Citoyens prenez le pouvoir

Politique, logiciel libre et autres digressions de Cédric Augustin - Saint Laurent du Var (Nice Côte d'Azur - France)

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mardi 30 avril 2019

Facebook a inventé un outil qui a déjà commencé à détruire les démocraties

Quand je parle du danger des réseaux sociaux, j'ai du mal à argumenter car pour expliquer les fonctionnements de ces derniers, on fait souvent référence à des notions qui ne sont pas accessibles à monsieur et madame tout le monde. Rapidement je me retrouve à faire un cours magistral et on m'écoute poliment, avec mon vocabulaire de geek, en me donnant le bénéfice du doute, car je ne suis normalement pas connu pour être barge ou parano. Mais j'ai l'impression de ne pas être compris.

Et puis je suis tombé sur le récit de Carole Cadwalladr. C'est limpide, c'est flippant, c'est terrifiant même quand on est un démocrate. Le voici avec la possibilité d'activer les sous-titre (en anglais seulement pour le moment). Je vais tacher de vous en faire une traduction approximative de l'essentiel, car le sujet est très loin d'être anecdotique ou réservé aux geeks. Tous les citoyens doivent en prendre conscience.

Juste après le le vote du Brexit, Carole Cadwalladr s'est rendu dans sa ville natale Ebbw Vale qui est une ville qui a été sinistrée par la fermeture des mines et de l'industrie de l'acier. Elle voulait savoir pourquoi cette région avait voté à 62% pour quitter l'Union Européenne alors que de partout on trouve de massifs investissements de l'UE pour des collèges, des infrastructures sportives ou les routes.

Des gens lui ont dit qu'ils avaient voté pour le "leave" car l'UE ne faisait rien pour eux, qu'ils voulaient reprendre le contrôle et qu'il n'en pouvaient plus de l'immigration et des réfugiés (dans la région la moins touchée par l’immigration de Grande Bretagne). D'où ces gens tenaient-ils ces slogans de la presse de droite qu'ils répétaient, dans une ville ouvrière de gauche ?

Une lectrice lui indiqua qu'elle avait vu tous "ces trucs effrayants" au sujet d’immigrants turcs sur Facebook durant la campagne. Comme il n'y a aucune archive des publicités que diffuse Facebook, il est impossible de savoir ce qui a été montré et à qui. Impossible de savoir l'effet ni même de savoir qui a financé ces publicités et pour quel montant. Le référendum a été influencé dans la plus grande opacité. Le parlement anglais à demandé à Facebook ces données qu'il possède, mais il a toujours refusé car il y a de nombreuse infractions qui ont été commises via Facebook. En effet, les règles électorales limitent le montant des dépenses. Cette élection s'est presque exclusivement faite sur internet et cette règle n'est plus respectée à cause des boites noires que sont Facebook, Google ou Youtube. On ne connaît pas l’étendue, mais on sait que les derniers jours du vote, près de 750 000 livres ont été dépensés illégalement par le camp du "leave", vraisemblablement pour diffuser des publicités mensongères sur la Turquie rejoignant l'UE. Ces publicités n'ont pas été vu par la majorité, car le camps du "Leave" a ciblé des électeurs qui pouvaient être convaincus. C'est la plus grosse fraude électorale qui ait eu lieu en GB depuis 100 ans. Si on les découvre aujourd'hui, c'est parce que le parlement britannique a forcé Facebook à les lui fournir.

regardez dans la vidéo les exemples de publicités mensongères qui ont été diffusées durant la campagne

Il y a une autre infraction à la loi avec ce groupe d'homme autour de Donald Trump et Nigel Farage, en cours d'investigation car Aron Bank a financé la campagne du "Leave" mais impossible de savoir d'où provient son argent ni même s'il est britannique. Le brexit était l'expérimentation (la boite de pétri) utilisé pour l'élection de Donald Trump. Ce sont les mêmes personnes, les même entreprises, les même données, les mêmes techniques, le même usage de la peur et de la haine.

La haine et la peur sont diffusées dans le monde entier (en France, au Brésil, en Birmanie, en Nouvelle Zélande...) via des plateforme technologiques dont on ne voit qu'une toute petite fraction de l'activité. Carole Cadwalladr a découvert ces réseaux sous-terrain en investiguant sur les relations entre Trump et Farage au travers de la société Cambridge Analytica. Un ex-employé lui a expliqué comment cette entreprise qui travaillait pour Trump et le Brexit, constituait des profils politiques des gens pour identifier leurs peurs et mieux les cibler sur Facebook via des publicités. Ceci a été fait en collectant illégalement les profils de 87 million de d'internautes via Facebook. Cette investigation a pris près d'un an, sous la menace permanente du propriétaire de cette entreprise, le milliardaire Robert Mercer, qui est aussi un des financeur de la campagne de Trump. Au moment de publier l'enquête, en plus de Cambridge Analytica, Facebook a également menacer de poursuivre en justice si elle sortait. Mais elle a été publiée.

Carole Cadwalladr interpelle les dirigeants ou fondateurs de Facebook (Mark Zuckerberg), Google/Youtube (Larry Page, Sergey Brin), Twitter (Jack Dorsey) ainsi que leurs salariés et investisseurs. Il y a 100 ans, on utilisait un canari dans les mines pour détecter le monoxyde de carbone, gaz toxique mais inodore. Aujourd'hui, la Grande Bretagne (et le brexit) sont le canari de cette énorme expérimentation technologique que nous sommes en train de vivre. La grande Bretagne subit ce qui arrive à une démocratie occidentale lorsque des siècles de lois électorales sont mises à mal par la technologie. Notre démocratie est cassée, les lois électorales ne sont plus adaptées comme le rapporte un rapport du parlement.

Ces technologies extraordinaires sont une scène de crime dont leur créateurs ont les preuves. Inutile qu'ils disent qu'ils feront mieux dans le future. Si l'on veut avoir le moindre espoir que cela se reproduise, il est nécessaire de connaître la vérité. Si vous pensez que ce ne sont que quelques publicités et que les gens sont assez intelligents, n'en croyez rien car le vote du Brexit montre que nos démocraties sont cassées, car ce n'est pas de la démocratie de diffuser des mensonges dans l'ombre, payé par de l'argent dont on ne connaît pas la source. C'est de la subversion et Facebook, Google, Twitter... en sont les accessoires.

Le parlement de GB a été le premier à essayer de leur demander des compte et a échoué, car ils sont au delà des lois GB et de 9 parlements devant lesquels Mark Zuckerberg a refusé de se présenter et de répondre. La question est beaucoup plus importante que le brexit, l'élection de Trump, la victoire de la gauche ou la droite. Est-on encore capable d'avoir une élection sincère ? En l'état non.

Carole Cadwalladr demande à ces dirigeants si c'est ça qu'il veulent que l'histoire retienne d'eux : les assistants de la propagation de l'autoritarisme tout autour du monde ? Car la même technologie qui connecte les gens est en train de les éparpiller. La question posée à tous, est-ce que nous voulons les laisser faire pendant que nous jouons avec nos téléphone alors que les ténèbres nous recouvrent ?

Cette histoire est un combat pour les droits, et ce n'est pas un exercice, c'est un moment crucial. La démocratie n'est pas garantie et ce n'est pas inévitable. Nous devons nous battre et gagner. Nous ne pouvons pas laisser ces entreprises technologiques avoir ce pouvoir sans contrôle. C'est à nous de reprendre le contrôle.

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vendredi 14 décembre 2018

Le nombrilisme comme revendication sociale

Le mouvement des gilets jaunes est une illustration d’une mutation profonde de la revendication et de ses formes. Nous passons d’une revendication collective, éventuellement pour un groupe, à une revendication individualisée, presque nombriliste : le moi l’a remporté sur le nous, le présent sur le futur.

Si ce processus ne date pas d’hier, les nouveaux usages auxquels donnent accès les outils que sont les réseaux sociaux permettent de regrouper des individualismes sans les fédérer, et le mouvement des gilets jaunes en est la parfaite illustration. Chacun revendique pour son intérêt propre comme le démontre la liste au père Noël de leurs revendications. L’intérêt général ne fait pas partie de ces revendications, donc l’accroissement de la dette n’est pas un problème, l’entrisme des groupuscules extrémistes et complotistes n’est pas un problème, les conséquences sur l’économie et les autres citoyens n’est pas un problème, tout comme les casseurs ne semblent pas non plus être un problème. Quant on revendique pour soit même, pour sa petite personne, les conséquences sont forcément pour les autres. La déresponsabilisation est totale.

Pour les syndicats, dont l’identité est le « nous », cette évolution vers le « je » est mortifère. Faut-il qu’ils suivent cette évolution ou au contraire la combattre ?

Il me semble, mais ce n’est que mon avis, que s’ils s’engageaient dans une démarche d’individualisation de la revendication, comme pourrait leur permettre les outils numériques, les syndicats perdraient toute leur légitimité. Non pas celle des urnes qui est faible, mais celle d’être un interlocuteur, un corps intermédiaire dont la présence est justifiée par la défense de l’intérêt général.

Jamais un mouvement éruptif, disparate et ponctuel comme les gilets jaunes ne pourra se prévaloir, de défendre l’intérêt général sur le temps long et avec une vision globale.

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vendredi 7 décembre 2018

Apprenons à partager les ressources pour sauver le vivant | Gaël Giraud | TEDxTours

Gaël Giraud, lors d'un évènement TedX, s’engage pour alerter et proposer des solutions face à l’urgence de réformer profondément les systèmes destructeurs qui régissent nos sociétés.

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mercredi 28 novembre 2018

Transition écologique

La transition écologique, un projet de société, affaire de tous, pas que des écolos...

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jeudi 28 juin 2018

La science dans le film Avatar

J'ai regarder à nouveau le film Avatar l'autre jour et j'y ai vraiment pris du plaisir. Lors de la première fois que j'ai vu ce film, le scénario m'avait semblé un peu trop manichéen, avec des gentils très gentils et des méchants très méchants. Au 4ème visionnage, c'est toujours vrai, mais on regarde d'autre chose: la beauté de l'univers est exceptionnel et la philosophie des Navi très inspirante. Quant on connais l'histoire, on se prend à regarder comment elle est racontée, comment elle est mise en image, et on découvre des détails au milieu des clichés bourrin faits pour que tout le monde puisse suivre une intrigue simple.

Bref j'ai adoré replonger dans cet univers. Avec le 5ème élément, c'est un de mes film de science fiction préféré.

Un petit lien très sympa sur la science dans Avatar.

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dimanche 2 juillet 2017

Petits gestes écologiques et économiques

Avoir une vraie démarche de protection de l'environnement dans sa consommation n'est pas toujours à la porté de tous, car plus on veut être puriste, plus le coût augmente.

Pour certains achats, choisir un produit créé en respectant l'environnement (les gens ou la planète) est facilité par le fait que le produit a une valeur intrinsèque du fait de son mode de production. Dans ce cas il n'y a pas de comparaison avec les produits issus d'une chaîne de fabrication non respectueuse. Par exemple, des produits de l'artisanat, des aliments bruts et sans traitement, des denrées inexistantes des processus industriels ou tout simplement à peine rentable.

Par contre il existe des produits où l’exercice est beaucoup plus dur. Typiquement dans le domaine de l'électronique c'est quasiment impossible. Il existe bien le Fairphone qui se veut respectueux de l'environnement: entièrement réparable, issu de matières premières ne provenant de pays en guerre. C'est une noble idée, mais le prix est juste exorbitant en regard des performances et fonctionnalités.

J'ai découvert une autre manière de lutter contre le problème de l'électronique qui ne respecte pas l'environnement: le recyclage. En achetant un téléphone d'occasion, non seulement je fais des économies, mais en plus en prolongeant la durée de vie d'un appareil, son impact écologique relatif est réduit: les conséquences environnementales d'un téléphone qui dure 4 ans sont moindres que celles de 2 téléphones qui durent 2 ans.

Et donc je suis devenu fan de backmarket, une plateforme de revente de matériel électronique d'occasion. Le principe est simple, les revendeurs professionnels d'appareils d'occasion, enregistrent les modèles qu'ils ont en stock selon une grille d'état de l'appareil. Ensuite avec le moteur de recherche, vous cherchez le modèle et tous les appareils dans tous les états apparaissent.

J'ai acheté 2 smartphones comme ça et pour l'instant j'en suis très content: un Galaxy S5 activ susceptible de résister à ma fille et pour moi un S6 edge+. Pour mon téléphone qui était encore en vente neuf, à ce moment là, c'était moitié prix, avec juste quelques rayures.

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jeudi 21 avril 2016

Consumérisme, vie sociale et énergie

Une très chouette animation. Chacun pourra remplacer le symbole de la prise électrique par ce qu'il veut, une connexion au net par exemple...

Cycle from Kel San on Vimeo.

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jeudi 8 octobre 2015

Les vieux sont à la manoeuvre

Je ne voudrais pas être défaitiste, mais on dirait que dans certains pays les vieux ont déjà gagné la bataille de la natalité

Pour revenir à la France, le problème n'est pas aussi aiguë, mais la tendance est là. J'en causai déjà précédemment au sujet de la représentation politique qui est intrinsèquement au mains des seniors, et ce n'est pas prêt de changer, avec à mon sens un glissement vers une gérontocratie.

L'autre aspect bien sûr concerne les retraites et notre système de soins dont les équilibres financiers sont mis en péril par leur mode de financement hérité de l'après guerre. Si vous avez la patience, il y a un intéressant billet à lire, très complet et très accessible: Financement des retraites : étude complète et sans complaisance.

Comme disait Raymond Devos, ne prenez pas trop de coup de vieux, car à force on en meurt.

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lundi 31 août 2015

Opération de sensibilisation à la consommation de l'eau

Comme beaucoup j'imagine à St Laurent du Var, j'ai reçu il y a quelque temps un kit d'économie d'eau distribué gratuitement dans les boites aux lettres. Il se compose de 2 mousseurs qui se mettent à la sortie des robinets. Ajouté à un robinet, ils ajoutent des bulles d'air dans l'eau et réduisent le débit d'eau. Le jet du robinet, à donc le même volume, mais une partie de l'eau est remplacée par de l'air.

Je suis assez dubitatif quant à l'efficacité de telles actions. En fait ce qui me dérange le plus, c'est de laisser à penser qu'une quelconque économie est possible avec ces mousseurs. Certes il n'est pas faux que sur le robinet sur lesquels ils sont placés il peut y avoir une réduction de la consommation de 30 à 50%, mais ce n'est pas l'eau des quelques robinets qui représente la plus grande quantité d'eau consommée dans un logis:

  • La chasse d'eau des toilette est une des première source de consommation.
  • Les douches et bains.
  • Les machines à laver, le linge ou la vaisselle.
  • L'arrosage pour ceux qui ont un jardin.

Du coup le lavabo dans lequel on se lave les dents ou les mains, et qui est le seul de ma maison sur lequel le mousseur s'adapte (l'évier ou le bain n'ont pas les mêmes sorties), ne doit pas représenter grand chose dans la consommation totale. On se rappel aussi que même si au prix d'efforts importants je réduisais ma consommation d'eau, la compagnie d'eau s'est fait fort de faire évoluer les contrats pour que 70% de ce que je paye soit de l'abonnement et que la consommation représente que dale dans leurs revenus.

Chez moi, notre consommation d'eau est environ 40% inférieur à la moyenne nationale, alors économiser 50% de 6% de ma consommation totale qui est déjà 40% inférieure, ça doit faire environ un litre par an. Au prix du m3, il va me falloir 50 ans pour amortir le mousseur si je l'achète dans le commerce.

L'idée de cette campagne est bonne, mais la réalisation me semble incomplète, car ce n'est pas un mousseur qui va changer les choses, mais un changement de pratique globale qui doit être mis en œuvre dans les foyers gros consommateurs. Donc certes j'apprécie le cadeau de la mairie, mais j'ai franchement un doute sur l'intérêt pour la collectivité de ce cadeau qui m'est fait !

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mardi 25 août 2015

Pourquoi tous les politiques n'ont que le mot croissance à la bouche

Petit à petit, le discours des écologistes politiques sur la croissance commence à prendre. Ce matin sur France Inter, la journaliste a posé la question à l'économiste Alain Minc sur la pertinence de rechercher toujours de la croissance. Car il est vrai que les gouvernements qui se suivent, n'ont tous, sans exception, qu'un mot à la bouche pour lutter contre le chômage et les déficits: "croissance".

Et là, j'ai particulièrement apprécié l'explication en quelques mots d'Alain Minc (je paraphrase):

Il faut parler de PIB par habitant. L'Allemagne a une population qui décroit, donc elle peut se satisfaire d'une croissance faible. Alors que la France est le seul pays d'Europe a avoir une population qui augmente, donc elle a besoin de croissance pour maintenir son PIB par habitant. Cette augmentation de population est un atout à long terme, mais un handicap à court terme.

Et donc, même si l'on changeait les indicateurs pour par exemple adopter une "croissance verte" et non une "croissance productiviste", si on regarde cette croissance, quel quelle soit, par habitant, il faudra toujours qu'elle soit plus importante que celle de nos voisins européens.

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mardi 8 avril 2014

Un projet artistique génial

Il y a quelques années, au large de Golf-Juan, un projet de réserve sous marine avait consisté à immerger des structures pour constituer des récifs artificiels[1]. Écologiquement parlant, cela a été un succès, dont les pécheurs du coin profitent encore puisqu'ils peuvent pécher les poissons qui sortent du sanctuaire[2].

Mais l'on pourrait imaginer de créer de tels récifs artificiels, non pas seulement pour repeupler les fonds, mais pour proposer des parcours ludiques de découverte des fonds marins. Et c'est là que les réalisations de cet artiste m'inspirent vraiment.

Car mettre des œuvres au fond de l'eau, susceptibles d'amuser et émerveiller les plongeurs, en apnée ou en bouteille, aurait du sens dans une région touristique comme la notre. Les plongeurs du coin connaissent tous le village immergé à la Fourmigue[3], qui avait servi pour le tournage d'un film et que tous les touristes qui viennent plonger en face de Golf Juan visite avec plaisir. Il y a quelques années, des plongeurs avaient même remis en état une partie du village immergé qui s'était dégradé avec le temps.

Source: Découvrez l’incroyable paysage marin de cet artiste qui plonge ses sculptures au fond de l’océan

Notes

[1] Pas moyen de trouver de l'information sur cette réserve sous marine à part quelques articles de 2008.

[2] Le sanctuaire un grand rectangle au large de Cannes en face de Golf Juan, matérialisé par des bouée jaunes indiquant qu'il est interdit de plonger, pêcher ou même jeter l'ancre.

[3] La Fourmigue est le phare en face de golf Juan, au milieu de la baie. Pour un tournage de film, les maquettes d'un village avait été immergé à environ 14m de fond. Les maison font environ 40cm de haut.

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jeudi 18 juillet 2013

Collecte des déchets en délégation de service public, un biais dès l'origine

En regardant le passionnant documentaire "Water make money" sur Arte il y a quelque temps, j'ai transposé à la collecte des déchets et il me semble que l'on est face à exactement le même problème.

A partir du moment où le prestataire est payé au volume de déchet, pourquoi voudriez-vous qu'il fasse le moindre effort pour le réduire. Tant qu'il y a des surcoûts pour le tri car le tri sélectif fait par les citoyens est de mauvaise qualité, il lui suffit de le facturer à la collectivité, pourquoi se fatiguer à faire des campagnes de sensibilisation à la qualité du tri. De toute façon, même s'il faisait de telles campagne, c'est son profit qui s’accroîtrait, et pas la facture du contribuable qui descendrait. Pourquoi le contribuable ferait le moindre effort pour enrichir le délégataire, ceci explique peut être que le recyclage ne progresse plus alors que l'on est encore loin des objectifs.

Dans le reportage sur l'eau, on apprend que les délégataires comme Véolia ou Suez n'ont aucun intérêt à réduire les fuites d'eau, puisque l'eau est de toute façon facturée d'une manière ou d'une autre. De même, le délégataire fait de la recherche et développement pour des solutions de traitement de l'eau, qui peuvent être facturées, mais n'a aucun intérêt à protéger les sites de captage pour éviter que l'eau n'y soit polluée en amont[1].

La délégation de service publique pour ce type de services, contient en son sein le biais qui fait que cela ne peut pas être efficace sur le long terme. Il faudrait que le délégataire ait un intérêt à réduire son activité[2], ce qui n'a pas beaucoup de sens économiquement parlant. Il faudrait limiter la délégation à des taches pour lesquelles le délégataire a le même intérêt que la collectivité, et non pour la totalité de la mission de collecte des déchets.

Comme pour l'eau dans beaucoup de villes, je pense que dans le futur, la collecte des déchets devrait être reprise en main par les collectivités (ville, aglo).

Notes

[1] La ville de Paris rachète des terres agricoles dans les départements voisins sur les lieux de captage pour y installer des agriculteurs bio, afin de limiter les engrais et pesticides dans l'eau du robinet, et donc les traitement nécessaire pour la rendre potable.

[2] Ramasser moins de déchets, trier moins si le tri est mieux fait...

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vendredi 18 janvier 2013

Chocolat équitable et grande surface

Il y a quelques temps je découvrais un documentaire sur le commerce équitable et certains des effets pervers qu'il pouvait introduire, notamment lorsque les grande surfaces décidaient de s'y impliquer avec leur marques distributeur.

En substance, j'en ai retenu que lorsqu'un marché commence à se développer, les grandes surfaces ne veulent pas ne pas en être, et donc investissent le marché avec toute leur force de frappe, économiquement subtile comme on peut s'y attendre. L'exemple du reportage sur le commerce équitable qui m'a le plus marqué, portait sur le chocolat. Cela fait des années que l'on connait la démarche du commerce équitable pour le café. Selon exactement la même logique et souvent avec des acteurs similaires, des filières équitables se sont mises en place pour permettre aux producteurs de cacao d'être payés un prix juste, afin d'éviter la paupérisation des agriculteurs, l'exode rural et la culture en mode industriel qui endommage l'environnement.

Les importateurs de cacao français, passaient majoritairement par le même transformateur pour fabriquer leur chocolat équitable. Dans le reportage on apprend que la grande distribution, s'est adressé à ce transformateur, avec des volumes colossaux pour créer leurs marques distributeur. La matière première, cacao équitable n'étant pas extensible, les petits importateurs se sont vu écartés et la production de cacao, d'un modèle artisanal, est passée à un modèle semi industriel, ne gardant que le strict minimum pour conserver le label "équitable". Fini les projets d'école ou de route. C'est du business, plus de l'aide au développement.

Dans le même temps, les marques de chocolat équitable disparaissaient des rayons au profit des marques distributeur. Dans le rayon chocolat de Carrefour ci-dessous, il ne reste qu'une seule marque de chocolat équitable, avec 2 variétés, l'une noir et l'autre au lait. En revanche on a prêt d'une dizaine de conditionnement Carrefour de chocolat labellisé Bio ou équitable. Même chose chez Casino, où la seule marque indépendante de chocolat équitable est reléguée au rayon bio, encadré comme il se doit de tablettes Casino.

Rayon chocolat

Au final, pour l'amateur de chocolat que je suis, le choix de chocolat équitable a drastiquement diminué ces 2 dernières années, sauf à accepter de soutenir une filière dévoyée de commerce qui n'a d'équitable que le nom.


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samedi 20 octobre 2012

Au lieu d'attaquer une banque il vaut mieu en créé une

Il est possible de créer de la monnaie sans être un faux monnayeur.

Le principe de la monnaie en fait repose sur la confiance. Si entre toi et moi, nous décidons de créer la monnaie toimoi pour nos échanges de services, il suffit que nous ayons tout les deux confiance et voilà. Une séance de repassage c'est 4 toimoi, une aide aux devoirs c'est 3 toimoi, récupérer les enfants à la sortie de l'école, c'est 1 toimoi et une soirée de babysiting c'est 5 toimoi. Nous avons créé une monnaie locale, basée uniquement sur la confiance entre individus, le seul qui n'est pas content dans l'affaire, c'est l'état, car la TVA et les charges sociales sont difficilement exprimables en toimoi, c'est pourquoi les monnaies alternatives sont restreintes à certains secteurs de la vie économique et ne peuvent pas remplacer les monnaies fiduciaires. Elles ne sont que des compléments, mais fichtrement intéressants. La vidéo ci dessous présente les enjeux des monnaie et quelques exemples.

Note

[1] Le titre de cet article est un peu racoleur.

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mercredi 10 octobre 2012

Subventionner l'achat de voiture est une connerie

Tous les gouvernements l'ont fait. Donner des primes à la casse, des ristournes écologiques... Ce n'est pas à l'état de subventionner l'achat de voitures, seraient-elles même électrique, car ça ne fait que distordre le marché en finançant en fait des intermédiaires et non le consommateur ou le fabriquant, ou alors dans une faible part.

On l'a vu il y a quelques années lorsque les panneaux solaire thermiques[1] ont commencé à être subventionnés, des installations éligibles aux subvention avec un prix de 2 ou 3 fois supérieur à ceux pratiqués dans des pays comme la Turquie ou la Chine[2]. Dans le même genre, les aides au logement rendues accessibles aux étudiants en 92[3] ont immédiatement conduit à un renchérissement des loyers de tous les petits logements premier prix, provoquant un tassement vers le haut des prix et un enrichissement des propriétaires au détriments des locataires.

En fait, dès qu'une subvention est donnée sur un marché, immédiatement les prix incluent cette subvention, c'est la tendance naturelle et prévisible. Et ont se demande alors pourquoi ce genre de subvention est encore utilisée par les politiques. Je me demande si ce n'est pas par facilité, à moins que ce soit de l'incompétence... ou les 2.

En fait, le rôle de l'état n'est pas d'intervenir directement sur un marché, mais d'être un facilitateur en investissant dans les infrastructures, qui sont des investissements à très long terme, et en général à peine rentables. Typiquement, pour soutenir le marché de la voiture électrique, ce n'est pas à l'état de payer des voiture[4], mais plutôt de proposer la définition de normes pour faciliter le marché et participer à la mise en place de stations d'échange de batterie.

Et là, on imagine que si changer ses batteries ne prend plus que 3 min, presque moins de temps qu'un plein d'essence, la voiture électrique devient une vraie alternative, avec un marché ouvert aux voitures routières ou aux utilitaires. On pourrait imaginer que l'appel d'offre de l'état pour équiper les principaux axes routiers et centres urbains pourrait même imposer des usines d'assemblage et de pièces détachées à moins de 200km des stations[5] histoire de favoriser le produire en France. Au lieu de ça, le gouvernement nous fait des mesurettes en filant de l'argent aux constructeurs qui délocalisent leurs usines hors de l'Europe.

http://france.betterplace.com/the-s...

Notes

[1] Ceux qui chauffent de l'eau et pas ceux qui produisent de l'électricité.

[2] Un panneau avec ballon intégré coûte 300€ sur internet, le modèle de luxe proposé en France 2500€.

[3] Si ma mémoire ne me trompe pas, par Jospin ou Lang.

[4] Ni même à la région ou à la communauté d’agglomération.

[5] Distance parcouru par un véhicule électrique.

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samedi 1 septembre 2012

Et encore un écosystème en cours de destruction

Les dégâts de la pêche de grand fond:

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lundi 27 août 2012

Et l'hydrogène ? Ben ça marche super bien... chez les autres

L'hérétique dans son billet Et l'hydrogène, au fait ?, se pose la question des énergie alternatives. Voici ci-dessous ma réponse, remise en page et complétée.

L'hydrogène n'existe quasiment pas dans la nature à l'état brut. C'est un gaz composé de 2 molécule d'hydrogène (H2) qui réagit en explosant avec l'oxygène de l'air (O2) pour former de l'eau. Il réagit avec énormément de composés chimique en les "réduisant" (contraire de l'oxydation). L'hydrogène est un composé présent dans toutes les molécules de la vie, combiné à l'oxygène et au carbone.

Pour le produire, il suffit de fournir suffisamment d'énergie pour casser les molécules d'eau. On fait passer un courant électrique entre 2 électrodes immergées dans de l'eau. Sur chacune des électrodes se forme du gaz, sur l'une du dihydrogène ou H2 et sur l'autre du dioxygène ou O2.

Le problème

L'hydrogène est dangereux à stoker car très explosif, donc pas très recommandé chez le particulier. Une des solution utilisée pour le rendre moins explosif, est de le combiner avec un métal précieux comme le platine (catalyseur sous la forme d'une mousse métalique) qui le rend inerte et stable. En chauffant le catalyseur, il relibère le dihydrogène progressivement (principe de la pile à combustible), mais ce catalyseur est hors de prix, donc difficilement envisageable à grande échelle, et réservé à des installations industrielles, car il se dégrade avec les cycles d'utilisation et il faut le régénérer.

Production

Par contre pour la production d'hydrogène, c'est très simple, il faut juste de l'électricité, et l'on a une production proportionnelle à la quantité d'électricité (aux problèmes d'encrassage et dégradation des électrodes près, mais gérable), ce qui est parfait pour les production solaire ou éolienne, l'hydrogène devenant une forme de stockage de ces sources d'énergie très variables.

Utilisation indirecte

Les allemand travaillent sur une autre forme de stockage de l'hydrogène, beaucoup plus intéressante que la pile à combustible: on utilise l'hydrogène pour "réduire" le CO2 et le convertir en méthane (gaz de ville), qui présente l'énorme avantage de pouvoir être injecté dans les canalisations de gaz des villes ou comme carburant d'une centrale électrique, et qui ne pose pas de problème de stockage (on sait faire). Grossièrement, on obtient la réaction suivante:

  • électricité + eau => hydrogène + oxygène
  • hydrogène + gaz carbonique => méthane + eau
  • méthane + oxygène => gaz carbonique + énergie (chauffage, moteur...).

C'est un cycle complet qui présente l'énorme avantage d'utiliser le méthane comme moyen de stockage de l'énergie, et donc permet également le transport entre un site de production d'énergie et son lieu de consommation. A noter que moyennant un petit peu plus d'énergie, on peut "réduire" d'autres molécules pour créer des hydrocarbures pour les véhicules (propane ou butane par exemple). La matière première "CO2" provient de combustions ou de fermentation qui sont d'autres sources d'énergie.

Cette solution est à mon sens LA solution d'avenir pour exploiter toutes les micro productions électriques issue des installations solaire ou éolienne, en convertissant l'électricité produite dans la journée aux heures où on la consomme le moins, en stock d'énergie pour les pics de consommation du soir par exemple.

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