Bluray.

Donc d'un côté nous avons des vendeurs de film qui inventent des techniques d'encryption des films qui nécessitent des mises à jour permanentes des lecteurs de salon, et de l'autre, des fabricants de lecteur qui ne les mettent pas à jour (obsolescence programmée) ou qui n'arrivent pas à adapter leur matériel (la Freebox a des difficultés sur pleins de DVD ou Bluray un peu trop protégés). Et là je me pose la question, sont-ils tombés sur la tête ?

On a le droit de faire une copie d'un film acheté ?

Avec ses bonnes notes en classe, ma fille a eut le DVD des Enfoirés. Elle le regarde en boucle et m'a donc demandé de le mettre sur son téléphone, comme ça, comme son bouquin fétiche du moment, elle peut l'emmener partout. J'ai donc rippé le DVD des Enfoirés qui n'était pas protégé contre la copie et elle peut l'écouter 10 fois par jour, sans que nous ne risquions l'overdose. Tout le monde est heureux.

Oui mais... non !

Par contre pour le film The mortal instruments, non seulement on ne peut pas le mettre sur le téléphone, histoire de regarder en boucle les scènes préférées avec les copines au collège, mais pire que ça, elle ne peut même pas le voir. Et tout ça pourquoi ? Pour éviter le téléchargement illégal ?

MOUUUUUUAAAAAAAAA je me gausse, je me bidonne de rire, je me gondole d'hilarité. Le film est disponible au téléchargement sur n'importe quelle plate-forme de torrent ou de streaming le lendemain de sa sortie en DVD ou en Bluray, quelque soit le système de protection anti copie. Et donc les clients légitimes sont emmerdés avec des mises à jour de firmware qui ne ne se font pas, avec des incompatibilités dans les menus de navigation, avec les sous-titres qui ne s'affichent pas, avec des versions haute définition qui sont tellement encryptées que les lecteurs chauffent et plantent au milieu du film, ou pire encore, n'arrivent même pas à lire le film (c'est du vécu pour chaque exemple). Tout ça au final pour lire sur les forum que les gens n'iront plus acheter les films mais qu'ils les téléchargeront, au moins ils pourront voir le film ! L'art de se tirer une balle dans le pied.

Bande de cons, vous avez fabriqué une génération de pirates

Et au final, vous croyez que ma fille va recasser sa tirelire pour prendre le risque d'acheter un film la prochaine fois ? Sérieusement ? Elle était une consommatrice en puissance, qui adore posséder les objets, les livres, les DVD, les photos. Là, elle va être un peu vaccinée.

Je n'ai jamais expliqué à mes enfants comment télécharger des films ou de la musique, mais vous croyez qu'ils ont besoin de moi ?

Prenons un exemple simple. Mon fils n'a pas internet sur son téléphone, donc il ne peut pas utiliser les services de streaming comme Deezer. Il n'a pas de carte bancaire, donc il ne peut pas acheter en ligne un droit d'écoute. Même s'il en avait une, il n'a pas de compte Google ou Apple pour acquérir ses droits d'écoute. Donc en tant qu'adolescent, il n'a accès à aucune plate-forme légale de commercialisation de musique numérique. Comme la musique qu'il aime ne se trouve pas au supermarché, à votre avis, il fait comment pour remplir son téléphone de musique ?

Se poser la question c'est déjà y répondre. Sommes nous si peu nombreux à nous la poser ?

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mardi 29 octobre 2013

Tokyo Godfathers: un manga exceptionnel

Dans le domaine des manga grand public, il n'y a pas que Hayao Miyazaki[1], quelques autres auteurs de qualité utilisent ce mode d'expression et ses codes pour traiter de sujets très profonds, tout en les rendant plus accessibles qu'avec un film, car un des avantage du dessin animé, c'est la possibilité de surjouer les expressions sans pour autant rendre le film stupide.

J'ai découvert totalement par hasard le film Tokyo Godfathers de Satoshi Kon. Ce film est certes un dessin animé, mais ne s'adresse pas tant que ça aux enfants. Bien que sans aucune violence ou autres scène dérangeantes pour les jeunes esprits, ce film traite de sujets difficiles d'accès au jeune public, sans pour autant les empêcher de regarder et apprécier le film.

C'est l'histoire de 2 clochards vivant avec une petite fille, à Tokyo la veille de noël. Ils découvrent un bébé abandonné dans la neige. Commence alors la recherche des parents à travers la ville. Le film aborde la misère, l'homosexualité (un des 2 clochard est un travesti), la famille, la déchéance sociale... le tout avec des graphismes très recherchés qui nous immergent dans la capitale nippone.

J'ai vraiment aimé la complexité des personnages et de leur histoire. On s'attache facilement à eux et on les suit dans leurs aventures en espérant qu'ils y arriveront. Un très chouette film (à partir de 12 ans je dirais pour que les jeunes puissent l’apprécier).

Note

[1] Dont je suis un grand fan.

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