mercredi 12 juin 2024

Les IA inventent des citations fausses d’auteurs réels

Dès l’émergence de ChatGPT, il est apparu qu’une IA conversationnelle pouvait inventer du contenu, ce qui est un peu ce que l’on attend d’elle, mais aussi des références. Un avocat qui avait demandé à ChatGPT de lui produire sa plaidoirie s’est retrouvé avec des références à des articles de loi tout à fait crédibles mais absolument farfelues. Il s'est fait explosé au tribunal est a gagné en notoriété grâce à ce bad buzz.

On retrouve le même problème pour les sources d’un propos, qui sont attribuées à n’importe qui. C’est l’expérience qu’à vécu Émilie M Bender, qui s’est vu attribuer des propos qu’elle n’a jamais tenus par une IA générative. Un nouveau média, Biharprabha, dont le contenu est généré non pas par des journalistes mais par une IA générative, a mis en ligne un article prêtant des propos faux à Émilie M Bender. Celle-ci se retrouve donc cité comme auteur de propos qui entache sa crédibilité de scientifique, totalement à son insu. Ce n’est que par ce qu’elle fait une veille des articles la citant qu’elle l’a découvert.

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

dimanche 10 mars 2024

Des hashtags dans les titres

J'ai commencé dernièrement à mettre le hashtag #kdrama dans les billets où j'en cause. Je vous explique pourquoi.

J'ai mis en place un système qui publie automatiquement sur Mastodon, les billets que je publie ici sur ce blog. Un pouet et un billet diffèrent dans la longueur, mais aussi dans le fait qu'un billet possède un titre et pas un pouet. L'outil qui fait le lien entre mon blog et Mastodon, a donc choisi de publier un lien vers vers le billet et le titre du billet comme contenu du pouet. C'est tout à fait logique, mais du coup, si je veux qu'un pouet comporte un hashtag, il faut le mettre dans le titre.

Pour l'instant je ne le fait qu'avec le sujet des kdrama, mais il n'est pas à exclure que je généralise la chose.

A noter que les hashtag sont des caractère réserver dans les URL donc les liens vers les billets n'en ont pas.

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

mercredi 4 octobre 2023

Utilisez Firefox

Dans l'image ci-dessous on voit de petites estafettes de la fondation Mozilla garées devant un Apple Store à Berlin et offrant du café aux passants avec les messages suivant dessus:

  • Safari est un très bon navigateur pour télécharger Firefox
  • Toutes les routes ne mènent pas à Chrome
Utilisez Firefox

Source

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

dimanche 10 septembre 2023

Le foutage de gueule des solutions d'AI qui se prétendent Open Source

Généré par DALL·E le 2023-04-04 - many minds connected with a luminous networkCe pouet renvoi vers un tableau des solutions d'AI se prétendant "Open source". On y découvre que c'est bien sûr une vaste fumisterie pour la grande majorité et tout particulièrement ChatGPT.

Le principe d'un logiciel Open Source, c'est que l'on puisse en analyser le code et le reconstruire chez soit en disposant de son code et de la documentation nécessaire. Cette ouverture du code pose un problème pour bon nombre d'entreprises, selon comment elles bâtissent leur modèle économique. Même si code ouvert ne veut pas dire gratuité, cela veut dire transparence puisque tout le monde a accès à la technologie et aux algorithmes. Pour que cela fonctionne en entreprise, il faut que le business de l'entreprise soit le service autour du logiciel et non le logiciel lui même. Il faut aussi être suffisamment compétitif pour que les concurrents n'aient pas d'avantage à consulter votre code et accepter que les clients soient "libre" d'aller voir ailleurs. Bref ce n'est pas donné à toutes les entreprises.

Or les solutions d'Intelligence Artificielle sont en plein essor, dans un marché hyper concurrentiel et juteux. Personne n'est prêt donner à la concurrence l'accès aux sources de son produit. Et ceci d'autant plus que dans le domaine de l'AI, le logiciel ne fait qu'une toute petite partie. Le gros du job, c'est la construction des sets d'apprentissage, de la configuration de l'apprentissage et des mesures de correction de cet apprentissage.

Donc admettons, le business de l'AI n'est prêt pour l'open source, il est encore trop concurrentiel. Soit. Mais alors, pourquoi tous les produits qui sortent se prétendent open source ?

A mon avis, j'imagine les raisons suivantes:

  • L'AI vient du monde universitaire qui est perméable aux concepts d'open source et de réciprocité qu'il induit. La recherche est un domaine de connaissance incrémentale qui ne peut fonctionner que si les résultats sont (1) publiés (2) reproductibles. Pour attirer les talents, bosser avec les labos, les entreprises qui travaillent dans le secteur de l'AI doivent séduire les chercheurs et à minima les brosser dans le sens du poil.
  • Les logiciels propriétaires, et pire encore les plateformes de service qui enferment les données des entreprises pour en faire des clients captifs, commencent à avoir mauvaise presse. Je ne serais pas surpris que commercialement parlant le logiciel ouvert commence à être porteur auprès des clients finaux.
  • Même lorsqu'un logiciel est à code ouvert, cela ne veut pas dire que n'importe qui peut en copier le code source et s'en resservir. Code ouvert, ne veut pas dire code libre, et il peut y avoir des copyright, des brevets ou toute solution pour rendre le code inutilisable par un concurrent. Se faisant, c'est aussi un moyen d'empêcher les concurrents d'utiliser certains algorithmes. Comme le brevet qui publie une solution technologique pour la protéger, le code ouvert non libre est un moyen de montrer le code tout en empêchant les concurrents de s'en servir, et donc de marquer le territoire dans une course concurrentielle.

Ce ne sont que des hypothèses, je n'ai pas fait de recherche sur le sujet, mais cela me semble assez probable.

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

samedi 5 août 2023

Twitter c'est fini sur ce blog

Casser l'accès à nos données

Depuis le printemps, avant même qu'Elon décide d'en changer le nom, mes derniers tweets ne s'affichaient plus dans la colonne de droite. Comme je n'avais pas le temps de regarder, j'avais laissé le truc en vrac qui ne bloquait pas le fonctionnement du blog. Et puis dernièrement j'ai mis à jour mon blog et au passage eut pleins de problèmes avec les différents plugins qui ajoutent des fonctionnalités à ce blog. J'ai crus que le plugins qui affiche les flux RSS en provenance de Twitter était cassé. Que néni, c'est Twitter qui a tout cassé.

J'avais trouvé un chouette projet libre, tweetledee, qui permettait de récupérer les flux Twitter et qui en faisait des flux RSS (syndication ou liste des publication avec lien, image et résumer) ou json (pour programmer avec). Installé sur mon site, il me permettait soit de récupérer mes 10 derniers tweet pour les afficher sur le blog, soit les 100 dernier pour en faire des archives que je vous affichait de temps en temps.

Sauf que Elon a décidé que plus personne ne devait pouvoir récupérer les flux Twitter sans être enregistré et accessoirement payer à partir d'un certain volume. Tweetledee ne pouvait plus fonctionner et sur le site les auteur ont simplement annoncés que le projet était mort. Les données que je publie sur Twitter ne sont donc plus accessible si je veux en faire quoique ce soit, même les miennes.

Mastodon, redonner le pouvoir aux utilisateurs

J'ai commencé à partir à la découverte de Mastodon depuis quelques mois. Rien à redire en terme de fonctionnement, c'est très similaire, avec la liberté en plus et les pubs en moins. Par contre, beaucoup des gens que je lis sur Twitter n'ont pas encore fait le pas, et ils et elles me manquent sur Mastodon. Donc je publie très peu et suis plutôt spectateur contrairement à Twitter, mais je pense que les choses vont évoluer.

Du coup, l'encart en haut à droite de ce blog, affiche mes dernier pouets et non plus tweets. Quand j'aurais fini de réparer mon blog suite à la mise à jour, j'améliorerais tout ça.

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

mardi 4 avril 2023

Un podcast sur la parole à l'ère des réseaux sociaux à absolument écouter

Grand bien vous fasse !Je suis tombé un peu par hasard sur cette émission, que je n'écoute que de temps en temps, même si en général je l'apprécie. La brochette d'invités de cet épisode est juste exceptionnelle et la bienveillance de l'animateur Ali Rebeihi permet d'aborder ce sujet très violent:

Quand la parole devient une arme de destruction

J'ai adoré en fin d'émission le fait de souligner que la forme de communication utilisée par les réseaux sociaux ressemblait à de l'écrit mais s'apparentait plus à de l'oral, grâce, entre autre, aux émoticons et au principe des likes et du repartage, ce qui incite à l’immédiateté et à l'utilisation du registre de l'émotion. Le format ne permet donc pas la prise de recule et le temps long que permet normalement l'écrit.


Comme je fait de temps en temps, lorsque je tombe sur des vidéos, sons ou textes que je crains de voir disparaître alors qu'ils méritent à mon sens de perdurer, j'en fait une copie locale, mais préférez toujours l'original.

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

jeudi 30 mars 2023

Mes derniers tweets et retweets

Ça fait un moment que je n'ai pas archivé sur ce blog mes tweets. La moulinette que je m'étais créé est sympa, mais elle inclue les média de Twitter ce qui permet à cette plateforme de faire du tracking. J'ai donc viré tous les média, c'est pourquoi vous avez un petit logo Twitter gris à la place. C'est moins joli, mais vous n'êtes plus pisté.

Les messages sont par ordre antéchronologique. Pour retrouver un tweet dans son contexte, cliquez sur l'image ou le lien Twitt.

Lire la suite...

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

mardi 13 septembre 2022

La Russie, ce fauteur de trouble

Non content de déverser des milliers de trolls sur les réseaux sociaux, de saper la confiance des citoyens européens dans leurs institutions démocratiques, de financer les partis extrémistes, de faire la guerre à ses voisin, on apprend dans cet article que la Russie est aussi une plaque tournante de l'arnaque numérique.

74 % des fonds volés par des ransomwares sont allés à des portefeuilles affiliées à la Russie

C'est un voisin comme on aime...

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

samedi 27 août 2022

Censurer la Russie car elle fait la guerre

Le risque de demander à des opérateurs techniques de prendre position dans un conflit éminemment politique c'est qu'une fois qu'ils l'ont fait une fois, qu'est ce qui empêche qu'ils le fassent dans d'autres contextes politiques (dictature, religion, opinion...) ?

Ouest-France @OuestFrance
Conflit en Ukraine. Facebook, YouTube, Twitter… Les géants de la tech priés de prendre position https://zpr.io/PEGyLKjHUNna

Tweet original

C'est le problème des bonnes intentions. Aujourd'hui on veut censurer un vilain. Mais une fois que l'on commence, qui s'arroge le droit de dire qui est un vilain ?

Même problème que la neutralité du Net

C'est tout le principe de la neutralité du Net: internet est supposé être agnostique en matière de contenu. Que vous transportiez des email, du texte, des images ou de la vidéo, le protocole d'internet (TCP/IP) se fiche du contenu et met tout le monde à égalité. Quand on met en place une hiérarchisation des contenus sur un réseau, cela veut dire que l'on met en place les outils capable d'identifier les contenus pour pouvoir les hiérarchiser, donc certains contenu deviennent prioritaires sur d'autres. Une fois l'outil en place, il peut facilement être étendu et détourné pour filtrer les contenus.

Aujourd'hui c'est pour lutter contre la désinformation. Mais il n'y a rien qui ressemble plus à de la désinformation qu'une information légitime. Au delà de la difficulté de les différencier, une fois que l'on en est capable, on peut donc censurer n'importe quel contenu. C'est une boite de Pandore qu'il ne faut pas ouvrir.

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

lundi 24 janvier 2022

Message de service sur le tracking et les inclusions de média

J'ai supprimé il y a quelques temps les outils de tracking gratuits de Google qui me permettaient d'avoir des indicateurs sur les visiteurs de mon blog. C'est pourquoi, lorsque vous arrivez sur mon blog, vous n'avez pas une de ces ennuyeuse bannière vous demandant d'accepter d'être surveillé et d'enregistrer des cookies dans votre navigateur.

Sauf que de temps en temps j'insère dans mes billets des vidéos ou des tweets. Ce faisant, je permet aux plateformes qui hébergent ces vidéo de déposer des trackers dans votre navigateur, sans vous demander votre avis. Leur logique est la suivante:

  1. Mon blog est supposé vous avoir demandé l'autorisation de vous espionner.
  2. Donc puisque vous auriez donné l'autorisation à mon blog, par extension vous la donnez à ces plateformes.
  3. Donc ils ne vous demandent plus votre avis.
  4. Et moi je suis dans l’illégalité, puisque je ne vous ai pas affiché l'immonde bannière disant que vous allez être espionné.

Et merde ! J'ai beau enlever les outils de tracking de mon blog, je suis coincé, et je permet aux plateformes de vous surveiller, même si je ne veux pas.

Donc depuis quelques temps, je n'insère plus de vidéos qui ne sont pas hébergées sur mon blog. Pour celle que je ne peux pas héberger, vous n'avez qu'un lien vers la plateforme. Je recopie le texte des tweets et n'insère plus les tweets eux même. Honnêtement c'est moins joli et moins pratique, mais petit à petit, je vais réduire les système de tracking qui parasitent mon blog.

En attendant, je suis en infraction pour les billets passés, mais tant pis, j'espère que vous serez indulgents, car je ne prévois pas de revenir sur les centaines de billets de ce blog (à la louche pas loin de 1500, dont peut être 20% avec des média externes inclus).

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

samedi 17 juillet 2021

Un peu de zik

Pour un usage perso, j'ai modifié il y a quelques temps le thème Carnet pour habiller un autre blog Dotclear, et en cherchant ce que sont devenus les auteurs de cet habillage, je suis tombé sur la page d’accueil de l'association "Gironde Logiciel Libre" qui propose une petite radio sans publicité:

https://www.giroll.org/

Il y a des trucs supers ou improbables. En tout cas c'est sympa.

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

mercredi 25 décembre 2019

Le déterminisme algorithmique

Un tweet de Séverine Erhel (@Sev_Erhel), professeur psychologie et ergonomie cognitive à l'Université de Rennes 2

Rien de nouveau sur l’éthique mais j’apprends quand même que « 70% des vues sur YouTube sont le résultat de recommandations de son intelligence artificielle », ça questionne sévèrement l’autodétermination des individus sur ce type de plateformes

Citant le le Tweet de Usbek & Rica (@USBEKetRICA)

Le chercheur et Youtubeur de @le_science4all Lê Nguyên Hoang propose des pistes pour faire émerger des IA plus éthiques. Un défi très complexe, mais « l’un des plus excitants à accomplir » « L’attention est devenue le nouveau pétrole » https://usbeketrica.com/article/cer...

Sur ce blog, je m'en prend souvent à Facebook comme modèle caricatural pour illustrer la dangerosité des algorithmes utilisés par les réseaux sociaux. Mais Facebook n'est bien entendu pas le seul. En fait, dès qu'il y a une suggestion de contenu faite par un outil, il y a un algorithme derrière, plus ou moins évolué, qui vise un objectif mercantile.

Cela peut être simplement un produit similaire ou complémentaire dans une boutique en ligne. Dans ce cas l'algorithme est extrêmement rudimentaire et comme l'on est dans un processus d'achat, nous avons toujours notre libre arbitre. Cela reste de la publicité ciblée mais au même titre que les promotions. Le commerçant fait son job de commerçant et il n'y a pas d'entourloupe.

Là où il y a problème, c'est lorsqu'il y a altération de notre capacité d'autodétermination. Et c'est ce que font les algorithmes des réseaux sociaux, ou comme cité ici de Youtube, filiale de Google. La personnalisation du contenu est extrêmement dangereuse, car elle encourage et cristallise la démarche communautariste. Une fois le profile créé et donc les contenus correspondants à ce profil mis en avant systématiquement, comment sort-on de cette bulle informationnelle ou de divertissement ? L'internaute profilé, se voit proposer ce que l'algorithme calcule comme étant supposé lui correspondre, l'intéresser ou le faire réagir.

Cette approche correspond au modèle sociale américain, qui est une agglomération de communautés qui vivent en parallèle: les gens font d'abord partie d'un groupe social avant de faire nation. Ce modèle, qui plaît à certains n'est pas le modèle français qui est basé sur l'assimilation, faire en sorte que tous les individus soient français avant d'être autre chose. J'espère me tromper, mais il me semble que l'apposition du modèle américain sur le modèle français est en train de mettre à mal ce dernier, et les réseaux sociaux, dans leur forme actuelle avec des algorithmes qui renforcent la communautarisation, en sont de puissants destructeurs.

L'utilisation des intelligences artificielles pour améliorer encore plus la construction de ces bulles informationnelle est clairement une mauvaise nouvelle pour notre identité et cohésion nationale.

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

samedi 7 décembre 2019

Des trolls synthétiques

On entend beaucoup parler d'intelligence artificiel dans le monde du numérique depuis quelques années. C'est un sujet qui m'agace beaucoup, car le marketing s'est emparé d'un concept et l'a simplifié à outrance. Maintenant on ne sais plus de quoi on parle.

Machine learning

L'essentiel des sujets sur l'IA ne traite pas d’intelligence mais de ''machine learning"", c'est à dire des processus d'apprentissage transposés à un ordinateur qui vont lui permettre d’acquérir des capacités de choix plus performantes basées sur l'apprentissage et non l'analyse. En gros, on donne à la machine des milliers de problèmes avec leur solution à analyser. La machine, si les algorithmes sont bien écrits, peut ensuite, quand on lui présente un problème, trouver beaucoup plus rapidement la réponse. Il n'y a aucune capacité déductive, c'est un mécanisme statistique.

Dernièrement, cette approche a été utilisée en médecine. Cela permet d'obtenir extrêmement rapidement et automatiquement, une lecture des scanners des patients pour détecter d'éventuels cancers. Grâce à l'apprentissage, la machine aboutie à un taux de réussite équivalent à une équipe de médecins spécialisés.

La médecine est un secteur qui produit beaucoup de données complexes, mais qui ont un énorme avantage, c'est qu'elles sont validées et complétées par une expertise humaine. On a donc des millions de données médicales, interprétées par des médecins, et dont on connaît les suites médicales. Ces données sont en plus extrêmement reproductibles. Une mine de données pour former des algorithmes prédictifs.

Et avec quoi entraîne-t-on les machines à apprendre ?

Dès que l'on dispose d'une grande quantité de données, il est possible de les donner à manger à une machine, et donc de produire des analyses ou des prédictions sur des échantillons de données beaucoup plus réduits. C'est ce que font nos très, très chers GAFAM. Toutes les données que nous partageons avec eux sont digérées en permanence par des milliers de machines dont la seule mission consiste à essayer de prédire les comportements individuels.

Ces géants du net font du machine learning depuis longtemps, c'est comme ça qu'il valorisent les données que nous leur donnons.

De plus en plus simple

Avec la puissance de nos ordinateurs ou smartphones actuels, il est possible de démocratiser le machine learning et de le faire arriver sur nos terminaux individuels. Et bien sûr, si le code devient "portable" alors on peut l'utiliser pour des usages tout autres, comme par exemple créer des armées de trolls qui pourraient être codé pour se comporter comme n'importe quel individu, au choix un faux consommateur pour gruger des entreprises, un faux militant pour propager des opinions ou en combattre d'autres, un faux citoyen pour manipuler des groupes... Bref une fausse personne qui va consommer de l'énergie et faire perdre du temps aux vraies pour épuiser un adversaire économique ou politique.

Nous entrons dans l'ère des trolls de synthèse, encore détectables, mais plus pour longtemps. Nous vivons une époque formidable...

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

mercredi 9 octobre 2019

Mes derniers tweets et retweets

Depuis quelques jours je me remet à écrire, donc bientôt le blog va sortir de sa léthargie, promis. En attendant, ça se passe sur twitter. Les tweets sont classées par ordre antéchronologiques. Si vous voulez aller sur le tweet, cliquez sur le lien ''Twitt'.

Notez que si vous avez activé le respect de la vie privée dans votre navigateur, il est normal que vous ne voyez pas les images, car twitter les utilise pour du tracking.

Lire la suite...

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

lundi 27 mai 2019

Mes derniers tweets et retweets

Mes derniers tweets depuis 1 mois, notamment durant cette triste campagne européenne où les sujets de fonds ont si souvent été éclipsés par des niaiseries. J'ai essayé, un peu, de rester sur des sujets intéressants.

Lire la suite...

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

mardi 30 avril 2019

Facebook a inventé un outil qui a déjà commencé à détruire les démocraties

Quand je parle du danger des réseaux sociaux, j'ai du mal à argumenter car pour expliquer les fonctionnements de ces derniers, on fait souvent référence à des notions qui ne sont pas accessibles à monsieur et madame tout le monde. Rapidement je me retrouve à faire un cours magistral et on m'écoute poliment, avec mon vocabulaire de geek, en me donnant le bénéfice du doute, car je ne suis normalement pas connu pour être barge ou parano. Mais j'ai l'impression de ne pas être compris.

Et puis je suis tombé sur le récit de Carole Cadwalladr. C'est limpide, c'est flippant, c'est terrifiant même quand on est un démocrate. Le voici avec la possibilité d'activer les sous-titre (en anglais seulement pour le moment). Je vais tacher de vous en faire une traduction approximative de l'essentiel, car le sujet est très loin d'être anecdotique ou réservé aux geeks. Tous les citoyens doivent en prendre conscience.

Juste après le le vote du Brexit, Carole Cadwalladr s'est rendu dans sa ville natale Ebbw Vale qui est une ville qui a été sinistrée par la fermeture des mines et de l'industrie de l'acier. Elle voulait savoir pourquoi cette région avait voté à 62% pour quitter l'Union Européenne alors que de partout on trouve de massifs investissements de l'UE pour des collèges, des infrastructures sportives ou les routes.

Des gens lui ont dit qu'ils avaient voté pour le "leave" car l'UE ne faisait rien pour eux, qu'ils voulaient reprendre le contrôle et qu'il n'en pouvaient plus de l'immigration et des réfugiés (dans la région la moins touchée par l’immigration de Grande Bretagne). D'où ces gens tenaient-ils ces slogans de la presse de droite qu'ils répétaient, dans une ville ouvrière de gauche ?

Une lectrice lui indiqua qu'elle avait vu tous "ces trucs effrayants" au sujet d’immigrants turcs sur Facebook durant la campagne. Comme il n'y a aucune archive des publicités que diffuse Facebook, il est impossible de savoir ce qui a été montré et à qui. Impossible de savoir l'effet ni même de savoir qui a financé ces publicités et pour quel montant. Le référendum a été influencé dans la plus grande opacité. Le parlement anglais à demandé à Facebook ces données qu'il possède, mais il a toujours refusé car il y a de nombreuse infractions qui ont été commises via Facebook. En effet, les règles électorales limitent le montant des dépenses. Cette élection s'est presque exclusivement faite sur internet et cette règle n'est plus respectée à cause des boites noires que sont Facebook, Google ou Youtube. On ne connaît pas l’étendue, mais on sait que les derniers jours du vote, près de 750 000 livres ont été dépensés illégalement par le camp du "leave", vraisemblablement pour diffuser des publicités mensongères sur la Turquie rejoignant l'UE. Ces publicités n'ont pas été vu par la majorité, car le camps du "Leave" a ciblé des électeurs qui pouvaient être convaincus. C'est la plus grosse fraude électorale qui ait eu lieu en GB depuis 100 ans. Si on les découvre aujourd'hui, c'est parce que le parlement britannique a forcé Facebook à les lui fournir.

regardez dans la vidéo les exemples de publicités mensongères qui ont été diffusées durant la campagne

Il y a une autre infraction à la loi avec ce groupe d'homme autour de Donald Trump et Nigel Farage, en cours d'investigation car Aron Bank a financé la campagne du "Leave" mais impossible de savoir d'où provient son argent ni même s'il est britannique. Le brexit était l'expérimentation (la boite de pétri) utilisé pour l'élection de Donald Trump. Ce sont les mêmes personnes, les même entreprises, les même données, les mêmes techniques, le même usage de la peur et de la haine.

La haine et la peur sont diffusées dans le monde entier (en France, au Brésil, en Birmanie, en Nouvelle Zélande...) via des plateforme technologiques dont on ne voit qu'une toute petite fraction de l'activité. Carole Cadwalladr a découvert ces réseaux sous-terrain en investiguant sur les relations entre Trump et Farage au travers de la société Cambridge Analytica. Un ex-employé lui a expliqué comment cette entreprise qui travaillait pour Trump et le Brexit, constituait des profils politiques des gens pour identifier leurs peurs et mieux les cibler sur Facebook via des publicités. Ceci a été fait en collectant illégalement les profils de 87 million de d'internautes via Facebook. Cette investigation a pris près d'un an, sous la menace permanente du propriétaire de cette entreprise, le milliardaire Robert Mercer, qui est aussi un des financeur de la campagne de Trump. Au moment de publier l'enquête, en plus de Cambridge Analytica, Facebook a également menacer de poursuivre en justice si elle sortait. Mais elle a été publiée.

Carole Cadwalladr interpelle les dirigeants ou fondateurs de Facebook (Mark Zuckerberg), Google/Youtube (Larry Page, Sergey Brin), Twitter (Jack Dorsey) ainsi que leurs salariés et investisseurs. Il y a 100 ans, on utilisait un canari dans les mines pour détecter le monoxyde de carbone, gaz toxique mais inodore. Aujourd'hui, la Grande Bretagne (et le brexit) sont le canari de cette énorme expérimentation technologique que nous sommes en train de vivre. La grande Bretagne subit ce qui arrive à une démocratie occidentale lorsque des siècles de lois électorales sont mises à mal par la technologie. Notre démocratie est cassée, les lois électorales ne sont plus adaptées comme le rapporte un rapport du parlement.

Ces technologies extraordinaires sont une scène de crime dont leur créateurs ont les preuves. Inutile qu'ils disent qu'ils feront mieux dans le future. Si l'on veut avoir le moindre espoir que cela se reproduise, il est nécessaire de connaître la vérité. Si vous pensez que ce ne sont que quelques publicités et que les gens sont assez intelligents, n'en croyez rien car le vote du Brexit montre que nos démocraties sont cassées, car ce n'est pas de la démocratie de diffuser des mensonges dans l'ombre, payé par de l'argent dont on ne connaît pas la source. C'est de la subversion et Facebook, Google, Twitter... en sont les accessoires.

Le parlement de GB a été le premier à essayer de leur demander des compte et a échoué, car ils sont au delà des lois GB et de 9 parlements devant lesquels Mark Zuckerberg a refusé de se présenter et de répondre. La question est beaucoup plus importante que le brexit, l'élection de Trump, la victoire de la gauche ou la droite. Est-on encore capable d'avoir une élection sincère ? En l'état non.

Carole Cadwalladr demande à ces dirigeants si c'est ça qu'il veulent que l'histoire retienne d'eux : les assistants de la propagation de l'autoritarisme tout autour du monde ? Car la même technologie qui connecte les gens est en train de les éparpiller. La question posée à tous, est-ce que nous voulons les laisser faire pendant que nous jouons avec nos téléphone alors que les ténèbres nous recouvrent ?

Cette histoire est un combat pour les droits, et ce n'est pas un exercice, c'est un moment crucial. La démocratie n'est pas garantie et ce n'est pas inévitable. Nous devons nous battre et gagner. Nous ne pouvons pas laisser ces entreprises technologiques avoir ce pouvoir sans contrôle. C'est à nous de reprendre le contrôle.

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

mardi 23 avril 2019

Mes derniers tweets et retweets

Quelques jours de vacances et je me laisse à nouveau tenté par Twitter. C'est une vraie drogue ce truc !

Au milieu de la radicalisation de chacun et du flot constant des messages à la mode ou de ceux des militants, c'est un peu difficile de faire émerger de l'information intéressante. J’essaie et trouve toujours en cherchant quelques messages passionnants.

Comme chaque fois, les messages sont classés par ordre antéchronologique. Pour aller sur le message d'origine, il suffit de cliquer sur le lien "Twitt" sur la gauche.

Lire la suite...

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

- page 1 de 10