Citoyens prenez le pouvoir

Politique, logiciel libre et autres digressions de Cédric Augustin - Saint Laurent du Var (Nice Côte d'Azur - France)

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mercredi 9 octobre 2019

Mes derniers tweets et retweets

Depuis quelques jours je me remet à écrire, donc bientôt le blog va sortir de sa léthargie, promis. En attendant, ça se passe sur twitter. Les tweets sont classées par ordre antéchronologiques. Si vous voulez aller sur le tweet, cliquez sur le lien ''Twitt'.

Notez que si vous avez activé le respect de la vie privée dans votre navigateur, il est normal que vous ne voyez pas les images, car twitter les utilise pour du tracking.

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lundi 27 mai 2019

Mes derniers tweets et retweets

Mes derniers tweets depuis 1 mois, notamment durant cette triste campagne européenne où les sujets de fonds ont si souvent été éclipsés par des niaiseries. J'ai essayé, un peu, de rester sur des sujets intéressants.

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mardi 30 avril 2019

Facebook a inventé un outil qui a déjà commencé à détruire les démocraties

Quand je parle du danger des réseaux sociaux, j'ai du mal à argumenter car pour expliquer les fonctionnements de ces derniers, on fait souvent référence à des notions qui ne sont pas accessibles à monsieur et madame tout le monde. Rapidement je me retrouve à faire un cours magistral et on m'écoute poliment, avec mon vocabulaire de geek, en me donnant le bénéfice du doute, car je ne suis normalement pas connu pour être barge ou parano. Mais j'ai l'impression de ne pas être compris.

Et puis je suis tombé sur le récit de Carole Cadwalladr. C'est limpide, c'est flippant, c'est terrifiant même quand on est un démocrate. Le voici avec la possibilité d'activer les sous-titre (en anglais seulement pour le moment). Je vais tacher de vous en faire une traduction approximative de l'essentiel, car le sujet est très loin d'être anecdotique ou réservé aux geeks. Tous les citoyens doivent en prendre conscience.

Juste après le le vote du Brexit, Carole Cadwalladr s'est rendu dans sa ville natale Ebbw Vale qui est une ville qui a été sinistrée par la fermeture des mines et de l'industrie de l'acier. Elle voulait savoir pourquoi cette région avait voté à 62% pour quitter l'Union Européenne alors que de partout on trouve de massifs investissements de l'UE pour des collèges, des infrastructures sportives ou les routes.

Des gens lui ont dit qu'ils avaient voté pour le "leave" car l'UE ne faisait rien pour eux, qu'ils voulaient reprendre le contrôle et qu'il n'en pouvaient plus de l'immigration et des réfugiés (dans la région la moins touchée par l’immigration de Grande Bretagne). D'où ces gens tenaient-ils ces slogans de la presse de droite qu'ils répétaient, dans une ville ouvrière de gauche ?

Une lectrice lui indiqua qu'elle avait vu tous "ces trucs effrayants" au sujet d’immigrants turcs sur Facebook durant la campagne. Comme il n'y a aucune archive des publicités que diffuse Facebook, il est impossible de savoir ce qui a été montré et à qui. Impossible de savoir l'effet ni même de savoir qui a financé ces publicités et pour quel montant. Le référendum a été influencé dans la plus grande opacité. Le parlement anglais à demandé à Facebook ces données qu'il possède, mais il a toujours refusé car il y a de nombreuse infractions qui ont été commises via Facebook. En effet, les règles électorales limitent le montant des dépenses. Cette élection s'est presque exclusivement faite sur internet et cette règle n'est plus respectée à cause des boites noires que sont Facebook, Google ou Youtube. On ne connaît pas l’étendue, mais on sait que les derniers jours du vote, près de 750 000 livres ont été dépensés illégalement par le camp du "leave", vraisemblablement pour diffuser des publicités mensongères sur la Turquie rejoignant l'UE. Ces publicités n'ont pas été vu par la majorité, car le camps du "Leave" a ciblé des électeurs qui pouvaient être convaincus. C'est la plus grosse fraude électorale qui ait eu lieu en GB depuis 100 ans. Si on les découvre aujourd'hui, c'est parce que le parlement britannique a forcé Facebook à les lui fournir.

regardez dans la vidéo les exemples de publicités mensongères qui ont été diffusées durant la campagne

Il y a une autre infraction à la loi avec ce groupe d'homme autour de Donald Trump et Nigel Farage, en cours d'investigation car Aron Bank a financé la campagne du "Leave" mais impossible de savoir d'où provient son argent ni même s'il est britannique. Le brexit était l'expérimentation (la boite de pétri) utilisé pour l'élection de Donald Trump. Ce sont les mêmes personnes, les même entreprises, les même données, les mêmes techniques, le même usage de la peur et de la haine.

La haine et la peur sont diffusées dans le monde entier (en France, au Brésil, en Birmanie, en Nouvelle Zélande...) via des plateforme technologiques dont on ne voit qu'une toute petite fraction de l'activité. Carole Cadwalladr a découvert ces réseaux sous-terrain en investiguant sur les relations entre Trump et Farage au travers de la société Cambridge Analytica. Un ex-employé lui a expliqué comment cette entreprise qui travaillait pour Trump et le Brexit, constituait des profils politiques des gens pour identifier leurs peurs et mieux les cibler sur Facebook via des publicités. Ceci a été fait en collectant illégalement les profils de 87 million de d'internautes via Facebook. Cette investigation a pris près d'un an, sous la menace permanente du propriétaire de cette entreprise, le milliardaire Robert Mercer, qui est aussi un des financeur de la campagne de Trump. Au moment de publier l'enquête, en plus de Cambridge Analytica, Facebook a également menacer de poursuivre en justice si elle sortait. Mais elle a été publiée.

Carole Cadwalladr interpelle les dirigeants ou fondateurs de Facebook (Mark Zuckerberg), Google/Youtube (Larry Page, Sergey Brin), Twitter (Jack Dorsey) ainsi que leurs salariés et investisseurs. Il y a 100 ans, on utilisait un canari dans les mines pour détecter le monoxyde de carbone, gaz toxique mais inodore. Aujourd'hui, la Grande Bretagne (et le brexit) sont le canari de cette énorme expérimentation technologique que nous sommes en train de vivre. La grande Bretagne subit ce qui arrive à une démocratie occidentale lorsque des siècles de lois électorales sont mises à mal par la technologie. Notre démocratie est cassée, les lois électorales ne sont plus adaptées comme le rapporte un rapport du parlement.

Ces technologies extraordinaires sont une scène de crime dont leur créateurs ont les preuves. Inutile qu'ils disent qu'ils feront mieux dans le future. Si l'on veut avoir le moindre espoir que cela se reproduise, il est nécessaire de connaître la vérité. Si vous pensez que ce ne sont que quelques publicités et que les gens sont assez intelligents, n'en croyez rien car le vote du Brexit montre que nos démocraties sont cassées, car ce n'est pas de la démocratie de diffuser des mensonges dans l'ombre, payé par de l'argent dont on ne connaît pas la source. C'est de la subversion et Facebook, Google, Twitter... en sont les accessoires.

Le parlement de GB a été le premier à essayer de leur demander des compte et a échoué, car ils sont au delà des lois GB et de 9 parlements devant lesquels Mark Zuckerberg a refusé de se présenter et de répondre. La question est beaucoup plus importante que le brexit, l'élection de Trump, la victoire de la gauche ou la droite. Est-on encore capable d'avoir une élection sincère ? En l'état non.

Carole Cadwalladr demande à ces dirigeants si c'est ça qu'il veulent que l'histoire retienne d'eux : les assistants de la propagation de l'autoritarisme tout autour du monde ? Car la même technologie qui connecte les gens est en train de les éparpiller. La question posée à tous, est-ce que nous voulons les laisser faire pendant que nous jouons avec nos téléphone alors que les ténèbres nous recouvrent ?

Cette histoire est un combat pour les droits, et ce n'est pas un exercice, c'est un moment crucial. La démocratie n'est pas garantie et ce n'est pas inévitable. Nous devons nous battre et gagner. Nous ne pouvons pas laisser ces entreprises technologiques avoir ce pouvoir sans contrôle. C'est à nous de reprendre le contrôle.

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mardi 23 avril 2019

Mes derniers tweets et retweets

Quelques jours de vacances et je me laisse à nouveau tenté par Twitter. C'est une vraie drogue ce truc !

Au milieu de la radicalisation de chacun et du flot constant des messages à la mode ou de ceux des militants, c'est un peu difficile de faire émerger de l'information intéressante. J’essaie et trouve toujours en cherchant quelques messages passionnants.

Comme chaque fois, les messages sont classés par ordre antéchronologique. Pour aller sur le message d'origine, il suffit de cliquer sur le lien "Twitt" sur la gauche.

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mardi 9 avril 2019

La prophétie autoréalisatrice et les fakenews

Voici une compilation de tweet de @CorentinSellin sur les fakenews. Je n'ai fait que les remettre en forme.

Le génial R.Merton, dans son article de 1948 Self-Fulfilling Prophecy traduit par Mendras: "La prophétie autoréalisatrice est 1 définition d'abord fausse d'1 situation mais cette définition erronée suscite 1 nouveau comportement qui la rend vraie."#fakenews #récit #politique RT+

2) L'instrumentalisation de la #fakenews par D. #Trump ou d'autres dirigeants a précisément pour but de mobiliser les masses en confortant leurs croyances pour que la puissance de cette mobilisation,devenue 1 fait politique, justifie ensuite leur action.#prophétieautoréalisatrice

3) L'importance de la #fakenews comme outil politique pour #Trump ou 1 autre est qu'elle légitime ma croyance au rang de fait tout en le rendant beaucoup plus puissant dans le débat politique car justement chargé de la force univoque de ma croyance…

4)… d'où 2 conditions essentielles pour les producteurs politiques de #fakenews tel #Trump: d'1 part brouiller jusqu'à l'effacement la distinction entre fait et opinion. . D'autre part, délégitimer jusqu'à la destruction les producteurs et rapporteurs de faits, science et presse

5) Ce "surcroît"de mobilisation politique obtenu par la #fakenews grâce à la légitimation induite de la croyance, similaire à la puissance du mécanisme de prophétie autoréalisatrice- c'est 1 fait parce que je veux croire que c'en est un, explique l'attachement viscéral à 1 #Trump

#Postscriptum Lisez cet article prodigieux de @GuillaumeDaudin sur 1 producteur revendiqué de #fakenews pour sa communauté politique et cette phrase: "Vous dites que c'est faux, on dit que c'est vrai, chacun défend son truc." CQFD. #opinion #faits RT+

#Postscriptum (II) Dans la logique "protagorienne" de #Trump et des producteurs de #fakenews, le débat #politique ne se fonde plus des faits objectifs- chacun dispose des siens conformes à ses opinions- MAIS sur des récits concurrents du réel, où le plus mobilisateur l'emporte...

#Postscriptum (III) Bref, et c'est d'un chic, je vous jure

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jeudi 21 mars 2019

Quelques offres d'emplois

Pour ceux qui n'auraient pas compris avec un de mes précédent billet, je suis en recherche d'un nouvel emplois. Donc même si j'ai un peu du mal avec l'idée de donner autant d'information sur moi à Microsoft, propriétaire de LinkedIn, il m'a bien fallu créer un profil, qu'accessoirement vous pouvez consulter [1]

Ceci fait, je reçois donc des offres d'emplois correspondantes à mon profil. Et là, ça pique les yeux:

  • Software Engineer
  • Full Stack Developer
  • Scrum Master
  • Front-End Developer H/F
  • Développeur web front-end
  • Cloud - Site Reliability Engineer
  • Software Quality Engineer
  • Advanced Analytics Engineer
  • Full-Stack Developer
  • Associate Software Engineer
  • Java Agent Engineer

J'ai juste enlevé les doublons et certains détails, mais voici la liste réelle des intitulés des offres d'emploi. Il n'y en a qu'une qui utilise un mot de français, et je ne vous parle pas du texte de chacune de ces annonce.

Alors certes, je bosse dans un domaine technologique dominé par les américains, donc leur vocable est omniprésent, mais à part pour lire la doc, la plus part de ces emplois ne demandent pas un niveau d'anglais plus que scolaire, et sont localisés dans le 06. Ce serait tellement difficile d'utiliser les mots Ingénieur, Développeur, Logiciel, Senior ou expérimenté. Ce snobisme de l'anglicisation pour tout et n'importe quoi est fatigant.

Donc je ne suis pas un Advanced Web Software Engineer, mais un Ingénieur expérimenté en informatique spécialité Sciences, Technologies, Ressources et Applications du Web, ce qui est l'intitulé de mon diplôme, et cela ne m'empêche pas de parler et d'écrire anglais, mais seulement quand c'est nécessaire.

Note

[1] Ben il faut bien en faire la promo pour les moteurs de recherche, donc quelques liens entrant devraient aider.

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samedi 8 décembre 2018

Mes derniers tweets et retweets

Je tweet beaucoup en ce moment, voici quelques uns de mes dernier tweets et retweets.

Bien sûr je cause beaucoup des #giletsjaunes, surtout la problématique de l'entrisme de puissances étrangères et de mouvements d'extrême droite pour manipuler ce mouvement. Cela fait des mois que j'en cause, et je crois que c'est de plus en plus inquiétant. En tout cas, moi cela me terrifie.

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jeudi 29 novembre 2018

Connaitre le serveur DNS utilisé sous Ubuntu

Sous Linux, pour connaître l'adresse du serveur DNS en cours d'utilisation, il suffit de faire

cat /etc/resolv.conf

Sauf que cela ne fonctionne pas sous Ubuntu. En effet, Ubuntu utilise un serveur DNS local et la commande précédente renvoi une réponse du genre

nameserver 127.0.0.53

Donc la solution consiste à interroger le NetworkManager

nmcli dev show |grep DNS

Qui retournera soit l'IP de la passerelle (celle de la box dans votre réseau local) si vous êtes derrière une box et configuré en DHCP et NAT, soit celle de votre fournisseur d'accès si vous êtes en mode transparence (box invisible pour votre ordi), soit celle configurée si vous avez spécifié un DNS manuellement dans votre config. Mois j'ai configuré les DNS suivant et cela donne ça:

IP4.DNS[1]: 9.9.9.9
IP4.DNS[2]: 1.1.1.1

Pour les configurer il suffit d'aller dans le paramétrage du réseau

Parametrage du DNS sous Ubuntu

Et pour savoir pourquoi j'ai choisi ces serveurs DNS vous pouvez lire l'article de Korben.

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vendredi 23 novembre 2018

Invisibilité numérique

Voici une chronique de Xavier de la Porte brillantissime que je vous invite à réécouter.

Et pour le cas où cette chronique ne serait plus disponible, en voici le contenu que j'archive

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mardi 6 novembre 2018

Mes derniers tweets d'octobre

Mes derniers tweets et retweets. Pour les conversations, les retweets ou les tweets avec média, cliquez sur le tweet pour le lire en contexte.

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jeudi 26 juillet 2018

Mes derniers tweets

Faute de billets sur le blog, l'animation se passe sur twitter. Mes quelques derniers tweets et retweet. A lire de bas en haut si vous voulez les découvrir dans l'ordre chronologique.

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mardi 19 juin 2018

Dans ton chat

Une éternité que je ne suis pas allé perdre du temps sur ce site. Je vous partage quelques perles:

G33kPowaah En fait , la différence entre Linux et Windows, c'est que Linux c'est comme une belle fille, il faut l'apprivoiser, la comprendre, la séduire tandis que Windows, c'est comme une prostitué, il faut payer et surtout bien se protéger
@Christ_OFF: Visite chez le médecin :
@Christ_OFF: - bonjour qu'est-ce qui ne va pas ?
@Christ_OFF: - j'ai mal
@Christ_OFF: - mais plus précisément vous avez de la fièvre, vous vous êtes blessé, ...
@Christ_OFF: - j'ai mal, soignez moi, j'ai pas le temps de vous expliquer c'est vous le médecin non ? alors soignez le problème !
@Christ_OFF: Cette conversation fictive est ce qui arrive tous les jours dans le domaine informatique.
@guillaume: Hier j'ai appelé mon réseau wifi "Hack me if you can". Aujourd'hui il s'appelle "Challenge accepted"
<Chad> Je viens de finir de voir la théorie du récit d'aventure
<Chad> Tu sais, situation initiale, élément perturbateur, déroulement, toussa
<Bobbyman> Classique
<Chad> ouaip
<Chad> Et puis je leur demande de faire le plan d'un récit qu'ils vont devoir écrire, en gros ils devaient me faire un résumé rapide avant de taper le boulot en entier
<Chad> Je viens de corriger la copie de Maxence, 6ème
<Chad> Ca donne ça:
<Chad> "Personnage principal: Max
<Chad> Situation initiale: travaille sur son PC
<Chad> Element perturbateur: son PC plante
<Chad> Déroulement: Max va devoir survivre sur Internet Explorer pendant une semaine"
<Bobbyman> ...
<Bobbyman> Je vénère ce gosse.
<Alexou> J'ai 14 ans et mon copain en à 21 ans, je ne sais pas quoi lui offrir pour Noël !
<Chrisman> Euh, le code pénal ?
Teclis: Aujourd'hui c'est la première fois que je sortais de chez moi en 3 mois et j'ai vu un mec se faire percuter par une voiture, c'était terrible.
Athur: :( Il est mort ?
Teclis: Non, il avait juste une jambe cassée.
Athur: Ah il a perdu sa jambe alors?
Teclis: Non plus. Mais quand je me suis approché de lui pour l'aider, je me suis embrouillé et j'ai crié "Il a besoin d'un healer !"
Athur: T'es un cas toi....
Teclis: Attend c'est pas le pire ! Y'a un mec qui a sorti son portable et qui a répondu "Je l'invoque !"

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mardi 3 avril 2018

Analyse de malwares

Grâce à Korben, j'ai découvert cette passionnante conférence de 53 minutes sur l'analyse des malwares, ces logiciels nuisibles (virus, ransomware, botnet...). Réservé aux initiés de la ligne de commande.

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mercredi 31 janvier 2018

Neutralité du net

La neutralité du net est un de ces sujet technique que les internautes ne comprennent pas ou n'ont pas envie de comprendre. C'est pourtant notre avenir numérique qui se joue sur ce sujet. Voici un billet très simple et clair pour expliquer les enjeux de la neutralité du net et la possibilité donnée à l'Europe de devenir un terreau fertile de l’innovation et des startup en préservant la neutralité du net:

Une loi datant de la présidence d'Obama obligeait les fournisseurs d'accès Internet à traiter tous les services de la même manière assurant ainsi le «neutralité du Net». L'administration Trump vient de renoncer à ce principe : une révolution pour les deux côtés de l'Atlantique. Décryptage: L'Europe doit défendre la «neutralité du Net»


Comme je le fais parfois avec les sujets que je juge fondamentaux, j'en garde une copie en local sur ce blog car les média ont tendance à faire disparaitre au bout d'un certain temps ces textes. Bien sûr je vous invite à consulter ce document sur sa source originale ci-dessus et à n'utiliser cette solution de replie que si le document n'est plus accessible: L_Europe_doit_defendre_la_neutralite_du_Net.pdf

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mercredi 18 janvier 2017

La longue traine appliquée à l'audio-visuel

La longue traîne

La théorie de la longue traîne a été appliquée aux sites internet et en particulier aux blogs pour dire qu'un article qui ne fait pas forcément beaucoup de visites lors de sa publication, peut en faire beaucoup plus sur le temps long qu'un article à forte visibilité ponctuellement. Typiquement, sur un site d'actualités, les nouveaux articles chassent les anciens. Donc le jour de leur parution, les articles sont mis en avant et ont beaucoup de visiteurs pendant quelques jours et ensuite ils ne reçoivent plus de visite. Le seul moyen que ces articles continuent d'avoir des visiteurs après la phase initiale d'exposition, c'est qu'ils comportent du contenu qui permette de les retrouver dans les moteurs de recherche, ou idéalement, qu'ils soient cité ou référencés par d'autres site web. C'est donc la qualité ou la pertinence qui apportera une visibilité à long terme d'un article, qui pourra très largement dépasser sa seul visibilité initiale.

Le web 3.0 et la longue traîne ne sont plus très compatibles

Contrairement aux blogs classiques qui comportent beaucoup de contenu référençable par les moteurs de recherche, le micro-bloging sur les réseaux sociaux ne permet pas de promouvoir la longue traîne. Le contenu disparaît des radars très vite, en quelques heures sur twitter, quelques jours sur facebook. Les réseaux sociaux pour les producteurs de contenus ne sont pas des supports de communication mais des apporteurs de trafic vers les supports classiques que sont les sites web, où il peuvent représenter plus de la moitié du trafic.

Pour les producteurs de contenu, si la priorité est le trafic (pour ceux qui en vivent), ils y a donc une forte tentation à formater le contenu pour le partage sur les réseaux sociaux, donc l’immédiateté, l'émotion, le sensationnel, au détriment du fond et de l'analyse qui ne sont vendeur que sur le long terme (les très bons font les 2 mais ils sont extrêmement rares). Il est difficile de produire du contenu de qualité qui trouvera son public grâce à la longue traîne, si les points d'entrée sont incompatibles avec cette dernière. On voit ainsi apparaître de plus en plus d'articles qui sont formatés pour le buzz, des pièges à click avec des titres racoleurs, conçus avec un seul objectif, stimuler le partage sur les réseaux sociaux.

Tout ceci est directement lié au modèle économique basé sur la publicité: il n'est pas nécessaire de créer de la fidélité pour générer du trafic et donc des affichages de bannières de pub.

Exactement le même modèle que la télévision

Cette évolution du web grand public ressemble comme deux gouttes d'eau à celui de la télévision. Les réseaux sociaux proposent des flux continus d'images et de texte, et votre souris se comporte comme la zapette de votre télévision. Les contenus avec lesquels vous interagissez (click sur le lien, partage, like...) peuvent s'apparenter à des émissions de télévision qui auraient réussi à capter votre attention suffisamment longtemps pour que vous ne zapiez plus.

Cette course effrénée contre la zapette, les télévisions la vivent depuis des années avec un des effet secondaire les plus absurde sur la production audiovisuelle: une série télévisée doit généré un nombre de vue hebdomadaire minimum pour survivre. Les scénario sont conçus pour tenir en halène les téléspectateurs, d'un épisode à l'autre, et d'une saison à l'autre. Le développement des personnages et des univers que permet le long format de la série n'est plus exploité que pour accélérer le rythme, user jusqu'à la corde la technique des rebondissements et faire dans le sensationnel à chaque page de publicité.

Comme la recherche permanente de buzz sur le web, le sensationnalisme et la surenchère (violence, sexe, effets spéciaux...) est constante, au détriment de l'intrigue (c'est mon point de vue).

Un autre modèle

Lorsque nous sommes partit en vacances en amérique du nord, les enfants ont découvert le modèle américain, basé sur une page de publicité toutes les 10 minutes. Je peux vous dire que pour un français c'est juste insupportable. On comprend beaucoup mieux la manière d'écrire des séries ou des téléfilms pour intégrer cette contrainte de la coupure de publicité toutes les 10 minutes, avec du faux suspense et une intrigue coupée en petit morceaux. Garder le téléspectateur pour le retrouver après l'intermède publicitaire est une priorité pour les chaînes.

Il est pourtant possible de recréer de la fidélité et de sortir de cette course au buzz, tout en trouvant un modèle économique. C'est celui de Netflix, qui moyennant finances, permet grâce aux abonnements de s'affranchir de la tyrannie publicitaire. Les mauvaises habitudes sont encore là chez les scénaristes, mais le modèle économique de Netflix permet de développer les personnages et l'intrigue, puisque le spectateur ne subit pas la diversion de la publicité.

On retrouve également la possibilité de la longue traîne dans le modèle économique de Netflix. Un épisode ou un film n'est pas obligée de faire un nombre de vu minimum dès sa première diffusion puisque le spectateur vient consulter la vidéo n'importe quant, même plusieurs mois après la première diffusion. Et donc, il est possible de construire des univers, de trouver un public, que le bouche à oreille fasse gagner en notoriété. Pour le moment, Netflix ne garde pas ses vidéo indéfiniment, donc ma théorie est un peu biaisée.

D'autres schéma scénaristiques

Si on se place du côté des producteurs de contenu, et notamment les scénaristes, la possibilité qu'une vidéo fasse son nombre de vue minimum pour être rentable en 8 mois au lieu de 2 semaines est une aubaine. C'est la possibilité pour les créateurs d'explorer d'autres méthodes, d'autres schéma scénaristiques, de développer des univers et des personnages. C'est redonner aux créatifs le temps de rencontrer leur public, de capitaliser sur les fans. Créer des histoires à peine rentables à tourner, mais rentables quand même.

Le modèle économique du micro-paiement

Aujourd'hui, si vous voulez regarder un film ou une série sur les plateformes disponibles, le prix va de 2 à 7€. Pour Netflix, l'abonnement est de 9€/mois. Concrètement, cela veux dire que Netflix divise votre abonnement par le nombre de vidéo que vous regardez par mois. Si vous regardez 25 épisodes sur un mois, Netflix dispose d'environ 30 centimes pour financer l'épisode. Ce n'est bien sûr pas vrai, c'est pour illustrer. Ce doit être à la louche ce que les chaînes de télévision payent pour leur téléfilm.

Si on va au delà de Netflix, c'est la possibilité de mettre en œuvre un espèce de micro-paiement pour la vidéo à la demande. On arrête de vendre l'accès aux vidéo à des prix exorbitant comme aujourd'hui, et on redonne le pouvoir aux consomme-acteur de financer par leur visionnage les créations. Que voilà une belle utopie et un modèle économique intéressant.

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vendredi 3 juin 2016

Le préhempte de certains mots sur le web

Je suis tombé sur une maxime que j'ai beaucoup aimé sur twitter:

Le changement commence par une idée, mais l'idée s'impose dans le débat.

Et je suis donc parti à la recherche d'une illustration pour accompagner ce propos. J'ai tapé dans google les mots clés suivants: débat idée changement. Quelle ne fut pas ma surprise de découvrir un grand nombre de photos ou d'illustration en lien avec le FN, environ 1/10 (cela fluctue en fct des jours et si vous êtes authentifié dans google).

Les autres organisations politiques françaises sont quasiment inexistantes sur ces mots clés qui pourtant devraient faire partie du vocabulaire de n'importe quel parti. C'est un peut triste en fait de voir les images associées à ces mots.

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mercredi 25 mai 2016

Transmettre la culture à l'âge du numérique

J'ai suivi un MOOC (cours en ligne) sur le web de données et le web sémantique. Ce domaine est plutôt réservé aux techos du web, afin de permettre à des machines de mieux communiquer entre elles et pouvoir nous apporter de meilleurs services en donnant du sens aux données que l'on trouve sur le web. Je ne pense pas que beaucoup de lecteurs de ce blog soient directement intéressés.

Cependant, l'un des enseignant de ce MOOC, Fabien Gandon, a donné une très intéressante conférence, accessible aux non initiés, qui permet de comprendre les enjeux du web de données notamment appliqué à la culture. Ce qui me lisent, savent que c'est un sujet que j'ai déjà abordé sous différents angles sur ce blog.


Conférence Transmettre la culture à l'âge du numérique" - Fabien Gandon

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