Citoyens prenez le pouvoir

Politique, logiciel libre et autres digressions de Cédric Augustin - Saint Laurent du Var (Nice Côte d'Azur - France)

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jeudi 31 octobre 2019

La laïcité appréhendée par les juges

Voici un extrait d'une discussion autour de la laïcité donnée par le juge Christophe Tukov en mai 2018:

Il y aborde, entre autre, 3 exemples: le burkini, les repas de substitution et le foulard en entreprise.

Je noterai surtout la conclusion qui dit en substance que ces trois exemples ne sont pas des problèmes de laïcité du point de vue du juge. La laïcité est invoqué par les uns ou les autres pour obtenir un droit ou une interdiction auprès des juges alors que ce sont avant tout des questions de vivre ensemble. Il fini en rappelant que la laïcité peut être inclusive ou exclusive selon le bord politique qui l'invoque, et le juge dois être vigilant à ne pas être instrumentalisé par les politiques.

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mercredi 23 octobre 2019

La vérité est une opinion comme les autres

Ça y est, on y est. Il y a encore quelques années, le titre de ce billet aurait été "La vérité est-elle une opinion comme les autres ?" et aurait put être un sujet du bac. Mais aujourd'hui, ce n'est plus une question. On peut l'affirmer. Comment en est-on arrivé là ?

Dans un monde où la recherche de la vérité n'est plus un prérequis à l'information, où les éditorialistes sont plus écoutés que les journalistes, où les corps intermédiaires sont totalement discrédités, inaudibles et court-circuités (élus, syndicats, associations), où les scientifiques sont remis en cause par des incultes, les opinions deviennent des vérités.

Les réseaux sociaux destructeurs de vérités

Les réseaux sociaux (facebook, twitter, snapchat, instagram...) amplifient le phénomène en donnant le même poids à toutes les sources, la légitimité étant construite par la popularité et non le contenu ou le travail de construction. En quelques années, disons 5 ans, la valeur de l'information a complètement changée. Depuis des décennies, les sources de vérité mettaient du temps à se construire, à devenir légitimes, en général par l’acquisition d'une expertise sur le sujet et par la construction d'une crédibilité basée sur le temps long.

A l'ère de l'instantanéité et de la recherche d’audience permanente, le temps médiatique n'est plus compatible avec le temps de l'investigation, de la recherche, de l'établissement des faits et des preuves. La vérité est trop longue à construire, à expliquer, à transmettre.

Dans le même temps, les lecteurs ou auditeurs ne sont plus à la recherche de la vérité mais d'une information divertissante (infotainment) ou émotionnellement riche (polémique, scandale, tragédie). Le temps long de la vérité n'est que partiellement compatible avec cette économie du divertissement ou de l'émotion à tout prix.

Temps de cerveaux et économie de l'attention

Les média qui ont des contraintes économiques, vont avoir à arbitrer entre l'investigation et le buzz. Devinez qui va perdre à chaque fois ? Économiquement parlant, la vérité et sa recherche n'est rentable que pour approvisionner de la polémique. Dans une économie de l'attention où les auditeurs, lecteurs ou téléspectateurs n'ont qu'une capacité limité d'attention ou de temps, comment la capter avec de la complexité, de la remise en contexte, des explication nécessitant de la culture ? Nayons aucun espoir, pour la masse, le temps long de l'expertise et de l'investigation n'est plus intéressant, donc économiquement non rentable pour financer sa construction.

La vérité est devenue juste une opinion, comme une autre.

On peut donc l'ignorer, la mépriser, la remettre en cause comme les milliers d'autres opinions. La vérité n'a plus aucun statut particulier:

  • Les journalistes, du moins ceux d'investigation, avaient pour missions de rechercher la vérité, en s'appuyant sur des données factuelles, en les remettant en perspective, afin de construire un récit étayé. Leur propos n'a plus grande valeur, et n'importe qui, qui dispose d'une parole publique peut les remettre en cause, sans même avoir besoin de fournir un travail d'analyse puisque plus personne ne consacre du temps à prendre connaissance des analyses.
  • Les scientifiques, grâce à leurs expériences, leur accumulation de connaissances et de compétences, étaient avant tout des chercheur de vérité. Leur expertise est mis au même niveau que n'importe quel publication sur le net pondu par n'importe qui avec quelques mots compliqués pour enfumer.

Toutes les opinions, un peu sexy, notamment lorsqu'elles sont du domaine de l'émotion ou de la théorie du complot, supplantent les vérités académiques, les vérités de l'investigation, les vérités de la raisons.

Les vérités sont remises en doute par leur propre méthode de validation

Les mécanismes qui existent pour laborieusement construire une vérité en s'appuyant sur des remises en doute, des preuves, des expériences, des croisements d'informations, bref du travail, sont ignorés, et ne servent qu'à étayer le fait qu'une vérité n'en est pas une et que ce n'est qu'une opinion.

Par exemple, l'âge du premier humain sur terre est une donnée scientifique qui a beaucoup évoluée en fonction des techniques scientifiques pour l'évaluer. Il y a une convergence du monde scientifique, des variations à la marge, mais grosso modo, toute la communauté scientifique aboutie par une manière ou une autre à la même vérité, qui se chiffre, selon comment on lit, à 200 000 ans pour l'homme moderne, et environ 2 millions d'année pour ses ancêtres. Pourtant, on trouve des textes qui expliquent que les humains existent depuis 10 000 ans (par exemple ici).

Si on était habitué à ce genre de distorsion de la vérité avec les religions qui ont souvent du mal avec la vérité scientifique, aujourd'hui, la foi n'est plus la seule raison de la remise en cause du discours scientifique comme le montre les propos du président des USA, Donald Trump sur le réchauffement climatique.

Et maintenant ?

La vérité est donc traitée comme une opinion par beaucoup de canaux de diffusion de l'information. Certains canaux vont continuer à la servir, mais de moins en moins accessible, de plus en plus réservée à une élite qui aura soit les moyens financiers, soit une expertise rare. La vérité va devenir de plus en plus difficile d’accès au grand public, ce qui est incroyable au moment où, avec les outils numériques, elle devrait être la plus accessible. On est loin de ce que les inventeur de l'internet libre rêvaient.

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mercredi 9 octobre 2019

Ça devait marcher... mais ça marche pô !

Pôle-emplois et la numérisation

Pôle emplois a misé fortement sur la dématérialisation et donc son site web est incontournable pour les demandeurs d'emplois, soit sur leur ordinateur personnel, soit sur leur téléphone, soit dans les agences qui proposent des ordinateurs en accès libre.

Mais le site de pôle-emplois est en carafe depuis plusieurs semaines. Le système a explosé au début du mois, lorsque le nouveau système d'authentification n'a pas été capable d'encaisser la migration massive des utilisateurs de l'ancien système au nouveau.

En effet, depuis près d'un mois, le site web de pôle-emplois informe les utilisateurs du site qu'ils doivent changer leur manière de s'authentifier. Ceux qui se connectent régulièrement l'ont fait et ils doivent représenter une part importante des utilisateurs. Mais pour une portion d'autre que je ne saurais évaluer, le lundi 30 septembre, ça été la panique. En effet, à partir du 28, les demandeurs d'emplois doivent indiquer leur statut pour que soit débloquée le paiement des indemnités. Autant vous dire, que c'est vital pour beaucoup de gens. Et donc en plein weekend, beaucoup ont découvert qu'ils devaient modifier la manière de s'authentifier. Lundi c'était la panique dans les agences pôle-emplois, les gens ne pouvaient plus se connecter, ne pouvaient plus migrer leur compte et donc ne pouvaient plus déclarer leur situation, retardant d'autant le versement de leur indemnité chômage. Les agents de pôle-emplois ont passés une sale journée, condamnés par la technologie à se faire engueuler sans pouvoir faire grand chose.

Le système de migration a été mis en panne 4 jours le soir même pour permettre une probable intervention des techniciens. Dix jour après, le site de pôle-emplois n'a toujours pas retrouvé son fonctionnement normal.

Le réseau de bus de la métropole niçoise

L'idée est magnifique sur le papier: le tram ayant une capacité bien supérieure aux bus, il a été décidé de connecter tous les bus au tram, pour dessiner une espèce de peigne, ou le tram serait le manche circulant d'est en ouest et les bus les dents du peigne, du nord au sud.

Ce faisant, toutes les redondances de l'ancien système de bus disparaissent. Là où il y avait 2 ou 3 possibilités pour aller d'un point à l'autre, permettant de lisser les horaires et les densités, il ne reste qu'une solution passant par le tram, introduisant des changements supplémentaires et forcément des goulots d'étranglement sur certaines stations. Dans l’opération, certains ont gagné, d'autres perdu, les derniers étant ceux qui râles le plus fort, forcément. Il y a des ajustements en restaurant certaines lignes qui avaient été supprimées ou modifiées un peu trop vite.

Je m'interroge tout de même sur l'absence d'alternative au tram. Pour paralyser la totalité des utilisateurs des transports en commun de Nice, il suffit de bloquer le tram et tout le système s'effondre. Une manifestation, un accident, un sabotage, une grève et plus personne ne peut se rendre à son boulot ou son école.

Élections municipales obligent, les anciennes lignes de bus ont déjà été transformées en jardinière, avant même que le nouveau réseau de transport en commun soit complètement stabilisé.

Redondance

En fait, il me semble que les principaux enseignements de ces 2 anecdotes sont la gestion de la redondance et de la surcapacité. Pour qu'une installation soit fiable, elle doit être surdimensionnée pour proposer des redondances et des alternatives afin d'éviter les effets d'engorgement en cas d'altération d'une partie du système.

Par exemple, le site de pôle-emplois aurait du conserver les 2 systèmes d'authentification en parallèle beaucoup plus longtemps. Cela a un coût certain en terme d'infrastructure mais surtout au niveau du code qui doit accepter plusieurs version en même temps.

Pour le réseau de transport niçois, je me demande, si cela avait été possible, s'il n'aurait pas été intéressant de laisser cohabiter les anciens et nouveau système quelque temps, afin d'identifier les chemins préférentiels qu'empruntent les habitants. Je sais que c'est un peu utopique, mais c'est un moyen de proposer, par l'usage, aux utilisateurs de voter pour la meilleur solution de transport.

Dans les 2 cas c'est le coût qui empêche la mise en place de système en parallèle et redondants. Mais si on se place du point de vue des utilisateurs, quel est le coût ?

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vendredi 15 février 2019

Grand Débat: une contribution sur la démocratie

Le système électoral actuel conduit à favoriser le vainqueur lorsque l'on vote blanc ou que l'on s'abstient. En 2007 j'écrivais déjà sur le vote blanc que je soutiens et qui, s'il est comptabilisé dans le décompte des suffrages exprimés, a pour conséquence de réduire le pourcentage du vainqueur (en fait de tout le monde), ce qui permet d'être un vrai vote de rejet de l'offre politique.

Autre intérêt du vote blanc, en réduisant les écarts entre les listes candidates, dans un scrutin de liste cela conduirait à changer les rapports de nombres de sièges obtenus entre les listes, sans cependant remettre en cause le vainqueur.

Ma proposition est donc la suivante:

  • Reconnaissance du vote blanc comme suffrage exprimé dans tous les scrutins de liste.

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jeudi 14 février 2019

Grand Débat: une contribution sur l'emploi

Il y a quelques temps j'ai écris sur la valeur travail et changer les équilibres du droit du travail. De ces réflexions je tire une contribution pour le grand débat, même si ce sujet n'est pas forcément celui placé au cœur du grand débat.

Ce qui pourri la vie d'un salarié c'est la précarité, qui ne permet pas de se loger ou de souscrire un crédit. Cette précarité doit être financièrement assumée par l'employeur et non le salarié qui assume ces moments de sa vie professionnelle et qui sont subis pour la très grande majorité, au seul bénéfice de l'employeur.

Je formule les propositions suivantes:

  • Un contrat de travail unique, le CDI avec une période de précarité négociée à l'embauche qui peut aller de quelques jours à une année voir même plus.
  • Cette période de précarité doit être financièrement assumée par l'employeur qui devrait payer beaucoup plus chère le salarié précaire, de l'ordre de 30% minimum.
  • L'employeur peut mettre un terme quand il veut à cette période de précarité pour faire des économies.
  • Pour les saisonniers, si l'emploi est reconduit tous les ans, il n'est pas considéré comme précaire (prévoir une sorte de cagnotte de garantie pour éviter les détournements).

La concurrence entre entreprise pourrait alors porter aussi sur les conditions de recrutement, qui auraient un impact sur leur rentabilité et leur tarifs.

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vendredi 8 février 2019

Grand Débat: une contribution sur l'enseignement

Avant de vous présenter ma proposition, je voudrais la mettre en peu en contexte. Il y a 3 ans, mon fils a émis le souhait de partir au Royaume Unis ou en Irlande, les murs de sa chambre lui semblant trop étroits (il a changé d'avis depuis d'un point de vue géométrique). Il est donc partis par le biais d'une association, faire une année scolaire à Portsmouth, hébergé dans une famille d'accueil.

Tous les parents peuvent imaginer le bienfait que cela peut apporter à un ado d'aller voir ailleurs comment ça fonctionne, tant familialement que scolairement, mais là n'est pas mon propos. A son retour, nous avons découvert toute la complexité administrative pour le réinscrire dans son lycée car il avait été sortit des effectifs. Lors du remplissage de son cheminement scolaire dans Parcourt-Sup, bien sûr ce n'était pas franchement prévu: son année scolaire en Angleterre ne comptait pas et il il était considéré comme redoublant de sa 1ère. Autant vous dire que même avec un excellent résultat au bac, sont dossier n'a même pas été mis en liste d'attente dans les formations sélectives qu'il avait choisi.

Parallèlement, pendant que mon fils est parti, nous avons reçu chez nous une jeune allemande de l'age de ma fille durant 3 mois qui est allé au collège avec elle. Contrairement à mon fils, elle a repris sa scolarité normalement à son retour en Allemagne, avec l'aide de ses enseignants pour lui permettre de rattraper quelques matières clés. Nous avons également reçu une lycéenne Brésilienne qui a validé son année scolaire à son retour au Brésil après 9 mois en France, a passé son bac là bas et poursuit aujourd'hui ses études universitaire à Paris. Cette année, nous recevons une lycéenne allemande, qui reste avec nous toute l'année et qui au regard de ses résultats scolaires ici en France est déjà assurée de ne pas avoir à refaire son année en Allemagne.

Ma proposition est la suivante:

  • Mettre en place un système d’équivalence pour toutes les classes de la 4ème à la terminale entre pays Européens, afin de favoriser les expériences avec nos voisins.
  • Cette équivalence doit être automatique et sans conséquence scolaire pour tous les séjours de moins d'un semestre.
  • Mettre en place, soit au sein des établissements, soit via le CNED, des modules de remise à niveau pour tenir compte des légères différences d'enseignement dispensées aux élèves.
  • Pour les séjours de plus d'un semestre, mettre en place un accompagnement par un enseignant de l'établissement d'origine, qui propose les modules de mise à niveau et qui valide l'année scolaire à l'étranger.

Les coûts sont insignifiants pour l'éducation nationale car de telle mécanismes existent quasiment déjà. Le coût pour la famille est d'environ 300€/mois qui pourrait facilement être sponsorisé pour les familles à faibles revenus par des associations, entreprises ou collectivités en échanges de quelques faveurs fiscales ou budgétaires. Ce coût peut même être revu à la baisse en cas d'échange, les familles recevant un jeune lorsque le sien est parti.

Je voudrais que les français arrêtent d'avoir peur des autres. On défend d'autant mieux sa culture et son identité que quand on est allé voir celle des autres et que l'on a appris à être tolérant en étant un peu l'autre.

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vendredi 14 décembre 2018

Le nombrilisme comme revendication sociale

Le mouvement des gilets jaunes est une illustration d’une mutation profonde de la revendication et de ses formes. Nous passons d’une revendication collective, éventuellement pour un groupe, à une revendication individualisée, presque nombriliste : le moi l’a remporté sur le nous, le présent sur le futur.

Si ce processus ne date pas d’hier, les nouveaux usages auxquels donnent accès les outils que sont les réseaux sociaux permettent de regrouper des individualismes sans les fédérer, et le mouvement des gilets jaunes en est la parfaite illustration. Chacun revendique pour son intérêt propre comme le démontre la liste au père Noël de leurs revendications. L’intérêt général ne fait pas partie de ces revendications, donc l’accroissement de la dette n’est pas un problème, l’entrisme des groupuscules extrémistes et complotistes n’est pas un problème, les conséquences sur l’économie et les autres citoyens n’est pas un problème, tout comme les casseurs ne semblent pas non plus être un problème. Quant on revendique pour soit même, pour sa petite personne, les conséquences sont forcément pour les autres. La déresponsabilisation est totale.

Pour les syndicats, dont l’identité est le « nous », cette évolution vers le « je » est mortifère. Faut-il qu’ils suivent cette évolution ou au contraire la combattre ?

Il me semble, mais ce n’est que mon avis, que s’ils s’engageaient dans une démarche d’individualisation de la revendication, comme pourrait leur permettre les outils numériques, les syndicats perdraient toute leur légitimité. Non pas celle des urnes qui est faible, mais celle d’être un interlocuteur, un corps intermédiaire dont la présence est justifiée par la défense de l’intérêt général.

Jamais un mouvement éruptif, disparate et ponctuel comme les gilets jaunes ne pourra se prévaloir, de défendre l’intérêt général sur le temps long et avec une vision globale.

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vendredi 7 décembre 2018

Apprenons à partager les ressources pour sauver le vivant | Gaël Giraud | TEDxTours

Gaël Giraud, lors d'un évènement TedX, s’engage pour alerter et proposer des solutions face à l’urgence de réformer profondément les systèmes destructeurs qui régissent nos sociétés.

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mercredi 5 décembre 2018

Les gilets jaunes se font manipuler, mais c'est trop tard

Je suis en colère contre tous ces incompétents, tant politiques que médiatiques, qui ont tous foncés la tête la première dans le magnifique piège des gilets jaunes. Certains médias commencent à avoir des doutes, à remettre en cause certains aspects du mouvement qui sont pour le moins problématiques, mais c'est trop tard. Le merdier est lancé, et tout le monde va devoir ramer des mois pour le calmer.

Un timing juste opportun

Tous ces gens qui ont réellement des problèmes, et pas juste ce mois-ci, mais depuis des années, comment se fait-il qu'ils se mettent à s'exprimer juste au moment du lancement de la campagne des européennes, juste au moment où les premiers résultats positifs de la politique de Macron arrivent. Quelle drôle de hasard !

Le chômage est en léger recul sur 1 an, l'attractivité économique de la France est forte hausse, l'investissement industriel créateur d'emplois est en hausse, les salaires, pas tous, mais dans pas mal de secteurs sont en hausse en raison du besoin de mains d’œuvre ou plus prosaïquement en raison de la suppression de certaines cotisations, le nombre d'heures supplémentaires est en hausse indiquant un remplissage des carnets de commandes, la France a retrouvé son attractivité touristique d'avant les attentats. Bref les indicateurs commencent, lentement, à passer au vert. Alors je ne me leurre pas, pas pour tout le monde, mais ce léger mieux est totalement passé à l'essoreuse médiatique, écrabouillé par une contestation pour une augmentation de 4ct par litre d'essence, pourtant déjà effacée depuis par la baisse des carburants (voir mon billet là dessus).

Des revendications sans queue ni tête

Comment fait-on pour qu'un mouvement de contestation ne puisse pas se calmer ? C'est très simple, il suffit d'avoir des revendications impossibles à satisfaire, voir contradictoires, afin que l'interlocuteur en face ne puisse jamais y répondre.

Aucun syndicat, même le plus extrémiste n'aurait osé faire une lettre au père Noël comme l'ont fait les gilets jaunes, car l'objectif d'un syndicat c'est d'obtenir des avancées sociales, pas le chaos. Un syndicat qui se lance dans une contestation, doit envisager dès le début une sortie, sinon il perd ses troupes en court de route et sa crédibilité. Mais le mouvement des gilets jaunes, ne cherche plus depuis longtemps à obtenir quelque chose. C'est un mouvement d'opposition à tout. Un gloubiboulga de contestations sans revendications sur lesquelles le gouvernement pourrait faire des propositions.

Intrinsèquement, le mouvement des gilets jaunes ne permet pas que le gouvernement puisse lâcher quoique ce soit. Quelque soit les actions du gouvernement, il y aura tjs un autre sujet de la lettre au père Noël qui ne sera pas satisfait.

Manipulation il y a, et cela devient visible

Au delà des affinités politiques de certains gilets jaunes médiatisés, il y a un truc qui devrait nous interpeller: pourquoi les soit disant porte-paroles des GJ reçoivent des menaces de mort s'ils rencontrent le gouvernement ? Pourquoi le mouvement est incapable de s'organiser ? C'est si compliqué de trouver des porte-paroles ?

La réponse est simple, c'est qu'il y a des gens qui ont intérêt à ce que ce mouvement dure et ne trouve aucune issue. Il faut que cela pourrisse pour tenter d’agréger d'autres colères, réelles ou fictives comme celles des lycéens ou des routiers. Il faut mettre le pays à feu et à sang, casser la reprise économique, la reprise du tourisme, affaiblir l'économie pour affaiblir Emmanuel Macron. Le but n'est clairement pas d’améliorer les fins de mois de ceux qui sont dans la merde, car n'importe qui d'un peu censé sait que si une taxe baisse d'un côté, il faut en augmenter une autre.

Des élus d'opposition pitoyables

A vouloir essayer de faire peuple en embrassant la cause des gilets jaunes, les élus d'opposition n'ont pas compris qu'ils se décrédibilisaient encore plus. Ils sont inaudibles au sein du mouvement des gilets jaunes qui rejette en bloc tous les corps intermédiaires (syndicats et partis) et ridicules auprès du reste de la population. C'est le jeu du qui perd, perd !

Les oppositions en demandant une démission du 1er ministre ou du président de la république, en plus d'être non républicains, distillent dans la tête des électeurs qu'il suffit de bloquer quelques rond-points pour remettre en cause les principes démocratiques de notre pays. Ils auront l'air fin s'ils arrivent un jour aux affaires et qu'au bout de 18 mois ont leur ressort leurs propos de 2018 !

Les média ont joués avec le feu

En donnant la parole sans aucune mise en perspective ou contradiction, en relayant tous les mots d'ordre sans se demander qui parlait, en amplifiant et légitimant les contenus des réseaux sociaux, ils ont créé un monstre sans tête ni cervelle, emplis de frustrations. La télé émotionnelle a vaincue la télé qui pense (idem pour les autres, presse ou radio). Et maintenant que les journalistes se réveillent, ils ont beau expliquer, plus personne ne les écoute.

À jouer avec les émotions, les média ont oublié que les démentis et analyses sont vues et entendues par moins de 10% de ceux qui ont juste regardé les gros titres. Ramez maintenant pour dégonfler la bête immonde des gilets jaunes démagogiques et casseurs qui n'a plus rien à voir avec les personnes dans la merde qui y étaient au commencement. Ramez maintenant pour que des dizaines de milliers de gens que vous avez aidé à chauffer à blanc de colère, reviennent sur terre et se retrouvent avec le goût amer de la frustration.

Allez-y les experts, les éditorialistes condescendants, les champions de l'infotainment. Allez leur dire à tous ces gens qui souffrent pour de vrai que vous vous êtes bien foutu de leur gueule dans votre intérêt et qu'ils n'auront que quelques centimes de plus à la fin du mois, car dans la vraie vie, le gouvernement n'a pas de marge de manœuvre. Allez-y, assumez d'avoir fait miroiter de faux espoirs juste pour faire du buzz et l'audimat. Allez-y...

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mardi 4 décembre 2018

Mobilité: 82% des stations du métro de Barcelone sont accessibles aux personnes handicapées. À Paris, une seule ligne de métro

Entre les ascenseurs en panne, les gens qui n'en ont rien à faire, les rampes encombrées, les places de stationnement réservées occupées, les portes trop difficiles à ouvrir, les tourniqués trop étroits, les trottoirs sans bateau pour en descendre... il est extrêmement difficile de se déplacer pour les personnes à mobilité réduite.

La mobilité réduite ne concerne pas que des handicapés en fauteuil, il y a aussi les personnes âgées ou blessées, les parents avec des poussettes ou enfants en bas âge, les touristes avec leurs valises. L'accessibilité concerne tout le monde, pas forcément les autres.

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mercredi 28 novembre 2018

Transition écologique

La transition écologique, un projet de société, affaire de tous, pas que des écolos...

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mardi 20 novembre 2018

Fichage génétique: attention boulette législative en approche

Voici un fil (thread) twitter que je reproduit ici qui explique la problématique du fichage ADN et du risque à légiférer sur un tel sujet sans prendre le temps d'aller plus loin que de vouloir bien faire.

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mardi 23 octobre 2018

Si dieu revenait

Il est de notoriété publique que Dieu s'est barré, mais imaginons un instant qu'il revienne...

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mardi 9 octobre 2018

Accessibilité: voilà, il y a tout dans cette vidéo :-(

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mercredi 25 juillet 2018

Le sex est bon pour la santé

Une petite vidéo d'une conférence TedX qui dit en substance que le sexe est bon pour la santé, tant morale que physique, et que les femmes y ont droit et ont les même besoins que les mecs.

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dimanche 8 avril 2018

Le pact faustien des RH qui les éloignent des salariés et de leur mission première

Très intéressante interview d'un ex responsable des RH dans de grands groupes qui parle des services des ressources humaine qui ont signés un pacte faustien avec la direction et qui creusent un fossé entre elles et les salariés alors qu'il y a un besoin grandissant d'accompagnement des salariés.

La vidéo fait 14min mais vaut le coût d'être vue en entier.

Source: http://courriercadres.com/cadres-tv...

Une autre interview de l'auteur du livre "DRH, la machine à broyer" : https://www.youtube.com/watch?v=g6z...

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mardi 13 mars 2018

Des réformes à la con

J'ai soutenu et je soutien encore à fond Macron, son gouvernement et son action, MAIS, il y a une réforme qu'il porte que je classe dans les réformes à la con que je souhaite de tout cœur ne jamais voir aboutir: le renouveau du service militaire obligatoire.

De mon temps...

Je fais partie de cette génération qui a subit comme une punition le service militaire. Intérêt nul, utilité pour la nation nulle, perte de temps avérée, enrichissement personnel proche de néant[1], vie de famille proche de la rupture... bref un chapelet de perles de mauvais souvenirs et d'effets néfastes et rien en face de positif pour compenser.

Je n'aime pas les choses liées aux armes et j'aurais sans doute pu être un objecteur de conscience si j'en avait eut le courage. Donc la professionnalisation de nos armées est LA décision de Chirac la plus importante de ses 2 mandats. Il faut des militaires, il faut qu'ils soient formés et qu'ils aient les moyens des missions qui leur sont confiées, mais laisser faire ce job à ceux qui sont volontaires et foutez la paix aux autres. La conscription est une notion obsolète, totalement désuète dans notre monde hyper technologique. Imagine-t-on un instant un appelé gérer des drones, utiliser des armes à plusieurs millier d'Euro la munition, et aller se faire tuer sous la contrainte pour une solde de misère ?

La conscription, un concept obsolète

La conscription a disparu de presque tous les pays européens sauf ceux qui ont un voisin hostile comme les pays scandinaves et baltes à cause de la Russie et la Grèce avec la Turquie. Voir l'excellente infographie réalisé par Le Figaro:

Sérieusement, qui a foutu une idée pareille dans le programme de Macron ?

Note

[1] Si j'ai appris à faire semblant de travailler.

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