Voici le texte d'un tweet de Philippe Silberzahn que je trouve extrêmement pertinent:
Une innovation de rupture commence souvent par être moins performante.
Les premières automobiles étaient peu fiables. Les premiers appareils photo numériques avaient une résolution médiocre. Les premiers outils de traduction automatique produisaient des textes qu’il fallait largement reprendre. Face à la technologie dominante, ils faisaient pâle figure. Et pourtant, ils ont fini par s’imposer.
Pourquoi en sommes-nous surpris ? Parce que nous faisons souvent une erreur lorsque nous évaluons une innovation : nous la jugeons selon les critères de performance du monde qu’elle est précisément en train de remettre en cause.
L’automobile était moins fiable que le cheval. Mais elle introduisait d’autres avantages. Le numérique produisait des photos de moins bonne qualité, mais il supprimait la pellicule et permettait de voir immédiatement le résultat.
Une rupture ne commence donc pas nécessairement par faire mieux. Elle commence souvent par faire moins bien sur les critères existants, tout en ouvrant de nouvelles possibilités sur des critères qui semblent d’abord secondaires. C’est ce qui la rend si facile à mépriser au départ, notamment pour les acteurs établis.
Et c’est peut-être l’une des raisons pour lesquelles les ruptures sont si difficiles à voir venir.
Lien vers l'article : Le secret de l’innovation de rupture, c’est la sous-performance
C'est aussi pourquoi les organisations en place ont du mal à adopter les innovations de rupture car elles ne se permettent pas d'abaisser leurs exigences de qualité/performance, et leur clients ne le tolèrent en général pas dans un premier temps. Ceci permet à de nouveaux acteurs d'entrer sur le marché. Toutes les grandes entreprises, leader sur leur marché, peuvent être mise en difficulté à cause des innovations de rupture. Cependant on notera que les entreprises du numérique sont beaucoup plus attentives aux innovations de rupture dans leur secteur, car elle savent qu'un petit acteur peut rapidement devenir gigantesque grace à l'éffet de levier qu'offre le numérique. Il suffit de voir en ce moment, fleurir partout des boutons "AI" sur toutes les applications, de peur que les utilisateurs n'aillent essayer ailleurs.
J'ai changé de Freebox pendant les vacances. Je suis passé de la Freebox Révolution à la Freebox Pop. Du coup, j'ai quelques infos intéressantes à partager:




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