Il y a quelques temps j'ai écris sur la valeur travail et changer les équilibres du droit du travail. De ces réflexions je tire une contribution pour le grand débat, même si ce sujet n'est pas forcément celui placé au cœur du grand débat.

Ce qui pourri la vie d'un salarié c'est la précarité, qui ne permet pas de se loger ou de souscrire un crédit. Cette précarité doit être financièrement assumée par l'employeur et non le salarié qui assume ces moments de sa vie professionnelle et qui sont subis pour la très grande majorité, au seul bénéfice de l'employeur.

Je formule les propositions suivantes:

  • Un contrat de travail unique, le CDI avec une période de précarité négociée à l'embauche qui peut aller de quelques jours à une année voir même plus.
  • Cette période de précarité doit être financièrement assumée par l'employeur qui devrait payer beaucoup plus chère le salarié précaire, de l'ordre de 30% minimum.
  • L'employeur peut mettre un terme quand il veut à cette période de précarité pour faire des économies.
  • Pour les saisonniers, si l'emploi est reconduit tous les ans, il n'est pas considéré comme précaire (prévoir une sorte de cagnotte de garantie pour éviter les détournements).

La concurrence entre entreprise pourrait alors porter aussi sur les conditions de recrutement, qui auraient un impact sur leur rentabilité et leur tarifs.