Citoyens prenez le pouvoir

Politique, logiciel libre et autres digressions de Cédric Augustin - Saint Laurent du Var (Nice Côte d'Azur - France)

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mercredi 18 janvier 2017

La longue traine appliquée à l'audio-visuel

La longue traîne

La théorie de la longue traîne a été appliquée aux sites internet et en particulier aux blogs pour dire qu'un article qui ne fait pas forcément beaucoup de visites lors de sa publication, peut en faire beaucoup plus sur le temps long qu'un article à forte visibilité ponctuellement. Typiquement, sur un site d'actualités, les nouveaux articles chassent les anciens. Donc le jour de leur parution, les articles sont mis en avant et ont beaucoup de visiteurs pendant quelques jours et ensuite ils ne reçoivent plus de visite. Le seul moyen que ces articles continuent d'avoir des visiteurs après la phase initiale d'exposition, c'est qu'ils comportent du contenu qui permette de les retrouver dans les moteurs de recherche, ou idéalement, qu'ils soient cité ou référencés par d'autres site web. C'est donc la qualité ou la pertinence qui apportera une visibilité à long terme d'un article, qui pourra très largement dépasser sa seul visibilité initiale.

Le web 3.0 et la longue traîne ne sont plus très compatibles

Contrairement aux blogs classiques qui comportent beaucoup de contenu référençable par les moteurs de recherche, le micro-bloging sur les réseaux sociaux ne permet pas de promouvoir la longue traîne. Le contenu disparaît des radars très vite, en quelques heures sur twitter, quelques jours sur facebook. Les réseaux sociaux pour les producteurs de contenus ne sont pas des supports de communication mais des apporteurs de trafic vers les supports classiques que sont les sites web, où il peuvent représenter plus de la moitié du trafic.

Pour les producteurs de contenu, si la priorité est le trafic (pour ceux qui en vivent), ils y a donc une forte tentation à formater le contenu pour le partage sur les réseaux sociaux, donc l’immédiateté, l'émotion, le sensationnel, au détriment du fond et de l'analyse qui ne sont vendeur que sur le long terme (les très bons font les 2 mais ils sont extrêmement rares). Il est difficile de produire du contenu de qualité qui trouvera son public grâce à la longue traîne, si les points d'entrée sont incompatibles avec cette dernière. On voit ainsi apparaître de plus en plus d'articles qui sont formatés pour le buzz, des pièges à click avec des titres racoleurs, conçus avec un seul objectif, stimuler le partage sur les réseaux sociaux.

Tout ceci est directement lié au modèle économique basé sur la publicité: il n'est pas nécessaire de créer de la fidélité pour générer du trafic et donc des affichages de bannières de pub.

Exactement le même modèle que la télévision

Cette évolution du web grand public ressemble comme deux gouttes d'eau à celui de la télévision. Les réseaux sociaux proposent des flux continus d'images et de texte, et votre souris se comporte comme la zapette de votre télévision. Les contenus avec lesquels vous interagissez (click sur le lien, partage, like...) peuvent s'apparenter à des émissions de télévision qui auraient réussi à capter votre attention suffisamment longtemps pour que vous ne zapiez plus.

Cette course effrénée contre la zapette, les télévisions la vivent depuis des années avec un des effet secondaire les plus absurde sur la production audiovisuelle: une série télévisée doit généré un nombre de vue hebdomadaire minimum pour survivre. Les scénario sont conçus pour tenir en halène les téléspectateurs, d'un épisode à l'autre, et d'une saison à l'autre. Le développement des personnages et des univers que permet le long format de la série n'est plus exploité que pour accélérer le rythme, user jusqu'à la corde la technique des rebondissements et faire dans le sensationnel à chaque page de publicité.

Comme la recherche permanente de buzz sur le web, le sensationnalisme et la surenchère (violence, sexe, effets spéciaux...) est constante, au détriment de l'intrigue (c'est mon point de vue).

Un autre modèle

Lorsque nous sommes partit en vacances en amérique du nord, les enfants ont découvert le modèle américain, basé sur une page de publicité toutes les 10 minutes. Je peux vous dire que pour un français c'est juste insupportable. On comprend beaucoup mieux la manière d'écrire des séries ou des téléfilms pour intégrer cette contrainte de la coupure de publicité toutes les 10 minutes, avec du faux suspense et une intrigue coupée en petit morceaux. Garder le téléspectateur pour le retrouver après l'intermède publicitaire est une priorité pour les chaînes.

Il est pourtant possible de recréer de la fidélité et de sortir de cette course au buzz, tout en trouvant un modèle économique. C'est celui de Netflix, qui moyennant finances, permet grâce aux abonnements de s'affranchir de la tyrannie publicitaire. Les mauvaises habitudes sont encore là chez les scénaristes, mais le modèle économique de Netflix permet de développer les personnages et l'intrigue, puisque le spectateur ne subit pas la diversion de la publicité.

On retrouve également la possibilité de la longue traîne dans le modèle économique de Netflix. Un épisode ou un film n'est pas obligée de faire un nombre de vu minimum dès sa première diffusion puisque le spectateur vient consulter la vidéo n'importe quant, même plusieurs mois après la première diffusion. Et donc, il est possible de construire des univers, de trouver un public, que le bouche à oreille fasse gagner en notoriété. Pour le moment, Netflix ne garde pas ses vidéo indéfiniment, donc ma théorie est un peu biaisée.

D'autres schéma scénaristiques

Si on se place du côté des producteurs de contenu, et notamment les scénaristes, la possibilité qu'une vidéo fasse son nombre de vue minimum pour être rentable en 8 mois au lieu de 2 semaines est une aubaine. C'est la possibilité pour les créateurs d'explorer d'autres méthodes, d'autres schéma scénaristiques, de développer des univers et des personnages. C'est redonner aux créatifs le temps de rencontrer leur public, de capitaliser sur les fans. Créer des histoires à peine rentables à tourner, mais rentables quand même.

Le modèle économique du micro-paiement

Aujourd'hui, si vous voulez regarder un film ou une série sur les plateformes disponibles, le prix va de 2 à 7€. Pour Netflix, l'abonnement est de 9€/mois. Concrètement, cela veux dire que Netflix divise votre abonnement par le nombre de vidéo que vous regardez par mois. Si vous regardez 25 épisodes sur un mois, Netflix dispose d'environ 30 centimes pour financer l'épisode. Ce n'est bien sûr pas vrai, c'est pour illustrer. Ce doit être à la louche ce que les chaînes de télévision payent pour leur téléfilm.

Si on va au delà de Netflix, c'est la possibilité de mettre en œuvre un espèce de micro-paiement pour la vidéo à la demande. On arrête de vendre l'accès aux vidéo à des prix exorbitant comme aujourd'hui, et on redonne le pouvoir aux consomme-acteur de financer par leur visionnage les créations. Que voilà une belle utopie et un modèle économique intéressant.

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vendredi 3 juin 2016

Le préhempte de certains mots sur le web

Je suis tombé sur une maxime que j'ai beaucoup aimé sur twitter:

Le changement commence par une idée, mais l'idée s'impose dans le débat.

Et je suis donc parti à la recherche d'une illustration pour accompagner ce propos. J'ai tapé dans google les mots clés suivants: débat idée changement. Quelle ne fut pas ma surprise de découvrir un grand nombre de photos ou d'illustration en lien avec le FN, environ 1/10 (cela fluctue en fct des jours et si vous êtes authentifié dans google).

Les autres organisations politiques françaises sont quasiment inexistantes sur ces mots clés qui pourtant devraient faire partie du vocabulaire de n'importe quel parti. C'est un peut triste en fait de voir les images associées à ces mots.

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mercredi 25 mai 2016

Transmettre la culture à l'âge du numérique

J'ai suivi un MOOC (cours en ligne) sur le web de données et le web sémantique. Ce domaine est plutôt réservé aux techos du web, afin de permettre à des machines de mieux communiquer entre elles et pouvoir nous apporter de meilleurs services en donnant du sens aux données que l'on trouve sur le web. Je ne pense pas que beaucoup de lecteurs de ce blog soient directement intéressés.

Cependant, l'un des enseignant de ce MOOC, Fabien Gandon, a donné une très intéressante conférence, accessible aux non initiés, qui permet de comprendre les enjeux du web de données notamment appliqué à la culture. Ce qui me lisent, savent que c'est un sujet que j'ai déjà abordé sous différents angles sur ce blog.


Conférence Transmettre la culture à l'âge du numérique" - Fabien Gandon

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lundi 7 mars 2016

Quelques plugins intéressants pour dotclear

Vous ne le savez peut être pas, mais le moteur de ce blog est Dotclear. J'y suis fidèle depuis des années et j'ai même petitement contribué à des corrections sur certains plugins que j'utilise.

Voici une adresse intéressante qui regorge de plugins pour dotclear

http://open-time.net/pages/dotclear

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lundi 12 octobre 2015

Neutralité du net

Comprendre les enjeux de la neutralité du net, via #datagueule

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lundi 22 juin 2015

Les réseaux sociaux

Comprendre les principaux réseaux sociaux :

Social-media-explained.jpg

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lundi 18 mai 2015

Les joies de l'écrasement de ligne et du GAMOT

Je suis un client heureux de Free ADSL depuis 2002. Depuis que j'ai emménagé dans ma maison à St Laurent du Var j'ai une freebox et je n'ai jamais eu à me plaindre. Mais il a fallu qu'un ou une pas doué-e fasse mal son job mercredi dernier, et depuis, plus de TV, plus de téléphone et plus d'internet à la maison. La haine !

J'ai découvert la procédure rodée chez Free pour gérer les écrasements de ligne: tout est automatique, via un serveur vocal, je n'ai jamais eu à parler à un ou une opérateur-trice. Ce qui est assez flippant c'est de se dire que ça arrive tellement souvent qu'ils sont à ce point rodés. Car en principe, un écrasement de ligne c'est qu'un-e téchnicien-ne m'a piqué ma ligne ADSL dans l’armoire de raccordement entre le réseau Free et le réseau France Télécom, pour la filer à quelqu'un d'autre. C'est donc une boulette quelque part qui a conduit à la coupure de ma ligne. Comment se fait-il que ce soit si fréquent ?

Je suis parti en weekend prolongé le soir de la coupure, donc les premiers jours n'ont pas été trop pénibles, mais déjà, au bout de quelques heures que je suis rentré, je sent déjà le manque. J'ai utilisé mon téléphone comme modem d'accès à internet, et ce matin je me suis branché via Free-wifi sur la box de ma voisine. En attendant que mon adsl soit rétabli, pour lire mes email et poster des conneries sur mon blog, ça le fait. Il ne faudrait pas que la plaisanterie dure trop longtemps, les enfants sont déjà à cran. Heureusement que nous avons quelques DVD pour survivre...

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lundi 11 mai 2015

Ca n'a rien à voir, puisqu'ils le disent

Parallèle Citizenfour et projet de loi Renseignement

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mardi 5 mai 2015

Et voilà nous y sommes, une nouvelle loi scélérate va être votée dans l'indifférence

La loi sur le renseignement arrive au parlement en 2ème lecture:

  • Que faire face à l'incompétence crasse des députés en matière de numérique ?
  • Que faire face aux godillots du parlement qui vont voter ce qu'on leur dit de voter sans même se poser de question ?
  • Que faire quant les citoyens s'en foutent complètement des conséquences et veulent toujours plus de sécurité à toutes les élections ?

Rien... ou si peu.

J'ai mal à ma France, j'ai mal à ma Démocratie, j'ai mal à ma République.

A lire, l'article de Rue89 Renseignement : si j’étais député, est-ce que je voterais pour une loi qui...:

  1. ... se fait passer pour une loi antiterroriste alors qu’elle parle d’autre chose ?
  2. ... se targue de transparence démocratique en rendant légales des pratiques qui ne l’étaient pas ?
  3. ... va surveiller massivement les populations ?
  4. ... espère trouver un terroriste sans pouvoir définir ce que c’est ?
  5. ... va nous faire adopter des comportements numériques ultra-normés ?
  6. ... crée des programmes dont on ne sait pas ce qu’ils font et qui ont toutes les chances d’être inefficaces … alors même qu’aucune estimation de leur coût n’a été réalisée et que leur contrôle risque d’être insuffisant ?
  7. ... se révélerait extrêmement dangereuse si un parti autoritaire arrivait au pouvoir ?
  8. ... rassemble une opposition si diverse ?
  9. ... fait dire au ministre de l’Intérieur qu’il ne faut pas croire la presse ?
  10. ... marque une étape supplémentaire et prévisible dans le tournant sécuritaire de la gauche ?

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mercredi 22 avril 2015

Réseaux sociaux, une chronologie différente

J'ai eu récemment la chance que l'un de mes billet sur les déboire de ma fille avec un film, ai du succès. Beaucoup plus que ce à quoi je suis habitué sur ce blog, qui ronronne autour de la centaine de visites quotidiennes, avec des pics à quelques centaines, et qui là, durant quelques jours, a vu défiler plus de 4000 visiteurs par jour.

Ce qui est intéressant c'est l'origine de ces visiteurs, massivement arrivé là via les réseaux sociaux. Dans un premier temps, c'est twitter qui a été l'apporteur de visites, parallèlement avec les retwitt qui affluaient. Après un peu moins d'une journée, lorsque le nombre de retwitt a commencé à se tarir, c'est Facebook qui est devenu, et de loin, le premier apporteur de trafic, accroissant le nombre de visites. Les 2 réseaux sociaux ne fonctionnent pas selon la même chronologie.

Twitter est dans l'instantanéité. La durée de vie d'un twitt ne dépasse que difficilement les 24h. La notion de longue traine que l'on appliquait aux blogs[1] n'a pas beaucoup de sens avec le micro-bloging. Avec twitter il n'y a plus rien après un certain délai qui varie de quelques minutes à quelques heures.

Le processus de partage sur Facebook est beaucoup moins lié à l'instantanéité, d'autant plus que les algorithmes de recommandation de Facebook, favorisent un contenu au fil du temps. Donc plus les gens le partagent et le "like", plus ce contenu gagne en visibilité, et est donc susceptible d'être partagé.

Pour le coup, je n'ai rien fait de spécial et ce sont les lecteurs sur twitter qui ont amorcés la pompe à visites. Ces réseaux sociaux sont devenu incontournables, là où les moteurs de recherche apportaient par le passé la très grande majorité du trafic, aujourd'hui, c'est entre 20 à 35% des visiteurs qui arrivent sur mon blog via les réseaux sociaux selon les mois (ce mois ci se sera 60%).

Note

[1] Grâce aux possibilité offertes par internet, un billet de blog pertinent qui ne fait pas beaucoup de visite à sa publication peut en faire beaucoup sur le long terme.

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jeudi 16 avril 2015

Loi sur le renseignement: je suis désespéré qu'une chose pareille arrive en France

Quant je lis l'actualité sur le projet de "loi renseignement", je suis désespéré de voir arriver un texte de loi aussi liberticide en sachant que nos élus sont des incompétents sur les sujets techniques et qu'ils vont en discuter, l’amender et le voter à 30 dans l’hémicycle. La France, le pays des droits de l'homme va se doter d'un texte que ne renieraient aucune dictature, qui va encore plus loin que le tant décrié Patriot act américain, qui donne aux services secrets français encore plus d'autorisation qu'à la NSA[1].

Pour mémoire:

1) Dès qu'un outil est mis en place, il sera utilisé de travers par certains, c'est la nature humaine[2]. Il faut donc prévoir les contre-pouvoirs dès l'origine. En l'occurrence c'est le juge qui est le garde fou.

2) Par le passé, des projets pleins de bons sentiments ont déjà dérapés au détriment des libertés individuelles. Par exemple, le fichage ADN, initialement créé pour les délinquants sexuels à petit à petit été étendu à tous les délits, jusqu'au vol de bicyclette et maintenant, vous êtes fiché via votre ADN dès que vous êtes arrêté, que vous soyez coupable ou pas[3].

3) La surveillance massive de la population qui est proposée dans ce projet pour "anticiper les comportements dangereux", rend tous les citoyens suspects. Et surtout, la définition de dangereux n'est pas donnée, donc demain, on peut être considéré comme dangereux si l'on est opposant au gouvernement, un(e) homosexuel, un(e) activiste, un(e) syndicaliste, un(e) journaliste, une startup qui dérange un grand groupe... Où va se situer la limite ? Une fois que les données sont dans les ordi, il y aura bien quelqu'un tenté de s'en servir[4].

4) Tous les fichiers existants aujourd'hui sont cloisonnés, seul le juge peut les décloisonner: la consommation via le compte bancaire, les localisations et les communications via le téléphone, les données de connexion via le fournisseur d'accès internet, les soins via la carte vital, les programmes tv via la box. Ce projet lève le décloisonnement, et rend le croisement de fichier très facile, et la constitution d'autres fichiers automatiquement.

5) Quid de la sécurité de ces boites noires que l'on veut installer chez les fournisseur d'accès internet et les opérateurs de téléphonie ? On va donner aux cyberterroristes qui y rentreront (car elle se feront hacker comme tout ordinateur), toutes les clées de la vie numérique de n'importe qui[5].

On n'a pas besoin de mettre sur écoute la totalité des citoyens pour être plus efficace, on a pas besoin de donner des pouvoirs exorbitants au 1er ministre pour nous protéger. Ce projet de loi ne concerne pas la protection des citoyens, mais leur flicage. Mais bien sûr tu n'as rien à cacher... comme tout le monde[6].

liberte_securite.jpg

Notes

[1] Certe, la NSA est allé au delà de ses prérogatives en surveillant les américains alors qu'elle n'était supposée surveiller que les étrangers.

[2] Comme ce parlementaire qui veut étendre la loi autorisant la fermeture de l'accès aux sites internet promouvant le terrorisme, entre autre, aux injures faites aux représentants du peuple https://twitter.com/framaka/status/....

[3] Voir mes précédents billets sur le sujet http://www.cedric-augustin.eu/index... et ce twitt d'un avocat https://twitter.com/eBlacksheep/sta....

[4] De toute façon, l’algorithme du gouvernement sera intrusif et inefficace.

[5] Une des branche de la société Thales, spécialisée en sécurité informatique vient de se faire hacker https://twitter.com/laurentchemla/s....

[6] N'en déplaise à Authueil qui parle d'une baudruche qui se dégonfle, il reste beaucoup trop d'incertitudes sur les dangers de ce projet de loi.

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mercredi 8 avril 2015

La loi renseignement expliquée à mes parents, mes enfants, mes amis et aux autres

Jean Baptiste Favre s'est fendu d'un texte très bien argumenté pour expliquer les tenants et les aboutissants de la loi renseignement (en fait on devrait dire loi surveillance). Je vous invite chaudement à lire son texte, c'est simple et clair même si de prime abord cela peut sembler un peu long, mais pour un sujet aussi important et complexe, il faut éviter les simplifications.

Pour vous donner envie de le lire, quelques idées fortes que j'en ai extrait:

  • La séparation des pouvoirs, chère à Montesquieu et fondatrice de notre démocratie est mise à mal.
  • Cette loi légalise des pratiques illégales, et il y avait peut être une raison pour laquelle elles étaient illégales.
  • La lutte contre le terrorisme comme prétexte mais pas comme finalité de cette loi.
  • Le premier ministre a tous les pouvoir sans contre pouvoir.
  • La vie privée n'existe plus.
  • Des boites noires chez les fournisseur d'accès internet et hébergeur de site web qui pourront passer outre les échanges cryptés.

Bref, à lire: La loi renseignement expliquée à mes parents

Et pour compléter, une fois que vous avez tout compris, histoire de bien vous mettre en colère si ça ne suffisait pas, je vous invite à lire la bafouille de Laurent Chemla adressée à nos députés: Lettre ouverte aux traîtres à la République.

Après vous pourrez dire que vous avez lu des trucs écrits par des geeks, que vous les avez comprises et que la technique est aussi un maillon de la démocratie.

Il ne vous reste plus qu'à prendre votre plus jolie voix et vous faire entendre de votre député.

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jeudi 2 avril 2015

Les réseaux sociaux peuvent être dangereux

On vous le dit et répète, les réseaux sociaux peuvent être dangereux, même pour votre intégrité physique, la preuve, certains écrivent ça

En cas d’incendie :
Quittez le bâtiment avant de le poster sur les réseaux sociaux

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mardi 20 janvier 2015

De la toxicité des réseaux sociaux

Même si je les utilise abondamment, notamment Twitter, j'ai une grande méfiance à l'endroit des réseaux sociaux numériques. En effet ils ont un pouvoir de toxicité colossal dont leurs utilisateurs n'ont pas forcément conscience.

Environ 50 contacts naturels

Un individu normalement constitué, entre sa famille, ses amis, ses collègues de boulot et ses relations dans les réseaux associatifs possède de 30 à 80 contacts que l'on va qualifier de naturels. C'est dans cette fourchette de nombre de "liens" que va se retrouver une personne qui crée un nouveau compte sur facebook. J'utilise le mot de "lien" et non d'amis. Les mots ont un sens, inutile de cautionner le détournement qu'en fait facebook.

Ceux que l'on appel les connecteurs[1], sont ceux qui ont des réseaux naturels de plus de 300 liens, sans avoir besoin de chercher à établir de nouveaux liens. Ce sont des personnalités publiques: journalistes, politiques, personnalités du showbiz, notables...

Une fausse image d'hétérogénéité

A la base, le réseau naturel est hétérogène, puisque la famille ou les collègues ne partagent éventuellement que le même milieu social. Puis entrent en jeux les suggestions du réseau et les liens établis par centre d'intérêt. Tant que les centres d'intérêt ne sont pas politiques, les liens établis restent assez hétérogènes[2].

Les choses deviennent dangereuses avec la politique. Si l'on n'y prend garde, il est facile d'étendre le réseau en établissant des liens avec des gens qui se retrouvent tous sur les mêmes idées, les mêmes coups de gueule ou de cœur, les mêmes dénonciations ou enthousiasmes. Un message est partagé et propagé au sein d'un réseau de liens où tout le monde pense pareil, se renforçant au fil des partages. Les idées ne sont plus discutées, la critiques est faible, l'adhésion est générale, la légitimité renforcé par la redondance des partages.

Au sein de ce réseau de liens pensant tous plus ou moins la même chose, les idées ne sont pas en danger de contradiction et acquièrent force de vérité.

Des "amis" ou des clones ?

Le terreau y est propice pour y semer les théories du complot, en désignant les "autres", ne faisant pas parti du réseau, comme des adversaires. Le militant qui n'y prend garde, risque donc d'établir un réseau fermé autour de lui, alors même qu'il a le sentiment d'être sur le grand internet ouvert sur le monde.

Mais il n'est pas le seul, car tout internaute qui étend activement son réseau dit social[3] au delà de son réseau naturel, va prendre les mêmes risques de n'établir des liens qu'avec ceux qui partagent des centres d'intérêt similaires, car ce sont ceux-la qui interagissent positivement avec lui. Qui va se fatiguer à échanger avec quelqu'un qui n'est pas d'accord, alors qu'il y en a tellement qui le sont ?

La fiction est bien sûr entretenue par les algorithmes des réseaux sociaux qui filtres les messages et les personnes, semblant venir de toute part et qui en fait sont des clones des "liens" déjà établis et de ce qu'ils disent déjà. La diversité est aseptisée par les algorithmes de suggestion.

Remise en cause de tout, depuis son canapé

Dans ce réseau refermé sur lui même, une culture sans contre point se construit, simpliste et aguicheuse. Pour les jeunes ado déjà en opposition avec leurs parents, le réseau fermé est une féroce contre culture de celle dispensée par l'école, l'autre autorité contre laquelle ils s'opposent naturellement. C'est un parfait "prêt à penser" pour se sentir révolutionnaire, sans se fatiguer, sans avoir à faire la révolution intellectuelle que suppose l'adolescence.

Le rejet de toutes les références, autorités, valeurs y est aisé. Il suffit d'un simple clic pour en être. A l'âge où les ados croient se rebeller et ne sont en fait que des moutons qui vont tous dans le même sens, en même temps, les réseaux sociaux en font de fictifs rebelles, sans aucun adversaires, sans aucune contradiction. Les ados ne sont pas les seuls. Les révoltés du canapé ou du pouce n'ont pas de limite d'âge, il suffit d'une connexion internet.

Non content d’aseptiser la diversité des idées, les réseaux sociaux canalisent et dissipent les rébellions qui s'expriment en click, retweet et partage. L'action citoyenne est tuée dans l’œuf, l'énergie de la révolte diluée.

À poil

Pour que les suggestions faites par les réseaux sociaux aient une chance d'être efficaces, il faut au préalable que l'internaute se soit mis à nu devant les algorithmes d'analyse de profil. Ce profilage a une finalité avant tout économique et seulement de manière très superficielle sociologique. Le réseau de liens que vont aider à construire les algorithmes de profilage n'est donc pas neutre. A un moment ou un autre, il faudra monétiser tout ça. Pour qu'un annonceur de croquettes pour chat paye pour avoir accès à votre profil, le réseau a intérêt à ce que les personnes et messages de fans du vendeur de croquettes soient en lien avec vous. Les suggestions de liens ne sont pas neutres, elles visent à accroître la monétisation de votre profil.

Ne jamais oublier, quant c'est gratuit, c'est que c'est vous le produit...


Les mots les plus utilisés par genre (en anglais)

Notes

[1] Terme utilisé par Thierry Crouzet dans son livre, le peuple des connecteurs, ou dans ses articles de blog.

[2] Sauf peut être chez les jeunes qui établissent des liens avant tout avec des jeunes ou les personnalités dont ils sont fans.

[3] Pour étendre son réseau, il suffit de s'inscrire dans des groupes et partir à la recherche de liens.

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samedi 3 janvier 2015

Les billets les plus lus de l'année 2014

Histoire de me convaincre que personne n'en a rien à cirer de la politique, voici les 10 pages les plus lues de ce blog pour l'année 2014:

Page Pages vues %
1. Remplacement de l'écran de mon Nexus 5 26 424
36,90 %
2. Passage en Android 4.0.4 de mon smartphone Sony Xperia X10 8 798 12,28 %
3. Astuce : nettoyer une tache d'huile de vidange sur une dale de ciment 4 476 6,25 %
4. Greffe d'oranger 2 854 3,99 %
5. Nouvelle mise à jour de mon Xperia X10 en version 4.1.2 2 821
3,94 %
6. Page d'accueil 2 084 2,91 %
7. Petit jeu des pronostics pour les élections municipales à St Laurent du Var 1 475 2,06 %
8. Quelques champignons 1 352 1,89 %
9. J'ai compris comment Facebook gagne de l'argent 1 257 1,76 %
10. Chasse au trésor pour l'anniversaire de ma fille 701 0,98 %
  Nombre total de pages vues 71 617  

Dans les 25 pages les plus consultées en 2014, seule la page des pronostiques pour l'élection municipale est une page politique. Toutes les autres parlent de bricolage, de nourriture ou de loisir. Voilà, voilà...

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mardi 30 décembre 2014

Petit lifting discret du blog

C'est très discret, mais je viens de procéder à quelques modifications sur l'affichage de ce blog.

Largeur maximum

En lisant un intéressant article sur la lisibilité du texte (Readability: the Optimal Line Length), il m'est apparu que du fait de la taille très variable des écrans, avoir un affichage dit élastique n'était pas forcément la meilleur chose. En effet, jusqu'à maintenant, j'utilisais le modèle Giacomo qui utilise la totalité de la largeur de la fenêtre du navigateur. Du coup sur un grand écran, le texte devient peu lisible, car les lignes de texte sont trop longues. La taille optimale pour un texte est de 50 à 70 caractères de large, là c'est un petit peu plus large en allant jusqu'à 88.

Donc dans cette évolution du blog, la taille est maintenant bloquée à un maximum autour de 1200 pixels.

Une pincée de responsive

Mais le corolaire des grand écrans, sont les petits écrans des téléphone ou petites tablettes. Le blog évolue également pour être plus lisible sur les écran de moins de 576 pixel de large, avec les colonnes latérales qui se déplacent en pied de page pour garder le cœur du texte lisible, et une légère augmentation de la taille du texte.

Voilà, ça ne se voit pas, mais j'y ai quant même passé plusieurs heures. Si vous notez des problèmes d'affichage, n'hésitez pas à m'en faire part.

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dimanche 14 septembre 2014

Picorage: une question d'humanité, et ça gagne combien un auteur

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