Politiquement parlant, il n'y en a qu'un seul pourrait faire pire que ce que l'ex-ministre du budget à fait pour détruire les bribes de confiances qui restent entre les personnels politiques et les électeurs. Monsieur Cahuzac a atteint le tréfonds de l'immondice, lui le ministre chargé de faire respecter par les français le paiement de l'impôt qui truande son propre ministère.

Pour faire pire en terme d'impact dans l'opinion publique, il n'y a que Bayrou. Si le chevalier blanc de la vérité était pris la main dans le pot de confiture, je pense que ce serait la fin, le dernier fil ténu de confiance qui serait rompu.

Après une telle affaire, il me semble que le président de la république devrait profiter de l'émoi causé dans l’opinion publique pour lancer par référendum la réforme du statut des élus, des modes de scrutin ou constitutionnelle que sa majorité refuse avec véhémence alors que c'était une de ses promesse de campagne. Les parlementaires qui l'ouvriraient pour s'y opposer se feraient clouer au pilori de l'opinion publique et nous pourrions avoir une réforme en profondeur de notre 5ème république malade de ses élites.

Et pour bien marquer le coup et souligner que c'est une réforme trans-partisane et pas seulement du PS, en confier sa mise en œuvre à un centriste, pas forcément Bayrou, mais un de ses proche.

Allons monsieur le président, un peu de courage !