C'est singulier, alors que François Bayrou est vu par une part grandissante de la population comme un recourt à l'éfondrement de la confiance dans nos élites, et que les média l'invitent à tout va pour commenter le désastre des affaires politico financières et autres gougnaferie d'hommes ou femmes politiques, dans le même temps, le Mouvement Démocrate disparaît des sondages.

Dans les sondages, on demande pour qui ont voté les électeurs lors de la dernière élection pour les ranger ensuite dans la case statistique UDI. Même chose dans les interview de Nice Matin qui mélange allègrement UDI et MoDem. Donc médiatiquement parlant, Bayrou a le droit d'être une personnalité distinct, mais pas les électeurs.

Éternellement, la politique est représentée sur une ligne, et donc sur cette ligne, le MoDem est à côté de l'UDI. LA POLITIQUE EST UN ESPACE MULTIDIMENSIONNEL, c'est pourtant pas compliqué à comprendre, il n'y a pas que la gauche et la droite. Quelle est donc cette volonté ou incapacité à ne pas voir les éventuelles différences ou convergences selon d'autres axes. Pourquoi toujours prendre les citoyens pour des incapables en refusant de leur expliquer la complexité ?

Il y a autant de convergences ou de différences entre MoDem et UDI, qu'entre les sociaux démocrates du PS et le MoDem, pourtant ce point là ne doit pas être abordé, il est tabou, le PS étant officiellement, UN, même si personne n'y croit. Les radicaux devraient être des entités, tout comme le MoDem indépendantes avec une idéologie identifiable, mais faute de leader, de porte voix audibles, ils ne sont plus que des antichambre du PS ou de l'UMP, tout comme l'UDI. La diversité induit de la complexité et les journalistes ou sondeurs n'ont plus assez de lignes pour traiter de la complexité, de toute façon les lecteurs ont de moins en moins la patience de lire. La boucle est bouclée, la multidimensionnalité du champ politique n'a plus de lecteur pour la comprendre, il ne reste plus que des visions binaires.