Citoyens prenez le pouvoir

Politique, logiciel libre et autres digressions de Cédric Augustin - Saint Laurent du Var (Nice Côte d'Azur - France)

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jeudi 4 octobre 2012

Festival du livre et livre libre

Comme l'information est passée dans un commentaire technique, je la remet en avant dans un billet. Lors du 25ème festival du livre de Mouans Sartoux, l'association Linux Azur rappel divers ateliers autours du livre libre:

Vendredi 5 Octobre 16:00 - Samedi 6 Octobre 17:30, au "Café Beaux livres" – Espace B du festival du livre de Mouans-Sartoux

Les conférences‐ateliers auront lieu à l’espace Beaux Livres (entrée près de l’accueil du festival), à 16 h et 17 h 30 respectivement, et seront relayées par un stand Linux Azur en zone « Associations ».

Vendredi 5 octobre, 16:00

Simon Giraudot, auteur de geektionnerd.net: "Je suis auteur BD, j'ai fait le choix du Libre et je ne le regrette pas !", conférence-atelier avec démonstration Inkscape.

Samedi 6 octobre, 17:30

Alexis Kauffman, "La fabuleuse histoire d’un livre Libre", l'aventure de Framabook au travers du choix des licences, des outils... Étude de cas à partir du travail de Christophe Masutti.

lundi 21 mai 2012

Il n'y a pas qu'en France qu'il y a des politiques incompétents

Je ne sais pas s'il faut s'en réjouir[1] ou en pleurer, mais ce que le gouvernement du Québec a fait voter comme loi est tout de même ahurissant: il a décidé de faire voter une loi d'exception afin de mettre fin à la grève des étudiants. Un truc du style loi martiale, si vous manifestez, zou au trou avec des amendes de plusieurs millier de dollars.

Je ne sais pas grand chose de la légitimité de ces manifestations estudiantines[2], mais il n'est pas besoin d'être de gôche pour percevoir le ridicule d'un régime démocratique qui n'arrive pas faire accepter une loi et vote une loi martiale pour empêcher les manifestations.

Je les sens bien aux prochaines élections les députés qui ont voté un texte aussi stupide pour le défendre devant leur électeurs. Du pain béni pour l'opposition. Je pense qu'ils ont atteint un seuil d'incompétence démocratique exceptionnel.

Notes

[1] En ce disant que nous n'avons pas les pire

[2] Si ce n'est que 82% d'augmentation des frais de scolarité semble un argument très crédible pour manifester.

mercredi 2 mai 2012

Des journalistes malmenés

Je n'aurai pas dit mieux:

Nous ne sommes pas des punching balls (ou j’en ai marre de me faire agresser)

On peu essayer de chercher une excuse à ces abrutis, mais ça va être dur. Bien sûr il y a l'effet groupe, démultiplié par l'effet foule, dans laquelle on se sent plus fort, anonyme. Il y a la frustration de ne pouvoir agir plus. Et il y a les propos du manitou qui parle d'une officine et non de journalistes pour décrire un média que ne lui sied pas.

C'est le problème des foules qui est mathématiquement prouvé: plus la foule est dense et plus intelligence se divise. Un peu comme s'il existait une corrélation entre la densité au m² en militant, et le pourcentage de neurones qui deviennent inopérants. Vu le nombre de militant annoncé par JF Copé sur la place du Trocadéro, il devaient être très, très serrés, certains calcules font état de 9 militants au m²[1]. Il ne devait plus leur rester beaucoup de neurones actifs.

Note

[1] Trocadéro=21000 m2, 200 000 personnes nous dit l'UMP. Donc 9,50 personnes/m2. Avec des comptes pareils, on comprend mieux les déficits du pays. A noter que BFMTV annonçait 40 000.

lundi 20 février 2012

Les média ne sont pas neutres

On le sait, à chaque campagne on le répète, mais c'est lassant à force. La preuve en image:

La sarkhollandisation des media
Source: page Facebook de Seb Brant, créé à partir des données du CSA.

En fait, le CSA a inventé une règle à la con qui consiste à dire que le temps de parole devait être proportionnel aux intentions de vote dans les sondages. C'est proprement scandaleux, puisque les intentions de vote des indécis sont directement proportionnels à la visibilité médiatique des candidats.

Comme si cela ne suffisait pas avec cette règle absurde, en plus les média audiovisuels se font un plaisir de ne même pas la respecter, ne serait-ce qu'à la louche, puisque le couple Holly et Srkz[1] sont sur-représentés au détriment de tous les autres.

Et pour parachever le tout, les "petits" candidats sont cantonnés aux émissions spécialisées, pendant que les journaux télévisés ou radiophoniques, nous donne par le menu, tous les faits et gestes de ceux qu'ils ont choisi pour nous pour le second tour. Inéquité de temps mais aussi inéquité de traitement.

Personnellement, en plus bien sûr de François Bayrou, j'aimerai bien entendre Corinne Lepage, Eva Jolly et Jean Luc Mélenchon, qui ont tout les 3 des choses intéressantes à dire, même si je ne partage pas forcément leur avis. Ces candidats ne sont pas dans le consensuel et donc ont une certaine liberté de parole instructive. Il y en a un autre qui m'intéresse moins c'est Nicolas Dupont-Aignan, car il dit beaucoup trop de caguades. Les autres je fais l'impasse, car ce sont des candidature de posture, donc creuse[2]

Notes

[1] Pour ceux qui se demandent pourquoi je n'utilise pas les vrai noms de ces candidats, c'est pour ne pas leur faire de la pub, puisque les média regardent aussi le volume de buzz sur le net lié au nom des candidats.

[2] C'est mon opinion et je la partage.

samedi 11 février 2012

Ils occupent l'espace médiatique avec de la merde

Aussi détestable que cela puisse être, je suis obligé d'être admiratif de la technique employée pour occuper tout l'espace médiatique avec de la merde, comme le fait Guéant ou Srkz[1], en passant d'une polémique à la con à l'autre. Ils sont très fort !

En effet, au delà de la couverture médiatique de la polémique, cela impose aux chroniqueurs, et aux intervieweurs de centrer leur propos sur la polémique. On interroge ainsi tous les invités politiques non pas sur un projet politique ou une proposition qu'ils font dans le cadre de l'élection, mais sur leur avis sur la polémique. Question éminemment sans intérêt, mais qui consomme du temps de parole et en plus fait causer de l'auteur de la polémique, donc lui fait de la publicité.

Les auteurs de ces cagades deviennent ainsi les pivots de tous les propos et point de vu politique. Que la polémique soit positive ou négative, le bruit, ou devrait-on dire le buzz, de la polémique couvre tous les autres sujets.

Le net fait une puissante caisse de résonance à ces énormités. Le principe même de twitter facilite le processus, en étant en temps réel et adapté aux réactions épidermiques ou sarcastiques à chaud, twitter adore les polémiques à la con. Si d'aventure une information intéressante surgi en même temps que la polémique, elle n'émergera jamais. Les problèmes de l'ex ministre, ex trésorier de l'UMP sont ainsi passés au second plan ces jours derniers[2]. Que voulez-vous, la place pour l'information est limité, et une bonne polémique fait plus d'audience.

Notes

[1] Je ne parle même pas de Morano, tellement c'est pitoyable.

[2] Notamment l'affaire de hippodrome dont personne ne parle.

mardi 27 septembre 2011

La maxime à encadrer pour tous les twittos

Faites une recherche sur Google avant de twitter, réfléchissez avant de parler

''Source : Journalisme et réseaux sociaux: 8 tendances venues des Etats-Unis

lundi 29 août 2011

Picorage : liens en vrac depuis twitter

Comme ce que l'on note sur twitter est archivé sur les serveurs de twitter et disparait au bout d'un certain temps, je note quelques uns des liens les plus intéressants :

lundi 11 juillet 2011

Pour encore combien de temps, sommes nous dans un état de droit ?

pirate.pngVoici un texte fort bien documenté, mais pas forcément facile d'accès pour l'inculte en droit que je suis:

HADOPI : La procédure d'ordonnance pénale permettra aussi de statuer sur les intérêts civils

Cependant, la gravité du sujet me donne envie de vous en faire une lecture profane. Les juristes m'excuseront d'entrer sur leur platebandes.

La procédure d'ordonnance pénale a été inventé par le législateur pour désengorger les tribunaux avec les infractions mineurs comme les infractions au code de la route, typiquement lors de la mise en place des radars automatiques : une infraction est constaté (par le radar), le coupable identifié est condamné sans même pouvoir se défendre (pas de débat contradictoire, droit de la défense nul). Si le déclaré coupable de l'infraction veut dénoncer la sanction, il doit faire appel.

Bon jusque là pourquoi pas, on apprécie pas forcément de se faire flasher par un radar, mais on peut comprendre la logique du système. Le problème n'est pas là, il est dans l'évolution de cette procédure, puisque le législateur trouvant le principe pratique l'a étendu à d'autres délits (détention de stupéfiants) et aujourd'hui au téléchargement illégal.

Et là où cela devient carrément flippant, c'est que ce n'est plus seulement l'amende qui devient non contestable et donc automatique, mais aussi les dommages et intérêts. C'est à dire qu'un internaute accusé de téléchargement illégal devra payer une amende et des dommages aux ayant droit, sans même pouvoir se défendre, à moins de faire appel (après avoir payé et subit les éventuelles conséquences de coupure de sa ligne ADSL).

Personnellement je suis inquiet. On l'a vu pour les tests ADN qui étaient initialement instaurés pour les délinquants sexuel, être étendus à presque tous les délits. On découvre ici qu'une procédure simplifiée de condamnation qui supprime le droit de la défense et n'était supposée s'appliquer que pour de petites infractions, est étendue à des délis avec de plus en plus de conséquence.

La démarche politique étant ici, non pas de donner les moyens à la justice de s'adapter à l'évolution de la société, mais de supprimer sa mission dans certains domaines, pour faire des économies. A mettre en parallèle bien sûr avec les propositions de loi de faire appliquer la loi par des non professionnels du droits.

mardi 5 juillet 2011

Comprendre les CGU des média sociaux et la propriété des contenus publiés dessus

Si vous souhaitez mieux comprendre les enjeux de la propriété des contenu sur les média sociaux, tels que Facebook ou Twitter, je vous invite chaleureusement à lire l'excellent billet vos contenus ne vous appartiennent plus, de S.I.Lex.

Voici quelque extraits :

  • les CGU des médias sociaux aboutissent à ce paradoxe que les mêmes contenus semblent faire l’objet de deux droits de propriété superposés : celui de l’utilisateur et celui de la plateforme : En gros, ce qui est à vous est à vous, mais c’est… à nous également !
  • En droit anglo-saxon, le terme « grant » (« you grant us ») correspond à une garantie. La clause de Dropbox doit s’interpréter ainsi : « En nous confiant des fichiers qui vont par nature être stockés sur nos serveurs, routés, transférés, manipulés, affichés sur notre site, zippés, etc., vous nous garantissez le droit (=autorisation) de le faire. Il s’agit bel et bien d’une licence.
  • Avec les biens immatériels, la propriété peut se démembrer à l’infini, par le biais du mécanisme particulier des cessions non exclusives.
  • La cession des droits peut en effet s’opérer à titre exclusif ou non exclusif. Le premier cas correspond par exemple à celui d’un contrat d’édition classique, dans lequel un auteur va littéralement transférer ses droits de propriété intellectuelle à un éditeur pour publier un ouvrage. L’auteur, titulaire initial des droits patrimoniaux, s’en dépossède par la cession exclusive et il ne peut plus les exercer une fois le contrat conclu. Avec les CGU des plateformes, les droits ne sont pas transférés, mais en quelque sorte « répliqués » : l’utilisateur conserve les droits patrimoniaux attachés aux contenus qu’il a produit, mais la plateforme dispose de droits identiques sur les mêmes objets.
  • Rien n’empêche l’utilisateur de reproduire ou diffuser ailleurs un contenu posté sur la plateforme, mais il ne peut s’opposer à ce que celle-ci fasse de même, voire ne conclue des accords avec un tiers, y compris à des fins commerciales.
  • En France, le Code de Propriété Intellectuelle encadre de manière stricte les cessions de droits . Il considère par exemple que « la cession globale des oeuvres futures est nulle » (Art. L-131-1)

Et bien sûr, à mettre en parallèle, cette enquête de TNS-sofres sur l'usage des réseaux sociaux chez les 8-17 ans[1]

  • La moitié de 8-17 ans sont sur les réseaux sociaux
  • Les parents sont assez peu associés à cette pratique
  • Pour les enfants et les adolescents ces relations sont bien réelles
  • Un tiers des enfants ont été choqués ou gênés par des contenus
  • Conscients des risques, ils ne savent pas forcement s'en préserver

Et bien voilà, vous êtes prévenu : les réseaux sociaux ce n'est pas du tout aussi anodin qu'il n'y parait. Cette face de ces univers est difficile à cerner pour les adultes, alors imaginez pour les enfants, c'est pourtant là dedans qu'ils évoluent tous[2] en arrivant au collège.

Notes

[1] Étude réalisée pour l'UNAF, Action Innocence et la CNIL.

[2] Ou voudraient bien !

mardi 17 mai 2011

HADOPI : vous saviez qu'ils étaient si incompétents ?

Sans être un geek, on sait que la loi HADOPI et l'autorité portant le même nom, ont été créées à l'arrache, pour répondre aux lobby de certaines entreprises vivant de la création musicale ou cinématographique.

Deux liens au sujet de cette HADOPI qui font peur et illustrent l'incompétence qui entoure cette HADOPI :

Et encore je ne parle même pas de l'aspect juridique qui est lui aussi affolant...

jeudi 5 mai 2011

La démocratie maintenant

  • La démocratie au Moyen Orient maintenant !
  • ... si vous pouviez manifester juste un peu plus loin...
  • Il dit la même chose pour les manifestant du climat

Source : http://www.washingtonpost.com/opini...

mercredi 4 mai 2011

Picorage : journalisme gratuit, censure et oppression sur le net

Ca eut payé...
Coupez moi ça !

lundi 21 février 2011

Garantir l'indépendance des tuyaux du net

Il y a quelques années j'avais présenté une synthèse suivie de quelques réflexions sur "le numérique" dans le cadre d'un séminaire de l'UDF. Et parmi les propos que je tenaient , figurait l'idée d'une renationalisation des tuyaux de l'internet, pour éviter une éventuelle main mise de ces tuyaux par des intérêts pas forcément démocratique. Je prenait l'exemple d'un état du golf qui en devenant propriétaire d'une entreprise fournisseur d'accès deviendrait en capacité de filtrer les contenus ne lui convenant pas.

Cinq ans plus tard, si le raisonnement peut toujours s'appliquer, en l'élargissant à la chine par exemple, les derniers évènements au Magreb et la tendance sécuritaire vers laquelle se dirige notre société occidentale, me font douter de la pertinence de cette réflexion.

En effet, en Tunisie tout comme en Egypte, l'exigence de liberté s'est construite et propagée entre autre grâce au web, et dès que le gouvernement s'est senti en danger, c'est le premier canal qui a été coupé et censuré, afin de restreindre l'accès à l'information libérée et au mécanisme d'organisation viraux. Cela illustre à merveille la puissance du web comme garant de la liberté individuelle, mais aussi sa fragilité au niveau des infrastructures.

En fait tout cela pose à nouveau le problème des contre pouvoir, non plus seulement en politique, mais aussi économiquement, et dans le cas présent technique. Comment garantir une indépendance aux tuyaux par lesquels circule le web et ses différents composants (messagerie, réseau sociaux, transfert de fichier, hébergement...).

Sans chercher très loin, il y a des raisons de s'inquiéter :

  • L'existence de Wikileaks[1] a failli être compromise par les réactions des gouvernements occidentaux sous la pression des États Unis. Jusqu'à notre abrutis de ministre de l'industrie qui a voulu mettre la pression sur l'entreprise hébergeant une version en France.
  • On se rappel du Firewall chinois qui filtre ce que les internautes de ce pays peuvent consulter.

Brrrrr, ça fait peur, mais personne ne s'en rend compte, ou alors se sera trop tard.

Notes

[1] Site dédié à la publication de documents confidentiels, dont on peut apprécier ou pas la pertinence, mais qui n'enfreint pas la loi.

lundi 14 février 2011

Plus tu payes, plus tu peux l'ouvrir


François Bayrou : Nicolas Sarkozy se comporte en chef de parti

Cela me rappelle les propos d'un député qui me disait que seuls ceux qui sont élus sont légitimes pour faire de la politique. Je tairais son nom par courtoisie, mais cela en dit long sur l'opinion qu'il porte vis à vis des électeurs et des militants de tout poil.

lundi 20 décembre 2010

Affichage vraiement publique

Vous allez dire que je suis un peu obsédé par l'affichage publique, chaque fois que je part en déplacement je regarde comment font les autres, car à St Laurent du Var c'est un peu misérable, même si les panneaux sont neufs. Voici un exemple en Alsace, dans un petit village des Vosges :

Honnêtement je trouve sain que les citoyens puissent s'exprimer de la sorte et qu'en plus le message ait le temps de subsister, du fait de la grande surface d'affichage qui n'oblige pas les afficheurs à se recouvrir immédiatement.

lundi 13 décembre 2010

Picorage : censure


Source image : http://www.collectif-rto.org/spip.p...

mardi 19 octobre 2010

Big Brother inside

"Oh, c'est l'application d'espionnage individuel du gouvernement. C'est en standard avec tous les téléphones."

Trouvé sur http://weblog.sinteur.com/index.php...

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