Citoyens prenez le pouvoir

Politique, logiciel libre et autres digressions de Cédric Augustin - Saint Laurent du Var (Nice Côte d'Azur - France)

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mardi 20 janvier 2015

De la toxicité des réseaux sociaux

Même si je les utilise abondamment, notamment Twitter, j'ai une grande méfiance à l'endroit des réseaux sociaux numériques. En effet ils ont un pouvoir de toxicité colossal dont leurs utilisateurs n'ont pas forcément conscience.

Environ 50 contacts naturels

Un individu normalement constitué, entre sa famille, ses amis, ses collègues de boulot et ses relations dans les réseaux associatifs possède de 30 à 80 contacts que l'on va qualifier de naturels. C'est dans cette fourchette de nombre de "liens" que va se retrouver une personne qui crée un nouveau compte sur facebook. J'utilise le mot de "lien" et non d'amis. Les mots ont un sens, inutile de cautionner le détournement qu'en fait facebook.

Ceux que l'on appel les connecteurs[1], sont ceux qui ont des réseaux naturels de plus de 300 liens, sans avoir besoin de chercher à établir de nouveaux liens. Ce sont des personnalités publiques: journalistes, politiques, personnalités du showbiz, notables...

Une fausse image d'hétérogénéité

A la base, le réseau naturel est hétérogène, puisque la famille ou les collègues ne partagent éventuellement que le même milieu social. Puis entrent en jeux les suggestions du réseau et les liens établis par centre d'intérêt. Tant que les centres d'intérêt ne sont pas politiques, les liens établis restent assez hétérogènes[2].

Les choses deviennent dangereuses avec la politique. Si l'on n'y prend garde, il est facile d'étendre le réseau en établissant des liens avec des gens qui se retrouvent tous sur les mêmes idées, les mêmes coups de gueule ou de cœur, les mêmes dénonciations ou enthousiasmes. Un message est partagé et propagé au sein d'un réseau de liens où tout le monde pense pareil, se renforçant au fil des partages. Les idées ne sont plus discutées, la critiques est faible, l'adhésion est générale, la légitimité renforcé par la redondance des partages.

Au sein de ce réseau de liens pensant tous plus ou moins la même chose, les idées ne sont pas en danger de contradiction et acquièrent force de vérité.

Des "amis" ou des clones ?

Le terreau y est propice pour y semer les théories du complot, en désignant les "autres", ne faisant pas parti du réseau, comme des adversaires. Le militant qui n'y prend garde, risque donc d'établir un réseau fermé autour de lui, alors même qu'il a le sentiment d'être sur le grand internet ouvert sur le monde.

Mais il n'est pas le seul, car tout internaute qui étend activement son réseau dit social[3] au delà de son réseau naturel, va prendre les mêmes risques de n'établir des liens qu'avec ceux qui partagent des centres d'intérêt similaires, car ce sont ceux-la qui interagissent positivement avec lui. Qui va se fatiguer à échanger avec quelqu'un qui n'est pas d'accord, alors qu'il y en a tellement qui le sont ?

La fiction est bien sûr entretenue par les algorithmes des réseaux sociaux qui filtres les messages et les personnes, semblant venir de toute part et qui en fait sont des clones des "liens" déjà établis et de ce qu'ils disent déjà. La diversité est aseptisée par les algorithmes de suggestion.

Remise en cause de tout, depuis son canapé

Dans ce réseau refermé sur lui même, une culture sans contre point se construit, simpliste et aguicheuse. Pour les jeunes ado déjà en opposition avec leurs parents, le réseau fermé est une féroce contre culture de celle dispensée par l'école, l'autre autorité contre laquelle ils s'opposent naturellement. C'est un parfait "prêt à penser" pour se sentir révolutionnaire, sans se fatiguer, sans avoir à faire la révolution intellectuelle que suppose l'adolescence.

Le rejet de toutes les références, autorités, valeurs y est aisé. Il suffit d'un simple clic pour en être. A l'âge où les ados croient se rebeller et ne sont en fait que des moutons qui vont tous dans le même sens, en même temps, les réseaux sociaux en font de fictifs rebelles, sans aucun adversaires, sans aucune contradiction. Les ados ne sont pas les seuls. Les révoltés du canapé ou du pouce n'ont pas de limite d'âge, il suffit d'une connexion internet.

Non content d’aseptiser la diversité des idées, les réseaux sociaux canalisent et dissipent les rébellions qui s'expriment en click, retweet et partage. L'action citoyenne est tuée dans l’œuf, l'énergie de la révolte diluée.

À poil

Pour que les suggestions faites par les réseaux sociaux aient une chance d'être efficaces, il faut au préalable que l'internaute se soit mis à nu devant les algorithmes d'analyse de profil. Ce profilage a une finalité avant tout économique et seulement de manière très superficielle sociologique. Le réseau de liens que vont aider à construire les algorithmes de profilage n'est donc pas neutre. A un moment ou un autre, il faudra monétiser tout ça. Pour qu'un annonceur de croquettes pour chat paye pour avoir accès à votre profil, le réseau a intérêt à ce que les personnes et messages de fans du vendeur de croquettes soient en lien avec vous. Les suggestions de liens ne sont pas neutres, elles visent à accroître la monétisation de votre profil.

Ne jamais oublier, quant c'est gratuit, c'est que c'est vous le produit...


Les mots les plus utilisés par genre (en anglais)

Notes

[1] Terme utilisé par Thierry Crouzet dans son livre, le peuple des connecteurs, ou dans ses articles de blog.

[2] Sauf peut être chez les jeunes qui établissent des liens avant tout avec des jeunes ou les personnalités dont ils sont fans.

[3] Pour étendre son réseau, il suffit de s'inscrire dans des groupes et partir à la recherche de liens.

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samedi 3 janvier 2015

Les billets les plus lus de l'année 2014

Histoire de me convaincre que personne n'en a rien à cirer de la politique, voici les 10 pages les plus lues de ce blog pour l'année 2014:

Page Pages vues %
1. Remplacement de l'écran de mon Nexus 5 26 424
36,90 %
2. Passage en Android 4.0.4 de mon smartphone Sony Xperia X10 8 798 12,28 %
3. Astuce : nettoyer une tache d'huile de vidange sur une dale de ciment 4 476 6,25 %
4. Greffe d'oranger 2 854 3,99 %
5. Nouvelle mise à jour de mon Xperia X10 en version 4.1.2 2 821
3,94 %
6. Page d'accueil 2 084 2,91 %
7. Petit jeu des pronostics pour les élections municipales à St Laurent du Var 1 475 2,06 %
8. Quelques champignons 1 352 1,89 %
9. J'ai compris comment Facebook gagne de l'argent 1 257 1,76 %
10. Chasse au trésor pour l'anniversaire de ma fille 701 0,98 %
  Nombre total de pages vues 71 617  

Dans les 25 pages les plus consultées en 2014, seule la page des pronostiques pour l'élection municipale est une page politique. Toutes les autres parlent de bricolage, de nourriture ou de loisir. Voilà, voilà...

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mardi 30 décembre 2014

Petit lifting discret du blog

C'est très discret, mais je viens de procéder à quelques modifications sur l'affichage de ce blog.

Largeur maximum

En lisant un intéressant article sur la lisibilité du texte (Readability: the Optimal Line Length), il m'est apparu que du fait de la taille très variable des écrans, avoir un affichage dit élastique n'était pas forcément la meilleur chose. En effet, jusqu'à maintenant, j'utilisais le modèle Giacomo qui utilise la totalité de la largeur de la fenêtre du navigateur. Du coup sur un grand écran, le texte devient peu lisible, car les lignes de texte sont trop longues. La taille optimale pour un texte est de 50 à 70 caractères de large, là c'est un petit peu plus large en allant jusqu'à 88.

Donc dans cette évolution du blog, la taille est maintenant bloquée à un maximum autour de 1200 pixels.

Une pincée de responsive

Mais le corolaire des grand écrans, sont les petits écrans des téléphone ou petites tablettes. Le blog évolue également pour être plus lisible sur les écran de moins de 576 pixel de large, avec les colonnes latérales qui se déplacent en pied de page pour garder le cœur du texte lisible, et une légère augmentation de la taille du texte.

Voilà, ça ne se voit pas, mais j'y ai quant même passé plusieurs heures. Si vous notez des problèmes d'affichage, n'hésitez pas à m'en faire part.

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dimanche 14 septembre 2014

Picorage: une question d'humanité, et ça gagne combien un auteur

Retour sur 2 retweet:

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samedi 5 juillet 2014

C'était comment avant l'internet ?

  • Tu te rappel avant Internet ?
  • Oh oui, tout à fait.
  • C'était comment ?
  • Ne pas avoir un téléphone ou un ordinateur pour te distraire ?
  • Ouai.
  • C'était si ennuyant. Tout le temps. Je restait simplement là. C'était le pire.
  • Mais ce n'était pas plus satisfaisant, plus impliquant ?
  • Ça valait pas le coup.
  • Mais je continu à m'ennuyer.
  • Pas comme on s'ennuyait.

Source: http://xkcd.com/1348/

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mardi 17 juin 2014

Petites corrections dans le plugin ePub-Maker

Suite à mes commentaires sur le forum de Dotclear[1], j'ai bricolé un peu le plugin fait par Osku qui permet de créer un fichier ePub à partir d'une liste de billets du blog. Voici les corrections et modifications que j'ai apporté à la version 0.9:

  • Suite à la version 2.6.3 de Dotclear, le tri des billets ne fonctionnait plus.
  • Il y avait plein de warning sur le site de validation des ePub en raison d'un entête dans les chapitres qui n'étaient pas conformes.
  • J'ai ajouté à la page de titre le sujet, qui était demandé mais non inclus dans le set de modèle de base. Au passage j'ai mis un textarea plutôt qu'un simple champ texte, ce qui permet de saisir un vrai descriptif (ou une intro).
  • J'ai aussi modifier un petit peu la feuille de style, mais bon, ça c'est plus pour mes besoins.

Voici la version avec ces corrections:

plugin-ePUBmaker-0.9.1.zip

Note

[1] Dotclear est le moteur de blog utilisé par ce site.

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mardi 3 juin 2014

Neutralité du net, si vous voulez comprend les enjeux et vous marrer au passage

Ok c'est en anglais, mais c'est une des meilleurs défense de la neutralité du net et une explication de ce que certains lobby sont prêts à faire:


John Oliver (HBO) - Neutralité du net (VOSTFR) par Numerama

Source: http://www.numerama.com/magazine/29...

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jeudi 29 mai 2014

Leur objectif n'est pas votre liberté de lecteur/consommateur

Cela fait un moment que j'ai du mal avec le modèle économique d'Amazon, qui en offrant le port sur quasiment toute ses ventes, extermine les libraires plus petit que lui. Les autres libraires, qu'ils soient en ligne ou en magasin tirent la langue, et ne pourront bientôt plus survivre. Amazon indirectement tue le marcher du livre papier, car il référence absolument tout, même lorsqu'il ne l'a pas en stock, et est en capacité de négocier des tarifs de gros sur tous les best-sellers, ceux qui justement financent les œuvres qui ne se vendent pas aussi bien dans une librairie classique.

On aurait pu espérer que du coup l’essor du livre numérique compenserait cette main mise sur le marcher du livre, mais hélas, entre les éditeurs qui sont totalement à la ramasse en terme d’innovation et qui s’arque-boutent sur leurs privilèges obsolètes, et les gouvernements qui n'écoutent que ces lobbys dépassés, le consommateur n'a plus de liberté de consommer, quant ce n'est pas les auteurs qui n'ont plus la liberté de vendre.

Je vous invite à lire les 2 articles suivants, qui sont édifiants sur un exemple de rapport de force entre Amazon et Hachette, au détriment bien sûr des auteurs et des lecteurs, tout en sachant bien sûr que ce n'est qu'un exemple:

Edit: je rajoute ce lien qui synthétise le sujet:

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jeudi 17 avril 2014

Les réseaux sociaux, l'évolution ?

L'émergence et l'utilisation des réseaux sociaux que sont twitter ou facebook sont-elles une évolution souhaitable ?




Source: http://dailygeekshow.com/2013/10/17...

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mercredi 29 janvier 2014

Allo, j'ai peur: nos données de géolocalisation sont plus personnelles que nos empreintes digitales

Passionnant article qui explique que même en anonymisant ce que notre téléphone transmet aux divers mouchards qu'il embarque, nous ne somme pas à l'abrit d'être quant même traqué, simplement par nos données de géolocalisation:

L'être humain est un animal d'habitude, qui reproduit constamment les mêmes schéma de déplacement dans la ville. Il est donc possible de trouver des modèles uniques identifiants chacun de nous. Nous avons découvert que nos smartphones étaient des mouchards auprès de quantité de gens, de préférence de grandes entreprises américaines, mais elles ne sont pas les seules. Même un vulgaire téléphone, même pas smart, peu cafté sur nous, grâce aux informations de géolocalisation. Que l'on ai ou pas un GPS d'ailleurs puisqu'en ville, la grande densité d'antenne, permet par triangulation de déterminer à 50m près où l'on se trouve.

Pour ceux qui ne le savent pas, les SMS à l'origine sont des messages de service entre l'opérateur et le téléphone, dont l'utilisateur n'a pas forcément connaissance. Les SMS visibles ne sont qu'une évolution. Les opérateurs peuvent donc envoyer un message à un téléphone pour lui demander de réinitialiser sa connexion avec les antennes environnantes, et de ce fait fournir des informations de localisation actualisée. C'est ce que fait la police pour localiser un téléphone par exemple.

Il est probable que dans un proche future, le choix d'un opérateur de téléphonie, se fera en tenant également compte de son respect de notre vie privée en matière de données de localisation. Car au même titre que nous faisons confiance, du moins relativement, dans les intermédiaires techniques qui transporte nos emails pour ne pas les lire mais seulement les faire transiter, nous exigerons également que les opérateurs téléphoniques soient neutres et respectueux. Là je fait un clin d'oeil appuyé aux détenteur d'un compte gmail qui ont acceptés que Google lise leurs emails...

Du coup je viens de trouver un nouveau métier d'avenir, que je vais sûrement utiliser pour l'intrigue d'une de mes histoire: les brouilleurs d'identité qui auraient pour mission de créer des anomalies dans les itinéraires, pour rendre les données collectées inutilisables. Dans un monde de Big brother connecté, l'imagination humaine va assurément trouver des parades. Il s'agirait juste de garder un peu d'espace de liberté, tant que l'on a encore un tout petit peu les moyens de la préserver.

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lundi 18 novembre 2013

Le spam se calme un peu sur ce blog

Juste pour vous dire que le spam est repassé sous la barre des 40/jours depuis quelques temps (il était monté à plus de 80/jour). La raison m'est inconnue, car le système anti spam mis en place est invisible pour les spammeurs.

Je fait l'hypothèse que les blogs sont passés de mode et que tout comme les commentaires légitimes se sont également taris sur ce blog, l’interactivité est ailleurs, notamment sur twitter ou facebook, et que c'est là que les spammeur concentrent leurs efforts. Car en terme de trafic, la fréquentation de ce blog est assez constante, peut être même légèrement en hausse si l'on prend en compte que je publie peu en ce moment, il y a plus de lecteur par page qu'avant. Aujourd'hui, les outils de statistiques indiquent que vous êtes entre 100 et 120 par jour à venir sur ce blog, pour une durée moyenne de visite d'une minute.

Je n'arrive pas bien à voir dans les statistiques si les spam sont inclus ou pas dans les visites. Il semblerait que non, car 98% des visiteurs sont francophones (80% français) alors que les spam sont en langue étrangère.

Bref, merci de votre fidélité.
Cedric.

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jeudi 14 novembre 2013

Ce que serait une mise à jour Facebook dans la vraie vie

Cette vidéo a le mérite de pointer du doigt, le pouvoir sur nos données, celle que l'on leur confie, dont disposent les sociétés qui "offrent" des services "gratuits", comme le fait Facebook, mais aussi Google, twitter et toutes ces entreprises s'appuyant sur les web dit social.

Source

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mercredi 6 novembre 2013

J'ai compris comment Facebook gagne de l'argent

Il y a des fois je suis un peu lent à le comprenette. Cela fait des années que je me demande comment Facebook peut être valorisé des millions, voir des milliard d'euro, juste en affichant quelques pubs.

En fait, l'EXELENT site www.hoaxbuster.com (à avoir toujours dans ses favoris) présente une analyse du phénomène qui a conduit plus d'un million de français à liker une page Facebook de soutien au bijoutier qui a tué son assaillant[1]

Mille millions de bijoux de famille

L'auteur explique la dangerosité de cliquer sur un bouton "Like" de Facebook, puisque ceci permet ensuite, moyennant finance, au propriétaire de la page, de diffuser des publicités très ciblées, non seulement à ceux qui ont "liker" la page, mais aussi à leurs amis.

Si on fait le lien avec les comptes twitter "neutres" mis en place par l'UMP pour collecter des followers (suiveurs), en vu des prochaines échéances électorales[2], on peut légitimement devenir parano.

Quant on vous dit que si c'est gratuit c'est que c'est vous le produit, vous le croyez maintenant ?

Notes

[1] Je ne cause pas ici de la pertinence de cet acte.

[2] La cellule internet de l'UMP, animerai une vingtaine de compte twitter, parlant de politique mais politiquement neutre, pour gagner des suiveurs en période non électorale, afin d'en faire des armes de propagande en période électorale.

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samedi 21 septembre 2013

Un livre numérique restreint par des DRM ne serait plus un livre !

Voilà enfin une proposition de loi exemplaire et audacieuse. Je ne connais pas encore celle qui l'a proposé, Isabelle Attard (député EELV), mais je crois que je vais l'adorer[1]

Format propriétaire ou DRM : Un livre verrouillé ne serait plus un livre

Tout fichier numérique dont le format ne serait pas libre, entendez qui ne serait pas lisible sans passer par la plateforme de distribution, pourrait être considéré comme une prestation de service. Pour être considéré comme un livre[2] il faudrait que ce soit un fichier non verrouillé et lisible comme l'on veut.

C'est clairement une très élégante manière de marquer dans la loi et dans les taxes[3] la différence entre les 2 approches de commercialisation d'une œuvre de l'esprit.

On me souffle sur ma tweet liste que cette idée aurait été émise par Richard Stallman il y a peu lors d'Eurecom. Comme quoi il y aurait des députés qui écoutent les génies à la barbe longue. Je vais peut être prendre ma carte à EELV[4]...

Richard Stallman

Notes

[1] On notera que c'est encore une femme qui propose un truc audacieux...

[2] Ou apparenté, car la création numérique offre d'autre forme que le texte.

[3] Le livre bénéficie d'une TVA réduite, mais pas les prestations de service.

[4] Non je déconne !

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vendredi 2 août 2013

Tweetledee, où l'application pour reprendre un peu le contrôle de ses tweets

Tweeter est gratuit comme vous le savez, et comme rien n'est gratuit, il y a bien une source de revenus, tout comme Facebook ou Google. Si vous ne payez pas c'est que c'est vous le produit.

En locurence, un des défaut de tweeter pour ses créateurs, c'est qu'il était beaucoup trop facile de s'affranchir de l'interface officielle de tweeter. Or courcircuiter cette interface c'est couper tweeter d'une source d'information indispensable dans son modèle économique. Lorsque vous consultez votre fil tweeter depuis l'application officielle sur votre smartphone, ou depuis la page d'accueil de tweeter.com, vous voyez apparaitre des tweet qui ne sont pas issus des personnes que vous suivez. C'est de la publicité insérée dans votre lecture. Et pour que ce soit discret et acceptable, il faut que ces tweets sponsorisés aient une chance de vous intéresser. Pour ce faire tweeter essai de vous proposer des tweets sponsorisés en phase avec vos centres d'intérêt.

Le premier moyen de découvrir vos centres d'intérêt consiste à analyser votre tweet-list (tous ceux que vous suivez), vos retweet, et éventuellement les centres d'intérêt de ceux qui vous intéressent. C'est déjà pas mal, mais cela ne suffit pas. Tweeter vous profile également avec les sites web que vous visitez.

- Quoi ? Comment ? Tweeter connait les sites web que je visite ?
- Oui monsieur.
- Mais comment ce peut-il ?

Tout comme les tags de trafic Google analytics utilisés sur 80% des sites web, les boutons "J'aime" de Facebook, tous les "machins" tweeter que vous croisez sur les sites web sont des mouchards: le bouton "Suivez-moi", la liste des derniers tweets, le bouton d'authentification avec votre compte tweeter... tous ces trucs, à chaque affichage disent à Tweeter sur quel site wous êtes.

Il est donc primordial pour le modèle économique de tweeter, que l'on utilise bien leur bouton, ou leur visionneur de tweets, sinon, c'est autant d'information précieuses qui ne sont pas collectées. Il y a donc 2 mois, tweeter a rendu inopérants tous les anciens outils qui permettaient de contourner leurs outils officiels. La plaisanterie a assez durée, maintenant il faut que ça rapporte !

Du coup, plus moyen de simplement récupérer la liste des tweet que JE produit, par exemple lors d'un live tweet du conseil municipal. Sincèrement, je n'étais pas loins d'envoyer ballader le truc. C'est moins fun, mais au moins le blog lui, j'en ai le contrôle. Et puis j'ai découvert Tweetledee.

Le nom de cette application est imprononçable, mais les services qu'elle rend sont géniaux. C'est un ensemble de script écrit en PHP qu'il faut installer sur son hébergement web et ensuite on peu récupérer très facilement ses tweets, au format RSS ou JSON. Et comme c'est en PHP, je me suis fait en moins de 5 minutes un script qui renvoi de l'HTML pour mes compilations de tweet. Je m'en suis servi pour le dernier live tweet du conseil municipal, et vraiment je remercie son auteur.

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mercredi 17 juillet 2013

Le retour du design à plat sur les sites web

Un intéressant article (en anglais) aborde le retour du design aplati. Comme le montre l'illustration de l'article, les icônes et les éléments d'habillage, après avoir abondamment abusés des effets de perspective et de relief, reviennent à un design à plat.

L'article cite Microsoft comme précurseur, et évoque également la lassitude des designer, mais il me semble que l'élément le plus puissant pour le retour de ce design est l'arrivée de la navigation sur mobile. En réduisant la taille de l'écran, il faut arriver à réduire tous les parasites qui détournent l'attention du contenu.

Après avoir saturé d'information visuel l'internaute, les designers doivent alléger au maximum pour s'adapter au mobile, qui en plus d'avoir un petit écran, peut avoir des débits faibles. Du coup, un style artistique devient une nécessité technique.

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vendredi 7 juin 2013

Droit à l'oubli numérique

En ce moment, la CNIL organise une consultation des internautes sur le thème du droit à l'oubli numérique. Vous pouvez trouver le sondage à l'adresse suivante:

Construire ensemble un droit à l'oubli numérique

Voici mon point de vu sur le sujet, donné en fin de questionnaire[1]:

Le volet éducation à la protection de ses données est primordial (et n'est pas suffisamment abordé dans le questionnaire).

Pour moi, les données numériques se classent en 3 catégories, distinguées par leur péremption:

  1. Péremption automatique et OBLIGATOIRE avec durée éventuellement variable selon la nature: toute les traces systèmes (log), les historiques de connexion, les factures, les achats en ligne, les impôts, les amendes et délis mineurs, les relevés téléphonique ou CB, les relevés de comptes bancaires...
  2. Péremption facultative (on laisse à l'utilisateur le choix): les comptes inactifs ou à usage unique sur n'importe quelle plate-forme (ex: compte de réseau sociaux, compte client...). Sans interaction de l'utilisateur avec le serveur, au bout d'un certain temps, la donnée passe dans la catégorie précédente et se périme.
  3. Données perpétuelles: on laisse à l'utilisateur le choix de la durée à partir de laquelle la donnée se transforme en donnée privée (elle existe toujours dans le système mais ne peut plus être utilisée par d'autres que son propriétaire) ou donnée à péremption facultative.

La durée maximum de conservation, dans tous les cas devrait être de 20 ans au maximum, et en moyenne 5 ans, sauf pour les données explicitement "perpétuelles".

Un autre sujet porte sur les liens entre données. Car si une donnée disparaît, qu'en est-il des liens qui pointent dessus ? Car l’existence d'un lien est un indicateur de l’existence de la donnée. A défaut de l'information, son existence est déjà une information.[2]. Donc comment faire disparaître des liens entre des données ayant une péremption différente ?

Vaste sujet soulevé par la CNIL. J'aimerai que ce soit le parlement Européen qui s'en empare, car rien ne pourra être fait sans ce dernier.

Notes

[1] Un petit peu complété et remis en forme.

[2] Par exemple un lien vers un contenu de casier judiciaire est la preuve d'une entrée dans le casier.

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