Citoyens prenez le pouvoir

Politique, logiciel libre et autres digressions de Cédric Augustin - Saint Laurent du Var (Nice Côte d'Azur - France)

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Mot-clé - liberté d expression

Fil des billets - Fil des commentaires

lundi 21 février 2011

Garantir l'indépendance des tuyaux du net

Il y a quelques années j'avais présenté une synthèse suivie de quelques réflexions sur "le numérique" dans le cadre d'un séminaire de l'UDF. Et parmi les propos que je tenaient , figurait l'idée d'une renationalisation des tuyaux de l'internet, pour éviter une éventuelle main mise de ces tuyaux par des intérêts pas forcément démocratique. Je prenait l'exemple d'un état du golf qui en devenant propriétaire d'une entreprise fournisseur d'accès deviendrait en capacité de filtrer les contenus ne lui convenant pas.

Cinq ans plus tard, si le raisonnement peut toujours s'appliquer, en l'élargissant à la chine par exemple, les derniers évènements au Magreb et la tendance sécuritaire vers laquelle se dirige notre société occidentale, me font douter de la pertinence de cette réflexion.

En effet, en Tunisie tout comme en Egypte, l'exigence de liberté s'est construite et propagée entre autre grâce au web, et dès que le gouvernement s'est senti en danger, c'est le premier canal qui a été coupé et censuré, afin de restreindre l'accès à l'information libérée et au mécanisme d'organisation viraux. Cela illustre à merveille la puissance du web comme garant de la liberté individuelle, mais aussi sa fragilité au niveau des infrastructures.

En fait tout cela pose à nouveau le problème des contre pouvoir, non plus seulement en politique, mais aussi économiquement, et dans le cas présent technique. Comment garantir une indépendance aux tuyaux par lesquels circule le web et ses différents composants (messagerie, réseau sociaux, transfert de fichier, hébergement...).

Sans chercher très loin, il y a des raisons de s'inquiéter :

  • L'existence de Wikileaks[1] a failli être compromise par les réactions des gouvernements occidentaux sous la pression des États Unis. Jusqu'à notre abrutis de ministre de l'industrie qui a voulu mettre la pression sur l'entreprise hébergeant une version en France.
  • On se rappel du Firewall chinois qui filtre ce que les internautes de ce pays peuvent consulter.

Brrrrr, ça fait peur, mais personne ne s'en rend compte, ou alors se sera trop tard.

Notes

[1] Site dédié à la publication de documents confidentiels, dont on peut apprécier ou pas la pertinence, mais qui n'enfreint pas la loi.

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

QR code

lundi 14 février 2011

Plus tu payes, plus tu peux l'ouvrir


François Bayrou : Nicolas Sarkozy se comporte en chef de parti

Cela me rappelle les propos d'un député qui me disait que seuls ceux qui sont élus sont légitimes pour faire de la politique. Je tairais son nom par courtoisie, mais cela en dit long sur l'opinion qu'il porte vis à vis des électeurs et des militants de tout poil.

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

QR code

lundi 20 décembre 2010

Affichage vraiement publique

Vous allez dire que je suis un peu obsédé par l'affichage publique, chaque fois que je part en déplacement je regarde comment font les autres, car à St Laurent du Var c'est un peu misérable, même si les panneaux sont neufs. Voici un exemple en Alsace, dans un petit village des Vosges :

Honnêtement je trouve sain que les citoyens puissent s'exprimer de la sorte et qu'en plus le message ait le temps de subsister, du fait de la grande surface d'affichage qui n'oblige pas les afficheurs à se recouvrir immédiatement.

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

QR code

lundi 13 décembre 2010

Picorage : censure


Source image : http://www.collectif-rto.org/spip.p...

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

QR code

mardi 19 octobre 2010

Big Brother inside

"Oh, c'est l'application d'espionnage individuel du gouvernement. C'est en standard avec tous les téléphones."

Trouvé sur http://weblog.sinteur.com/index.php...

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

QR code

mercredi 21 juillet 2010

Et si tu ne bloguais plus, tu ferais quoi ?

Me voilà pris dans une chaine que relai FrédéricLN : Et si tu ne bloguais plus, tu ferais quoi ?

Comme la plus part, je ne me suis pas posé la question, mais je pense que les congés qui approchent vont me donner les moyen d'essayer de développer la réponse, car je risque d'être loin d'une connexion internet pour pas mal de temps.

Si ce blog n'était pas là, je voudrais essayer de bâtir quelque chose. Le mot œuvre me fait un peu peur car ce serait prétentieux mais c'est un peu l'idée. J'ai toujours rêvé du temps où j'étais étudiant, de faire une thèse. Prendre un sujet et aller au fond, l'explorer et le retourner dans tous les sens pour en faire émerger quelque chose. Le blog est l'antinomie de la thèse, car il est une expression du présent là ou la thèse plonge profondément dans le passé pour proposer une piste dans le futur.

Je me dis qu'à défaut de thèse, j'essaierai peut être d'écrire une histoire, idéalement déconnectée de l'actualité, une construction intellectuelle intemporelle, comme une nouvelle de science fiction ou un scénario de BD. J'emporte mon ordinateur à cette fin durant mes prochains congés.

Dans le même genre d'idée, j'avais aussi imaginé la création d'un programme informatique, et comme par hasard, ce programme aurait pu être l'outil pour la création du livre numérique de demain.

Bref, cela reste des projets autour de l'écriture, car depuis que j'ai découvert avec ce blog ce que ça apportait, je ne souhaite qu'une chose, trouver le temps d'écrire.

Je passe le relai de cette chaine à Fabien, Aliocha et Toréador

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

QR code

mercredi 23 juin 2010

Stéphane Guillon et Didier Porte : foutez moi ça dehors

Quelle tristesse lorsque je lis les propos de Jean-Luc Hees, le patron de Radio France dans l'interview donné au monde :"Quel patron d'une grande entreprise accepterait de se faire insulter par un de ses salariés sans le sanctionner. [...] L'humour ne doit pas être confisqué par de petits tyrans. [...] Je considère que cette tranche d'humour est un échec. Elle a montré une grande misère intellectuelle dont je ne m'accommode pas."

Philippe Val, le directeur de l'antenne de France Inter parlait de l'actionnaire en faisant référence à l'état pour une radio publique, en s'étonnant que les humoristes (ou les chroniqueurs) ne l'épargnent pas, sous entendant par la même qu'ils doivent être révérencieux, ce qui est affligeant et montre bien où en est l'indépendance des média, même publiques, face au pouvoir politique. Honnêtement, vous écouteriez une radio qui n'égratignerait jamais l'état ?

Je suis triste de constater ainsi, ouvertement, la mise au pas de la radio que j'aime, radio qui grâce à sa diversité arrivait encore à être un peu libre. Il faut maintenant qu'elle soit dans le concert médiatique ambiant au lieu de cultiver sa différence. Va-t-il nous rester un espace médiatique libre ? Faisons un petit bilan, combien reste-t-il de sources d'information libres professionnelles de toute pression politique en France :

  • Le canard,
  • Mariane
  • Mediapart
  • Arrêt sur image
  • Rue 89

Les 3 derniers n'existant que sur le net plus ou moins péniblement, leur financement étant très fragile.

Qui lit ces média : une minorité. Heureusement que la blogosphère fait caisse de résonance de ces sources libres, mais cela reste encore peu de chose face aux média de masse. Le problème, c'est que sans financement, la production libre risque de se tarir, or notre démocratie[1] a besoin d'information libre.

Il faut "sanctuariser" comme aime à le dire Bayrou, le financement et l'organisation des média publiques pour leur assurer une totale liberté vis à vis des puissances de l'argent et du politique. Avec un budget quinquennal au minimum, et une séparation total de l'exécutif du politique, il devrait être possible de ne plus assister à de tel histoire de remerciement de chroniqueurs qui ne plaisent pas à notre bon roi. L'état ne doit plus jamais être considéré comme un actionnaire des média publiques. Ces média appartiennent aux français, à tous les français qui les financent et non à des politiques en CDD.

Didier Porte : son site web

La dernière chronique de Stéphane Guillon

Notes

[1] Je vous concède, elle est très malade et ressemble de moins en moins à une démocratie.

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

QR code

lundi 21 juin 2010

Cirage de pompe et décadence médiatique

Il n'est nul besoin d'être un fin analyste pour savoir que nos média sont loin, très loin d'être indépendants. Quelques liens pour l'illustrer :

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

QR code

dimanche 18 avril 2010

A trop se raprocher du roi soleil, les médias se brulent

Reportage de la TSR sur les rapports des médias avec le président de la république.

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

QR code

mardi 2 février 2010

Picorage : verrouillage du net sous couvert d'aide aux média en ligne, IVG et référencement

Reférencement

Ce n'est pas à moi en tant qu'homme à donner des leçons sur l'IVG, mais il me semble nécessaire de soutenir une démarche "contre l'obscurantisme", surtout lorsqu'il s'agit de détournement et de tromperie de personne à l'aube d'une décision que l'on peut imaginer traumatisante à prendre[2]. Alors je vous invite à prendre connaissance des motivations qui ont conduit à la création de ce site. Je place un lien ici pour concourir à optimiser le référencement d'Infos sur l'IVG. Le principe est donc d'augmenter le nombre de liens qui pointe vers ce site pour qu'il émerge en premier dans les moteurs de recherche. D'où ce lien vers ce site traitant de l'interruption volontaire de grossesse.

Notes

[1] Et je rajouterai sous l'emprise des pouvoirs puisque ces entreprises de média ne sont plus indépendantes depuis longtemps pour la plus part.

[2] Je ne pense pas qu'il puisse exister une seule femme heureuse d'envisager une IVG.

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

QR code

lundi 4 janvier 2010

Picorage : HADOPI et la fin du droit d'auteur, ou le dogme de la gratuité

Entre un gouvernement qui essai de tenir à bout de bras un système en cours d'obsolescence et la nécessité de trouver un modèle économique pour la création :

Ci dessous, une magnifique réalisation pour dire que nous enseignons aujourd'hui à nos enfants à vivre contre les lois. Ce montage est constitué d'extrait de film, ce qui est interdit par la loi car il n'est pas autorisé de copier ne serait-ce qu'une scène d'un film, mais on ne peut lui dénier l'acte de création :

We can't kill the instinct of technologie, we can only criminalyse it. We can't stop our children of using it, we can only drive them underground. We cant' make our kids passive again, we can only make them "pirates". Is that good ? We leave in a wird time called age of prohibitions. We leave constantly again the law and it's what we are doing to our kids : they live life knowing they are against the law. That's realisation is extraodinary corrosive, it's extraordinary corrupting. In a democraty we have to do better.

Nous ne pouvons tuer l'instinct technologique, nous ne pouvons que le criminaliser. Nous ne pouvons empêcher nos enfants de l'utiliser, nous ne pouvons que les pousser à se cacher. Nous ne pouvons pas rendre nos enfants passifs à nouveau, nous ne pouvont qu'en faire des pirates. Est-ce une bonne chose ? Nous vivons dans un triste temps des interdits. Nous vivons constamment en infraction avec les lois et c'est ce que nous transmettons à nos enfants : ils vivent leur vie en sachant qu'ils sont en infraction. C'est extrêmement corrosif, c'est extrêmement corrupteur. En démocratie nous devons faire mieux.

Notes

[1] Mais ce n'est malheureusement pas fini... La Quadrature du Net a besoin de vous

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

QR code

jeudi 24 décembre 2009

D'une culture différée et du face à face à une culture instantanée et distanciée

Il n'est pas besoin d'être un grand psychologue pour savoir que l'on entend toujours plus ceux qui râlent que ceux pour qui tout va bien, c'est d'ailleurs une des raison de la non représentativité du net en matière d'opinion : ne s'y expriment que ceux qui ont quelque chose à dire, et la nature humaine étant ainsi faite, on parle toujours plus facilement des choses négatives que des autres. FrédéricLN réagit aus propos comme quoi le MoDem mettrait dans un état de haine ses militants[1].

Je suis assez d'accord avec lui pour dire que le mot "haine" est inapproprié pour qualifier certains comportements. Comme FrédéricLN, je partage beaucoup plus de bonnes choses avec les gens du MoDem que ce que j'en ai à me plaindre. C'est peut être la nature de certaines personnes qui leur fait voir seulement le verre à moitié vide. Cependant, on ne va pas se voiler la face en notant la facilité avec laquelle les ressentis s'expriment sur le net. Or la vie du MoDem[2] se fait beaucoup sur le net et de moins en moins dans ce qui s'appelle encore les fédérations ou mouvements départementaux.

On est passé d'un fonctionnement des partis où les gens se fréquentaient majoritairement physiquement ou par écrit "papier" par essence à chronologie différée, à un fonctionnement instantané et distant. Il me semble dès lors évident que les propos ou les réactions soient moins mesurés. Personne ne tient les mêmes propos derrière son clavier et face à son interlocuteur. Idem pour l'instantanéité du net qui fait réagir à chaud, comparé au long processus de la lettre, qui n'atteint son but que des jours après. Je ne pense pas que le MoDem diffère en cela des autres organisations humaines, la jeunesse de ses membre le rend peut être un chouilla plus expressif.

Je me demandais si une formation des militants présenterait un intérêt pour, entre autre, faire prendre conscience de cette propriété particulière du net. Je craint toujours dans ce genre de démarche d'aseptiser les comportements et de les rendre fades.

Notes

[1] Propos de Ginisty qui n'en fini pas de finir de digérer son départ du MoDem visiblement.

[2] C'est pareil pour les autres, mais parlons de ce que l'on connait

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

QR code

vendredi 23 octobre 2009

Les média réagiraient-ils ?

Retour sur un de mes commentaire au billet d'Eric : L'information derrière l'information.

Comme certains commentateurs je me méfie de toutes les théories du complot, car la nature humaine étant complexe, il est aisé de devenir révisionniste pour à peut près n'importe quoi. La communication de l'ère Srkz étant marqué par la manipulation des média il n'y a qu'un pas à franchir pour finir par croire que l'ampleur prise par l'histoire autour de la nomination[1] du prince Srkz serait l'arbre qui cache la forêt.

Il m'apparait cependant que cette sur-réaction des média n'est peut être juste qu'une histoire de goutte d'eau qui fait déborder le vase. On a vu l'année dernière un commencement de retournement des média, ou du moins des journalistes qui commençaient à exprimer leur exaspération d'être manipulés par les communicants de Srkz, sans pouvoir réagir, coincés par les impératifs économiques et la frénésie médiatique.

C'est très subjectif, mais en tant que fidèle auditeur de France Inter, je perçois une espèce de radicalisation anti Srkz des journalistes depuis le printemps. De moins en moins d'information liées à l'action du gouvernement sont présentées de façon neutre.

Nous assistons peut être à un rejet brutal du petit monde médiatique devant l'énormité de la nomination du prince, le seuil de tolérance est dépassé et l'empilement des frustrations des journalistes s'est peut être cassé la figure.

La charge contre les journalistes des chiens de garde de la Sarkozy en est peut être une autre illustration, même s'il ne faut pas écarter que ce ne soit qu'un simple contre feu.

Je craint personnellement que l'on passe d'un extrême à l'autre, un peu comme si les média avaient une revanche à prendre. Rassurons-nous, cependant, le monopole médiatique local dispose encore de beaucoup trop de contrats publicitaires avec le conseil général ou la ville de Nice pour changer de ton à l'endroit du pouvoir. Nous sommes trop loin de la turbulente capitale, même si les vaguelettes pourront un jour finir par nous atteindre[2].

Notes

[1] Je dis bien nomination et pas élection, délibérément.

[2] Ne perdons pas espoir, certains disent que ça bouge déjà...

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

QR code

mercredi 3 juin 2009

Clavardage au sujet des élections

Le Mouvement Démocrate des Alpes Maritimes organise une séance de clavardage[1], sur le thème des élections au parlement européen.

Rendez-vous vendredi soir à partir de 20h

www.mouvement-democrate06.org/chat

Pour une fois que vous pouvez restez à la maison, profitez-en ;)

Notes

[1] On m'a reproché d'utiliser ce mot québécois pour remplacer chat en anglais ou tchat en franglais. Je suis désolé, mais il y a des néologismes qui portent en eux toute la force du sens là où d'autre ne sont que de pales copies sans saveur. J'ai fait mon choix, d'autant que quant on parle d'Europe et d'identité, un clin d'œil sur la francophonie n'est pas innocent.

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

QR code

vendredi 5 décembre 2008

La politique ne se résume pas à un axe gauche droite

Retour sur un article auquel j'avais fait souvent référence en 2007 : Pour un espace politique bidimensionnel

L'on parle souvent d'un échiquier politique, qui par essence est à 2 dimensions, alors que dans la pratique, les actions et les personnalités politiques sont toujours appréciés et commentées selon une ligne de lecture gauche droite, très réductrice.

Bien sûr en tant que militant du MoDem, cet écrasement de l'échiquier politique pose un réel problème d'identité, notamment lorsqu'il faut la défendre. Dans un bouquin que je lisait récemment, l'auteur passe énormément de temps à définir la droite[1] et ses subtilités entre la droite capitaliste, libérale, néo-libérale, néo-capitaliste, corporatiste, conservatrice, chrétienne, sociale, gauliste...

La même chose se passe lorsque l'on parle de la gauche, sociale, libérale, conservatrice, communiste, révolutionnaire, écologique, radicale...

Les positionnements de ces différents groupes de pensée sont circonstanciels la plus part du temps. Selon la question posée, l'axe gauche droite n'a plus de pertinence. Sur le graphique ci dessus on voit bien que le productivisme est une organisation de la société partagée par la droite corporatiste et la gauche communiste, et qu'elle est rejeté par la droite libérale et la gauche écologique, sans pour autant que ce soit pour les même raisons.

Et l'on peut poser des questions sur l'organisation de notre société selon une pléthore d'autres critères ou la notion de gauche droite n'aide pas à classer ces groupes :

  • La religion/laïcité de la société : finalité, moyen, nécessité ?
  • Organisation pyramidale ou en réseau de la société ? Aucun parti aujourd'hui ne répond à cette question explicitement, mais la doctrine libérale est la plus facilement adaptable, tout comme le principe de décroissance qui propose une organisation régionale.
  • La place de l'éducation ? Identité, investissement, service, diverse ou unifiée...
  • L'énergie ? Nationale (européenne) ou internationale (privée).
  • Finance libre ou contrôlée ? Avec une finalité ou sans ?
  • Rôle des taxes et impôts ? Outils de régulation (politique), de financement (uniquement budgétaire), d'investissement.
  • Limite des liberté individuelles ?
  • Armée ? Défense ou prévention ? Humanitaire ou militaire ? Professionnelle ou conscription ? Nucléaire ou conventionnelle ?
  • ...

Et la liste est très loin d'être exhaustive, mais on voit bien que la notion de gauche/droite est extrêmement réductrice, et qu'il faut absolument arriver à en sortir dans les réflexions sur notre société. Il y a un impératif devoirs de ne pas laisser les média nous enfermer sur cette ligne à une seule dimension là où notre société est multidimensionnelle.

Notes

[1] Je ne parle pas de la droite extrême, mais bien de la droite dite de gouvernement.

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

QR code

dimanche 21 septembre 2008

Picorage : musulman, laïcité, groupies MoDem, crise, passé politique

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

QR code

lundi 8 septembre 2008

Démocratie et média

Quelques notes prises durant les prises de parole des invités du forum. Je pense que cela a été pour moi un des forum les plus passionnant. La qualité intrinsèque de tous les intervenant n'y est pas pour rien. Désolé pour le style télégraphique et les fautes. Je tacherais de les corriger par la suite.

Bayrou

Pourquoi ne peut-il y avoir de république que démocratique ?

Une démocratie suppose que les cartes soient sur la table, mais chez nous elles sont souvent sous la table. Ceci est une menace.

Qu'est-ce qui garantie le citoyen contre l'arbitraire ? La séparation des pouvoirs. Montesquieu avait séparé les pouvoirs. Dans la déclaration du conseil national de la résistance « la presse doit être protégée de l'influence des puissance étrangères (plus vraiment d'actu), du pouvoir en place et des puissances d'argent ».

La laïcité n'est pas autre chose qu'une séparation des pouvoirs.

Jean Claude Casanova

Trois façons de définir la démocratie :

  • Gouvernement de tous. Sauf à raisonner sur une petite société, il faut qu'il y ait une représentation. Montesquieu a vu le problème : la loi la plus importante dans une démocratie est la loi électorale. Le mode d'élection majoritaire des anglais qui date de 17ème siècle perdure car il ne s'adresse qu'à une élite.
  • Le mode de désignation des représentants.
  • L'égalité politique n'est pas la fin de l'inégalité. L'inégalité pose un problème délicat à l'égalité politique car les citoyens sont inégaux (richesse, influence...). Comment fait-on dans une société hétérogène pour faire la démocratie.

Le principal problème de la France réside dans sont extrême centralisation qui se cache derrière le gaulisme et la Vème république. Faite la paix ou choisissez un roi disait-on.

Cette centralisation du pouvoir est accrue par la centralisation administrative que l'on ne retrouve dans aucun autre pays européen, puisque ce sont des fonctionnaires qui dirigent les départements. Les collectivités locales ont des budgets dérisoires en regard de ceux de l'état.

Le parlement a peu de pouvoir et l'élection législative arrive après la présidentielle lui donnant une majorité permettant que tout soit décidé par le président.

La France a l'exécutif le plus puissant d'Europe mais c'est le pays qui se réforme le plus lentement. Diagnostique : la démocratie est insuffisante en France.

Daniel Schneidermann (Arrêt sur images)

Première pensée : la France a aujourd'hui les média que sont histoire lui a donné. La centralisation Française à une très longue histoire. Les média modernes naissent au 19ème siècle dans l'antichambre de Charle X. Hors télé, la rubrique reine est la politique dans tous les grand média. L'avancement des journalistes illustre que c'est par la politique que l'on progresse dans ce métier.

Pourquoi les services économiques ou étranger sont les parents pauvres ? Les média accordent une importance démesurées à la politique nationale. On y voit se développer les chroniques de la cours (ex: grossesse de Dati) dans la version la plus futile.

A cela est venu s'adjoindre la logique du marché. Les média qui, comme des tournesols, n'étaient tournés que vers la cours, ont découvert que l'information était un produit. Les sujets sont donc évalués sur leur capacité à faire du clic ou du papier (quant ça marche encore).

Les média ont d'énormes points aveugles (ex l'étranger). Qu'elle place a été donnée à l'élection du président Afgan ? Les média ont l'immense point aveugle de ce qui est hors de Paris. Le temps qu'il a fallu pour que les média réalisent qu'il y avait un problème de pouvoir d'achat car les indices officiels ne prennent pas en compte les produits de base suffisamment.

Nous avons aujourd'hui un motif d'optimisme : internet. Ce n'est pas par hasard que Bayrou est aujourd'hui entouré de 2 journalistes qui officient sur internet. On ne sait pas à quel moment se fera la bascule. Nous sommes avec un média où il est potentiellement possible de s'adresser à TOUT le monde pour un investissement minime. Ce média internet porte dans ses gènes le "participatif". C'est un média ou le professionnel concoure avec son lecteur et s'en enrichit. La technologie va venir puissamment au secours d'une situation insatisfaisante.

Bayrou, anecdote

Jamais je n'ai entendu les journalistes se plaindre au près de nous des difficultés qu'ils ont, des difficultés à exercer leur métier, à traiter des messages dont leur direction à cause de leur actionnariat pourrait avoir des difficultés.

Mercredi à la commission des finance, audition en principe publique, des protagonistes de l'affaire Tapie nommé par le gouvernement, on donné un chèque de 280 million d'€. Le rapporteur, Charle de Courson, dit que la décision d'arbitrage est sans fondement légale. L'ex président du consortium de liquidation fait une description chirurgicale qu'il n'y avait aucune base légale et aucune crainte pour l'état à suivre la procédure normal. Écho dans les média : 0. Il y avait pourtant des journalistes qui travaillaient sur le sujet. Il a fallu que certains média indépendants traitent de ce sujet pour qu'il sorte.

Laurent Mauduit (Mediapart)

Il n'y a rien de pire que la posture du journaliste arrogant. L'un des rouage de la crise démocratique française est la crise des média, care la presse est au coeur de la démocratie.

La crise de la presse française est atypique. Ailleurs il y a différents facteur qui l'explique, mais en France une seule principale cause : il y a une crise de dépendance : Dasseau pour le Figaro a une logique d'achat de part d'influence et non de part de marché car ce n'est pas son métier contrairement à Hersant. Même chose pour le Monde, Libération, les échos dirigé par des amis de Sarkozy.

C'est un capitalisme endogame (de connivence ou de barbichette), la presse est tombée dedans. Dans les autres pays, les groupe de presse sont tenu par des professionnel de la presse. En France ce n'est pas leur métier.

De la normalisation économique a découlé une banalisation éditoriale, la place pour le jeu des influences : l'indignité de l'éditorial du Monde avant le 1er tour des présidentielles . Intégrité et honnêteté de la presse économique. Médiapart a diffusé des informations fournis par des journalistes qui ne peuvent plus publié car leur actionnaire est concerné.

Il y a un problème d'oligarchie, d'endogamie, de passivité, de permissivité entre la presse et le monde économique. Système de consanguinité malsaine et la presse n'est pas la seule en en souffrir.

Avec le débat sur internet les journaliste n'ont plus l'arrogance qu'ils pouvaient avoir car d'autres sont compétents et ils peuvent le dire.

Légiférer sur internet ? C'est le seul endroit indépendant du palais. Il y a aussi un problème financier puisqu'il n'est pas possible de faire une fondation en France pour sanctuariser la presse.

Inégalité financière puisque la presse papier 2,2% de TVA alors que la presse internet c'est 19,6%, ne permettant pas aux nouveau entrants d'être à égalité de chance.

A voir, interview de Daniel Schneidermann sur la même thématique, interviewé au sortir du forum.


Itw daniel schedermann université de rentrée 2008
envoyé par mouvementdemocrate

Tag : UniversiteDeRentreeDuMoDem2008

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

QR code

- page 2 de 3 -