Citoyens prenez le pouvoir

Politique, logiciel libre et autres digressions de Cédric Augustin - Saint Laurent du Var (Nice Côte d'Azur - France)

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mercredi 23 décembre 2020

Covid, grippe, vaccination, z'y va ou pas ?

Schéma de brin de virusEn 2009, en pleine crise du H1N1, j'écrivais sur ce blog un billet extrêmement simplifié pour expliquer comment fonctionne la vaccination:

Vaut-il mieux avoir la grippe ou se faire vacciner ?

Je vais rebondir dessus pour étendre la réflexion au covid, suite à quelques tweets que j'ai commis sur le sujet.

Tout d'abord quelques mises à jour de ce texte:

  1. Le principe de vaccin décrit dans le billet de 2009 correspond à la technique de Pasteur et que les laboratoires français sont en train de mettre au point mais qui n'arriveront qu'à la fin du printemps au plus tôt: on prend le virus, on l'affaibli, dénature ou on le casse en morceaux et ce sont ces restes ou bribes qui sont injectées lors de la vaccination. C'est simple et peu coûteux, mais l’efficacité n'est pas toujours optimum et il peut y avoir des réaction chez certains patients. Par contre d'un point de vue sanitaire c'est super pratique car on peut vacciner contre plusieurs virus en une seule fois puisque l'on peut mélanger les vaccins, ce qui réduit encore le coût.
  2. Les nouveaux vaccins à ARN n'utilisent pas des morceaux de l'enveloppe du vaccin, mais certaines des molécules qui codent la fabrication du virus (l'ARN messager). L'intérêt c'est que l'on n'injecte pas des morceaux de virus, mais des brins d'ARN très spécifiques qui sont en plus faciles à produire à grande quantité avec moins de risque puisque l'on ne manipule pas un virus. Ces nouveaux vaccins annoncent des taux d'efficacité dépassant les 90%, ce que les autres vaccins classiques n’atteignent pas. Par contre ils coûtent beaucoup plus chers et surtout se conservent à -70°, ce qui est beaucoup moins pratique (les vaccin classiques se garde à 5°).
  3. Les virus à ARN coûte entre 10 et 20€ la dose. Les vaccins classiques, moins de 2€.
  4. Ce billet et le texte de 2009 ne traitent que des virus de type grippe, qui mutent beaucoup.
Différence entre grippe saisonnière (dont le H1N1) et covid ?

La différence est sur la manière de se propager et sur la mortalité:

  • Le covid est le plus contagieux 2 jours avant l'apparition des éventuels symptômes, ce qui facilite grandement sa propagation dans la population. La grippe saisonnière est le plus contagieux une fois les symptômes déclarés, durant la semaine qui suit.
  • La mortalité de la grippe est de 0.1%, celle du covid est au dessus de 3% même s'il semblerait que les améliorations des soins l'ai faite un peu baisser.
  • Les 2 maladies sont beaucoup plus mortelles pour les personnes âgées, obèses ou avec d'autres maladies chroniques (comorbidité).

Du coup, si la question peut se poser de se faire vacciner contre la grippe saisonnière lorsque l'on est en bonne santé et pas une personne à risque, elle se pose tout de suite beaucoup moins pour le covid. Le risque d'en mourir ou de faire mourir un proche en le contaminant est beaucoup trop important pour le prendre à la légère.

Médicaments

Pour mémoire, il n'existe pas de médicaments contre les virus. La seule chose qui est faite par la médecine c'est de limiter les effets secondaires et les surinfections par des maladies opportunistes qui profitent que le corps est fragile. Notre organisme trouve tout seul le moyen de se débarrasser d'un virus, mais parfois il a du mal, voir même il s'auto-détruit au passage. Les traitements dispensés à l’hôpital sont donc juste pour aider. Si vous développez une forme bénigne de la maladie, vous pouvez prendre n'importe quoi durant votre convalescence: du paracétamol pour le confort, des huiles essentielles pour désinfecter, du grog pour la bonne humeur, du chocolat car c'est toujours bon. Vous pouvez aussi essayez le protocole du marseillais, mais ce n'est pas plus efficace aux dernières nouvelles.

Vaccination, ça va marcher ?

Le but de la vaccination est le même que le confinement, c'est de stopper les chaînes de contamination. Si le virus n'a plus assez de monde à infecter, il disparaît progressivement. Il faudrait 60% de la population qui ne soit plus infectables par le virus. Comme il y a déjà un peu moins de 10 millions qui ont été exposés au virus, il faut vacciner 25 millions pour couper l'herbe sous le pied du virus.

Si on se rappel de l'épisode du H1N1 de 2009-2010, il a fallut mettre en place une énorme organisation de vaccination qui n'a permis de ne vacciner que 5 millions de personnes. Le gouvernement va donc avoir un challenge logistique considérable pour vacciner 5 fois plus de personnes, d'autant que les premiers vaccins à ARN nécessitent une logistique très lourde pour leur conservation à -70°.

Du coup, les vaccins classiques qui se conservent au réfrigérateur et qui arriveront au printemps, permettront de passer à une autre vitesse de vaccination en impliquant tous les médecins, infirmières et infirmier de ville. Ceci permettra une massification de la vaccination.

Et après ?

Il est probable que le covid fasse comme la grippe, qu'il mute. Il faut donc s'attendre à devoir vivre avec un paquet d'années. Le problème c'est que l'on ne sait pas combien de temps l’immunité acquise par vaccination ou en ayant attrapé la maladie dure: si c'est seulement 6 mois, on est pas sorti des ronces...

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dimanche 29 novembre 2020

De la police et les images de ses fonctionnaires

Je m'interroge sur ce qui ce passe en ce moment avec le mélange liberté d'expression et police. Cela me semble très malsain. Ci-dessous la compilation enrichie d'un fil tweeter sur mes réflexions:

Interdire l'utilisation de vidéo pour nuire aux policiers en tant qu'individus me semble pertinent, car les fonctionnaires qui font leur job n'ont pas à être emmerdés ou mis en danger dans leur vie privée, ni leur famille. La diffusion sur les réseaux sociaux ou les médias doit être vigilante à ne pas confondre individu et fonction, d'où la logique de demander le floutage, lors de la diffusion, comme cela se fait pour les mineurs. La question est bien sûr la même pour les autres fonctionnaires, mais c'est souvent beaucoup moins grave (enfin en théorie, car il y a bien un prof qui a été assassiné).

Par contre le corollaire de cette protection de l'individu fonctionnaire, qui représente l'institution, c'est que l'institution soit en capacité d'assumer et gérer les quelques individus qui ne respectent pas les consignes de l'institution. Donc tous les fonctionnaires devraient pouvoir être identifiables, même avec un identifiant de circonstance, lorsqu'ils agissent au non de l'institution et pouvoir, le cas échéant, rendre des comptes à l'institution. Certes il existe le matricule qui est porté par certains, mais c'est un numéro constant et donc directement lié à l'identité du fonctionnaire et sûrement trouvable par des externes à la police (coucou RGPD), donc je ne suis pas surpris qu'ils ne veuillent pas le montrer. C'est pourquoi je pense plutôt à un numéro ou code lié à la mission.

Cette identification au sein de l'institution permet la responsabilisation sans pour autant mettre en danger le fonctionnaire dans sa mission. C'est sa hiérarchie qui sait qui agit et qui assume les actions qu'elle a ordonné. Je pense que c'est ce qui manque dans la loi, le fait qu'un policier doivent toujours être identifiable par l'institution, mais pas l'individu sous l'uniforme par les médias ou réseaux sociaux.

Pas besoin d'être un génie pour savoir que dans toutes les organisations, il y a toujours quelques falabraques qui déshonorent l'institution ou l'entreprise qu'ils sont supposés servir. La police, comme toutes les organisations, doit rassurer sur sa capacité à les gérer.

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dimanche 22 novembre 2020

USA: un modèle démocratique complexe

A l'occasion de ces élections américaines, nous découvrons, nous français qui savons toujours mieux que les autres, le modèle démocratique américain qui est sacrément complexe.

Il faut se rappeler la raison d'être de cette complexité, la distance

Les États Unis sont vastes, très vastes si on les compare à notre Europe et encore plus si on les compare à la France. Vous vous rappelez de la raison de la constitution des départements ? C'était une unité administrative dont les contours étaient à environ 1 jour maximum de cheval de la préfecture. Quant on imagine la taille des USA, du temps des transports à cheval et en chemin de fer, on réalise tout de suite qu'organiser un scrutin à l'échelle d'un tel pays est une autre affaire.

La France aussi a eut pendant longtemps de grand électeurs pour élire le président de la république, ce n'est que depuis 1958 que l'on vote au suffrage universel direct. Au USA, le processus électoral prenait plusieurs mois. Il y a donc une tradition du vote anticipé et du vote par correspondance, pour permettre aux électeurs du fin fond de l'Amérique de s'exprimer. Ils votent donc pour des représentants qui se déplaçaient ensuite à Washington pour élire le président de la fédération.

Beaucoup de systèmes de vote

En plus de ce principe des grands électeurs, il y a les spécificité de chaque État:

  • Certain ont introduit une dose de proportionnelle dans la désignation des grands électeurs (une partie des grands électeurs au vainqueur et l'autre à la proportionnelle), d'autres pas (le vainqueur emporte tous les grands électeurs envoyés par l'État à Washington).
  • Certains États disposent d'une surreprésentation en raison de l'histoire: les États du sud, qui avaient beaucoup d'esclaves, disposaient donc d'un poids supplémentaire pour choisir le président, bien que les esclaves ne votent pas. Cet avantage existe toujours et est farouchement défendu par les états du sud.
  • Le dépouillement des votes par correspondance se fait pour certain en avance, d'autres au contraire qu'une fois que les bureau de vote sont fermés.
Une facilité pour voter

Les américains sont considérés comme votant peu, et donc il y a beaucoup de facilité pour leur permettre de voter:

  • Ils peuvent voter par correspondance, un mois à l'avance et jusqu'au jour du scrutin, le cachet de la poste faisant foi.
  • Ils peuvent voter en avance dans leur bureau de vote, plusieurs semaines avant.
  • Ils peuvent voter sans justifier de leur identité le jour du vote ou par correspondance, mais doivent la justifier par la suite pour que leur vote soit comptabilisé. C'est pour ça qu'il y a des votes non comptabilisés et mis de côté.
Les grands électeurs versus le vote populaire

Pour nous français qui avons pris l'habitude du suffrage direct, ce n'est pas facile de comprendre qu'un président peut être élu avec moins de votes que son concurrent, s'il remporte la majorité des grands électeurs. C'est ce qui est arrivé en 2016, où Trump a eu moins de vote populaire que Clinton, mais plus de grands électeurs. Ceci vient du fait que le poids des grands électeurs n'est pas proportionnel à la population.

La crise Trump

Le président sortant Trump a décidé de remettre en cause le système électoral, en criant en permanence à la fraude. Il a pu le faire en raison de la complexité de ce système électoral. Cette complexité permet d’alimenter toutes les théories du complot. La confiance qui existait avant dans le système électorale est durablement corrompue par cette attitude de Trump, qui a convaincu des dizaines de million d'américains qu'ils ne pouvaient plus avoir confiance dans le système électoral. Je ne suis pas un spécialiste, mais je pense que le nouveau gouvernement devrait engager une réforme de simplification du système électoral des USA, pour tacher de reconstruire la confiance, mais c'est pas gagné.

Cette grande démocratie, certes diablement complexe, que sont les USA, a été salement amochée. Si elle n'est pas réparée, d'autres crises sont susceptibles de nous éclabousser jusqu'en Europe.

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mercredi 28 octobre 2020

Nous sommes à l'an 1 de l'agriculture et de l’élevage

Il y a des gens comme ça qui redonne confiance dans le genre humain. Bruno Parmentier, ancien directeur de l'ESA (Ecole supérieure d'agriculture d'Angers) évoque le future de l'agriculture et de l'élevage grâce aux possibilités qu'offrent les nouvelles technologies (le silicium dans son propos) dans le domaine agricole (le monde du carbone). Honnêtement ça donne envie de refaire des études dans gens comme ça.

C'est brillant et accessible. Montez le son !

Lien vers la vidéo: https://youtu.be/8AO8JOWHHHA

Les idée fortes du propos de Bruno Parmentier
  • La gestion de l'eau n'a plus à se faire à l'échelle d'une parcelle mais grâce au numérique descendre au niveau du pied de la plante.
  • Les engrais et herbicides chimiques sont obsolètes et il faut se pencher sur les plantes qui rempliront cette mission.
  • Un champs est un capteur solaire qui devrait être utilisé tant qu'il y a du soleil et pas seulement pour une seule culture. Donc dès que l'on a récolté, il faut immédiatement ressemer des plantes complémentaires (engrais, herbicides...).
  • Au lieu des insecticides chimique, utilisons les "bébêtes" qui existent déjà. Cela suppose de remettre des arbres et des haies pour avoir des oiseaux qui mangent les insectes.
  • Avec les composants électroniques, on peut suivre la santé et l'évolution des animaux de l'élevage sur son smartphone.
  • L'agriculture était extrêmement brutale vis à vis des sols (remise à zéro et énormes apports en produits chimiques) mais grâce au numérique elle va pouvoir devenir subtile et s'inspirer de ce que fait la nature. Nous sommes au début d'un renouveau.

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mardi 27 octobre 2020

DansTonChat

Une éternité que je n'étais pas passé faire un tour sur DansTonChat. Alors je vous en met quelques-uns, histoire de vous donner envie:

Mel: Iris, lache google translate xD
Iris: translate? non c'est google traduction que j'utilise


<Pack> Je ne savais pas que l'homme pouvait créer de telles armes chimiques destructrices pour combler sa faim de vengeance et de pouvoir.
<Léo> T'as pété ?


(RaHaN_) c'est nul le test de cyberdépendance : "1) J'allume mon ordinateur sitôt levé(e)." Je suis obligé de répondre "non", je l'éteins jamais


<DarkSage> nicow> Non mais ce matin en cours, Shinjuku m'envoi un texto "Je me fai chier"
<DarkSage> Shinjuku> d'ailleurs c'est "Je me faiS chier"
<Shinjuku> non mais c'est du sms !
<DarkSage> alors tu met "jme fé chié"
<Shinjuku> atta, je débute, j'ai le droit de faire des fautes d'orthographe !


wds : Bruxelles veut forcer Microsoft à retirer IE de l'installation de Windows
wds : Mais du coup, comment on fait pour télécharger Firefox ? Oo


<wtfker> les deux états d'âme d'un codeur
<wtfker> 1. JE SUIS DIEU
<wtfker> 2. J'ai pas la moindre idée de ce que je suis en train de faire.


Source: DansTonChat

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dimanche 25 octobre 2020

Rétrospective : suspect à vie

Je vous invite à redécouvrir un billet écrit en 2007

Il aborde la question compliquée des criminels pathogènes, ceux qui agissent en raison d'une maladie. C'est bien sûr, comme beaucoup de billets sur ce blog, juste une réflexion personnelle.

Dans les commentaires très pertinents qui accompagnent ce billet figurent 2 personnes que j'ai particulièrement appréciés: AS, alias Arlette qui nous a quitté il y a quelques temps, et Fréderic Lefebvre-Naré, qui fut longtemps militant du MoDem, comme moi.

Notez au passage la qualité des commentaires comme on en voit plus aujourd'hui avec les réseaux sociaux. Non pas que les gens ne soient plus capables d'en faire, mais le format et la manière de réagir ont évolués. Nous avons changé d'outils en changeant d'époque.

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mercredi 7 octobre 2020

Live tweet du conseil municipal du 07/10/2020 de St Laurent du Var

Cela faisait longtemps que je n'avais pas pu assister à un conseil municipal. Voici mon live tweet, qui, comme c'est un fil (thread), se lit maintenant normalement comme un billet, dans l'ordre chronologique d'écriture des tweets.

Vous pouvez bien-sûr retrouver ce fil sur Twitter à l'adresse https://twitter.com/CedricAugustin/...

Lire la suite...

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mardi 6 octobre 2020

Et pourtant ça a résisté

Il y a quelques jours, s’abattait sur les Alpes-Maritimes un épisode pluvieux d'une rare violence. Je ne commenterais pas le malheur des gens et le désastre pour l'arrière pays, ce n'est pas le propos de ce billet.

Quelques heures avant que le désastre dans les vallées de la Roya et de la Vésubie ne surviennent, les média, alertés par les prévisions météorologiques, ont cherché des images du désastre annoncé. Où donc ces prévisions de catastrophe allaient bien pouvoir les mener ? Saint Laurent du Var, ville de l'embouchure du fleuve, a été élue, durant quelques heures, le symbole de la prophétie. Le maire a donc eut son heure de gloire sur les différentes chaînes de télévision, se prenant en vidéo devant l'unique endroit où le Var déborde à chaque crue à St Laurent du Var.

Certes, le Var est monté très vite et très haut, atteignant les 5m, et inondant naturellement les voies sur berge qui sont faites pour ça en cas de crue. Mais il est resté dans les clous, et toutes les digues refaites ces dernières années, à St Laurent du Var et à Nice ont joué leur rôle. Donc les média en recherche de catastrophisme pour leur édition du soir ont eu des images d'un élu dégoulinant sous la pluie, avec un cours d'eau boueux et féroce en arrière plan (enfin pas vraiment féroce sur certaines vidéos) pour leur journal du soir. Sauf que l'élu, tout ravi qu'il était d'être interrogé par tous les média nationaux ou locaux, n'avait pas grand chose à dire à part que le Var était haut et que les services municipaux étaient prêt, ce qui est déjà pas mal, mais rien de bien croustillant à se mettre sous la dent.

Comme d'habitude, les trains qui arrivent à l'heure n'intéressent personne (bientôt cette expression ne sera plus vrai, tant c'est bordélique de prendre le train dans cette région). Qui se satisfera de voir que les millions dépensés pour sécuriser les berges du Var de Carros à l'embouchure ont servis à quelque chose ? Même lorsque le Var est déchaîné, ben il reste dans son lit. Juste pour bien prendre la mesure de la chose, le Var est monté de 5m en 2h et est passé de moins de 4 à plus de 2700 m3 d'eau par seconde, soit environ le volume de 50cm d'eau sur un stade de foot toute les secondes. Les infrastructures ont tenue ! Au passage, on notera l'excellence des prévisions météo qui ont prédit assez précisément ce qui allait se passer.

Le deuil et les énormes dégâts dans l'arrière pays empêchent d'apprécier tous ces gens qui ont fait le job d'anticipation. Ils ne seront pas célébrés comme des héros, ils ont juste fait leur job.

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mardi 29 septembre 2020

Changement de vie

Cedric AugustinMa fille, qui a changé de région pour ses études, est revenue l'autre jour en train. Je suis allé la chercher en 2 roues et nous sommes revenus depuis Antibes par le bord de mer. Elle m'a dit à un feu rouge "je n'avais jamais réalisé que la mer avait une odeur".

C'est souvent quand on a plus quelque chose que l'on réalise qu'il était aussi présent dans notre vie.

J'ai changé de métier, j'ai changé de rythme, j'ai changé de sources d'emmerdes, j'ai changé de types de défis à surmonter, j'ai changé de petits tracas du quotidien, j'ai changé de train de vie... du coup j'ai changé aussi. Mon regard sur la société a évolué, ma relation aux autres s’enrichit de nouvelles facettes, mes priorités ne sont plus les mêmes, ma santé est meilleur, je suis encore plus amoureux de ma femme, je suis plus confiant dans la réussite de mes enfants et la mienne.

Non de non ! Oui, je suis mieux dans mes pompes !

Mon précédent métier, que j'ai pourtant vraiment adoré, m'était devenu toxique. Chaque jour je prenais une dose nocive avec effet cumulatif. Pas un truc qui rend malade d'un coup, non, juste une micro dose, juste en dessous du seuil de perception, et de temps en temps ça dépassait le seuil de tolérance, alors il y avait une crise ou de salutaires congés. Aujourd'hui qu'il n'est plus présent dans ma vie, j'en prend pleinement conscience, mais quand j'étais dedans, cela m'a pris des années pour m'en rendre compte. Vous connaissez l'histoire de la grenouille dans la casserole qui ne se rend pas compte que la température monte progressivement et finie ébouillantée. C'est ce qui m'est arrivé.

Honnêtement je ne pense pas que ce soit facile de se rendre compte que la température de l'eau monte, que son job devient toxique. Il faut un évènement qui chamboule la vie pour en prendre conscience. Un changement de casserole ou de job est un moyen. La crise sanitaire a semble-t-il été un révélateurs pour beaucoup de personnes.

Sans aller jusqu'au changement de métier, j'en viens à penser que changer de job tous les 5 ou 7 ans, quand on peut, est probablement le meilleur moyen de se prémunir contre les effets toxiques progressifs et cumulatifs d'un cadre professionnel.

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dimanche 27 septembre 2020

Les effets des écrans sur le cerveau

Voilà, vous regardez la vidéo ...

et après au lit !

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mercredi 27 mai 2020

La pensée analogique versus numérique

Je ne vais pas dire que je suis vieux, mais quand même un peu. Je suis d'une génération qui a débuté ses études avant internet et qui a fini avec. Souvent je dis que j'ai un pied dans les 2 mondes, celui d'avant, l'analogique, et celui d'après, le numérique.

Pour peut que l'on s'intéresse un peu aux questions sociétales induites par la numérisation de nos existences, et que l'on ne soit pas qu'un consommateur, cela donne, il me semble, un regard particulier sur notre société. La capacité à comprendre la pensée analogique, et en même temps faire sienne la pensée numérique qui caractérise les plus jeunes nés avec internet.

Pour illustrer je vais prendre l'image de la musique. Dans un système analogique, chaque fois que l'on reproduit un morceau de musique, on en perd un petit peu. Il y a une dégradation de l'objet. Lorsqu'il est transmis par les ondes, il y a une perte de qualité. Lorsqu'on le duplique, il y a une perte de qualité. En vieillissant, l'objet se dégrade. En revanche, un système analogique est fiable en terme de restitution: tout est enregistré, la moindre subtilité, le moindre défaut. Lorsque l'on numérise un morceau de musique, on l’échantillonne, c'est à dire que l'on converti chaque variation de fréquence en des 0 et des 1. Il y a donc une perte d'information lors de la création de l'enregistrement. Par contre, ensuite lorsque l'on transmet le morceau de musique, il n'y a plus jamais la moindre dégradation. Il peut être transmis sur un réseau pourri et dupliqué à l'infini, et il restera absolument identique.

Pour continuer l'illustration, imaginons un extrait de journal découpé dans une édition papier. Passez de main en main votre bout de papier pour le faire lire à vos voisins. Il se dégrade. Si pour éviter qu'il ne se dégrade, vous en faite des copies, cela se voit que ce sont des copies, et donc peut être n'est-ce plus l'information originale ? Peut être a-t-elle été altérée ? Dans le monde numérique, l'extrait de journal est numérisé, donc insensible au vieillissement, mais en plus, il est possible d'en modifier le contenu sans que cela soit détectable sans le comparer à la source originale. Dans le monde numérique, aucune image n'est définitive, aucun texte n'est inaltérable. Le remix fait partie de la normalité

On voit bien dans ces exemples qu'un produit numérique est immortel alors qu'un produit analogique ne l'est pas. Mais bien qu'immortel, le produit numérique est altérable à l'infini, alors qu'un produit analogique ne l'est pas (du moins pas sans que cela se voit). Ceci défini deux modes de pensée fondamentalement différents qui filtrent la manière de voir le monde. Ces 2 modes de pensée sont directement lié à l'âge et fondent une fracture générationnelle profonde, entre ceux qui regarde la société comme étant analogique et ceux qui la voient comme numérique. Ceux qui ont moins de 40 ans sont exclusivement numériques, ceux qui ont plus de 60 sont exclusivement analogiques et entre les 2, la pensée est partagée selon sa relation aux outils numériques.

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dimanche 29 mars 2020

C'est le printemps

Toute cette anxiété sur le covid19 nous fait un peu oublier que c'est le printemps. J'ai la chance d'avoir un jardinet et tous les matins, lorsque j'ouvre les volets, je peux voir le printemps se matérialisé, par les fleurs qui s'ouvrent et la vigne qui bourgeonne.

L'autre jour, je suis monté sur une chaise et j'ai pris cette photo. Chacun des 2 orangers de mon immense jardinet a depuis 3 ou 4 jours une ou deux fleurs ouvertes, qui attend patiemment d'être butinée. Et puis soudain, les abeilles ont débarquée à plusieurs pour visiter toutes les fleurs du jardin, pourtant pas si nombreuses. Depuis, elles viennent tous les jours.

Ca y est, le printemps est officiellement commencé ;)

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samedi 28 mars 2020

Singulière situation

Après s'être pris une rouste aux élections municipales, voila que nous tombe dessus le confinement. Ça fait un peu beaucoup à encaisser.

Pour ce blog, j'ai plein de billets en attente, des sujets qui m'ont interpellés, des coup de cœur ou de gueule... bref plein d’amorces de textes qui pourtant n’enclenchent rien. L'inspiration n'est pas là, l'envie encore moins.

Je bosse de chez moi, avec tout autant d’enthousiasme. Ma production est médiocre. Pour ce qui est du bricolage c'est pas mieux. Objectivement je devrait avoir le temps de produire, d'être productif sur n'importe quel sujet, puisque je gère mon temps comme je veux, organise mes pauses quand j'ai envie, j'équilibre le job et ma vie perso comme ça me chante. Et pourtant, ça ne marche pas.

L'être humain que je suis est tout de même un drôle d'animal qui rêve d'un fonctionnement et quand il l'a, n'est toujours pas content.

Aujourd'hui il parait que c'est le weekend, donc pas de boulot, sauf que j'ai un truc à rendre la semaine prochaine et vaudrait mieux que je m'y mette, alors aujourd'hui ressemble beaucoup à hier et aux jours d'avant. Ah si il y a une différence, j'ai écrit sur le blog...

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lundi 16 mars 2020

Résultat du premier tour des élections municipales 2020 à St Laurent du Var

Voici les résultats officiels:

  Orsatti (PS+Vert) Audin (UDE, MoDem, Mvt Radical) Segura (LR, sortant) Moschetti (DVD) Villardry (DVD) Masson (RN)   Total
Nbr de voix 737 288 4370 495 1023 1095   8008
% 9,20 3,60 54,57 6,18 12,77 13,67    

Votants: 36,3 %

Le maire sortant est donc élu au premier tour. Voici les sièges au conseil municipal:

  • Masson : 2
  • Segura : 29
  • Orsatti : 1
  • Moschetti : 1
  • Audin : 0
  • Villardry : 2

Les 5 sièges à la métropole sont pour la liste Segura.

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vendredi 13 mars 2020

Plus qu'à voter pour la liste St Laurent du Var, la République Ensemble

www.slv-lre.frNous avons vécu une super campagne. Personnellement je suis sur les rotules et une petite pause me fera le plus grand bien.

Ce qui me motive en politique ce sont des campagnes comme celle-ci. Celles où l'on défend des idées, argumente, construit, se projette dans l'avenir. Bref de la belle politique, celle où on se fiche des adversaires politique, où on se bat pour des projets pour l’intérêt commun.

Ce n'est pas toujours possible, mais j'ai personnellement la chance d'avoir croisé des gens qui donnent envie. Nathalie lors de cette campagne ou de la précédente des législatives, Fabien avant elle. Bien que bienveillants, nous ne sommes pas dupe ni des bisounours, mais c'est la belle politique qui donne envie aux gens de s'engager. Des gens que nous avons croisé, au début juste intéressés par cette approche, ont constitué une superbe équipe, contaminée par une manière de faire, par des projets, par des valeurs.

Je suis personnellement très fiers d'avoir avec Nathalie, donné envie à plein de gens depuis bientôt 3 ans. Je ne sais pas ce que sera le résultat de dimanche soir, mais c'est cette manière de faire de la politique qui me donne envie.

A dimanche soir.

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mercredi 12 février 2020

Les contres-pouvoirs et le droit à l'erreur

Dans cette tribune, @NBelloubet plaide pour le droit à l'erreur, droit ici d'autant plus facile à lui accorder que ce n'est qu'un propos et non un acte. On ne peut pas reprocher tantôt d'user de la langue de bois en étant trop précautionneuse et ensuite lui reprocher une erreur de propos qui devrait être parfait tout le temps.

C'est schizophrénique d'attendre des responsables qu'ils soient parfaits et proches en même temps. Les responsables politiques ou d'entreprise font des erreurs, c'est à ça que servent les contres-pouvoirs. Les contre-pouvoirs sont justement là pour permettre aux responsables de se corriger. Ici @NBelloubet dit une connerie, elle est alerté et elle rectifie. Elle a fait le job.

Quand LFI bloque la commission parlementaire sur les retraites avec 20 000 amendements bidons, cela supprime un contre pouvoir qu'est le parlement supposé permettre de rectifier le projet du gouvernement.

De même quand les médias diffusent un brouillon de projet avant même que ne commence les négociations et annonçant que ce serait le projet final, ils suppriment le contre-pouvoir des partenaires sociaux. L'instantanéité des réseaux sociaux, la recherche de buz et de scoop cour-circuitent les contre-pouvoirs et ignorent le droit à l'erreur, la recherche d'amélioration, le tâtonnement.

La société a des attentes binaire, il n'y a plus de gris clair ou gris foncé.

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jeudi 6 février 2020

Comment s'est constituée notre liste et le choix de sa tête

J'ai été interpellé par Cyril sur twitter qui ne comprend toujours pas comment fonctionnent les partis politiques (pourtant j'ai essayé de lui expliquer) et qui plaque des fantasmes à partir de bribes d'informations. Alors je vais vous raconter comment la liste Saint Laurent du Var, La République Ensemble est arrivée jusqu'à vous:

Un peu d'histoire

En 2007, campagne pour l'élection présidentielle. Nathalie tracte toute seule (ben oui au PS ils n'assumaient pas le choix de leur parti et la discipline de parti est un truc à géométrie variable, surtout quand c'est une femme qui est candidate). Moi je tractais pour Bayrou, avec mon camion couvert d'affiches dans lequel j’offrais le café. Nous nous sommes donc retrouvés souvent sur le terrain, chacun avec notre pile de tracts, à papoter en buvant un coup. C'est à cette époque que j'ai découvert Nathalie et que je me suis dit que cette nana était intéressante.

Nous nous sommes à nouveau rencontrés durant d'autres campagnes, toujours avec notre pile de tracts différents, et toujours ravis de débattre avec réalisme sur les forces et faiblesses des candidats que nous soutenions. A cette époque, alors que je ne faisais que militer, Nathalie, elle, se présentait aux législatives ou départementales contre les plus durs de la droite du département (Lucas, Ciotti), vous savez, dans ces circonscriptions ingagnables où l'on envoie des femmes au charbon pour faire semblant de respecter la parité.

Lorsque sont arrivées les municipales de 2014, j'ai tenté de me rapprocher de Nathalie pour monter un projet et nous avons eu d'intéressants échanges, mais à cette époque, le PS 06 avait décidé que les discussions avec le MoDem était strictement interdites, genre "on va vous punir très méchant" si vous faites semblant d'essayer. Je ne parle même pas d'accord. C'est après ces élections que Nathalie a décidé de quitter définitivement le PS.

En 2017, nous nous sommes retrouvés pour la première fois avec la même pile de tracts lors de la campagne présidentielle d'Emmanuel Macron... et nous étions vraiment content que cela arrive. Le MoDem cherchait des candidats crédibles pour les législatives. J'ai poussé pour que Nathalie soit proposée et elle a été investie par le MoDem et La République En Marche pour défendre le projet de d'Emmanuel Macron aux législatives dans la circonscription où elle habite et où elle a été candidate aux cantonales (je précise, car certains croient qu'elle est parachutée). J'étais son suppléant.

Nous avons fait une très chouette campagne ensemble, durant laquelle nous avons appris à nous apprécier encore plus et à nous connaître. Lorsque la campagne s'est terminée, notre petite équipe de campagne avait en tête de poursuivre pour les municipales, et c'est ce qui s'est fait à La Colle sur Loup, à Cagnes sur mer et à St Laurent du Var.

Le projet, le terrain, la tête

Donc depuis 2017, nous avons construit les grands axes de notre projet pour les municipales, par morceaux, avec les uns ou les autres, lors de rencontres individuelles ou de réunions du comité En Marche de St Laurent du Var avec les autres militants. Nous étions sur le terrain pour la campagne des européennes, et j'ai continué mon action de citoyen engagé lors des conseils municipaux.

De ce travail a émergé, en plus d'un projet, des rôles, des compétences, pour le bénéfice de la réussite de l'équipe. Si pour ma part, cela fait des années que je considère Nathalie comme la meilleur candidate possible pour ma commune, la chose est devenue évidente pour tous les colistiers qui ont rejoint notre équipe. Il n'y a pas eut d'élection formelle pour désigner notre tête de liste, elle était naturelle. Nous l'avons tout d'abord désigné à mains levées et à l'unanimité porte parole de notre équipe. Le passage de porte parole à tête de liste s'est bien sûr fait tout seul.

Chefs de file

Au printemps 2019, nous étions prêt à nous lancer dans la campagne des municipales. Nous avions une bonne base de projet et une petite équipe. Nous avons présenté notre projet à chacun de nos partis politique (UDE, MoDem, LREM et Mouvement Radical). Dans notre équipe, un chefs de file a été nommé par chacun de l'UDE, du MoDem et du Mouvement Radical avec pour mission de représenter ces partis au sein de la liste et de négocier au nom de ces partis. Pour LREM, c'était encore plus simple, puisqu'un membre de la commission d'investiture 06 était dans l'équipe. C'est tout ce petit monde, mandaté pour ça, qui a discuté avec Joseph Segura.

Un chef de file est un représentant du parti, mandaté pour négocier. Ce n'est pas forcément une personne candidate, et sa présence sur la liste ne vaut pas forcément investiture du partis.

Soutien et investiture

Notre liste, quelque soient les soutiens ou investitures des partis, se présentera aux électeurs de St Laurent du Var, mais cela n'empêche pas de les demander. Notre équipe a donc aussi sollicité le soutien de partis politiques, mais pas seulement. A ce jour, nous avons l'investiture de l'UDE, ce qui est normal puisque c'est le parti de Nathalie, l'investiture du Mouvement Radical Social et Libéral et le soutien du Mouvement Démocrate. Pour ce qui est de La République En Marche, il est supposé être acquis, mais les tractations à Nice ont gelé tous les soutiens et investitures des communes de la métropole (voir du département), donc on verra quand ça se décoince. Nous avons aussi le soutien du Printemps Républicain qui est une association dans laquelle nous nous retrouvons et qui défend la République, la laïcité et la nation contre toutes les formes de communautarismes et d'archipellisations de la France notamment portées par les partis extrémistes.

Les sans parti

Après soyons clair, les membres de notre liste sont très très majoritairement rattachés à aucun parti. Ils ont en commun d'être plutôt favorables à Emmanuel Macron et à l'essentiel de la politique qu'il mène. Aucun des membre de notre liste n'est élu.

Donc certes cette liste est soutenu par les partis de la majorité présidentielle, et c'est une des rare qui regroupe toutes ses composantes, mais ce sont eux qui nous soutiennent, pas nous qui sommes à leur service:

  • ce sont les colistiers qui financent la campagne,
  • c'est nous qui rédigeons toutes nos propositions intégralement (on ne fait pas du copier/coller de prêt à tracter),
  • c'est nous qui produisons les contenus et maquettes graphiques de notre matériel de campagne,
  • c'est nous qui gérons et faisons vivre tous nos outils numériques.

Nos partis politiques nous aident pour l'assurance des salles, les conseils juridiques ou de stratégie média sur des sujets sensibles. Cela reste donc assez marginal. Avoir le soutien ou l'investiture d'un parti est pour nous avant tout, un moyen simple de dire en une image qui nous sommes, c'est tout.

Voilà vous savez tout.

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dimanche 2 février 2020

Mes derniers tweets et retweets

Liste de mes derniers tweets et retweets, classés par ordre antéchronologique. Pour retrouver un tweet dans son contexte, cliquez sur l'image ou le lien twitt si elle ne s'affiche pas.

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jeudi 30 janvier 2020

Il faut que ça change la bas

Intéressante discussion avec un voisin qui me disait ce qu'il pensait du maire de St Laurent du Var, Joseph Segura. Pour faire simple, il veut que "ça change là bas en bas". Et il m'a donné une liste de sujets qu'il lui reproche:

  • La hausse des impôts métropolitains.
  • La circulation saturée et le non doublement de la route sur les bords du Var.
  • La facture d'eau qui a violemment augmentée.
  • Les places de stationnement toutes payantes.

De deux chose l'une, soit j'abonde en son sens pour casser du sucre sur le dos du maire, contre qui après tout je fais campagne pour ces prochaines élections municipales, ou alors je suis obligé de reconnaître que pour l'essentiel, ces reproches sont infondés. En effet, les citoyens mettent sur le dos du maire tous les problèmes mais il y a des choses qui ne sont pas de son ressort. Reprenons la liste:

La hausse des impôts métropolitains

Ben comme leur nom l'indiquent, ce ne sont pas des impôt votés par la commune. Alors certes, le maire fait partie de la majorité qui a voté cette augmentation décidé par l'équipe d'Estrosi. Mais quand on fait partie d'une majorité, il n'est pas possible de ne pas voter le budget. C'est une ligne rouge infranchissable, sauf à quitter la majorité. Et Segura veut intensément faire partie de la majorité D'Estrosi, pour obtenir les financements métropolitains pour St Laurent du Var. Revel en son temps a essayé de peser sur Estrosi et certaines de ses dépenses métropolitaines pas toujours bien maîtrisées à l'époque. Bilan, Estrosi a coupé le robinet des financements métropolitains, bien au delà de ce qu'il était autorisé à faire, et plus aucun projet n'a put être mené à St Laurent du Var durant le dernier mandat de Revel.

Le non doublement des bords du Var

Cette décision est à imputer cette fois-ci à Ciotti, président du conseil général (conseil départemental maintenant) qui a la compétence fleuve. Le département a donc décidé d'une solution technique économique pour la réfection de la digue. Tant mieux pour nos impôts, mais sur ce système de palplanche, on ne peut pas faire circuler des voitures ou des camions. Donc la route ne sera jamais élargie ou alors en gagnant sur le parking du levant, et encore je ne suis pas certain que ce soit possible.

La facture d'eau qui a explosé

Là aussi ce n'est pas de la faute du maire. La métropole a décidé de reprendre le contrôle de tous les services de l'eau sur son territoire (ce qui pour le coup est une assez bonne idée). La société du canal de la rive droite du Var qui dessert la moitié de St Laurent du Var s'est donc vu informer que sa concession ne serait pas reconduite. Sauf que quand on rend une concession il y a un contrat à respecter, notamment sur l'état du réseau. Las, le réseau n'est pas au niveau et il faut faire des travaux avant de le rendre. Vous imaginez bien que cette entreprise qui va disparaître, ne va pas s'endetter pour faire ces dépenses sans aucun espoir de remboursement. Ce sont donc les clients qui payent.

Les place de stationnement payantes

Pour ce point c'est un peu de mauvaise fois de mon voisin et une maladresse de l'équipe municipale lors de la mise en place des nouveaux parcmètres. Pour rappel, c'est une décision du gouvernement qui a confié aux municipalités la gestion du stationnement et plus à l'état. La ville de St Laurent du Var a fait faire un audit des places de stationnement et a décidé, grosso modo de conserver l'ancien système de parcmètre avec une modernisation du système et quelques modifications à la marge, dont une qui est très mal passée, celle de mettre un parcmètre sur le petit parking de la mairie utilisé par les riverains, notamment du village.

St Laurent du Var aurait pu choisir de ne pas faire payer le stationnement comme à Villeneuve-Loubet, mais la stratégie est ici de faire tourner les voitures pour favoriser le commerce. C'est un choix politique classique tout à fait défendable et pourquoi pas amendable.

Il a d'autres sujets qui sont de la responsabilité directe du maire, mais pas ceux-ci. Les habitants n'ont pas tous conscience du mille-feuille administratif dans lequel navigue, plus ou mois à vu les maires, et les croient responsables de beaucoup plus de choses qu'ils ne le sont.

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dimanche 26 janvier 2020

La campagne des municipales comme nous souhaitons la faire

www.slv-lre.frNotre site de campagne pour les municipales s’enrichit régulièrement de nouveaux éléments pour étoffer notre programme.

En fait ce n'est pas tout notre programme qui y est présenté, du moins pour le moment. En effet, même si nous avons des propositions sur lesquelles nous avons travaillé depuis un à deux ans qui constituent le socle de notre programme, avant de les rendre publique, nous vous proposons deux approches complémentaires:

De ces démarches émergent aussi des tracts que nous utilisons pour aller sur le terrain et discuter avec les laurentins et laurentines.

Bien sûr on cause aussi d'autres choses sur ce blog de campagne, comme par exemple le sujet de la prison ou des braseros sur les terrasses. Des opinions et comment nous nous positionnons sur ces sujets.

A bientôt sur le terrain ou sur le blog de campagne.

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