Il y a quelques jours, j'ai découvert un intéressant fil sur twitter concernant un reportage de l'émission Cash Investigation, « Produits chimiques, nos enfants en danger » diffusé sur France 2 le mardi 2 février 2016.

Je lis le fil et découvre une réaction un peu stupide d'une personne que j'apprécie par ailleurs, Christophe Grébert. Ci-dessous sa réaction et mon commentaire

Extrait du fil twitter

Et voici la suite. Aujourd'hui pour le lire je suis obligé d'utiliser un autre compte, juste parce que je lui ai fait un commentaire...

J'ai côtoyé @grebert il y a 14 ans, à l'époque des blogs et au sein d'un mouvement politique avec lequel il a eut longtemps des affinités, et je le lis et échange avec lui depuis cette époque. Il m'a bloqué aujourd'hui car je lui ai fait remarqué qu'il disait une connerie.

Quand je vous disais que les réseaux sociaux conduisent à une radicalisation de tout le monde, en voilà une triste illustration.

Lire la suite des commentaires de l'échange qui a conduit à ce blocage est triste, car rapidement, ce n'est plus une critique de l'erreur faite (tout le monde fait des boulettes), mais une critique de la personne et par extension de son action puis de son engagement militant

Les tweetos sont violents, gratuitement. Toutes les personnes publiques se font agresser un jour ou l'autre sur les réseaux sociaux. Leurs réponses deviennent elles aussi de plus en plus violentes, de plus en plus radicalisées.

Quand je dis que les gens se radicalisent, je veux dire qu'ils s'enferment dans leurs certitudes pour se protéger. Ils éteignent leur capacité à la tolérance et au dialogue, lassés par les agressions et les éructations qui remplacent la courtoisie.

Sincèrement, le déferlement de violence dans les commentaires me désespère. En quelques années, le web est devenu un dépotoire. Il faut déambuler au milieu de tonnes d’immondices pour trouver de temps en temps une jolie fleur, un sujet traité avec élégance qui interpelle les neurones et donne le sentiment d'être moins bête ou plus heureux après l'avoir lu.