Les femmes cybernétiques dans l'histoire

Qui est-elle cette reine des cyborg ? De quels mythe est-elle issue ?

Dans Envisioning Cyborg Bodies, Jennifer Gonzales montre cette illustration du 19ème siècle de la maitresse de la mesure du temps, et demande: est-elle emprisonnée par la technologie ou libérée par elle ? Ma réponse est les deux. Gonzales remarque que "Son espace induit est étroitement circonscrit"." Elle ne peut effectivement pas se déplacer très efficacement, mais pour compenser, elle contrôle le temps. Bien sûr il y a des sacrifices, des cicatrices, mais nous devons y rechercher le moyen de minimiser les sacrifices et de les contre balancer par les avantages de l'adaptation. Dans cette femme cyborg primitive, la balance est clairement déséquilibrée; elle n'a pas le moindre avantage au regard de l'ensemble des contraintes, et il n'est pas surprenant que ce soit un homme qui ait fait ce dessin.

L'imagerie historique montre une relation entre les femmes et les machines. Beaucoup des premières machines étaient très féminisées. La peur de la technologie était corrélée à la peur de la sexualité féminine. Les robots féminins et les cyborgs femelles contribuent à alimenter l'illusion de la possession et du contrôle de la technologie et de l'autre par les hommes, afin de compenser leur perte de contrôle au sein des économies industrielles et de l'information."

Le monstre de Frankenstein, souvent considéré comme l'un des premier cyborg, est profondément enraciné dans l'identité masculine. Au cours du 20ème siècle, la majorité des représentation populaire de cyborg dans les films sont basés sur des extensions de corps masculins.

Plus puissantes et indépendantes, les cyborg féminines ont fait de plus en plus d'apparitions dans le paysage: dans les années 70, la femme bionic rapidement suivie de l'homme bionic. Dans Aliens, le caractère principal de Ripley revêt cette apparence cyborg féminin pour nourir et protéger l'enfant Newt.

Plus récemment, la puissante reine borg a fait son aparition dans Star Trek, First Contact. Dans Star Trek Voyagers, Seven of Nine est un borg apprenant à réintégrer son humanité.

 

Mais les femmes cybernétiques sont largement confinée au monde obscure  de la science fiction ou de la mode, comme ce modèles ouvertement sexuel dessiné par Thierry Mugler. Elle n'occupe qu'un second rôle vis à vis de leurs bien connus équivalents masculin: Terminators et Robo Cops. De plus elles correspondent exactement à ce qu'un ami appalait "le rêve torine de tout garçon geek$$On va dire pour simplifier, qu'un geek est un ado boutoneux technophile qui ne vieilli pas et qui a les doigts coincés dans le clavier.$$."

Il y a toujours un conflit entre le désire et la profonde peur de la femelle cybernétique, comme le note Sadie Plant : "L'identité masculine a tout à perdre de cette nouvelle technologie. The sperm count falls as the replicants stir and the meat learns how to learn for itself."

Donna Haraway's dans "Cyborg Manifesto", et Sadie Plant's dans "Zeros And Ones" appelaient aux armes les femmes afin qu'elles "montent à l'assaut du coeur de la bête". Dans les années 80, leurs écrits on encouragés toute une génération de cyberféministes. Elles aidèrent les femmes à revendiquer la technologie et l'histoire des pionnière de la technologie, éclairant les liens entre femme/hybride/cyborg. Elles avertirent que la technologie n'était pas seulement une prérogative masculine, mais que si on ne prenait pas un rôle actif dans sa représentation, cela le deviendrait dans le futur.

Donna Haraway, nota pour lancer le concept cyborg dans le royaume de la critique culturelle, que l'identité cyborg "concerne l'instinct de survie, pas uniquement basé sur l'innocence, mais sur le fait de s'emparer d'outils pour changer le monde en les détournant de leur fonction pour laquelle ils ont été fait" (traduction approximative).

La technologie a longtemps été une doctrine dominée par les homme Peut être est-ce du en partie parce qu'elle est souvent perçue comme une force qui conquière la nature, qui est une force créative profondément féminine. Et en effet, les humains sont des créatures de la nature, quelque soit les efforts fait par notre culture pour nous en séparer, toutes nos actions  et constructions sont finalement un produit de la nature. Ce n'est pas un jugement de valeur : la nature n'est ni bonne, ni mauvaise, elle est. Comme le dit George Carlin, peut être que les humains suivent-ils réellement le chemin naturel en faisant du plastique

Pour beaucoup, la leçon métaphorique dans Mary Shelley's Frankenstein, c'est que conduire l'homme à conquérir la nature peut produire des monstres destructeurs qui ne peuvent pas être contrôlés. Pour moi, la leçon est: ne laissez pas l'homme se transformer en monstre.

Lorsque Frankenstein veut passer l'étape suivante et poursuivre ses expériences de réanimation, sa femme lui demande de se détourner de la recherche. L'homme vient de découvrir la façon de tromper la mort : vous pensez qu'il va s'en détourner ? Je ne le ferais pas à sa place.

Pourquoi ne lui propose-t-elle pas plutôt de l'accompagner dans ses recherches ? Peut être ensemble ils auraient trouvé un point d'équilibre, entre l'affirmation des possibilité de ces découvertes et les capacités destructives de ce potentiel.