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Politique, logiciel libre et autres digressions de Cédric Augustin - Saint Laurent du Var (Nice Côte d'Azur - France)

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Mot-clé - Présidentielle

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lundi 24 avril 2017

Que ce résultat fait du bien !

J'ai passé ces 2 derniers jours, le ventre à l'envers à me demander ce que deviendrait notre pays si Emmanuel Macron ne passait pas le 1er tour.

Ce soir je suis heureux, très heureux. Notre pays a enfin la possibilité de se réformer sans pour autant le faire en déclenchant une guerre civile. Il a l'opportunité d'être au cœur à nouveau du reboot du projet européen. Une vague de renouveau de la classe politique et surtout des pratiques va déferler.

Bref, beaucoup d'espoir. Je sais que tout ne sera pas réalisé, du moins dans un premier temps, mais le chemin proposé donne envie. Ce que François Bayrou appelait de ses voeux il y a 10 ans a la possibilité de se réaliser. Mon engagement politique peut enfin, peut être, se réaliser.

Alors oui je suis heureux, et je vais continuer pour qu'Emmanuel Macron ait une écrasante majorité au second tour, pour dire au monde entier que la France n'est pas un pays europhobe, que la France n'est pas un pays raciste, que la France n'est pas un pays qui a peur.

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dimanche 23 avril 2017

Résultats du 1er tour de l'élection présidentielle à St Laurent du Var

Voici les résultats officiels de St Laurent du Var et les résultats provisoires au niveau national:

Candidat St Laurent du Var National
Emmanuel Macron 17,31% 23,77%
Marine Le Pen 33,29% 21,70%
François Fillon 25,15% 19,98%
Jean-Luc Mélenchon 12,73% 19,40%
Benoît Hamon 3,14% 6,29%
Nicolas Dupont Aignant 5,37% 4,79%
Jean Lassale 0,93% 1,23%
Philippe Poutou 0,53% 1,10%
François Asselineau 1,06% 0,91%
Nathalie Arthaud 0,24% 0,65%
Jacques Cheminade 0,24% 0,18%

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vendredi 14 avril 2017

Macron n'a pas encore gagné, quoiqu'en disent les sondages

Je voudrais revenir, encore une fois, sur ce qui se passe dans les sondages. Comme le disent les sondeurs et dont pas grand monde ne tien compte, un sondage est une photo, et permet de dégager une tendance au sein de l'opinion, mais pas un pronostique pour un résultat électoral.

Si on rapporte le pourcentage de personne certaines de leur vote aux intentions de vote dans le même sondage, on peut extrapoler un socle électoral d'un candidat, c'est à dire, à l'instant du sondage, le résultat minimum du candidat. Ce qui donne avec le dernier sondage Ipsos:

Candidat Intentions de vote Certitude de choix Socle fictif
Emmanuel Macron 22% 68% 15%
Marine LePen 22% 85% 18%
Jean-Luc Mélenchon 20% 66% 13%
François Fillon 19% 80% 15%

J'ai viré toutes les virgules, déjà que la précision d'un sondage est très approximative, pas la peine d'être ridicule en affichant des nombre qui n'ont aucun sens.

Et les autres électeurs ? C'est là que tout se joue dans l'élection. On a 4 catégories d'électeurs qui n'ont pas arrêté leur choix de candidat:

Ceux qui ont l'intention de voter pour un candidat mais peuvent changer d'avis

Cette population est donc analysée par les sondeurs pour savoir vers qui ils pourraient voter en second choix. Ces électeurs sont ceux que les candidats essaient de se piquer les uns les autres, comme Dupont Aignan avec les électeur de Fillon, ou Mélenchon avec Hamon. Un passage télé qui se passe bien ou pas très réussi comme dans le débat à 11 et hop, ces électeurs changent de cheval dans cette course de petits chevaux.

Ceux qui ne se sont pas encore décidés mais savent qu'ils iront voter

Cette population est la pire pour les sondeurs, car ce sont aussi les électeurs les plus stratèges, ceux qui vont regarder les sondages pour choisir leur vote, avec de la stratégie à 3 bandes. Ils choisissent un candidat pour faire passer un message, pour couper une tête, donc en général "contre". On l'a vu aux primaires de la droite et de la gauche, où cet électora très difficilement cerné par les sondeurs a dégommer Sarkozy ou Valls.

Ceux qui ne sont pas certain d'aller voter

Enfin les abstentionnistes potentiels, ceux qui voudraient bien faire leur devoir citoyen sans se prendre la tête. Ils sont peu nombreux à la présidentielle, car c'est une élection qui mobilise.

Ceux qui sont certains de ne pas aller voter

Bon cette catégorie ne présente pas grand intérêt électoral. Ceux qui n'arrivent pas à trouver à voter dans une proposition de 11 candidats, ont clairement décidé de confier la décision à ceux qui voteront.

Histoire de rajouter une petite couche de complexité, les différents instituts de sondages ont chacun leur méthode de redressage des résultats brut des sondages, pour essayer d'extrapoler au delà de la photo de l'opinion. Dans ces redressements, il y a des présupposés, qui accentuent une tendance. Par exemple depuis quelques années, les électeurs sont en mode dégagisme, et cette tendance conduit à sous estimer certains candidats et favoriser d'autres, perçu comme nouveaux ou hors système.

Je pense pour ma part que le vote Fillon est sous estimé, car une partie des sondés de droite disent ne pas voter pour lui à cause des affaires, alors que dans l'isoloir ils reviendront au vote de droite. Inversement, le vote Macron est à mon avis surestimé, car il a représenté une nouveauté, mais les électeurs de gauche ou de droite qui composent son électorat, seront tentés de revenir au bercail s'il n'est plus le favori.

Tout ça pour dire qu'Emmanuel Macron n'a pas encore gagner cette présidentielle, loin s'en faut, malgré son avance dans les sondages.

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mercredi 29 mars 2017

Lecture des intentions de vote du premier tour

Je suis allé regarder dans le détail le dernier sondage de l'institut Elabe.

CandidatIntention de vote% de certitude% minimum
Emmanuel Macron25,5 %62 %15,81%
Marine Lepen24,0 %86 %20,64 %
François Fillon18,0%76 %13,68 %
Jean-luc Mélenchon15,0 %62 %9,3 %
Benoit Hammon10,0 %42 %4,2 %

La troisième colonne indique le pourcentage minimum en tenant compte de la certitude de vote indiqué par les sondés. Ce sondage indique en plus que seulement 60% des sondés sont certains d'aller voter, donc cela donne beaucoup d'incertitude.

Cependant, en lisant ces données, on comprend mieux la ténacité de Fillon, qui bénéficie d'un socle électoral solide et sait qu'il ne baissera maintenant plus dans les sondages. Macron qui a un socle électoral moins solide n'est donc pas assuré de finir second du premier tour.

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jeudi 9 mars 2017

Et si je vous parlais de Macron

Depuis le début de sa campagne, Emmanuel Macron m'apparait comme un produit marketing, parfaitement rodé, réglé comme du papier à musique. Toutes ses prises de parole sont consensuelles, prévues pour rassembler et ne surtout pas cliver, ne pas heurter. Si vous faites abstraction de son passé au gouvernement, il n'y a pas des masse de propos de Macron succeptibles de lever les foules contre lui. Tout le monde y trouve son compte.

Donc je ne suis pas super fan. Par contre Bayrou a décidé de lui faire confiance, et c'est pas rien. Si Macron a de fait déjà acquis mon vote, il lui reste ma confiance à gagner. Mais est-ce vraiment nécessaire ?

Macron n'est-il qu'un acteur qui joue un rôle, plutôt bien d'ailleurs, ou est-il ce qu'il prétend être ? Là aussi, est-ce que cela a de l'importance ?

A ces 2 questions je suis en passe de dire que cela n'a aucune importance. Il fait une proposition aux français et au personnel politique français et européens qui fait écho, qui fait sens et suscite de l'adhésion. Tant qu'il ne dévie pas de ce projet, quel est le problème ? Est-il consistant et cohérent ? Va-t-il tourner sa veste une fois élu ?

Jusqu'à présent, ce qu'il a fait au gouvernement, même si cela peut être critiqué, semble en cohérence avec ce qu'il veut faire pour la France: introduire une dose de libéralisme dans notre société sans casser le modèle social. Ce qu'il propose est réaliste et semble avoir une chance d'être réalisé, du moins tout autant que ce que Bayrou proposait en 2007 et 2012, d'autant plus que certaines idées en sont très proches. Il s'est aussi engagé sur une démarche de moralisation politique ce que défend Bayrou depuis que je le connais (2005). Il porte un projet libéral respectueux des équilibres sociétaux, ce qui fait parti de l'ADN du projet de société du Mouvement Démocrate. Il devra gouverner avec une majorité hétéroclite, tout comme l'a toujours envisagé Bayrou (au mieux, "En marche" aura 50 députés non sortant, donc il faudra bien composer avec les autres pour gouverner, sortants du PS, du centre ou de LR).

Je pense que Bayrou a fait ses comptes sur la probabilité que son projet pour la France puisse se réaliser. Ce qu'il a défendu depuis 15 ans peut se réaliser avec Macron. Ce pourquoi j'ai rejoint Bayrou, à l'UDF et au MoDem, peut se réaliser. Ça vaut le coup de tenter l'expérience non ?

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mercredi 22 février 2017

Bayrou s'est lancé...

Dans ma tête, j'étais certain que Bayrou se présenterai pour une 4ème fois à la présidentielle. Je n'avais qu'un seul petit doute, pourquoi lui qui est attaché aux symboles, faire sa déclaration au siège du MoDem alors qu'il place la fonction de président au dessus des partis.

Cela fait des mois que les cadres du MoDem se disent qu'il faudrait quant même regarder du côté de Macron, tout en ayant des réticences face à cette campagne orchestrée comme une campagne de pub pour un baril de lessive. L'énorme égo de Bayrou ne laissant aucune chance à ce rapprochement, il était devenu pour moi improbable.

Je suis absolument ravi de m'être trompé !

Bayrou offre une alliance à Emmanuel Macron. J'ai relu avec intérêt mon billet d'hier et je note avec surprise ce soir que ce que j'y dit est toujours juste et pertinent. Bayrou s'est bien lancé dans l'intérêt du pays pour dépasser les clivages artificiels.

La complémentarité des 2 hommes est exceptionnelle. S'ils arrivent à s'entendre, ils peuvent proposer de grandes choses au pays, sans même avoir besoin d'être d'accord sur tout ou renier leur vision respective. J'espère que si Macron est élu, il proposera à Bayrou une mission transverse de réforme des institutions. Ceux qui pense que c'est Matignon qu'il visent n'ont à mon avis rien compris à sa démarche.

Aller, c'est parti pour une campagne autrement plus sexy maintenant !

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mardi 21 février 2017

Bayrou va se lancer

Bon voilà, Bayrou a attendu le plus longtemps possible pour savoir si Fillon se retirerait au profit de Juppé et si la bulle Macron explosait ou pas. Accessoirement il y a aussi la position des centristes de l'UDI dans leur relation avec Fillon et l'après présidentielle qui est une donnée moins publique, mais qui joue aussi.

Bref, Fillon persiste et entraînera sa famille politique avec lui. Hamon ne décolle pas dans les sondages et est déjà enterré par les commentateurs. Il n'en resterait que 3 dans les pronostiques, comme si les journalistes n'avaient rien appris après des derniers scrutins, tous marqués par l’électorat qui prend un malin plaisir à prendre les sondages à contre-pied.

Lorsque Bayrou va entrer dans l'arène, il va foutre un sacré bordel dans le jeu de quille de la présidentielle. Et je suis certain que les électeurs vont adorer ça, tout comme avec Macron. Malgré sont statu de "has been" de la politique, Bayrou a un pouvoir de nuisance colossale. Il peut plaire à ceux qui veulent virer les "tous pourris" comme à ceux qui veulent préserver la concorde nationale. Ça va finir par faire du monde tout ça.

En fait j'en viens à penser que la présidentielle n'a finalement plus d'importance pour les appareils politiques qui sont vraisemblablement en train de tirer des plans sur une cohabitation avec Lepen ou Macron, partant du principe que ni l'un ni l'autre n'aura de majorité au parlement. Dans cette hypothèse, Fillon n'a aucune raison de se retirer, s'il ne vise que les législatives. Pour Hamon dans son numéro de cirque avec Mélanchon c'est pareil: aucun des deux ne pense être élu. Par contre Hamon doit sauver le PS, alors que Mélanchon n'a aucun parti à sauver.

Du coup, Bayrou peut et doit porter son projet de société à la présidentielle: sortir la France de ses clivages artificiels, reconstruire un centre au parlement et changer le mode électoral pour pouvoir gouverner au centre. Réinventer une nouvelle gouvernance pour que les énergies de notre pays ne soient plus entravé par l’immobilisme du camp contre camps, d'une lutte des classes artificiellement entretenue alors que l'on est tous dans la même barque.

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dimanche 12 février 2017

Clivage gauche droite remplacé par diplômé et non-diplômé

L'IFOP a sorti une très intéressante analyse de leurs chiffres concernant l’électorat d’Emmanuel Macron:

Et dans la conclusion de cette analyse, ils évoquent l'apparition d'un nouveau clivage fort dans l'électorat, qui ne serait plus gauche/droite mais par rapport au niveau d'étude. En substance, les diplômés seraient les bénéficiaires de la mondialisation et les autres les victimes. Ceci est illustré par le vote pour le brexit, l'élection présidentielle en Autriche et aux USA.

Et l'analyste évoque cette vision de la société basée sur l'acceptation ou le rejet de la mondialisation qui structure la campagne électorale et même les discours de campagne. Si on regarde les candidats en présence, on comprend alors mieux la dialectique du FN basée sur le "nous et eux" où "eux" c'est tous les autres. Le FN calquant son discours sur une cible, prétendument victime de la mondialisation.

Après, comme toujours avec ce genre d'étude, on peut se demander qui est le premier de l’œuf ou de la poule, car dire que le clivage est lié au diplôme, c'est un peu synonyme de lutte des classes, le diplôme étant en France un facteur important de réussite sociale, heureusement pas seulement, comme les chiffres de ce sondage qui donnent seulement une prééminence.

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lundi 6 février 2017

Pour Fillon, c'est cuit, pour Bayrou c'est pas gagné

C'est du moins mon avis.

Fillon a dévissé dans les sondages et va se retrouver sur l'étiage électoral de LR, soit entre 13 et 18%. Tous les autres électeurs, beaucoup plus volages, vont se reporter sur d'autres candidats: Macron, Lepen et Bayrou. Que Bayrou soit candidat ou pas, cela ne changera pas grand chose pour Fillon. Il est cuit, car son image est maintenant "pourri comme les autres".

Sa campagne est stoppée en plein décollage. Il est inaudible et non crédible. Si les cadres de LR continuent à le soutenir c'est uniquement pour les législatives (tout comme les candidats du PS derrière Hamon). En gagnant la primaire, Fillon a aussi gagné le parti. Les investitures ont été données, mais peuvent se reprendre aussi vite. Donc aucun candidat LR ne bougera le petit doigt, sauf ceux qui se sont déjà fait évincer. A l'UDI, c'est la même chose. Ils peuvent grogner, mais en silence, sinon pas de circonscriptions gagnables.

Quand Bayrou dit qu'il faut réformer en profondeur le parlement pour y réintroduire de l'indépendance, on voit bien que c'est vitale pour la santé démocratique.

Bayrou a été excellent lors de ses dernières apparitions médiatiques, notamment dans "On est pas couché", mais est-ce que cela peut suffire. Il fait partit des has been, de ceux dont une bonne part des électeurs veut se débarrasser. Même s'il retrouve sont électorat (7 à 12%), pour réussir il faut s'approcher du seuil des 20% pour se qualifier au second tour. La différence, c'est justement cet électorat volatile, qui alimente le buzz Macron et qui va faire défaut à Fillon.

Ce qui risque de se profiler, c'est que Bayrou et Macron se partagent le même électorat et finissent tout les deux autour de 15%, permettant à Hamon ou Fillon de revenir dans la course pour le second tour.

Et que ce soit Hamon ou Fillon face à Lepen, ni l'un, ni l'autre n'est assuré de gagner, car ils ne sont pas rassembleur mais clivants, ce qui est naturel vu qu'ils sortent, l'un comme l'autre, d'une primaire où chacun des candidats victorieux a parlé au noyau dur de son parti et pas aux français. Avec une abstention massive au second tour, la candidate d'extrême droite pourrait gagner.

Tout ça ne va pas aider à être serein...

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mercredi 1 février 2017

Les primaires sont derrière nous...

Normalement, le but des primaires c'est de réduire le nombre de candidats de chaque camp et de favoriser le rassemblement au sein de chacun des camp.

Ça avait pas trop mal commencé pour Fillon qui avait fait taire toutes les dissidences au sein de la droite française. Patatra, les révélation du Canard enchainé sur les emplois fictifs de son épouse détruisent la confiance d'une partie de l'électorat (on attend les sondages), mais aussi des élus LR. Certains de ces derniers allant jusqu'à envisager qu'il se retire de la course à l'Elysée. A droite ça vacille...

A gauche, non seulement les primaires n'ont pas permis de rassembler le peuple de gauche derrière un seul étendard, mais une partie du PS est en train de lâcher Hamon, dans un gracieux retour d’ascenseur: Hamon était un des meneur de la fronde au PS contre le gouvernement qui a pourrie le quinquennat de Hollande, les Hollandistes se vengent en lui pourrissant sa campagne présidentielle. Indirectement, en essayant de tuer Hamon, ils soutiennent Macron. Pour le rassemblement de son camp, c'est loupé !

Un intéressant analyste sur Arte disait que les élus du PS n'ont que faire de la présidentielle. Leur priorité est de sauver leur implantation locale (législative et municipale en 2020). Hamon, tout comme Royale en 2007, ne pourra donc pas compter sur un soutien des éléphants du PS. Valls a donné ostensiblement rendez-vous dans 5 ans. Pendant que Hamon essaye de mettre en ordre de marche le PS, les élus sont en liberté.

Dans ce chaos, Bayrou se sent pousser des ailes. Il publie son livre en mode "La France à du talent" et prépare le terrain pour sa propre candidature. Il en meure d'envie, il ne reste qu'une inconnue: l'effet Macron va-t-il oui ou non retomber ?

Sortez le pop-corn, il va y avoir du spectacle avec des sondages en mode "j'y vois rien"...

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jeudi 12 janvier 2017

Le revenu universel, un projet libéral aussi

Bon, puisqu'on nous impose ces primaire de la gauche et de la gauche, il faut bien écouter un peu de quoi il en retourne. Honnêtement c'est chiant ce genre d'émission. J'ai décroché, tout comme la primaire de la droite, plus par ennui qu'énervement cette fois-ci comme quoi, il faut vraiment être motivé[1].

Cela fait plusieurs jours que le projet de revenu universel est sur la table. Ce projet me parle depuis 20 ans. Je l'ai découvert en 97, durant mon service militaire[2] où un militant libéral de l'UDF avec qui j'ai passé pas mal de temps m'a expliqué la logique de ce revenu universel. Quand on voit le foutoir des aides de toutes sorte[3] qui existent dans notre pays, rien que pour simplifier, on aurait envie de tenter l'expérience.

Imaginons juste un instant les simplifications induites par une fusion de toutes les formes d'aide, les milliers de fonctionnaires qui serait libérés de la paperasse avec des missions réorientées vers d'autres priorité de l'état. Je trouve depuis longtemps que cette idée est brillante et mériterai d'être expérimentées.

Autre idée qui me parle et dont j'ai parlé plusieurs foi, la reconnaissance du vote blanc a été évoquée, ainsi que la proportionnelle. J'ai par contre entendu des conneries comme le tirage au sort des citoyens pour siéger au sénat ou le "49.3 citoyen".

Bon, j'ai 2 candidats qui émergent de cette primaire de la gauche. C'est plutôt pour les idées défendues que pour la probabilité d'élection que je m'exprimerai[4]. Cette primaire n'est pas le 1er tour, et c'est une orientation pour l'après présidentielle.

A suivre.

Notes

[1] Et je ne le suis pas des masses en ce moment.

[2] Contrairement à Ciotti, moi je l'ai fait !

[3] Allocations familiale, aide au logement, RSA, minimum vieillesse...

[4] Je voterai à cette primaire car je veux influer et je veux aussi contribuer au financement comme je l'ai fait pour la primaire de la droite.

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samedi 7 janvier 2017

Cette année, pas de voeux

Je suis extrêmement pessimiste en ce qui concerne notre vivre ensemble, notre collectivité, notre richesse collective... Certes individuellement, ça va passer pour la majorité d'entre nous, comme toujours, et les quelques qui resteront sur le carreau seront grosso-modo encore les mêmes, donc pas de raison de croire que ce changement de numéro d'année va changer quoique ce soit... Sauf que je nous sent glisser, perdre des choses fondamentales que je ne vois pas trop comment les retrouver ou par quoi elle seront remplacées.

  • La post vérité, savez vous ce que c'est ? C'est le mot de l'année 2016, la mécanique par laquelle le brexit ou la victoire de Trump sont arrivés: c'est quant des personnalités politiques ou en situation de pouvoir mentent grossièrement, en toute connaissance de cause, que cela devient viral dans les média traditionnels ou sociaux. Cela utilise le principe de la rumeur, en partant du principe que le démenti ou le fact-checking ne sera entendu par personne[1]. Avant réservé aux populistes, c'est maintenant employé par tous les politiques[2]. Dire la vérité ne rapporte plus aucune voix, cela en fait plutôt perdre.
  • Année électorale, longue année devant nous, en France mais aussi en Allemagne derrière avec une Europe qui risque de ne pas s'en remettre avant des années, déjà qu'elle est passablement malade. Je craint un raz de marré de l'extrême droite, notamment aux législatives avec un risque de cohabitation dès le mois de juin, bref une France ingouvernable et un gouvernement otage de ses extrémistes.
  • Projets environnementaux revus partout à la baisse après l'élection de Trump, déjà que les USA freinaient depuis longtemps des quatre fers, sans compter qu'il va falloir trouver des financements pour les politiques sécuritaires et protectionnistes que l'on nous promet.
  • Les extrémistes fanatiques ne sont pas prêt de nous foutre la paix dans leur quête de terreur. Ils ont cassé le vivre ensemble. Ils ont inoculé la suspicions au plus profond de notre société, avec son corollaire, la peur de l'autre. Comment reconstruire ça ?

Partout que je tourne la tête, je suis inquiet pour la collectivité, rien ne me rassure, alors comment voulez-vous que je vous souhaite une bonne année ? Moi, j'ai décidé de cultiver mon jardin, de m'occuper de mon nombril, il y a déjà quelques mois. Le mot d'ordre ça serait plutôt "démerdez-vous" plutôt que "bonne année", mais c'est tellement à l'encontre de mes valeurs, que je ne sais pas trop comment vous le dire, enfin si, mais vous aurez compris...

Notes

[1] Exemple avec Trump qui affirmait qu'Obama n'était pas né aux USA. Il a reconnu depuis que c'était une connerie.

[2] Fillon s'y essaye.

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dimanche 27 novembre 2016

Pourquoi Donald Trump a gagné et d'autres comme lui ne vont pas tarder

J'ai regardé cette émission de MSNBC avec Michael Moore, le réalisateur de documentaires engagé que j'apprécie beaucoup et c'est encore une fois brillant. Cet homme pointe du doigt des signaux, des indices qui étaient présent dès le mois de mars 2016 qui laissaient pressentir qu'il y avait un risque pour la campagne d'Hillary Clinton. Certes c'est toujours plus facile d'expliquer après, cependant, ces marqueurs n'ont été vus par personne, et rapporté comme ça, ils semblent pourtant gros.

Pour résumer, les américain voulaient autre chose, et se fichaient de qui incarnait cet autre chose. Il l'illustre en parlant de Berni Sanders, le candidat démocrate qui a perdu dans les primaires face à Hillary Clinton, qui a remporté un grand nombre d'états, même des états réputés "à droite" lui qui était catalogué par certains comme "socialiste"[1].

L'élite qui gouverne est tellement dans une bulle, déconnectée de la vraie vie et des vrais problèmes, que le peuple n'en veut plus, et souhaite les virer. Donald Trump avec son franc parlé est passé par là, en apparaissant hors "système". Alors qu'il est raciste, une part non négligeable de l’électorat noir a voté pour lui. Il illustre cette déconnexion entre l'élite et le peuple par la venue d'Obama dans sa ville natale, Flint, où il a bue de l'eau du robinet pour dire que tous les problèmes étaient résolus alors que la contamination continuait.

Sans être un grand devin, on perçoit exactement le même processus dans le reste de l'occident. En Allemagne, l'extrême droite monte dangereusement dans les sondages, en Autriche, on annonce qu'un populiste va gagner les prochaines élections présidentielles, en Pologne c'est déjà fait, au Royaume Unis, le brexit était plus un référendum contre le premier ministre. Le premier tour de la primaire de la droite a expulsé Srkz.

La tendance est profonde. Elle s'appuie sur un rejet massif des pouvoirs en place. Si en France, François Hollande se présente, il se prendra une déculotté comme Srkz. Bayrou est dans le même sac, s'il est candidat il ne passera probablement pas les 9%[2]. Marine Le Pen ne fera pas 18% comme son père, mais 40%, avec un raz de marrée aux législatives derrières. Le problème c'est que nos institutions ne sont pas prévue pour le tri-partisme. Les électeurs non plus n'ont pas l'habitude de choisir parmi un trio. Le premier tour de l'élection présidentielle permettait d'exprimer ses sensibilités dans sa famille politique et on était assuré de pouvoir toujours choisir un candidat de gauche ou de droite au second tour. C'est fini. Il y a maintenant une troisième mouvance qui bouleverse la donne.

Aux législatives c'est la même chose, il est probable que le soit disant front républicain n'existe plus en 2017 face aux candidats frontistes qui engrangeront les points de la présidentielle. La majorité absolue sera loin d'être sûr pour le camps vainqueur de la présidentielle[3], on peut même imaginer une cohabitation 2 mois après la présidentielle tellement les électeurs ont envie de tout foutre par terre.

Je suis assez pessimiste. Je vais aller voter à la primaire de la droite et j'irais ensuite à celle de la gauche pour essayer d'influer un peu, mais honnêtement le cœur n'y est pas.

Notes

[1] Tout est relatif, la gauche et la droite aux USA n'a pas grand chose à voir avec la France et un socialiste américain, pourrait facilement être catalogué de droite par chez nous.

[2] C'est pourquoi, il hésite en ce moment.

[3] Je suis moins certains que les analystes que la gauche est foutue, un Macron ou un Vals pourraient faire le plein des voix dans ce schéma de vote anti-système.

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vendredi 25 novembre 2016

La France est-elle si mauvaise que l'on dit ?

Hier, juste avant le dernier débat de la droite et de la droite, j'ai écouté une passionnante émission sur France Culture qui disait en substance que la France est dans la moyenne des pays équivalents en richesse en matière d'emplois publics.

En effet, chez la plus part de nos voisins, une partie des emplois qui sont du ressort de l'état et qui sont en France confiés à des fonctionnaires, sont externalisés à des structures qui n'emploient pas de fonctionnaires. Conséquence, dans les comparaisons, la France semble avoir pléthore de fonctionnaires. Si on comptabilise ces emplois, nos voisins européens ou le Canada ont grosso-modo le même nombre de personnes et la même masse salariale pour faire la même chose. La France n'est même pas le plus mauvais élève.

Le commentateur expliquait donc que le projet de François Fillon, d'externaliser tous ces emplois vers le secteur privé était une fausse bonne idée. Car pour qu'une entreprise entre sur un marché, il faut qu'elle fasse du profit. Donc en plus de payer le travail qui devra de toute façon être financé, il faudra aussi que l'argent publique paye le profit des sous-traitants. A périmètre constant, c'est une perte net pour les finances de l’État.

Mais bon, François Fillon fait campagne pour séduire les électeurs de droite qui adore ce genre de simplifications foireuses, du moment que l'on peu casser du sucre sur le dos des fonctionnaires, c'est gagnant à tous les coups.

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jeudi 9 octobre 2014

Je vous dirais bien...

...quelques trucs au sujet de plein de chose, mais je ne sais comment le rendre intéressant. Peut-être suis-je moi aussi las, comme beaucoup de français, désabusés par nos édiles, si médiocres, si mercantiles, si menteurs.

Un ex président de la république dont les casseroles tintent de toute part, qui se lance dans la campagne interne de son partis avec la présidentielle en ligne de mire. Les militants de l'UPM vont assurément l'élire, convaincus qu'ils sont par le complot médiatique hourdit par les vilains journalistes de gôooche. Ce mec a endetté la France pour 800 milliards d'euro, dont près de la moitié directement imputable à ses choix politiques[1]. Il a dépassé le plafond de campagne de l'élection présidentielle de 2012 du double du montant autorisé[2], mais il ne savait rien et prétend gouverner la France. Il y a régulièrement des affaires judiciaires qui lui collent aux basque: aucun président n'en a eu autant que lui, même Chirac et Pasqua en ont fait moins[3]. Et pourtant, les militants de l'UMP le veulent pour gouverner la France. Misère.


Le livre le plus vendu de la rentré est une histoire d'adultère. C'est donc ça qui fait encore un peu rêver les français, les frasques de nos dirigeants. Pendant ce temps là, les projets de loi liberticides, sous couvert de terrorisme, sont votés en douce au parlement, permettant la censure sans jugement des sites web par l'administration. Mais qui se soucie encore de la liberté d'expression ?


Des pilotes payés 7 fois mon salaire font une grève pour protéger leur corporation. Ils ont fait chier tous le monde dans tous les aéroport pendant 2 semaines pour quoi ? Rien, pour eux et des pertes pour l'entreprise les employant. A l'autre bout de l'échelle sociale, des conducteurs de métro se mettent en grève parce que leurs collègues sont sanctionnés pour avoir conduit alcoolisés. Ces gens privilégiés ont-ils perdus tout sens des réalités ?


Quelqu'un a compris ce qui se passe au moyen orient ? Je suis pour ma part assez désespéré, même si de loin, j'ai le pressentiment que le président français s'en sort pas trop mal en ce moment, mais après des mois d'hésitation qui vont coûter chers. Donc les USA ont envahi l'Iraq sur un faux prétexte d'armes de destruction massive, les copains de Bush ont fait leur business sur place et maintenant c'est fini, donc les USA se retirent du pays et les pires islamistes s'emparent d'une partie du pays avec une ville riche et du pétrole. Les mêmes fous furieux ont infiltré l'opposition au président Syrien[4] se retournent maintenant contre les opposants au dictateur pour s'emparer des villes Kurdes, que les Turcs sont bien contents de voir tomber, et donc ils font semblant de s'agiter, mais sur place. Si on regarde la carte d'un peu plus loin, on découvre que l'ennemis de toujours des USA, l'Iran, est redevenu un interlocuteur, Israël pendant ce temps là, fait sa petite guerre avec les tarés palestiniens qui envoient des roquettes livrées par les Egyptiens, qui après être passés brièvement par une démocratie, sont revenus en dictature militaire. À côté la Libye est en ruine totale et on commence à se demander si l'intervention de Srkz dans ce pays n'était pas pour couvrir le financement de sa campagne de 2007... Bordel de merde de pompe à chiotte, mais les gens normaux font comment pour vivre dans ce merdier où chaque petit chef de guerre viole et assassine à tour de bras ceux qui ne lui prêtent pas allégeance. Ne sortira-t-on jamais du moyen age ?


Bon voilà, juste quelques exemples déprimants. Je suis désolé de contribuer par ces lignes à l'atmosphère dépressive de la France, mais franchement il y a de quoi.

Notes

[1] L'autre moitié serait imputable à la crise

[2] On parle ici de près de 38 millions au lieu des 22 autorisés.

[3] Ou ont été plus discret.

[4] Que Srkz recevait en grande pompe en France, tout comme Ben Ali, ou Kadafi...

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dimanche 7 septembre 2014

Je suis un libéral anti-capitaliste qui pleure

Il y a un truc que je ne comprend pas, pourquoi la libre concurrence est si compliquée comme sujet politique à aborder.

Libéral ne veux pas dire capitaliste

Nous vivons dans un pays capitaliste, bien que les capitalistes vous diront le contraire à cause des diverses taxes. Notre modèle de société est bien basé sur la propriété privée et son enrichissement, indépendamment du travail, le capitaliste possédant un capital à faire fructifier. Pour moi donc, une société capitaliste est avant tout basé sur la finance et non sur la production de richesse par le travail.

C'est en cela que je suis anti-capitaliste ET libéral: l'enrichissement exclusivement financier est du parasitisme. C'est une création fictive de richesse au détriment de la création réelle de richesse (manufacture, agriculture, services, industrie...). Or le libéralisme est avant tout une approche de la manière de produire de la richesse RÉELLE. Les libéraux mettent aux cœur de leur projet de société la libre concurrence: tous les compétiteurs doivent jouer avec les mêmes règles de départ et que le meilleur gagne. Les capitalistes n'ont que faire des règles équitables, et tendent vers le monopole qui est la situation optimal d'un modèle capitalistique, puisqu'il assure le revenu maximum pour le capital en détruisant la concurrence.

Libéral de gauche ou de droite, voir du centre

La notion de libéralisme n'est pas de gauche ou de droite. C'est la dialectique des communistes qui mélangent capitalisme et libéralisme constamment dans leurs discours qui interdit au peuple de gauche de se revendiquer libéral. De même avec le vocable d'ultra libéral. C'est en soit un contre-sens, car la liberté ne peut se concevoir sans règle, donc vouloir supprimer l'arbitre (l'état), c'est l'anarchie pas le libéralisme.

Les libéraux défendent la présence d'un état suffisamment fort pour être l'arbitre et le créateur des règles du jeu économique, mais pas seulement. Il existe également des pans entier de la société qui ne peuvent être du ressort de l'économie et donc impliquent un rôle de l'état: l'armée et la police, battre la monnaie, édicter les lois et rendre la justice, la diplomatie...[1].

Certains, comme François Bayrou qui se revendique libéral, ajoutent également le devoir de corriger les inégalités introduites par l'économie de marché. Et c'est cette dernière position que je partage qui permet de défendre le modèle de société français, du moins celui que je souhaite à notre pays. La liberté d'entreprendre ne s'entend que si elle ne se fait pas au détriment des plus fragiles, car nous ne sommes pas tous égaux, donc sans mécanisme de correction, c'est simplement la loi des plus forts.

Et en ce moment ?

Hélas, notre pays n'est pas assez libéral à mon goût, notamment en matière d'équité. Je voudrais entendre le gouvernement, quelque soit sa couleur politique, s'engager sur l'équité: mêmes règles économiques pour tous, mêmes règles face à l'impôt pour tous, mêmes chances à l'école pour tous, même justice pour tous... C'est un projet de société qui est capable de fédérer au delà des clivages politiques classique. C'est ce projet que François Bayrou porte depuis des années, et c'est le seul capable de mobiliser l'énergie de notre pays en temps de crise.

Notre président, François Hollande, est loin, très loin, de ce projet, englué qu'il est dans les réflexes d'état providence de la gauche française pendant ses 2 premières années de mandat. Ce ne sont pas des subventions ou des emplois aidés qui vont faire avancer ce pays, mais une route, un chemin vers l'équité, même si ça fait mal. On ne peut pas demander au peuple de se serrer la ceinture sans perspective. Or quelle est-elle ? Attendre le retour de la croissance pour recommencer comme avant ! Elles mènent à quoi les réformes, si tant est qu'il y en ait d'importantes ? Comment motiver un peuple a accepter de souffrir pour des réformes difficiles, si c'est pour qu'au final, les mêmes in-équités perdurent à l'identique. Il faudrait que ce peuple soit maso... ou alors il ne s'intéresse déjà plus à ce président: 13% d'opinions favorables.

Srkz a foncé dans la dette tête baissée en chantant, Hollande hésite et danse, un pas en avant, puis de côté et un pas en arrière. Mais où allons nous bordel de merde !

Note

[1] Fonctions régaliennes.

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mercredi 27 juin 2012

Bon, on en fait quoi du MoDem maintenant ?

L'anti spam de ce blog a opportunément bloqué un message fort désagréable, comme d'habitude, d'un courageux anonyme qui s'offusquait que je ne parla point du Mouvement Démocrate après cette séquence électorale.

Et oui, je suis désolé, mais je cause de ce que j'ai envie sur ce blog, de préférence quant j'ai quelque chose à dire. Car que voulez-vous que je dise de plus concernant le MoDem, le parti politique, que je n'ai déjà dis à plusieurs reprises ici depuis des mois, voir des années, à savoir que cette élection présidentielle avait vocation, quel qu’en soit le résultat, à le tuer dans sa forme précédente. Si Bayrou avait réussi son pari et été élu, le MoDem aurait été dissout dans une autre formation plus large. Maintenant qu'il n'est pas élu, cette "écurie présidentielle" doit changer de forme (ecrit en 2010, ici et ).

Les idées son bonnes, la preuve le gouvernement commence déjà à les reprendre[1]. Les femmes et les hommes ne sont pas mal pour l'essentiel, d'autant que comme il n'y a pas de mandat à gagner avec une étiquette MoDem[2], ils ne sont pas nombreux à s'engager pour la place, ce qui en font des gens d'autant plus intéressant(e)s.

Le Mouvement Démocrate est un OPNI[3] pour les électeurs qui n'en comprennent pas son contour et son identité forgé dans l'indépendance et la conciliation. Ils ne le comprendront pas plus lors des prochaines élections municipales et territoriales.

Tout ça je l'ai déjà dit. Il faut donc réinventer, encore, le MoDem pour qu'il trouve une forme enfin en phase avec les électeurs, mais comme je n'ai pas de proposition à faire, pour l'instant, je suis comme beaucoup, attentiste quant à l'avenir de cette formation politique, qui n'en reste pas moins la plus proche de ma conception de la politique. Le MoDem a une cohérence que n'ont pas les différents partis de la nébuleuse centriste, qui sont des partis d'élus pour leur permettre leur réélection, juste conçus pour se vendre au meilleur prix de préférence à l'UMP. Je n'attend donc pas grand chose de la réunion du centre que nous promet Borloo, mais sait-on jamais, l'ambition peu en pousser quelques uns à avancer dans la bonne direction...

A lire ailleurs:

Centre de la France en 2011

Notes

[1] Budget constant en valeur de l'état, un des proposition phare de Bayrou pour le retour à l'équilibre.

[2] Qui pèse de l'ordre de 2%, tout comme aux dernières régionales.

[3] Objet Politique Non Identifié

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