Citoyens prenez le pouvoir

Politique, logiciel libre et autres digressions de Cédric Augustin - Saint Laurent du Var (Nice Côte d'Azur - France)

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Mot-clé - logiciel libre

Fil des billets - Fil des commentaires

dimanche 10 septembre 2017

Installer Ubuntu sur un Lenovo MIIX 720

Après mes déboires avec la marque Acer qui n'est clairement pas compatible avec Linux, j'ai choisi de m'orienter vers une machine réputée compatible avec le pingouin. Je me suis donc tourné vers la Lenovo qui est reconnue pour respecter ses clients sous linux avec un programme de certification Ubuntu (et d'autres distributions) d'une partie de ses ordinateurs. Donc même si celui que j'ai choisi n'est pas certifié compatible, j'ai une chance qu'il ne manque pas grand chose.

Présentation de la bête

Le MIIX 720 est un joli jouet à 1300€ (je l'ai eu en promo à 1000€), ce qui commence à faire chère. Mon précédent ordinateur portable, un Samsung Q35 qui fonctionne toujours parfaitement grâce à Ubuntu m'avait aussi coûté une petite fortune il y a 11 ans, mais je peux dire que j'en ai eut pour mon argent. Donc je retente le coup avec cet engin.

Je voulais un engin tactile, avec une belle résolution d'écran, qui puisse s'utiliser en mode tablette, mais qui soit un vrai ordinateur, avec un processeur Intel pour une compatibilité maximum. Toutes les marques proposent des ordinateurs répondant à ces contraintes, pour un budget entre 600 et 1400€. Mais si on cherche un peu, pour une compatibilité max avec le pingouin, c'est Dell ou Lenevo.

Le MIIX 720:

  • Écran 12 pouces IPS brillant avec une définition QHD+ (2880 x 1920 px) au format 4 :2
  • Processeur Intel Core™ i5-7200U CPU @ 2.50GHz × 4
  • Mémoire: 8.0Go PC4-17000 DDR4 2133MHz
  • Disque SSD 256Go
  • Carte graphique Intel HD Graphics 620 (Kabylake GT2)
  • Caméra frontale 1Mpx avec capteur infrarouge et dorsale 5Mpx avec autofocus.
  • Haut-parleurs stéréo intégrés avec technologie Dolby
  • Dimension 293 x 216 x 14,6mm (avec clavier) ou 8,9mm (sans clavier en mode tablette).
  • 1 USB 3.1 (Type-C utilisé pour la recharge), 1 USB 3.0 et 1 USB 2.0 dont une alimenté ordinateur éteint. Connecteur microSD et audio mixte.
  • Poids 1,1kg avec clavier, 0,8kg sans le clavier.
Photo du Lenovo MIIX 720 avec Ubuntu

Préparation de l'installation

1) Dans windoze

J'ai commencé par lui réduire drastiquement la taille de sa partition pour récupérer environ 200Go pour Ubuntu, car je veux dans un premier temps faire une installation avec dual boot pour valider que tout fonctionne, ensuite je virerai fenêtre. La raison est que s'il faut que je fasse une mise à jour du BIOS, il n'y a pas de choix et il faut hélas passer par windoze.

2) Dans le BIOS

Pour accéder au BIOS de l'ordi, on peut passer par les menus de windoze au fin fond des options avancées, ou alors tenir appuyer le bouton d'augmentation du volume en même temps que celui du démarrage. J'ai désactivé le secure boot et histoire de me simplifier l'installation, mis le démarrage en mode Legacy plutôt qu'UFI.

J'ai aussi au passage changé l'ordre de démarrage pour que les périphériques USB boot avant l'UFI de windoze.

3) Création d'une clée USB bootable avec la version 17.04 d'ubuntu Desktop. L'outil de création dans Ubuntu fonctionne à merveille.

Premier test avec le live USB

Sur le live USB d'Ubuntu 17.04 tout fonctionne direct (son, micro, tactile, clavier, touchpad, caméra frontale, bluetooth, réglage de luminosité...) sauf les éléments suivants:

  • le wifi (c'est ça qui énerve le plus),
  • la caméra dorsale (elle fonctionne peut être, mais Cheese ne la détecte pas),
  • la lecture du disque dur (prévu car annoncé dans les forum, il faut changer son mode de fonctionnement, voir plus bas),
  • la rotation d'écran (mais je crois que ça marche sur aucun hybride, car l’accéléromètre n'est pas géré par le pingouin en standard, il faut ajouter des trucs).
  • Les touches de raccourcis avec la touche Fn ne sont pas reconnues comme spéciales (donc je suis passé par les menus). En fait si, mais j'explique plus bas.

Concernant l'écran détachable, aucun problème lorsqu'on le retire ou qu'on le remet. Par contre par défaut, le clavier virtuel ne se lance pas en mode tablette, il faut l'activer avec l'application OnBoard et le configurer pour qu'il s'affiche si besoin.

Donc, à part le wifi, ça s'annonce plutôt bien. Je me lance donc dans l'installation, d'autant que dans certains forum ils disent que le wifi marche si on fait l'installation sur disque.

L'installation

Préparatifs complémentaires trouvés ici.

1) Mettre à jour le BIOS

C'est obligatoire, raison pour laquelle il ne faut pas jeter tout de suite windoze. En passant par l'application windoze du compagnon Lenovo il est possible de mettre à jour la version du BIOS afin d'obtenir un menu supplémentaire qui permet de changer le mode de fonctionnement du disque.

2) Changer le mode de fonctionnement du disque dur SSD de RAID à AHCI

En effet le mode RAID n'est pas supporté par Linux. J'ai suivi la procédure suivante pour changer de mode sans avoir à réinstaller windoze (si vous virez fenêtre, il devrait suffire de changer juste dans le BIOS):

  1. Ouvrir un terminal administrateur dans windoze: click droit sur le menu Démarrer, puis saisir la commande suivante: bcdedit /set {current} safeboot minimal (qui dit à fenêtre de démarrer en mode sans échec au prochain reboot).
  2. Éteindre l'ordi et le redémarrer pour aller dans le BIOS (volume haut en même temps que bouton de démarrage).
  3. Dans le BIOS, changer le mode SATA de RAID à AHCI (via le nouveau menu apparu avec la mise à jour du BIOS), sauver et redémarrer.
  4. Laisser démarrer windoze en mode sans échec et exécuter dans un terminal administrateur la commande : bcdedit /deletevalue {current} safeboot puis redémarrer. Windoze est maintenant en AHCI.
3) Installation depuis le live USB

Comme j'avais fait de la place précédemment, j'ai installé Ubuntu sur la place restante. Pour ce test, je n'ai fait qu'une seule partition montée sur "/" mais bien sûr on peut faire mieux.

A noter que j'ai fait une première installation avec le BIOS defini à Legacy mais qu'il y a eut un problème à la fin. En remettant le BIOS en UFI et en saisissant un mot de passe lors de l'installation d'Ubuntu pour le boot, tout s'est très bien passé et Grub était directement opérationnel.

Autre farce de l'installation depuis le live USB, le clavier au reboot est en QWERTY et non en AZERTY, ce qui peut poser des problèmes pour la saisie du mot de passe. Pour une raison que j'ignore, le clavier virtuel qui peut être activé est tronqué et donc il manque des touches.

Ubuntu fonctionne, mais tjs pas le wifi, ce qui ne permet pas de finaliser l'installation. Grumpf !

4) Tuning d'après installation
  • WIFI: j'ai trouvé cette commande dans un forum qui fonctionne parfaitement pour réparer le wifi: lancer dans un terminal sudo tee /etc/modprobe.d/ideapad.conf <<< "blacklist ideapad_laptop" et rebooter. Au démarrage le wifi fonctionne niquel.
  • Finir l'installation: Comme l'installation s'est fait sans wifi, la première des chose à faire est de terminer l'installation et de lancer le gestionnaire de mise à jour. Ne pas oublier de passer dans le menu de prise en charge des langues qui doit finir l'installation de la langue française.
  • Configurer l'application OnBoard: pour que le clavier virtuel s'affiche dès que l'on est dans une zone d'édition et qu'un clavier physique n'est pas présent.
  • Touche Fn: en fait, sur ce clavier, les touches F1 à F12 ne sont pas accessibles directement, il faut appuyer sur la touche Fn pour lancer les fonctions correspondantes. Et donc toutes ces touches sont utilisées comme touches complémentaires ou multimedia des claviers classiques. Donc il suffit d'appuyer dessus pour gérer le son, la luminosité, mais aussi recharger une page du navigateur, fermer une fenêtre, désactiver le touchpad, verrouiller la session... Donc en conclusion tout fonctionne. Une exception à ce fonctionnement est le rétro-éclairage du clavier qui s'allume en pressant Fn+Espace.
  • Clavier mire de login: ça agace d'avoir un clavier en qwerty pour saisir son mot de passe. Pour corriger le clavier par défaut, il faut ouvrir une console et lancer la commande sudo dpkg-reconfigure keyboard-configuration. A noter que pour ouvrir un terminal il faut cliquer en même temps sur la touche Fn (Ctrl+Alt+Fn+F1).
  • Ajouter l'application ClassicMenu: histoire de pouvoir lancer des applications sans clavier en 2 clics. De toute façon je trouve cette application indispensable.
  • Veille prolongée ou hibernation: par défaut le menu d'économie d'énergie ne propose pas le mode hibernation, il faut donc l'activer. J'ai suivi le tutoriel du site d'ubuntu-fr.
  • Lenovo active pen: pas de difficulté ici, il suffit de le connecter en blutooth et il est reconnue comme une souris. Pour avoir toutes les fonctionnalités (sensibilité à la pression, gomme...) il faut passer par le menu wacom de la config et surtout le déclarer dans les menu de Gimp.
5) Autres fix pas encore trouvés

J'ai voulu tester le bureau Unity8 qui est supposé être adapté au tactile, et c'est inutilisable en raison du facteur d'échelle, qui contrairement au bureau standard, ne se met pas sur 2. Donc compte tenu de la haute résolution de l'écran, tout est minuscule.

Voilà ce qui reste qui ne fonctionne pas:

  • Sur la page de login, le clavier virtuel est coupé et trop petit. Il semble que ce soit un bug connu lié au facteur de zoom.
  • Certaines applications comme GIMP ne tiennent pas compte du facteur de zoom qui est de 2 pour l'affichage, du coup les fenêtres sont trop petites.
  • Détection de la présence du clavier physique: il est possible dans OnBoard, le clavier virtuel de définir les évènements qui correspondent au détachement ou rattachement du clavier physique. J'ai cherché, mais je n'ai pas trouvé les codes à mettre dans OnBoard pour qu'il détecte que le clavier physique est déconnecté ou reconnecté.
  • Rotation de l'écran: ça ne marche pas directement, il faut ajouter un script qui va détecter les évènement liés au gyroscope (voir ici). Je ne l'ai pas encore fait fonctionner.
  • Caméra dorsale: pour l'instant, aucune application ne semble la voir.
  • Autonomie: en cours de test.

Conclusion

Je ne regrette absolument pas mon choix, car certes il faut faire un peu de tuning, mais c'est accessible et surtout on a l'impression qu'Ubuntu ne va pas tarder à le supporter en standard, toutes les briques sont là.

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

QR code

lundi 24 août 2015

Installer Ubuntu 15.04 sur un Acer Aspire switch 10

Tout d'abord, n'achetez pas un ordinateur ACER pour l'utiliser avec Linux, visiblement, ce fabriquant ne veut pas vous laisser facilement le faire !

Ceci étant dit, maintenant que j'en ai acheté un, il faudra bien qu'il tourne sous Ubuntu, car je ne veux pas entendre parler de windows chez moi. Donc voici un récit des solutions trouvées pour faire marcher l'engin. Je peux spoiler un peu l'histoire, à la fin on y arrive, mais avec beaucoup de sueur.

Lire la suite...

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

QR code

dimanche 14 septembre 2014

Picorage: une question d'humanité, et ça gagne combien un auteur

Retour sur 2 retweet:

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

QR code

mercredi 12 février 2014

Nouvelle proposition au débat municipal: l'open data pour rendre aux citoyens les données publiques qu'ils financent

On englobe sous le vocable Open data, des notions différentes, bien camouflées par un anglicisme. Comme la traduction française, "données ouvertes" ne permet pas plus de comprendre ce que ce terme recouvre, voici ce que cela pourrait représenter pour la politique de la ville:

L'open data concerne les données et leur format

Dès que l'on produit quelque chose de numérique, il est enregistré sous forme d'un ou plusieurs fichiers de données (data). Les rendre ouvertes, cela consiste à permettre à tout un chacun de les consulter, voir même de les utiliser. Par exemple les billets de ce blog constituent des données ouvertes puisque vous pouvez y avoir accès.

Rendre des données ouvertes, va plus loin que de donner accès au fichiers les contenant. Il faut que ces fichiers puissent être lus, ce qui impose d'utiliser des formats de fichier lisibles par tous, sans aucune contrainte (financière, légale ou logiciel). Il faut donc utiliser des formats normés, publics[1]. Le contenu de ce blog est accessible avec n'importe quel navigateur web puisque les images sont dans des formats libres et les textes sont au format html.

Il faut enfin que ces données puissent être référencées et utilisables dans des processus automatisés, ce qui requière une structuration et hiérarchisation des données, ainsi qu'une documentation[2].

L'open data est une démarche politique et économique

Politiquement parlant, donner accès aux citoyens aux données financées par l'argent public devrait être une évidence. Mais comme l'information c'est le pouvoir, ce n'est pas la démarche naturelle de bon nombre de gouvernants. De même, fournir des informations sur les projets en cours permet aux opposants de fourbir leur armes, ce qui en soit n'est pas une mauvaise chose en démocratie, mais est souvent une source de tracasseries pour les techniciens ou les politiques.

Pourtant, les municipalités et autres collectivités territoriales produisent ou consomment beaucoup de données numériques, financées par l'argent public. On est en droit d'attendre que ces données soient accessibles. Quelques exemples:

  • Le patrimoine municipal.
  • Les études préliminaires pour les projets qui ont été commandé à des cabinets spécialisés ou réalisés par les services[3].
  • Le financement des associations.
  • Les données démographiques.
  • Les plans de la ville (Open street map).
  • Les statistiques de consommation d'énergie, d'eau, la gestion des déchets...
  • Les archives municipales.
  • Le patrimoine culturel.
  • Les scrutins électoraux détaillés.
  • Les banques d'images produites par les services municipaux ou les habitants.
  • ...

Une partie de ces données sont déjà publiques, mais peu accessibles[4]. Rendre ces données publiques, peut également bénéficier à la commune. Quelques exemples:

  • Les données cartographiques ont beaucoup de valeur. Les municipalités les donnent et elles sont ensuite vendues pour les GPS ou les sites web vivant de la publicité ou espionnant les internautes[5]. Certains outils utilisent des données libres (Open street map). Y être correctement référencé favorise l'image de la ville vis à vis des touristes par exemple.
  • Libérer les photos et vidéos de la commune permet de donner de la matière aux communicants sur la commune, de donner une meilleur visibilité.
  • Les citoyens et les associations sont une puissante source de projets sur laquelle la municipalité peut s'appuyer, mais il faut leur donner du grain à moudre avec un accès aux données fiables et complètes. Accessoirement, si les données sont publiques, il devient plus difficiles de faire courir des rumeurs.
  • Les échanges avec d'autres communes sont simplifiés si les données sont standardisées et accessibles. Ces échanges peuvent être au sein de la métropole, mais aussi avec des villes d'autres départements ou pays, dans une démarche de mutualisation des logiciels par exemple[6], ou de partage d'expérience (projet culturel ou sportif).
  • Recyclage des données: en les structurant et hiérarchisant, le travail des agents ou des prestataires peut être facilement retrouvé et réutilisé. Selon les types de données, elles peuvent être enrichies en continue, comme dans un wiki, construisant ainsi une mémoire administrative de la municipalité.

Cette mise à disposition des données ne doit pas se faire anarchiquement afin d'en obtenir un bénéfice. Il existe des méthodologies, des outils et des standards pour le faire. L'état publie des orientations sur l'open data.

Être proactif plutôt que de subir

Au delà de l'étude préliminaire qui va définir quoi et comment publier, le point clé est la formation des agents qui doivent s'approprier la démarche. Il est bien entendu que cette démarche dans l'idéal devrait se faire en synergie avec la Métropole, mais St Laurent du Var pourrait être initiateur et moteur.

L'open data est un projet très technique et pourtant au cœur des enjeux avec la numérisation de notre société, le e-commerce, la e-administration, la dématérialisation... Nos communes devrons y passer, alors plutôt que de le subir, autant être proactif pour en faire une force et un atout économique et démocratique.

Notes

[1] et accessoirement les respecter sans les dévoyer comme a fait durant des années Microsoft.

[2] Un index, des liens entre les données, des résumés...

[3] Le risque c'est que même si le projet n'est pas retenu, des candidats pas sérieux en fassent un programme de campagne, comme pour l'usine d'incinération ;)

[4] Version papier, absence d'outil de recherche, format propriétaires...

[5] Google pour ne pas le citer.

[6] Se mettre à plusieurs villes pour créer un logiciel sur mesure.

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

QR code

mardi 3 septembre 2013

Arg, ils veulent faire financer les écrans supplémentaires par la CAF !

Aller, je vais passer pour un affreux rétrograde mais j'ai halluciné lorsque j'ai lu ce projet:

L'article qui m'a fait bondir: http://www.pcinpact.com/news/82082-... et l'interview complet de la député: http://www.pcinpact.com/news/82092-...

En gros l'idée consiste à faire financer l'achat d'écran (smartphone ou tablette) par l'allocation de rentrée pour les familles défavorisées. C'est du très bon clientélisme pré-électoral, sur ce point il n'y a rien à redire, bravo, par contre sur le fond c'est affligeant.

Aujourd'hui l'éducation nationale a deux énormes problèmes liés aux écrans:

  • Les enfants passent trop de temps devant, que ce soit la télé, les consoles, internet ou les réseaux dit sociaux. Cela a un impacte direct sur la capacité d'attention, les référentiels culturel, l'incapacité à faire un effort, la créativité, le travail personnel, la socialisation...
  • Les enseignants n'ont jamais été formés au numérique, l'état a une politique inconsistante vis à vis du numérique, le matériel est hétérogène d'un point de vu logiciel ou accessibilité d'un établissement à l'autre, mais aussi au sein d'un même établissement.

La question centrale n'est donc pas de faciliter l'accès à un nouvel écran (comme si les familles défavorisées n'en avaient pas des écrans), mais bien de ce que l'on fait de ces écrans dans le cadre de la mission de l'éducation nationale. Et clairement, la proposition de ces élus est à des années lumières de la bonne démarche.

  • Qu'ils proposent la mise en place de classes pilotes avec de l'encadrement des enseignants pour lancer des projets.
  • Qu'ils se fasse facilitateur de développements de logiciels libres à destination des classes, via des soutiens aux enseignants qui ont des projets, avec généralisation ensuite.
  • Qu'ils proposent que l'administration scolaire se penche sur la dématérialisation des dossiers (les 12 exemplaires des fiches à remplir à la rentrée, on commence vraiment à ce demander ce qu'ils en foutent de leurs ordinateurs).

Il y a de quoi faire, mais de grâce, pas d'écrans supplémentaires !

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

QR code

jeudi 29 novembre 2012

Peut-on transposer au logiciel propriétaire le modèle économique du logiciel libre ?

En effet, beaucoup d'éditeurs de logiciels sont effrayés par les caractéristiques des licences des logiciels libres, dites virales. La licence la plus connue, la GPL impose de redistribuer les sources du logiciel lorsqu'on le modifie. Ce qui veut dire que si vous créer des morceaux de logiciels qui s'appuient sur du logiciel libre, vous devez fournir le code source de votre logiciel.

En fait ce n'est pas tout à fait vrai, car il existe plein de variantes des licences libres, dont certaines qui n'imposent pas ce genre d'obligation. Mais il n'en reste pas moins qu'à la base un logiciel libre est fait pour le rester.

Du coup, le modèle économique du logiciel libre est rarement le logiciel lui même. En effet comment vendre un logiciel qui peut facilement être télécharger sur internet "gratuitement"[1]. C'est donc ce qui gravite autour du logiciel qui se monnaye, et non le logiciel lui même:

  • Personnalisation,
  • Développement de modules spécifiques,
  • Installation,
  • Formation...

Hors il n'y a pas de raison qu'un logiciel propriétaire[2] ne puisse pas être rentable selon le même modèle économique.

Ainsi le logiciel lui même n'a plus de valeur marchande[3] et devient un support pour la vente de service.

C'est clairement la tendance lourde vers laquelle l'industrie du logiciel évolue. Il n'y a qu'à voir IBM qui vend du service et du matériel, Google qui fourni des services mais pas des logiciels, les jeux qui sont payant pour se connecter à des services de mise en réseau...

Cette tendance se retrouve dans d'autres domaines:

  • Renault ne veut plus vendre des voitures mais du transport, tout comme la SNCF qui ne veut plus vendre des places de train mais du voyage.
  • On nous propose d'acheter du droit à écouter de la musique et non plus des disques.
  • Les vendeur d'énergie veulent nous vendre du confort et plus des watt.
  • Les entreprises achètent du service de mise à disposition d'ordinateur, incluant la maintenance, le remplacement et les logiciels, mais plus des ordinateurs et des licences de logiciel.

Tout ceci ne veut pas dire qu'il n'y aura plus de logiciel ou de voiture ou de disque, mais que ces éléments ne sont plus qu'une des briques de ce que l'on achète. Donc oui, le modèle économique du logiciel libre est totalement transposable au logiciel propriétaire.

Notes

[1] On peut vendre du logiciel libre, mais comme n'importe qui peu le redistribuer une fois qu'il a les sources, il est peu probable qu'il reste payant longtemps.

[2] Un logiciel propriétaire, ou privatif, est fourni gratuitement ou moyennant finance sans ses sources et donc sans les moyens de le modifier ou le vérifier.

[3] même s'il possède une valeur intrinsèque liée aux milliers d'heures de travail qu'il a fallu pour le réaliser.

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

QR code

jeudi 4 octobre 2012

Festival du livre et livre libre

Comme l'information est passée dans un commentaire technique, je la remet en avant dans un billet. Lors du 25ème festival du livre de Mouans Sartoux, l'association Linux Azur rappel divers ateliers autours du livre libre:

Vendredi 5 Octobre 16:00 - Samedi 6 Octobre 17:30, au "Café Beaux livres" – Espace B du festival du livre de Mouans-Sartoux

Les conférences‐ateliers auront lieu à l’espace Beaux Livres (entrée près de l’accueil du festival), à 16 h et 17 h 30 respectivement, et seront relayées par un stand Linux Azur en zone « Associations ».

Vendredi 5 octobre, 16:00

Simon Giraudot, auteur de geektionnerd.net: "Je suis auteur BD, j'ai fait le choix du Libre et je ne le regrette pas !", conférence-atelier avec démonstration Inkscape.

Samedi 6 octobre, 17:30

Alexis Kauffman, "La fabuleuse histoire d’un livre Libre", l'aventure de Framabook au travers du choix des licences, des outils... Étude de cas à partir du travail de Christophe Masutti.

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

QR code

dimanche 25 mars 2012

Picorage propriété intellectuelle: retrouver une image et l'art de se faire pincer

Deux liens à mettre côte à côte, histoire d'être méchant:

Je sais c'est mesquin, mais que voulez-vous, lorsque des gens prêchent la vertu, à défaut d'être parfaitement vertueux, qu'ils fassent au moins semblant de l'être, surtout lorsqu'ils ont été prévenus.

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

QR code

mercredi 7 mars 2012

Mutation numérique de la société: une illustration avec la propriété intellectuelle

Je serais un des animateur du prochain Café Démocrate qui se tiendra à Nice Jeudi 08 mars sur le thème de la propriété intellectuelle. Je vous propose en avant première quelques unes des pistes que je proposerai au débat.

Mutation de la notion de propriété intellectuelle introduite par la mutation de notre société au contact du numérique.

Ce sujet n'est apparemment pas dans la lumière de la campagne et pourtant c'est un enjeux de société considérable car nous sommes à une époque charnière. En une génération, le numérique a envahi toute notre vie, de manière visible avec les ordinateurs, mais aussi totalement insidieusement dans quasiment tous les actes de la vie quotidienne. Lors de ce Café Démocrate, je vais essayer de restreindre le sujet à la propriété intellectuelle, qui n'est qu'un tout petit bout de la mutation numérique de notre société. Mais ce petit bout, notamment dans son application au monde la culture présente l'avantage d'être une bonne illustration des enjeux, que l'on a du mal percevoir.

Créateur/Producteur/Consommateur, une tranche de jambon qui se rebelle

Le monde de la création s'organise autour de 3 acteurs:

  • L'auteur ou le créateur d'une œuvre.
  • Le producteur ou facilitateur, qui est intimement lié au distributeur commercial.
  • Le "consommateur" qui regarde, écoute, touche, achète la création.

Or l'avènement du numérique ne pose pas de problème au premier et au troisième, mais uniquement au second. En effet, la création qui peut s'exprimer par un résultat numérique peut passer directement du créateur au consommateur. Les intermédiaires redeviennent des facilitateurs, facultatifs, et donc leur rémunération devient également facultative. On image facilement qu'ils n'entendent pas se laisser déposséder de cet avantage sans réagir !

Une génération qui ne connaît pas d'autre modèle que le partage et la pseudo gratuité.

Les générations d'avant internet (1995), grosso modo les + de 30 ans sont capables d'imaginer la société sans le numérique. L'économie de la possession d'un bien culturel leur est naturelle. Lorsque l'on achète de la musique, c'est avant tout sous la forme d'un disque. Les autres moyens ne sont que des dérivés. Ces générations acceptent donc sans rechigner les contraintes d'unicité de droit sur un bien culturel.

Pour les nouvelles générations, qui ont grandi avec le numérique, ce concept d'unicité d'un bien culturel est obsolète, et incompréhensible. Pourquoi un fichier que l'on peu dupliquer à l'infini sans altération de l'original devrait avoir de la valeur ? Dans un monde numérique, comment comprendre le concept de vol sur un objet que l'on peu dupliquer ? Partager une chose sans valeur est donc naturelle, pourquoi cela devrait-il est un crime ?

Parce que nos dirigeants sont tous d'une génération qui ne perçoit pas cette évolution, les démarches engagées par les pouvoirs publiques dans le domaine de la culture consistent à criminaliser une partie des nouveaux usages que nous offre la technologie numérique. Les échelles de valeur dans le monde numérique ont changées, mais ils ne s'en rendent pas compte (du moins la majorité).

Le copyright numérique, un concept très abstrait

Il n'y a pas que la technologie qui introduit des changement. Le droit aussi. Un objet numérique peut disposer de plusieurs licences d'utilisation, qui chacune représente un usage différent du droit d'auteur. Contrairement au monde réel où la propriété et donc l'usage d'un objet est unique, dans le monde numérique, il est possible de dupliquer l'objet, son usage et sa propriété: il est ainsi possible d'être l'auteur d'une photo et d'en disposer de tous les droits, tout en donnant les droits à une autre personne (morale ou réelle). C'est ainsi que fonctionne les réseaux sociaux, qui s'arrogent un droit de propriété de vos photos, sans pour autant vous en déposséder.

Les nouvelles formes de créations censurées

La création numérique a également démultipliée les possibilités de remix d'autres œuvres pour en créer une nouvelle. Le visuel de ce café démocrate en est un exemple:

  • Une image d'un film célèbre qui se passe dans un univers numérique, Matrix. Cette image a été retravaillée par un contributeur d'un forum, qui n'en donne pas la source, et modifié par moi pour obtenir la bonne couleur.
  • Une magnifique photo portant le nom de "Le pouvoir des mots", qui est disponible en libre usage.

J'ai combiné 2 œuvres qui sont chacune porteuse d'un message, dans une troisième porteur d'un nouveau message. cette nouvelle œuvre qui est un remix des 2 précédentes est une création. Cependant, les lois de la propriété intellectuelle font potentiellement de moi un contrefacteur, et donc un hors la loi, puis que je ne peux pas prouver que j'ai le droit d'utiliser la première image.

Il existe au Canada en ce moment un débat sur un assouplissement du droit, pour permettre la copie pour la création. Au Etats Unis il existe le "fair use". Mais rien de tel en France, si ce n'est peut être le droit de citation.

Des modèles économiques à construire.

Et là ce pose le problème de la rémunération des auteurs et créateurs. Dans le modèles antérieur, à chaque exemplaire une part de du produit de la vente revenait à l'artiste. Dans un système de copie illimité et de remix, comment assurer une rémunération à l'artiste ?

Aucun modèle économique de la création qui soit satisfaisant n'a encore émergé. On peut citer quelques exemples:

  • La licence globale (principe de la redevance TV ou de Deezer),
  • Les taxes sur le volume de données téléchargées (principe du minitel),
  • La publicité incluse (Mc Do dans le 5ème élément),
  • Le financement de la création par les fabriquant d'appareil (ex:lecteur MP3 préchargé) ou hébergeur (Dailymotion partage ses revenus publicitaire avec certains contributeurs).
  • La transformation du disque en support publicitaire pour les spectacles et émissions télévisées,
  • ...

Les politiques, leur perceptions et propositions.

HADOPI, LOPSI, ACTA...

http://www.laquadrature.net/fr/acta

Conclusion

Le numérique n'introduit pas des évolutions progressives comme toutes les autres technologies avant lui, sur une ou plusieurs génération. Les mutations qu'il insuffle à notre société se font en quelques mois, et nous vivons une époque charnière. La culture et le milieu artistique sont eux aussi confrontés à ces mutations ultra rapide, avec comme enjeux centrale la propriété intellectuelle, héritage obsolète ou précurseur, selon comment on l'aborde, mais qui lui aussi est en pleine mutation.

L'éviction des producteurs dans une partie du processus de création/consommation culturel est la source de tous les projets liberticides autour de la problématique du droit d'auteur. Les enjeux économiques sont aux manettes. Comme toutes les évolutions technologiques (imprimerie, cinéma parlant, télévision, disque, cassette...) le monde de la création a su s'adapter et le monde économique avec. Il faut laisser émerger les nouveaux modèles de création, de consommation et de monétisation de la culture, et pas les censurer.

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

QR code

vendredi 17 février 2012

Le parasitage de logiciels libres, nouvelle saloperie en devenir

Je découvre via twitter que certains sites de téléchargement dit gratuits, repackagent des logiciels libres[1] pour y inclure des logiciels parasites[2].

C'est à dire que les auteurs de ces logiciels qui ont délibérément décidés de ne pas inclure ces logiciels parasites qui pourraient pourtant leur rapporter de l'argent, se retrouvent avec des versions de leur programme tout de même parasité, et en plus au bénéfice de tiers, qui bien entendu ne reversent pas un centime à l'auteur, tout en bénéficiant de la notoriété du programme.

Le détail sur le site de l'auteur du programme Notepad++, célèbre éditeur de texte utilisé par beaucoup de développeurs[3]

Pour éviter cela, ne téléchargez pas depuis les sites comme 01Net ou Clubic, et préférez toujours télécharger vos logiciels depuis le site des auteurs. Ils contrôlent sur leur site le lien de téléchargement et en plus vous avez toujours la dernière version.

Notes

[1] La caractéristique des logiciels libres, c'est que le code source est donné, donc n'importe qui peu le modifier. Ils sont en général gratuits, et beaucoup de très grande qualité, donc avec beaucoup de succès.

[2] Typiquement, les parasites les plus fréquents sont des barres dites d'outils qui s'installent dans le navigateur web, ou des antivirus en période d'essai.

[3] Pour ma part je m'en sert en complément d'Eclipse.

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

QR code

jeudi 16 février 2012

Picorage vidéo: le projet et la méthode Bayrou, numérique et interview Europe1

Le net fourmille de vidéos sur la campagne présidentielle. Parmi toutes ces vidéos je vous en propose 3 qui m'ont marquées ces derniers temps:

 


François Bayrou, invité du Grand Entretien de Mediapart

 


DIALOGUE AUTOUR : le numérique - 14/02/12

 


Canteloup: Laissez-moi parler !

 

Vers 41min du débat sur le numérique, François Bayrou fait le lien entre numérique et formation à la lecture, avec une remarque extrêmement pertinente que le clavier impose un fonctionnement lettre par lettre, ce qui ne correspond pas aux techniques d'apprentissage.

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

QR code

samedi 14 janvier 2012

L'application Tricorder pour Android n'est plus dispo... mais en fait si !

Angry1.gifLorsque j'ai mis à jour mon téléphone Sony Ericsson l'été dernier, pour obtenir une version plus récente d'Android, je n'ai pas retrouvé une des application dont je vous ai parlé précédemment, à savoir le Tricorder, the must have du treky[1].

Sur le coup je me suis dit que l'auteur n'avait pas encore mis à jour son application vers la nouvelle version du système et donc j'ai patienté en regardant de temps en temps si l'application réapparaissait[2]

En désespoir de cause[3], je me suis rendu sur le site de l'auteur, pour découvrir, oh horreur, que la société qui détient les droits sur Startrek avait envoyé une injonction à Google, pour contrefaçon.

Et sincèrement ça fait mal autant de connerie.

L'application a donc été supprimée du Market d'Androïd, puis récemment réintroduite par une autre personne sous un nouveau nom. Télécharger la nouvelle application ou la version précédente ici ou

Notes

[1] Fan de Startrek.

[2] En effet, le Market d'Android n'affiche en principe que les applications compatibles avec la version installée du système.

[3] Oui un fan se désespère de ce genre de chose.

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

QR code

jeudi 6 octobre 2011

Croque la pomme

Face à la déferlante de louanges que nous déversent les média, sociaux comme traditionnels, je tien à dire que je n'ai pas, et je n'ai jamais possédé quoique ce soit en rapport avec Steve Jobs et la marque à la pomme. Pas de matériel, pas de logiciel[1] et pas de données.

Et pourtant je ne pense pas être un arriéré numérique. Oui on peut !

Billet powered by le pingouin et des logiciels libres !

Notes

[1] Il y a bien Quicktime qui s’évertue à vouloir s'installer dans la session de mon épouse et que je supprime car il plante.

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

QR code

vendredi 23 septembre 2011

La vie privée est en passe de devenir un luxe inaccessible

clavardage.jpgIl y a quelques années, au moment où je commençait tout juste ce blog et que j'en étais encore, comme la majorité des gens sur le net à cette époque là, à un site web "statique" avec juste un peu d’interactivité en PHP, j'avais été interrogé par un journaliste du magazine "La Croix" sur mes motivations pour faire une site web perso, sur lequel figurait des photos de ma famille.

A l'époque, ma réponse était de pouvoir choisir moi même les informations me concernant disponibles sur le net. J'avais à l'époque utilisé l'analogie avec le jardin devant la maison, que les passants peuvent regarder, et qui présente ce que l'on veut bien leur montrer, sans préjuger de ce qui ce trouve dans la maison ou dans "le jardin de derrière". Cette analogie provient du modèle des maisons américaines, qui sont construites sur le modèle d'une petite pelouse devant avec des fleurs, et le jardin de derrière (back-yard) dans lequel on reçoit ses amis ou la famille pour faire un barbecue[1]

A la lecture de l'article Cachez cette vie privée que l'Internet ne saurait tolérer, je me dit que cette idée est devenue complétement obsolète. Même en contrôlant ce que je publie ou que d'autres publient me concernant, sur les différents support proposés par le net (blog, commentaire, facebook, twitter, vidéo, photo...) cela révèle énormément de choses sur une partie de ce que je suis, qui étaient du domaine de l'intimité il y a encore une génération.

Et encore je ne parle là que des données publiques, car si on allaient dans les emails, ou en traçant les sites que je visite, on se rapprocherait facilement de quelque chose que nos ainées auraient appelé un viol ou une inquisition. Et pourtant nous avons accepté que les puissants outils statistiques et les énormes volumes de données accumulées sur chacun de nous lorsque nous utilisons ces outils bien pratique du web, nous mettent à nu. Nous acceptons comme normal des pratiques hallucinantes que nous rejetterions farouchement en dehors de l'espace numérique.

Par exemple, le bouton "j'aime" de Facebook, ou "+1" de Google permet à ces 2 sociétés, de nous suivre au click près, dès que l'on est identifié sur l'une ou l'autre plateforme. Ces données sont aujourd'hui exclusivement utilisées pour la publicité ciblée. Mais une fois que le système est en place, qu'est-ce qui empêche de les rendre disponibles, moyennant finance, à un policier, un employeur, un époux jaloux, un état autocratique, un concurrent économique ou politique... (remplissez avec ce que vous craignez, ça marche).

Ce n'est plus simplement une question de transparence. La vie privée est en passe de devenir un luxe inaccessible.

Notes

[1] Je sais c'est un peu cliché, mais c'est cependant très présent comme modèle au USA.

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

QR code

dimanche 4 septembre 2011

Ethique, excuse pour être moraliste

Citation de Linus Torwalds issus de l'article d'OWNI, Linux: 20 ans, manchot et toujours libre[1]:

... l’éthique, pour moi, c’est quelque chose de privé. Chaque fois que vous l’utilisez dans un argument pour dire pourquoi quelqu’un d’autre devrait faire un truc, alors vous n’êtes plus éthique. Vous devenez juste une tête de con moralisatrice.

Voilà... comment dire... c'est dit !

Notes

[1] Il parle au sujet du caractère éthique de la licence GPL, mais son assertion peut être décontextualisée sans risque me semble-t-il, c'est ce qui en fait tout son intérêt.

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

QR code

lundi 29 août 2011

Picorage : liens en vrac depuis twitter

Comme ce que l'on note sur twitter est archivé sur les serveurs de twitter et disparait au bout d'un certain temps, je note quelques uns des liens les plus intéressants :

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

QR code

mardi 5 juillet 2011

Comprendre les CGU des média sociaux et la propriété des contenus publiés dessus

Si vous souhaitez mieux comprendre les enjeux de la propriété des contenu sur les média sociaux, tels que Facebook ou Twitter, je vous invite chaleureusement à lire l'excellent billet vos contenus ne vous appartiennent plus, de S.I.Lex.

Voici quelque extraits :

  • les CGU des médias sociaux aboutissent à ce paradoxe que les mêmes contenus semblent faire l’objet de deux droits de propriété superposés : celui de l’utilisateur et celui de la plateforme : En gros, ce qui est à vous est à vous, mais c’est… à nous également !
  • En droit anglo-saxon, le terme « grant » (« you grant us ») correspond à une garantie. La clause de Dropbox doit s’interpréter ainsi : « En nous confiant des fichiers qui vont par nature être stockés sur nos serveurs, routés, transférés, manipulés, affichés sur notre site, zippés, etc., vous nous garantissez le droit (=autorisation) de le faire. Il s’agit bel et bien d’une licence.
  • Avec les biens immatériels, la propriété peut se démembrer à l’infini, par le biais du mécanisme particulier des cessions non exclusives.
  • La cession des droits peut en effet s’opérer à titre exclusif ou non exclusif. Le premier cas correspond par exemple à celui d’un contrat d’édition classique, dans lequel un auteur va littéralement transférer ses droits de propriété intellectuelle à un éditeur pour publier un ouvrage. L’auteur, titulaire initial des droits patrimoniaux, s’en dépossède par la cession exclusive et il ne peut plus les exercer une fois le contrat conclu. Avec les CGU des plateformes, les droits ne sont pas transférés, mais en quelque sorte « répliqués » : l’utilisateur conserve les droits patrimoniaux attachés aux contenus qu’il a produit, mais la plateforme dispose de droits identiques sur les mêmes objets.
  • Rien n’empêche l’utilisateur de reproduire ou diffuser ailleurs un contenu posté sur la plateforme, mais il ne peut s’opposer à ce que celle-ci fasse de même, voire ne conclue des accords avec un tiers, y compris à des fins commerciales.
  • En France, le Code de Propriété Intellectuelle encadre de manière stricte les cessions de droits . Il considère par exemple que « la cession globale des oeuvres futures est nulle » (Art. L-131-1)

Et bien sûr, à mettre en parallèle, cette enquête de TNS-sofres sur l'usage des réseaux sociaux chez les 8-17 ans[1]

  • La moitié de 8-17 ans sont sur les réseaux sociaux
  • Les parents sont assez peu associés à cette pratique
  • Pour les enfants et les adolescents ces relations sont bien réelles
  • Un tiers des enfants ont été choqués ou gênés par des contenus
  • Conscients des risques, ils ne savent pas forcement s'en préserver

Et bien voilà, vous êtes prévenu : les réseaux sociaux ce n'est pas du tout aussi anodin qu'il n'y parait. Cette face de ces univers est difficile à cerner pour les adultes, alors imaginez pour les enfants, c'est pourtant là dedans qu'ils évoluent tous[2] en arrivant au collège.

Notes

[1] Étude réalisée pour l'UNAF, Action Innocence et la CNIL.

[2] Ou voudraient bien !

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

QR code

- page 1 de 2