Il y a quelques temps je répondais, encore, sur la thématique de l'influence des blogueurs (c'est le marronnier de la blogosphère) à la suite du billet d'Eric évoquant, entre autre le désengagement.

Pour résumer, je pense que l'on peu comparer un blogueur à un concierge virtuel d'un hôtel. Certain sont dans des immeubles de 3 étages, d'autres des ensembles de tours. Le blogueur s'adresse à quelques personnes connectées.

Depuis sa conciergerie virtuelle, le blogueur papote avec les gens de son immeuble (les lecteurs fidèles) et les passants de la rue. Mais cette métaphore a une limite. En effet, le blogeur échange avec d'autres blogeurs, concierges de leur petit bout d'internet. Les concierges vivent donc dans un immeuble et travaillent à temps partiel dans d'autres immeubles.

Utilisation de la blogosphère par les politiques

Il ne faut pas confondre le militant et le citoyen. Le militant (politique, syndical, associatif...) est un citoyen consommateur récurent d'information et naturellement connecté. Il est en général acteur. Le citoyen non militant est un consommateur occasionnel non acteur.

Les politiques ne confondent pas les 2. Ils essaient "d'utiliser" les premier pour toucher les seconds. La blogosphère que l'on sait absolument non représentative de la société, est un réseau médiatique comme l'est la médiasphère parisienne. Il ne viendrait à l'idée de personne de dire que les journalistes sont représentatifs de la population, mais ils ont le potentiel de toucher toute la population pris dans leur ensemble.

Il ne faut pas parler de poids disproportionné. C'est juste un réseau médiatique qui est représentatif de ce qu'il est. Un éditorialiste touche 20000 lecteurs, un blogueur 50 à 500. Et surtout, le premiers lit le second...

A lire : l'aristocratie des followers