Citoyens prenez le pouvoir

Politique, logiciel libre et autres digressions de Cédric Augustin - Saint Laurent du Var (Nice Côte d'Azur - France)

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samedi 5 juillet 2014

C'était comment avant l'internet ?

  • Tu te rappel avant Internet ?
  • Oh oui, tout à fait.
  • C'était comment ?
  • Ne pas avoir un téléphone ou un ordinateur pour te distraire ?
  • Ouai.
  • C'était si ennuyant. Tout le temps. Je restait simplement là. C'était le pire.
  • Mais ce n'était pas plus satisfaisant, plus impliquant ?
  • Ça valait pas le coup.
  • Mais je continu à m'ennuyer.
  • Pas comme on s'ennuyait.

Source: http://xkcd.com/1348/

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mardi 17 juin 2014

Petites corrections dans le plugin ePub-Maker

Suite à mes commentaires sur le forum de Dotclear[1], j'ai bricolé un peu le plugin fait par Osku qui permet de créer un fichier ePub à partir d'une liste de billets du blog. Voici les corrections et modifications que j'ai apporté à la version 0.9:

  • Suite à la version 2.6.3 de Dotclear, le tri des billets ne fonctionnait plus.
  • Il y avait plein de warning sur le site de validation des ePub en raison d'un entête dans les chapitres qui n'étaient pas conformes.
  • J'ai ajouté à la page de titre le sujet, qui était demandé mais non inclus dans le set de modèle de base. Au passage j'ai mis un textarea plutôt qu'un simple champ texte, ce qui permet de saisir un vrai descriptif (ou une intro).
  • J'ai aussi modifier un petit peu la feuille de style, mais bon, ça c'est plus pour mes besoins.

Voici la version avec ces corrections:

plugin-ePUBmaker-0.9.1.zip

Note

[1] Dotclear est le moteur de blog utilisé par ce site.

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mardi 3 juin 2014

Neutralité du net, si vous voulez comprend les enjeux et vous marrer au passage

Ok c'est en anglais, mais c'est une des meilleurs défense de la neutralité du net et une explication de ce que certains lobby sont prêts à faire:


John Oliver (HBO) - Neutralité du net (VOSTFR) par Numerama

Source: http://www.numerama.com/magazine/29...

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jeudi 29 mai 2014

Leur objectif n'est pas votre liberté de lecteur/consommateur

Cela fait un moment que j'ai du mal avec le modèle économique d'Amazon, qui en offrant le port sur quasiment toute ses ventes, extermine les libraires plus petit que lui. Les autres libraires, qu'ils soient en ligne ou en magasin tirent la langue, et ne pourront bientôt plus survivre. Amazon indirectement tue le marcher du livre papier, car il référence absolument tout, même lorsqu'il ne l'a pas en stock, et est en capacité de négocier des tarifs de gros sur tous les best-sellers, ceux qui justement financent les œuvres qui ne se vendent pas aussi bien dans une librairie classique.

On aurait pu espérer que du coup l’essor du livre numérique compenserait cette main mise sur le marcher du livre, mais hélas, entre les éditeurs qui sont totalement à la ramasse en terme d’innovation et qui s’arque-boutent sur leurs privilèges obsolètes, et les gouvernements qui n'écoutent que ces lobbys dépassés, le consommateur n'a plus de liberté de consommer, quant ce n'est pas les auteurs qui n'ont plus la liberté de vendre.

Je vous invite à lire les 2 articles suivants, qui sont édifiants sur un exemple de rapport de force entre Amazon et Hachette, au détriment bien sûr des auteurs et des lecteurs, tout en sachant bien sûr que ce n'est qu'un exemple:

Edit: je rajoute ce lien qui synthétise le sujet:

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jeudi 17 avril 2014

Les réseaux sociaux, l'évolution ?

L'émergence et l'utilisation des réseaux sociaux que sont twitter ou facebook sont-elles une évolution souhaitable ?




Source: http://dailygeekshow.com/2013/10/17...

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mercredi 29 janvier 2014

Allo, j'ai peur: nos données de géolocalisation sont plus personnelles que nos empreintes digitales

Passionnant article qui explique que même en anonymisant ce que notre téléphone transmet aux divers mouchards qu'il embarque, nous ne somme pas à l'abrit d'être quant même traqué, simplement par nos données de géolocalisation:

L'être humain est un animal d'habitude, qui reproduit constamment les mêmes schéma de déplacement dans la ville. Il est donc possible de trouver des modèles uniques identifiants chacun de nous. Nous avons découvert que nos smartphones étaient des mouchards auprès de quantité de gens, de préférence de grandes entreprises américaines, mais elles ne sont pas les seules. Même un vulgaire téléphone, même pas smart, peu cafté sur nous, grâce aux informations de géolocalisation. Que l'on ai ou pas un GPS d'ailleurs puisqu'en ville, la grande densité d'antenne, permet par triangulation de déterminer à 50m près où l'on se trouve.

Pour ceux qui ne le savent pas, les SMS à l'origine sont des messages de service entre l'opérateur et le téléphone, dont l'utilisateur n'a pas forcément connaissance. Les SMS visibles ne sont qu'une évolution. Les opérateurs peuvent donc envoyer un message à un téléphone pour lui demander de réinitialiser sa connexion avec les antennes environnantes, et de ce fait fournir des informations de localisation actualisée. C'est ce que fait la police pour localiser un téléphone par exemple.

Il est probable que dans un proche future, le choix d'un opérateur de téléphonie, se fera en tenant également compte de son respect de notre vie privée en matière de données de localisation. Car au même titre que nous faisons confiance, du moins relativement, dans les intermédiaires techniques qui transporte nos emails pour ne pas les lire mais seulement les faire transiter, nous exigerons également que les opérateurs téléphoniques soient neutres et respectueux. Là je fait un clin d'oeil appuyé aux détenteur d'un compte gmail qui ont acceptés que Google lise leurs emails...

Du coup je viens de trouver un nouveau métier d'avenir, que je vais sûrement utiliser pour l'intrigue d'une de mes histoire: les brouilleurs d'identité qui auraient pour mission de créer des anomalies dans les itinéraires, pour rendre les données collectées inutilisables. Dans un monde de Big brother connecté, l'imagination humaine va assurément trouver des parades. Il s'agirait juste de garder un peu d'espace de liberté, tant que l'on a encore un tout petit peu les moyens de la préserver.

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lundi 18 novembre 2013

Le spam se calme un peu sur ce blog

Juste pour vous dire que le spam est repassé sous la barre des 40/jours depuis quelques temps (il était monté à plus de 80/jour). La raison m'est inconnue, car le système anti spam mis en place est invisible pour les spammeurs.

Je fait l'hypothèse que les blogs sont passés de mode et que tout comme les commentaires légitimes se sont également taris sur ce blog, l’interactivité est ailleurs, notamment sur twitter ou facebook, et que c'est là que les spammeur concentrent leurs efforts. Car en terme de trafic, la fréquentation de ce blog est assez constante, peut être même légèrement en hausse si l'on prend en compte que je publie peu en ce moment, il y a plus de lecteur par page qu'avant. Aujourd'hui, les outils de statistiques indiquent que vous êtes entre 100 et 120 par jour à venir sur ce blog, pour une durée moyenne de visite d'une minute.

Je n'arrive pas bien à voir dans les statistiques si les spam sont inclus ou pas dans les visites. Il semblerait que non, car 98% des visiteurs sont francophones (80% français) alors que les spam sont en langue étrangère.

Bref, merci de votre fidélité.
Cedric.

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jeudi 14 novembre 2013

Ce que serait une mise à jour Facebook dans la vraie vie

Cette vidéo a le mérite de pointer du doigt, le pouvoir sur nos données, celle que l'on leur confie, dont disposent les sociétés qui "offrent" des services "gratuits", comme le fait Facebook, mais aussi Google, twitter et toutes ces entreprises s'appuyant sur les web dit social.

Source

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mercredi 6 novembre 2013

J'ai compris comment Facebook gagne de l'argent

Il y a des fois je suis un peu lent à le comprenette. Cela fait des années que je me demande comment Facebook peut être valorisé des millions, voir des milliard d'euro, juste en affichant quelques pubs.

En fait, l'EXELENT site www.hoaxbuster.com (à avoir toujours dans ses favoris) présente une analyse du phénomène qui a conduit plus d'un million de français à liker une page Facebook de soutien au bijoutier qui a tué son assaillant[1]

Mille millions de bijoux de famille

L'auteur explique la dangerosité de cliquer sur un bouton "Like" de Facebook, puisque ceci permet ensuite, moyennant finance, au propriétaire de la page, de diffuser des publicités très ciblées, non seulement à ceux qui ont "liker" la page, mais aussi à leurs amis.

Si on fait le lien avec les comptes twitter "neutres" mis en place par l'UMP pour collecter des followers (suiveurs), en vu des prochaines échéances électorales[2], on peut légitimement devenir parano.

Quant on vous dit que si c'est gratuit c'est que c'est vous le produit, vous le croyez maintenant ?

Notes

[1] Je ne cause pas ici de la pertinence de cet acte.

[2] La cellule internet de l'UMP, animerai une vingtaine de compte twitter, parlant de politique mais politiquement neutre, pour gagner des suiveurs en période non électorale, afin d'en faire des armes de propagande en période électorale.

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samedi 21 septembre 2013

Un livre numérique restreint par des DRM ne serait plus un livre !

Voilà enfin une proposition de loi exemplaire et audacieuse. Je ne connais pas encore celle qui l'a proposé, Isabelle Attard (député EELV), mais je crois que je vais l'adorer[1]

Format propriétaire ou DRM : Un livre verrouillé ne serait plus un livre

Tout fichier numérique dont le format ne serait pas libre, entendez qui ne serait pas lisible sans passer par la plateforme de distribution, pourrait être considéré comme une prestation de service. Pour être considéré comme un livre[2] il faudrait que ce soit un fichier non verrouillé et lisible comme l'on veut.

C'est clairement une très élégante manière de marquer dans la loi et dans les taxes[3] la différence entre les 2 approches de commercialisation d'une œuvre de l'esprit.

On me souffle sur ma tweet liste que cette idée aurait été émise par Richard Stallman il y a peu lors d'Eurecom. Comme quoi il y aurait des députés qui écoutent les génies à la barbe longue. Je vais peut être prendre ma carte à EELV[4]...

Richard Stallman

Notes

[1] On notera que c'est encore une femme qui propose un truc audacieux...

[2] Ou apparenté, car la création numérique offre d'autre forme que le texte.

[3] Le livre bénéficie d'une TVA réduite, mais pas les prestations de service.

[4] Non je déconne !

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vendredi 2 août 2013

Tweetledee, où l'application pour reprendre un peu le contrôle de ses tweets

Tweeter est gratuit comme vous le savez, et comme rien n'est gratuit, il y a bien une source de revenus, tout comme Facebook ou Google. Si vous ne payez pas c'est que c'est vous le produit.

En locurence, un des défaut de tweeter pour ses créateurs, c'est qu'il était beaucoup trop facile de s'affranchir de l'interface officielle de tweeter. Or courcircuiter cette interface c'est couper tweeter d'une source d'information indispensable dans son modèle économique. Lorsque vous consultez votre fil tweeter depuis l'application officielle sur votre smartphone, ou depuis la page d'accueil de tweeter.com, vous voyez apparaitre des tweet qui ne sont pas issus des personnes que vous suivez. C'est de la publicité insérée dans votre lecture. Et pour que ce soit discret et acceptable, il faut que ces tweets sponsorisés aient une chance de vous intéresser. Pour ce faire tweeter essai de vous proposer des tweets sponsorisés en phase avec vos centres d'intérêt.

Le premier moyen de découvrir vos centres d'intérêt consiste à analyser votre tweet-list (tous ceux que vous suivez), vos retweet, et éventuellement les centres d'intérêt de ceux qui vous intéressent. C'est déjà pas mal, mais cela ne suffit pas. Tweeter vous profile également avec les sites web que vous visitez.

- Quoi ? Comment ? Tweeter connait les sites web que je visite ?
- Oui monsieur.
- Mais comment ce peut-il ?

Tout comme les tags de trafic Google analytics utilisés sur 80% des sites web, les boutons "J'aime" de Facebook, tous les "machins" tweeter que vous croisez sur les sites web sont des mouchards: le bouton "Suivez-moi", la liste des derniers tweets, le bouton d'authentification avec votre compte tweeter... tous ces trucs, à chaque affichage disent à Tweeter sur quel site wous êtes.

Il est donc primordial pour le modèle économique de tweeter, que l'on utilise bien leur bouton, ou leur visionneur de tweets, sinon, c'est autant d'information précieuses qui ne sont pas collectées. Il y a donc 2 mois, tweeter a rendu inopérants tous les anciens outils qui permettaient de contourner leurs outils officiels. La plaisanterie a assez durée, maintenant il faut que ça rapporte !

Du coup, plus moyen de simplement récupérer la liste des tweet que JE produit, par exemple lors d'un live tweet du conseil municipal. Sincèrement, je n'étais pas loins d'envoyer ballader le truc. C'est moins fun, mais au moins le blog lui, j'en ai le contrôle. Et puis j'ai découvert Tweetledee.

Le nom de cette application est imprononçable, mais les services qu'elle rend sont géniaux. C'est un ensemble de script écrit en PHP qu'il faut installer sur son hébergement web et ensuite on peu récupérer très facilement ses tweets, au format RSS ou JSON. Et comme c'est en PHP, je me suis fait en moins de 5 minutes un script qui renvoi de l'HTML pour mes compilations de tweet. Je m'en suis servi pour le dernier live tweet du conseil municipal, et vraiment je remercie son auteur.

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mercredi 17 juillet 2013

Le retour du design à plat sur les sites web

Un intéressant article (en anglais) aborde le retour du design aplati. Comme le montre l'illustration de l'article, les icônes et les éléments d'habillage, après avoir abondamment abusés des effets de perspective et de relief, reviennent à un design à plat.

L'article cite Microsoft comme précurseur, et évoque également la lassitude des designer, mais il me semble que l'élément le plus puissant pour le retour de ce design est l'arrivée de la navigation sur mobile. En réduisant la taille de l'écran, il faut arriver à réduire tous les parasites qui détournent l'attention du contenu.

Après avoir saturé d'information visuel l'internaute, les designers doivent alléger au maximum pour s'adapter au mobile, qui en plus d'avoir un petit écran, peut avoir des débits faibles. Du coup, un style artistique devient une nécessité technique.

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vendredi 7 juin 2013

Droit à l'oubli numérique

En ce moment, la CNIL organise une consultation des internautes sur le thème du droit à l'oubli numérique. Vous pouvez trouver le sondage à l'adresse suivante:

Construire ensemble un droit à l'oubli numérique

Voici mon point de vu sur le sujet, donné en fin de questionnaire[1]:

Le volet éducation à la protection de ses données est primordial (et n'est pas suffisamment abordé dans le questionnaire).

Pour moi, les données numériques se classent en 3 catégories, distinguées par leur péremption:

  1. Péremption automatique et OBLIGATOIRE avec durée éventuellement variable selon la nature: toute les traces systèmes (log), les historiques de connexion, les factures, les achats en ligne, les impôts, les amendes et délis mineurs, les relevés téléphonique ou CB, les relevés de comptes bancaires...
  2. Péremption facultative (on laisse à l'utilisateur le choix): les comptes inactifs ou à usage unique sur n'importe quelle plate-forme (ex: compte de réseau sociaux, compte client...). Sans interaction de l'utilisateur avec le serveur, au bout d'un certain temps, la donnée passe dans la catégorie précédente et se périme.
  3. Données perpétuelles: on laisse à l'utilisateur le choix de la durée à partir de laquelle la donnée se transforme en donnée privée (elle existe toujours dans le système mais ne peut plus être utilisée par d'autres que son propriétaire) ou donnée à péremption facultative.

La durée maximum de conservation, dans tous les cas devrait être de 20 ans au maximum, et en moyenne 5 ans, sauf pour les données explicitement "perpétuelles".

Un autre sujet porte sur les liens entre données. Car si une donnée disparaît, qu'en est-il des liens qui pointent dessus ? Car l’existence d'un lien est un indicateur de l’existence de la donnée. A défaut de l'information, son existence est déjà une information.[2]. Donc comment faire disparaître des liens entre des données ayant une péremption différente ?

Vaste sujet soulevé par la CNIL. J'aimerai que ce soit le parlement Européen qui s'en empare, car rien ne pourra être fait sans ce dernier.

Notes

[1] Un petit peu complété et remis en forme.

[2] Par exemple un lien vers un contenu de casier judiciaire est la preuve d'une entrée dans le casier.

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mercredi 15 mai 2013

Le livre numérique, un retour technologique 15 ans en arrière

Comme je suis en train d'essayer d'écrire un petit roman, ou une grosse nouvelle, c'est en cours, donc je ne sais pas bien encore ce que sera le résultat final, je me suis un peu plongé dans les outils pour savoir ce qu'il était possible de faire avec un livre numérique, histoire d'exploiter ce nouveau format d'écriture. A lire les forum, on s’aperçoit que je ne suis pas le seul, mais que comme moi, il y a beaucoup de frustration. En effet les marchands, que ce soit de livres, de matériels ou de logiciels n'ont visiblement aucune imagination et se contentent de voir le livre numérique comme une simple alternative au papier, sans même se donner la peine d'imaginer la puissance créatrice que ce nouveau support est susceptible d'apporter.

clavardage.jpgEn tout cas, une chose est sûr, pour pouvoir s'affranchir de son ancêtre papier, il faudrait déjà que le livre numérique se standardise technologiquement comme l'a fait (laborieusement) l'HTML[1], car aujourd'hui il y a plus de 20 formats de livre numérique, et chaque liseuse ou logiciel interprète à sa façon ces formats. Autant dire que l'imagination des créateurs est très, très vite bridée par la technologie, au lieu d'être libérée.

Théoriquement on pourrait imaginer une lecture non linéaire, inclure des éléments multimédia (film, musique, 3D...), faire des liens vers des références (internes au livre ou externe vers d'autres livres ou sites web), proposer une lecture vocale de certaines parties (façon slam), utiliser de la couleur et des images pour créer des ambiances pour chacun des chapitres. Tout cela est théoriquement possible, mais impossible techniquement (pour l'instant).

Dans le domaine du livre numérique, nous sommes retourné à l'époque de la guerre entre Netscape et Internet Explorer[2], pour ceux qui ont connu, c'est déprimant. A croire que personne n'a appris.

Le billet m'ayant inspiré: Le destin de l’e-book, ou les paradoxes d’une société postmoderne

Notes

[1] C'est le language utiliser pour représenter les pages web, comme celle que vous êtes en train de lire.

[2] Dans les années 2000, les sociétés Netscape et Microsoft se sont livré une bataille sans merci dans le domaine des navigateurs web en ayant chacun une interprétation différente de la manière d'utiliser l'HTML, rendant les sites web impossibles à rendre identiques sur chacun des navigateur, sans passer des heures d'ajustement. Ceci est encore partiellement vrai avec Internet Explorer qui continue a avoir des interprétations différentes des autres navigateurs (Firefox, Chrome ou Safari) des normes de l'internet.

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vendredi 15 février 2013

Hacker le monde

Le mot hacker a une forte connotation négative alors qu'il recouvre de nombreuses réalités qui comme tout ce qui nous entoure, peut être bon ou mauvais selon qui s'en sert.

Je retiendrait la définition suivante inspirée de l'article Je veux que ma fille soit un hacker: un hacker est quelqu'un qui veut comprendre les choses, intrinsèquement, qui veut être libre d'en faire ce qu'il veut et pas ce que d'autres ont décidé pour lui.

Typiquement, je veux comprendre comment fonctionne une tondeuse à gazon pour pouvoir la transformer en un mini kart. Je veux comprendre comment fonctionne un appareil de mesure pour pouvoir le connecter à mon ordinateur et automatiser la collecte des informations[1]. Je veux comprendre comment fonctionne le microcosme politique pour le changer et lui faire ouvrir les yeux sur d'autres réalités que sa propre survie...

Force est de constater que les fabricants ne veulent pas que nous hackions ce que l'on a pourtant acheté: quant on veut démonter sa machine à laver, cela est rendu impossible à cause de vis avec des têtes nécessitants des outils introuvables. Je ne parle pas des appareil électroniques (téléphone, TV, hi-fi, électroménager) qui fonctionnent encore mais qu'il est impossible de faire évoluer, non pas que ce soit techniquement impossible, mais parce que les spécification techniques ne sont pas publiques.

Et bien sûr il y a le domaine de l'informatique, dans lequel la démarche de hacking s'illustre de la manière la plus flagrante avec les logiciels libres. Pourtant, les hackers existent bien avant que l'informatique ne soit ouvert au public. Dans l'introduction du dossier Hackers : bâtisseurs depuis 1959, les auteurs rappel que la création est souvent le détournement, l'enrichissement et la combinaison d'éléments existant afin de répondre à un nouveau besoin. C'est ainsi que les outils se sont construits au cours des siècles, mais aussi les grandes inventions. Les hacker, ceux qui démontent, sont forcément des gens qui sont adeptes du recyclage, du partage de connaissance, et se retrouvent tous, forcément, en conflit avec la société de consommation à outrance, tout ce qui d'une manière ou d'une autre restreint les libertés au remix, comme les brevet logiciel ou certaines formes de droits d'auteur.

Il existe plusieurs formes de hackers. Dans le domaine du logiciel on parle de :

  • black hat pour les hackers qui utilisent leurs talent en tan qu’escrocs.
  • white hat, les gentils utopistes, qui sont la majorité heureusement.

Ces différents mondes ont évidement des cloisonnements pas très étanche, tout comme dans le reste de la société, il n'y a pas de raison que l'univers numérique peuplé d'humain soit différents de l'univers réel peuplé des mêmes humains. On parle donc aussi de grey hat, sans oublier non plus les variantes gouvernementales: le pillage de compétence orchestré par la Chine, le sabotage des centrifugeuses iraniennes par les USA pour retarder l'accès à l'uranium enrichi...

On ne retient souvent que la partie Hacktiviste, car comme souvent, c'est celle là qui passionne les média ou les réalisateurs de film, mais la philosophie du hacker est beaucoup plus vaste que simplement contourner un système de sécurité informatique. C'est une vrai vision du monde, une démarche politique qui m'anime depuis toujours et qui m'a poussé aussi à m'engager en politique, pour hacker le système. Reste à savoir la couleur de mon chapeau ?

Note

[1] C'est une projet que j'avais fait en fac, pour pouvoir utiliser des PH-mettre premier prix connecter à de vieux ordi plus assez puissant, pour obtenir des courbe de variation du PH en temps réel lors d'une expérience. Je m'en était vu à cause de l'absence de documentation fourni par le fabriquant qui n'avait aucun intérêt à ce que l'on puisse le faire, vu qu'il vend des appareil beaucoup plus chers qui le fond.

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mercredi 6 février 2013

Note de service: plus de ratrapage de commentaires

La quantité de spam explose, dépassant les 30 spam par jour, je ne veux plus passer du temps à vérifier si des commentaires réels sont noyés dedans. Donc si votre commentaire n’apparaît pas immédiatement, c'est qu'il est dans le spam et qu'il passera directement à la poubelle dans les 24h.

Donc répondez bien à la question à la con qui est posée lorsque vous postez un commentaire. C'est l'anti-spam le plus féroce, car il vous oblige à réfléchir en plus !

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vendredi 11 janvier 2013

Le modèle économique des magasins Virgin est totalement dépassé

Alors comme ça "Le modèle économique des magasins Virgin est tout sauf dépassé" nous dit Jean-Luc Bennahmias, vice-président du Mouvement Démocrate. Qu'est-ce qu'il ne faut dire comme connerie pour essayer de passer dans les média.

Honnêtement, il n'est nul besoin d'être un grand économiste pour comprendre que le concept de vente par un marchand physique de disque ou de livre[1] est forcément en perte de vitesse avec la dématérialisation des biens culturels. Les consommateurs vont au magasin pour toucher la marchandise, mais l’achète moins chers sur internet, quant il ne la télécharge pas[2].

Ce n'est pas la consommation de biens culturel qui est le plus en baisse, mais les manières de les consommer qui changent. Et oui, les magasins comme la FNAC ou Virgin, mais aussi à Nice comme la Sorbonne, ne peuvent pas se contenter d'avoir un stock de livres ou de CD. La même chose est en train de se passer pour les marchands comme Darty ou Ubaldi qui sont également sévèrement concurrencés par Internet, leur magasins se transformant en showroom de leur site internet dans le meilleur des cas, quant ce n'est pas tout simplement en point relais pour les colis.

Donc oui, "le modèle économique des magasins Virgin est totalement dépassé". Le secteur économique de la culture est en pleine restructuration au plus profond de ses fondamentaux, il ne suffira pas de remplacer les caissières par des caisse automatiques[3] pour s'en sortir, voir même de vendre de l'électroménager[4] pour compenser les pertes.

C'est tout une économie et un métier qu'il faut réinventer, et il est dommage que ce ne soit pas un challenge qui motive le fondateur de Virgin, lui qui a su être si inventif au début de l'aventure de son groupe.

Notes

[1] Et de beaucoup d'autres choses.

[2] Légalement ou pas d’ailleurs.

[3] Projet fumeux de Virgin parait-il pour ne pas couler...

[4] Le magasin FNAC de Nice vent des cafetières.

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