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Politique, logiciel libre et autres digressions de Cédric Augustin - Saint Laurent du Var (Nice Côte d'Azur - France)

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Mot-clé - Liberté individuelle

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lundi 20 janvier 2014

Le bonheur est-il uniquement dans la consommation ?

Je retombe sur ce billet qui était inachevé en réaction à l'article du Ficanas, et j'en profite pour étoffer un peu la réponse que j'y avait fait en commentaire:

Le bonheur est-il uniquement dans l’achat ?

Il existe de nombreuses analyses qui relient la consommation à tout un tas de stimuli qui n'ont rien à voir avec l'acte d'achat lui même. Par exemple, dans son documentaire Bowling for Columbine, Michael Moore nous amène à la conclusion que l'insécurité entretenue par les média télévisuels, vise à accroître la consommation.

Selon une logique similaire, l'individu connecté est mis en permanence en situation de manque: il se nourrit de quantités de flux d'information qui sont conçus pour maintenir la dépendance à ces flux. Au début doucement avec les emails, puis les fils d'information, et enfin en continu avec les réseaux sociaux comme facebook ou twitter, qui tous fournissent un flux constant de stimuli. Aucun de ces stimulus n'est vital la plus part du temps. Ils sont pourtant des pourvoyeurs de dépendance et alimentent le désir. Un désir inassouvissable.

La télévision et ses publicités ou ses films à grand spectacle, est loin de pouvoir rivaliser. L'individu connecté peut consommer sa dope indéfiniment. Il y a toujours quelque chose sur le net, quelque chose en phase avec de supposés centres d'intérêt. Mais au lieu de le rassasier, le net accentue la dépendance, car l'interaction qu'il propose est autrement plus captivante que la passivité télévisuelle, qui finie par lasser.

Pour assouvir cette dépendance, il faut accroître la consommation. Internet est un fantastique pourvoyeur de flux

Internet et en particulier les réseaux sociaux, accentue le processus de dépendance à la consommation en fournissant un flux constant de stimuli qui alimentent le désir. Ceux qui s’affranchissent de ces désirs sont ceux qui sont capable de désirer autre chose: connaissance, voyage, relation humaine, création. En fait si l’on fait l’inventaire de ce qui dans notre vie peut être remplacer par un achat en cas de destruction, est finalement superflue. Ne reste que les expériences, qui sont irremplaçables…

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samedi 21 septembre 2013

Un livre numérique restreint par des DRM ne serait plus un livre !

Voilà enfin une proposition de loi exemplaire et audacieuse. Je ne connais pas encore celle qui l'a proposé, Isabelle Attard (député EELV), mais je crois que je vais l'adorer[1]

Format propriétaire ou DRM : Un livre verrouillé ne serait plus un livre

Tout fichier numérique dont le format ne serait pas libre, entendez qui ne serait pas lisible sans passer par la plateforme de distribution, pourrait être considéré comme une prestation de service. Pour être considéré comme un livre[2] il faudrait que ce soit un fichier non verrouillé et lisible comme l'on veut.

C'est clairement une très élégante manière de marquer dans la loi et dans les taxes[3] la différence entre les 2 approches de commercialisation d'une œuvre de l'esprit.

On me souffle sur ma tweet liste que cette idée aurait été émise par Richard Stallman il y a peu lors d'Eurecom. Comme quoi il y aurait des députés qui écoutent les génies à la barbe longue. Je vais peut être prendre ma carte à EELV[4]...

Richard Stallman

Notes

[1] On notera que c'est encore une femme qui propose un truc audacieux...

[2] Ou apparenté, car la création numérique offre d'autre forme que le texte.

[3] Le livre bénéficie d'une TVA réduite, mais pas les prestations de service.

[4] Non je déconne !

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vendredi 6 septembre 2013

Judiciariser les fantasmes privés

Que voilà un étrange projet de loi qui vise à interdire certaines formes de fantasme, même lorsqu'ils sont totalement privés, donc non partagés:

Dessiner des lolicons devient illégal, même s'ils sont privés

Je ne suis personnellement pas adepte de ce genre d'image[1], j'ai une nette préférence pour les femmes pleines d'atouts féminin. Il n'empêche que j'ai un peu du mal avec cette démarche de judiciariser les fantasmes. On est pas très loin de la police de l'esprit.

Si un tel projet devient réalité, il n'y a pas que les lolicon qui sont dangereuses. Quid des films de guerre, les films ou séries policières qui traitent de tueurs (en série ou pas), sans compter les films porno comportant des scènes de pseudo viol... Les films, les livres, les bandes dessinées, la musique... toute l'industrie du divertissement ainsi que l'art sont des fournisseurs de transgression. Nous en consommons finalement énormément.

Or à quoi servent-ils si ce n'est à nous permettre de vivre des fantasmes, de nous projeter dans des univers qui ne sont pas notre quotidien. Je pense sincèrement que toutes ces histoires dans lesquelles nous nous plongeons avec avidité sont nécessaires. Ce n'est pas parce que je regarde la série Dexter que je vais me mettre à couper en tranche mes voisins !

Note

[1] Les lolicon sont des représentations de fillettes dans des postures évocatrices. La culture du manga en comporte souvent, les femmes et enfants se ressemblant souvent.

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samedi 22 juin 2013

Mort assistée, du rôle du corps médical

Passionnant débat la semaine dernière sur France Culture sur la mort assistée. L'émission d'Alain Finkielkraut est vraiment un sacré remue-méninge, et sans pour autant me sentir directement concerné par la question, il est impossible d'y être insensible. Nous avons tous, à tous les âges, un rapport à la mort qui change, selon que nous soyons des enfants, de jeunes adultes, des adultes en responsabilité, ou des seniors, selon notre proximité avec le défunt. Je ne vais pas parler ici du droit et du comment le mourant peut exprimer sa volonté de mourir ou pas, c'est un autre sujet, lui aussi loin d'être simple.

Je me souviens de la mort de mes grands mères et de ma belle mère qui toutes les trois sont parties lentement, atrocement lentement. Et lors de ces départs, le regard sur ce temps, cette lenteur, totalement différent selon la personne qui y assistait. Le corps abandonnait. La mécanique biologique refusait d'aller plus loin en dépit des efforts de la médecine. Ces efforts qui objectivement pouvaient même être considérés comme de l'acharnement thérapeutique, et pourquoi pas en étant cynique un acharnement économique[1], se traduisait par une lente agonie, douloureuse pour le patient, mais aussi pour ses proches, tout juste supportable grâce la magique morphine.

Et pourtant, et pourtant. En dépit de cette lenteur presque sadique à maintenir en vie un corps que l'on savait tous avoir abandonné, ce n'est pas cela qui comptait. Les mêmes qui auraient sans doute refusé avec véhémence ce traitement pour eux, le soutenaient pour cette personne, et non plus ce corps. Car ce n'est pas le corps que l'on aime, mais la personne, les interactions que l'on a eu avec, la mémoire que l'on en a[2]. C'est la personne que nous ne sommes pas prêt à abandonner, à laisser partir, oubliant souvent que sans corps, il n'y a plus d'interactions.

Plus le lien est fort, plus le regard porte sur la personne et moins sur le corps. Un qui avait tout fait pour maintenir en vie coûte que coûte sa mère, se plaignait que le médecin ne faisait rien pour aider sa belle mère à partir. Un autre après une docte explication des tenants et aboutissant du traitement, qui s'effondre en larme en disant "je ne veux pas qu'elle parte". La mort ne concerne pas que le mourant. Les vivants qui restent ont besoin de temps pour s'approprier la mort. Pas tous le même temps.

Une des question compliquée de la problématique de la mort assistée au delà du changement nécessaire de la loi, est le rôle des soignants. Dans notre société qui a médicalisé la mort, ce sont les médecins qui choisissent par exemple le dosage subtile de la morphine, qui d’effaceur de douleur, peut aisément devenir effaceur de vie[3]. Et pourtant, les soignants sont là pour soigner, pas tuer, même si parfois la limite est difficile à discerner dans les phases terminales de la vie[4] Le médecin n'a pas d'attachement émotionnel avec le patient. Il fait partie des personnes les plus éloignées du mourant, et pourtant son rôle consiste aussi à tenir compte des vivants alors qu'ils ne sont pas ses patients.

Le corps médical se retrouve forcement au cœur de ce débat sur l'assistance à la mort, en étant le plus à même techniquement de la délivrer dans de bonne conditions, respectueuses du patient, mais aussi engoncés dans d'énormes contradictions éthiques et financières. Pour en sortir il faudrait inventer une nouvelle spécialité médicale, spécialisée dans l'assistance au départ, qui soit bien séparé des soignants. Mais est-ce bien réaliste ?

Notes

[1] Rappelons nous que maintenir quelqu'un en vie à tout prix rapporte beaucoup plus que d'y mettre fin...

[2] Notre cerveau se fiche un peu de à quoi ressemble le support de mémoire et conserve le lien avec le passé, même quant le présent change d'aspect.

[3] Le moyen le plus simple de faire mourir quelqu'un sans le faire souffrir, consiste a augmenter le dosage de morphine, provoquant un endormissement et un arrêt cardiaque.

[4] Sans oublier le conflit d’intérêt du médecin qui fait gagner de l'argent à son hôpital en maintenant en vie un mourant, dans un mécanisme de financement à l'acte.

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vendredi 14 juin 2013

Les enfants et les écrans

Je suis tout à fait en phase avec les propos du billet de Thiery Crouzet Les enfants du Net : danger?. Dans mon logis, pour mes 2 enfants, l'accès aux écran et au net en particulier n'est pas libre. Ayant moi même un comportement totalement addictif vis à vis des écrans, j'ai une assez bonne idée du pouvoir de fascination qu'ils sont susceptibles d'exercer.

Ma priorité dans les choix que nous avons fait avec mon épouse, est d'essayer que les écrans soient utilisés pour ce pour quoi ils sont pertinents et pas comme seule source ludique ou sociale. Les écrans ne doivent pas être l'alternative unique dans tous les moments de non activité imposée. Dans la mesure où à leurs âges ils ne sont pas capable de déterminer ce qui est un usage pertinent des écrans, il faut bien mettre en place des contraintes, même s'ils sont somme toute assez libres au sein du cadre de contrainte.

Les règles sont les suivantes pour mon fiston de 13 ans et ma fille de 11 ans:

  • Ils se partage un ordinateur à deux qui se trouve dans le salon (pas d'écran dans les chambres, la cuisine ou la salle à manger), sur lequel ils ne peuvent pas installer de logiciel sans me demander (Ubuntu).
  • Ils utilisent Firefox avec un plugins qui filtre les contenus "offensants" (ProCon Latte Content Filter), qui fonctionne avec une liste noire[1] (je n'ai jamais utilisé le mode liste blanche[2], même lorsqu'ils étaient petits). J'ai sensibilisé mes enfants aux risques, en principes ils pourraient presque s'en passer. Notons que leur ordinateur possède un autre navigateur sans restriction, mais le deal est qu'ils ne l'utilise pas.
  • Interdiction de créer des comptes sur aucun site sans l'aval des parents et donc pas de réseau sociaux.
  • Ils ont chacun un compte de messagerie et savent qu'éventuellement je peux le lire.
  • Un outil limite la durée des sessions. Actuellement c'est 1h/jour et 2h30 le mercredi et we.
  • La tv est elle en accès libre, si les devoirs sont fait et éteinte vers 19h. Ils utilisent abondamment l'enregistrement que permet la box.
  • Pas de tablette ou smartphone pour le moment.

Jusqu'ici tout va bien...[3]

La prochaine étape à gérer sera le smartphone demandé à corps et à cris et que l'on repousse. C'est un nouvel écran qui pourra se trimbaler dans le bus, la voiture, au bahut et pire, dans la chambre (tout comme les tablettes que nous n'avons pas). Typiquement, pour préserver le sommeil, aujourd'hui, le baladeur MP3 est interdit de séjour dans la chambre après 21h, il faudra probablement en passer par là pour les autres écrans. Combien de temps cela sera-t-il encore possible ?

Notes

[1] Liste de sites ou de mots clés qui sont bannis, provoquant l'impossibilité d'afficher la page si elle est blacklistée ou contient des mots interdits.

[2] Par opposition à la liste noir, seuls les sites sur la liste blanche sont autorisés.

[3] C'est l'histoire d'un homme qui tombe d'un immeuble de 50 étages. Le mec, au fur et à mesure de sa chute, il se répète sans cesse pour se rassurer "Jusqu'ici tout va bien", mais l'important c'est pas la chute, c'est l'atterrissage !(La Haine, Mathieu Kassovitz)

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vendredi 7 juin 2013

Droit à l'oubli numérique

En ce moment, la CNIL organise une consultation des internautes sur le thème du droit à l'oubli numérique. Vous pouvez trouver le sondage à l'adresse suivante:

Construire ensemble un droit à l'oubli numérique

Voici mon point de vu sur le sujet, donné en fin de questionnaire[1]:

Le volet éducation à la protection de ses données est primordial (et n'est pas suffisamment abordé dans le questionnaire).

Pour moi, les données numériques se classent en 3 catégories, distinguées par leur péremption:

  1. Péremption automatique et OBLIGATOIRE avec durée éventuellement variable selon la nature: toute les traces systèmes (log), les historiques de connexion, les factures, les achats en ligne, les impôts, les amendes et délis mineurs, les relevés téléphonique ou CB, les relevés de comptes bancaires...
  2. Péremption facultative (on laisse à l'utilisateur le choix): les comptes inactifs ou à usage unique sur n'importe quelle plate-forme (ex: compte de réseau sociaux, compte client...). Sans interaction de l'utilisateur avec le serveur, au bout d'un certain temps, la donnée passe dans la catégorie précédente et se périme.
  3. Données perpétuelles: on laisse à l'utilisateur le choix de la durée à partir de laquelle la donnée se transforme en donnée privée (elle existe toujours dans le système mais ne peut plus être utilisée par d'autres que son propriétaire) ou donnée à péremption facultative.

La durée maximum de conservation, dans tous les cas devrait être de 20 ans au maximum, et en moyenne 5 ans, sauf pour les données explicitement "perpétuelles".

Un autre sujet porte sur les liens entre données. Car si une donnée disparaît, qu'en est-il des liens qui pointent dessus ? Car l’existence d'un lien est un indicateur de l’existence de la donnée. A défaut de l'information, son existence est déjà une information.[2]. Donc comment faire disparaître des liens entre des données ayant une péremption différente ?

Vaste sujet soulevé par la CNIL. J'aimerai que ce soit le parlement Européen qui s'en empare, car rien ne pourra être fait sans ce dernier.

Notes

[1] Un petit peu complété et remis en forme.

[2] Par exemple un lien vers un contenu de casier judiciaire est la preuve d'une entrée dans le casier.

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vendredi 22 février 2013

Evolution du porno sur le net

L'intéressant article de Marianne sur le X Faut-il interdire le X extrême ?, avec les questions qu'il pose sur la censure d'une certaine forme de porno me fait réagir.

Cela fait des années que l'industrie du sexe cherche une place légitime sur le net. Pendant longtemps, ils ont demandé à disposer d'une extension .xxx pour développer ce marché. L’Amérique puritaine et hypocrite[1] qui possède le contrôle sur les TLD (Top Level Domain, les extensions de domaine racine, comme les .com, .org...) leur a refusé pendant 10 ans.

Il y a encore 10 ans, les sites pornos affichaient une page d'accueil informant que le contenu du site n'était pas à destination des moins de 18 ans. Il y avait donc, il y a encore quelques années, une démarche de l'industrie du X pour accepter la notion de filtre d'accès à son contenu, tant qu'il n'y avait pas de censure.

Où en est-on aujourd'hui ?

  • L'extension .xxx est enfin disponible mais plus personne n'en a rien à cirer, elle arrive trop tard, les sites s'en sont passés.
  • Quasiment plus aucun site n'affiche une information indiquant que le site que l'on visite affiche de la pornographie.
  • Les publicités pour les sites pornographiques s'affichent sans restriction et avec des images très explicites sur de nombreux sites susceptibles d'être fréquentés par des ados, typiquement tout ce qui tourne autour du téléchargement.
  • Même si Google, Bing ou Yahoo font la chasse au contenu "inapproprié", avec des portails comme YouPorn, la recherche de matériel pornographique ne nécessite aucune compétence et surtout est à 1 click.
  • Le législateur Islandais envisage maintenant de censurer certains types de contenu pornographique, ce qui, au delà de l'atteinte à la liberté, est une connerie technique, puisqu'impossible.

A vouloir empêcher l'industrie du sexe de se développer, les hypocrites ont obtenu exactement l'inverse de ce qu'ils visaient. Aujourd'hui la pornographie est difficilement filtrable. Je dit bien filtrable et pas censurable. Typiquement si on pouvait activer un filtre anti pornographie juste en cochant une case dans la configuration de son navigateur, se serait génial, plutôt que de mettre en place du contrôle parental, au moins il pourrait y avoir une démarche de sensibilisation des ados.

La censure n'a jamais résolue aucun problème, et censurer le net pour un type de contenu est la porte ouverte à la censure pour n'importe quel autre contenu. Foutez la paix aux pornographes, et demandez leur juste de continuer à respecter la loi, à payer leur impôts et à mettre un petit tag sur leur site, pour que l'on puisse les éviter si on a envie de les éviter.

Note

[1] Les USA sont les premiers producteur au monde de pornographie.

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vendredi 15 février 2013

Hacker le monde

Le mot hacker a une forte connotation négative alors qu'il recouvre de nombreuses réalités qui comme tout ce qui nous entoure, peut être bon ou mauvais selon qui s'en sert.

Je retiendrait la définition suivante inspirée de l'article Je veux que ma fille soit un hacker: un hacker est quelqu'un qui veut comprendre les choses, intrinsèquement, qui veut être libre d'en faire ce qu'il veut et pas ce que d'autres ont décidé pour lui.

Typiquement, je veux comprendre comment fonctionne une tondeuse à gazon pour pouvoir la transformer en un mini kart. Je veux comprendre comment fonctionne un appareil de mesure pour pouvoir le connecter à mon ordinateur et automatiser la collecte des informations[1]. Je veux comprendre comment fonctionne le microcosme politique pour le changer et lui faire ouvrir les yeux sur d'autres réalités que sa propre survie...

Force est de constater que les fabricants ne veulent pas que nous hackions ce que l'on a pourtant acheté: quant on veut démonter sa machine à laver, cela est rendu impossible à cause de vis avec des têtes nécessitants des outils introuvables. Je ne parle pas des appareil électroniques (téléphone, TV, hi-fi, électroménager) qui fonctionnent encore mais qu'il est impossible de faire évoluer, non pas que ce soit techniquement impossible, mais parce que les spécification techniques ne sont pas publiques.

Et bien sûr il y a le domaine de l'informatique, dans lequel la démarche de hacking s'illustre de la manière la plus flagrante avec les logiciels libres. Pourtant, les hackers existent bien avant que l'informatique ne soit ouvert au public. Dans l'introduction du dossier Hackers : bâtisseurs depuis 1959, les auteurs rappel que la création est souvent le détournement, l'enrichissement et la combinaison d'éléments existant afin de répondre à un nouveau besoin. C'est ainsi que les outils se sont construits au cours des siècles, mais aussi les grandes inventions. Les hacker, ceux qui démontent, sont forcément des gens qui sont adeptes du recyclage, du partage de connaissance, et se retrouvent tous, forcément, en conflit avec la société de consommation à outrance, tout ce qui d'une manière ou d'une autre restreint les libertés au remix, comme les brevet logiciel ou certaines formes de droits d'auteur.

Il existe plusieurs formes de hackers. Dans le domaine du logiciel on parle de :

  • black hat pour les hackers qui utilisent leurs talent en tan qu’escrocs.
  • white hat, les gentils utopistes, qui sont la majorité heureusement.

Ces différents mondes ont évidement des cloisonnements pas très étanche, tout comme dans le reste de la société, il n'y a pas de raison que l'univers numérique peuplé d'humain soit différents de l'univers réel peuplé des mêmes humains. On parle donc aussi de grey hat, sans oublier non plus les variantes gouvernementales: le pillage de compétence orchestré par la Chine, le sabotage des centrifugeuses iraniennes par les USA pour retarder l'accès à l'uranium enrichi...

On ne retient souvent que la partie Hacktiviste, car comme souvent, c'est celle là qui passionne les média ou les réalisateurs de film, mais la philosophie du hacker est beaucoup plus vaste que simplement contourner un système de sécurité informatique. C'est une vrai vision du monde, une démarche politique qui m'anime depuis toujours et qui m'a poussé aussi à m'engager en politique, pour hacker le système. Reste à savoir la couleur de mon chapeau ?

Note

[1] C'est une projet que j'avais fait en fac, pour pouvoir utiliser des PH-mettre premier prix connecter à de vieux ordi plus assez puissant, pour obtenir des courbe de variation du PH en temps réel lors d'une expérience. Je m'en était vu à cause de l'absence de documentation fourni par le fabriquant qui n'avait aucun intérêt à ce que l'on puisse le faire, vu qu'il vend des appareil beaucoup plus chers qui le fond.

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lundi 3 septembre 2012

Apple s'en prend aussi à Star Trek

Je n'ai pas commenté jusqu'à aujourd'hui le feuilleton judiciaire de l'été entre la marque à la pomme et le premier constructeur mondial de téléphone, écran plat, ordinateur, tablette... Dallas à côté ce sont des petit joueurs: une entreprise qui possède une trésorerie de plus de 100 milliards et qui obtient une condamnation de l'un de ses concurrent pour 1 milliard. Le concurent, aurait copier son design en faisant un téléphone rectangulaire avec des coins arrondis[1]

Si ce n'était que 2 mastodontes qui se rentraient dans le lard, cela m’indifférerait, mais il se trouve que l'issu de ce feuilleton planétaire[2] risque d'éclabousser beaucoup plus que ces 2 sociétés. En effet, si Apple arrive à ses fins, c'est toute l’innovation et l'industrie numérique qui est en danger. Qui va oser mettre sur le marcher un produit innovant sachant que grâce à des brevets farfelus[3], un géant de l'industrie numérique, avec son armada d'avocats va bien trouver un brevet pour interdire la commercialisation du produit. Si faire un téléphone rectangulaire avec des coins arrondis devient un arguments recevable, tout comme le fait de dévérouiller son téléphone en faisant glisser son doigt dessus, les ergonomistes vont rapidement être au chômage.

Non content de tuer l’innovation, si en plus ils s'attaquent à Star Trek, là c'est la goutte qui fait déborder le vase.

Source: http://www.01net.com/editorial/5717...

Notes

[1] Je sais il y a d'autres motivation dans le verdict, mais celle vaut quant même son pesant de cacahuètes.

[2] Apple attaque en justice Samsung aussi en Corée, au Japon, en Allemagne, en Grande Bretagne... avec à chaque fois la volonté de faire interdire à la vente les produits de Samsung, avec un nouvel épisode qui commence aux USA.

[3] Pour mémoire, aux USA ont peut déposer des brevets pour à peu près n'importe quoi, et notamment des idées ou des concepts, et que cela se règle ensuite devant les tribunaux. En Europe, les brevet logiciels sont théoriquement non admis, mais il y a des fissures dans la théorie.

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vendredi 3 août 2012

Comment la propriété intellectuelle a transformé les Jeux olympiques en cauchemar cyberpunk

... à travers la gestion des droits de propriété intellectuelle par le CIO que l'analogie avec le cyberpunk me semble la plus pertinente et à mesure que se dévoile l’arsenal effrayant mis en place pour protéger les copyrights et les marques liés à ces jeux olympiques, on commence à entrevoir jusqu’où pourrait nous entraîner les dérives les plus graves de la propriété intellectuelle.

Un billet à lire absolument : Comment la propriété intellectuelle a transformé les Jeux olympiques en cauchemar cyberpunk

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jeudi 19 juillet 2012

Censure religieuse

cedric-augustin.eu.jpgJe hais la censure en générale même s'il m'arrive de la pratiquer[1], mais je hais farouchement et férocement les censeurs du net, et encore plus lorsqu'ils se cachent derrière des dictats religieux.

Un million de sites porno bloqués durant le Ramadan en Indonésie

Les gens qui ont décidé ça, sont des abrutis pour 2 raisons:

  • Internet ne doit pas être censuré, jamais, c'est contraire à ses gènes. Les utilisateurs trouverons toujours le moyen de contourner la censure. La censure nuit à la confiance[2] qui est nécessaire au business, à la créativité...
  • La pornographie est une soupape dans la libido des individus. Une manière d'aller voir ailleurs sans passer à l'acte et donc ce peut même être un moyen de renforcer le ménage de certain(e)s. Cela joue le même rôle que les films dans lesquels les spectateurs s'identifient aux personnages, histoire de sortir de leur vie pendant 2h.

Ils feraient mieux de promouvoir de la pornographie liée à leur culture, pour ne pas se faire envahir par l'énorme production des USA, autre pays de faux cul puritains, plus gros producteur au monde de films X et pas que du soft.

Et en aparté, il y a de moins en moins de dictatures qui survivent en censurant. Les seules qui resteront seront celles qui donneront l'illusion de la démocratie, comme par exemple ce qui se passe en Egypte. En annonçant officiellement la censure, le gouvernement Indonésien s'affaiblit, que le prétexte de cette censure soit légitime ou pas (il ne l'est pas, mais cela ne change rien aux conséquences dans le ressenti de la population).

Quant on vous dit qu'il ne faut tolérer aucun système de censure sur le net. Une fois l'outil en place, le premier abrutis, même parfois élu, est susceptible de s'en servir.

Notes

[1] Pas que sur ce blog, sur l'ordi de la maison pour mes enfants.

[2] Ok la confiance dans une dictature c'est antinomique.

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jeudi 7 juin 2012

Quand on vous dit que l'Open source c'est bien

Demandez-moi au sujet du logiciel libre, c'est une histoire de libertéAu quotidien à la maison, j'ai imposé des logiciels open source[1]. Mais ce n'est pas le seul endroit, puisque ces logiciels se répandent autour de moi parmi les militants du MoDem qui me côtoient. Dès que j'ai une once de pouvoir dans ce domaine, en bon dictateur, j'impose des formats de fichier ouverts, et par extension, les gens essaient les logiciels libres pour se simplifier la vie.

Au bureau c'est plus dur, car il y a les habitudes entérinées par la direction qui font que l'on préfère bidouiller avec un logiciel dont on a pas la licence, plutôt que d'apprendre à utiliser un logiciel libre. Sans compter que les clients ou prestataires échangent des fichiers dans des formats propriétaires, donc business is business, il faut bien lire ces fichiers[2]...

Je venais tout juste de m'énerver avec mon chef qui m'envoie des emails illisibles car encodés dans le format propriétaire de merde de Micro$osft[3], quant je tombe par hasard sur ce témoignage qui fait chaud au cœur:

L'open source au service de l'humanitaire

Quant on vous dit que l'Open source c'est bien !

Notes

[1] Du système d'exploitation, Ubuntu, jusqu'aux jeux, en passant par la bureautique et les outils multimédia.

[2] J'ai fait dépenser 900€ à la boite pour acquérir la licence d'un logiciel que je n'utilise que 1h par mois, mais bon, au moins nous sommes en règle.

[3] Outlook, le logiciel de l'éditeur sus-cité, encode ses emails dans un format qui n'est lisible que par Outlook, sauf si on le force à ne pas le faire. Du coup j'ai été obligé d'ajouter un plugins pour lire ses messages, ce qui est quant même ballot quant il s'agit de communiquer par email.

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vendredi 1 juin 2012

Picorage: big brother is watching you

Juste histoire de vous faire un peu flipper:

  • Demain, tous masqués ?, faudra-t-il apprendre à nos enfants à porter des masques, à la manière des Anonymous ?

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lundi 2 avril 2012

De la Laïcité comme projet de société

En répondant à un commentaire, j'ai relu mon "excellent" billet sur la multidimentionnalité du champ politique[1] et je voudrais revenir sur un des exemple que je donnais pour illustrer un des nombreux axes de lecture que l'on peut prendre, pour sortir du traditionnel et réducteur gauche/droite.

  • La religion/laïcité de la société : finalité, moyen, nécessité ?

Si l'on regarde l'action politique de Nicolas Srkz depuis 10 ans, il est clair que la laïcité ne fait pas partie de son modèle de société. Il a réintroduit dans la république des représentants de chacune des religions, alors que l'état français est supposé les ignorer toutes[2]. Le simple fait qu'il puisse dire dans un discours que le curé est plus important que l'instituteur est une confusion dramatique.

L'un instruit et donne au futur citoyen les moyens de se construire. En allant à l'extrême, on pourrait presque dire que l'instituteur et le système scolaire en général représentent l'intérêt général. A contrario, le curé (ou l'imam, ou le rabbin) participe à la construction d'un individu[3], et selon la même grille de lecture est un représentant de l'intérêt individuel[4].

Le simple fait de comparer les 2 est déjà en soit une anomalie pour le représentant d'un état qui se veut laïc. Mais c'est aussi une parfaite illustration d'un projet de société complètement différent de celui porté par François Bayrou qui place la laïcité au cœur de sa relation avec la chose religieuse.

La laïcité est un réel projet de société qui place la religion dans la sphère privée. C'est aussi une vision libérale de la société, dans laquelle l'individu se construit en étant libre d'avoir ou pas une religion, de la pratiquer ou pas.

François Bayrou est un peu un extrémiste de la laïcité. Il peu revendiquer cette position d'autant plus aisément qu'il est croyant pratiquant, illustrant par là même la séparation entre l'homme d'état et le croyant.

Notes

[1] Là ça ronfle comme titre, j'espère que vous allez au moins cliquer sur le lien.

[2] Srkz a œuvré pour que la religion musulman ait un interlocuteur "représentatif" pour l'état. Si l'idée est intéressante, ce n'est pas à l'état de le faire mais aux responsables du culte de s'organiser en ce sens.

[3] Notez la différence, l'un apprend à se construire quant l'autre fourni un cadre prédéfini dans lequel l'individu doit entrer. C'est manichéen comme vision, mais c'est un peu fait exprès, histoire de faire un raisonnement basique.

[4] Le mot intérêt est douteux ici, mais c'est pour faire le pendant de la phrase précédente.

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mercredi 7 mars 2012

Mutation numérique de la société: une illustration avec la propriété intellectuelle

Je serais un des animateur du prochain Café Démocrate qui se tiendra à Nice Jeudi 08 mars sur le thème de la propriété intellectuelle. Je vous propose en avant première quelques unes des pistes que je proposerai au débat.

Mutation de la notion de propriété intellectuelle introduite par la mutation de notre société au contact du numérique.

Ce sujet n'est apparemment pas dans la lumière de la campagne et pourtant c'est un enjeux de société considérable car nous sommes à une époque charnière. En une génération, le numérique a envahi toute notre vie, de manière visible avec les ordinateurs, mais aussi totalement insidieusement dans quasiment tous les actes de la vie quotidienne. Lors de ce Café Démocrate, je vais essayer de restreindre le sujet à la propriété intellectuelle, qui n'est qu'un tout petit bout de la mutation numérique de notre société. Mais ce petit bout, notamment dans son application au monde la culture présente l'avantage d'être une bonne illustration des enjeux, que l'on a du mal percevoir.

Créateur/Producteur/Consommateur, une tranche de jambon qui se rebelle

Le monde de la création s'organise autour de 3 acteurs:

  • L'auteur ou le créateur d'une œuvre.
  • Le producteur ou facilitateur, qui est intimement lié au distributeur commercial.
  • Le "consommateur" qui regarde, écoute, touche, achète la création.

Or l'avènement du numérique ne pose pas de problème au premier et au troisième, mais uniquement au second. En effet, la création qui peut s'exprimer par un résultat numérique peut passer directement du créateur au consommateur. Les intermédiaires redeviennent des facilitateurs, facultatifs, et donc leur rémunération devient également facultative. On image facilement qu'ils n'entendent pas se laisser déposséder de cet avantage sans réagir !

Une génération qui ne connaît pas d'autre modèle que le partage et la pseudo gratuité.

Les générations d'avant internet (1995), grosso modo les + de 30 ans sont capables d'imaginer la société sans le numérique. L'économie de la possession d'un bien culturel leur est naturelle. Lorsque l'on achète de la musique, c'est avant tout sous la forme d'un disque. Les autres moyens ne sont que des dérivés. Ces générations acceptent donc sans rechigner les contraintes d'unicité de droit sur un bien culturel.

Pour les nouvelles générations, qui ont grandi avec le numérique, ce concept d'unicité d'un bien culturel est obsolète, et incompréhensible. Pourquoi un fichier que l'on peu dupliquer à l'infini sans altération de l'original devrait avoir de la valeur ? Dans un monde numérique, comment comprendre le concept de vol sur un objet que l'on peu dupliquer ? Partager une chose sans valeur est donc naturelle, pourquoi cela devrait-il est un crime ?

Parce que nos dirigeants sont tous d'une génération qui ne perçoit pas cette évolution, les démarches engagées par les pouvoirs publiques dans le domaine de la culture consistent à criminaliser une partie des nouveaux usages que nous offre la technologie numérique. Les échelles de valeur dans le monde numérique ont changées, mais ils ne s'en rendent pas compte (du moins la majorité).

Le copyright numérique, un concept très abstrait

Il n'y a pas que la technologie qui introduit des changement. Le droit aussi. Un objet numérique peut disposer de plusieurs licences d'utilisation, qui chacune représente un usage différent du droit d'auteur. Contrairement au monde réel où la propriété et donc l'usage d'un objet est unique, dans le monde numérique, il est possible de dupliquer l'objet, son usage et sa propriété: il est ainsi possible d'être l'auteur d'une photo et d'en disposer de tous les droits, tout en donnant les droits à une autre personne (morale ou réelle). C'est ainsi que fonctionne les réseaux sociaux, qui s'arrogent un droit de propriété de vos photos, sans pour autant vous en déposséder.

Les nouvelles formes de créations censurées

La création numérique a également démultipliée les possibilités de remix d'autres œuvres pour en créer une nouvelle. Le visuel de ce café démocrate en est un exemple:

  • Une image d'un film célèbre qui se passe dans un univers numérique, Matrix. Cette image a été retravaillée par un contributeur d'un forum, qui n'en donne pas la source, et modifié par moi pour obtenir la bonne couleur.
  • Une magnifique photo portant le nom de "Le pouvoir des mots", qui est disponible en libre usage.

J'ai combiné 2 œuvres qui sont chacune porteuse d'un message, dans une troisième porteur d'un nouveau message. cette nouvelle œuvre qui est un remix des 2 précédentes est une création. Cependant, les lois de la propriété intellectuelle font potentiellement de moi un contrefacteur, et donc un hors la loi, puis que je ne peux pas prouver que j'ai le droit d'utiliser la première image.

Il existe au Canada en ce moment un débat sur un assouplissement du droit, pour permettre la copie pour la création. Au Etats Unis il existe le "fair use". Mais rien de tel en France, si ce n'est peut être le droit de citation.

Des modèles économiques à construire.

Et là ce pose le problème de la rémunération des auteurs et créateurs. Dans le modèles antérieur, à chaque exemplaire une part de du produit de la vente revenait à l'artiste. Dans un système de copie illimité et de remix, comment assurer une rémunération à l'artiste ?

Aucun modèle économique de la création qui soit satisfaisant n'a encore émergé. On peut citer quelques exemples:

  • La licence globale (principe de la redevance TV ou de Deezer),
  • Les taxes sur le volume de données téléchargées (principe du minitel),
  • La publicité incluse (Mc Do dans le 5ème élément),
  • Le financement de la création par les fabriquant d'appareil (ex:lecteur MP3 préchargé) ou hébergeur (Dailymotion partage ses revenus publicitaire avec certains contributeurs).
  • La transformation du disque en support publicitaire pour les spectacles et émissions télévisées,
  • ...

Les politiques, leur perceptions et propositions.

HADOPI, LOPSI, ACTA...

http://www.laquadrature.net/fr/acta

Conclusion

Le numérique n'introduit pas des évolutions progressives comme toutes les autres technologies avant lui, sur une ou plusieurs génération. Les mutations qu'il insuffle à notre société se font en quelques mois, et nous vivons une époque charnière. La culture et le milieu artistique sont eux aussi confrontés à ces mutations ultra rapide, avec comme enjeux centrale la propriété intellectuelle, héritage obsolète ou précurseur, selon comment on l'aborde, mais qui lui aussi est en pleine mutation.

L'éviction des producteurs dans une partie du processus de création/consommation culturel est la source de tous les projets liberticides autour de la problématique du droit d'auteur. Les enjeux économiques sont aux manettes. Comme toutes les évolutions technologiques (imprimerie, cinéma parlant, télévision, disque, cassette...) le monde de la création a su s'adapter et le monde économique avec. Il faut laisser émerger les nouveaux modèles de création, de consommation et de monétisation de la culture, et pas les censurer.

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mercredi 1 février 2012

Dormez braves gens...

L'assemblée nationale est en train d'adopter le fichage généralisé des Français selon leurs données biométriques. Pendant que les média sont focalisés sur la campagne présidentielle, nos libertés individuelles continuent, encore et encore d'être amputées !

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mercredi 18 janvier 2012

L'esprit des lois

Je découvre grâce à twitter un outil magique de consultation d’œuvre ayants plusieurs siècle, mise à disposition par la BNF, et pas n'importe quelle œuvre:

À l'occasion de l'anniversaire de la naissance de Montesquieu (18 janvier 1689), replongez-vous dans l'Esprit des lois. http://bit.ly/yB5U0Q

C'est un ouvrage impressionnant. Au moment où j'écris ces lignes, je suis en train de le parcourir, grappillant à gauche ou a droite quelques thèmes. Je vous concède que lire le vieux français n'est pas des plus aisé, mais au bout d'une page, le cerveau commence à s'habituer à cette gymnastique qui consiste à remplacer la majorité des "f" par des "s" et de faire quelques accords de temps.

A noter cette habitude perdue d'afficher en fin de page le mot commençant la page suivante. Pour pratiquer la lecture à voix haute avec ma fille, je peux vous dire que cela aiderait pour garder le rythme et le ton.

De l'Esprit des loix ou du Rapport que les loix doivent avoir avec la constitution de chaque gouvernement, les moeurs, le climat, la religion, le commerce, &c . à quoi l'auteur a ajouté des recherches nouvelles sur les loix romaines touchant les successions, sur les loix françoises, & sur les loix féodales.

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