Dans l'émission Rue des entrepreneurs d'il y a quelques semaines, j'avais noté quelques éléments d'un excellent interview en début d'émission qui soulevait des questions sur les raisons supposées du chômage.

La recherche des raisons pour lesquelles le chômage est plus important dans notre pays que dans les autres pays développés aboutis à la remise en cause de certains poncifs[1].

Selon l'étude présentée, l'échelle de l'insatisfaction est le frein principale à l'économie française et non les droits sociaux. Cette insatisfaction se manifeste par exemple par le désir de quitter son travail le plus jeune possible et donc par l'absence massive de seniors qui restent travailler au delà de 60 ans. Les mauvaises conditions de travail augmentent également sensiblement le coup du travail.

Le chercheur interviewé tord le cou à quelques lieux communs :

  • Les français auraient perdus la valeur travail. En fait c'est faut. Interrogés sur la manière dont les parents parlent de la valeur travail, notamment aux enfants, les français la place beaucoup plus haut que les américains qui nous sont pourtant montrés en exemple.
  • Les français travailleraient moins. C'est bien sûr faux, rapporté à la richesse produite. Ils seraient même plutôt pas trop mauvais[2].
  • Les cadres du droit du travail seraient trop contraignants. En fait, en comparant avec d'autres états européens qui ont soit une protection du salarier plus importante ou moins, des indemnités de chômage plus ou moins importante... le chercheur rapporte que ces paramètres ne participent que très très peu au facteur chômage. Il n'y aurait donc pas de lien direct entre les rigidités de notre droit du travail et le chômage.

En revanche, lorsque l'on pose la question sur du bien vivre dans les entreprises, la France se classe 98ème sur 102 pays développés. Ce sont donc clairement des problèmes managérial qui seraient la base du problème français. Et de conclure sur le rôle des politiques qui est d'être des facilitateurs, mais que ce ne seront pas eux qui agirons. C'est aux patrons, salariés et leurs représentants à résoudre la crise de confiance

Je regrette de ne pas avoir pris les référence de cette personnes au moment du passage de l'émission. Cette citation d'un petit bout de l'émission est forcément imparfaite, mais vous en saisissez tout de même l'idée qui est franchement à contre courant du discours ambiant, autant de la gauche que de la droite actuel.

Notes

[1] Poncif que le gouvernement actuel ne se gène pas d'utiliser pour tacher de remettre en cause notre droit du travail

[2] Réponse issu d'une autre lecture, car je n'avais pas eut le temps de noter l'argumentaire.