samedi 24 juin 2023

Imprimante HP erreur 27

Pour une raison inconnue, mon imprimante HP Color LaserJet Pro M180 s'est bloquée avec le code d'erreur 27. Même le site officiel de HP ne référence pas ce numéro d'erreur. Du coup pourquoi est-ce qu'elle existe si elle n'est pas référencée. A un moment, il y a un développeur qui a inventé un code d'erreur, mais n'a pas jugé utile de le documenté. Les mecs, c'est nimportenawake !

Je ne suis visiblement pas le premier à rencontrer ce message d'erreur, puisqu'une vidéo Youtube avec 20 000 vues en 3 ans (écrite en russe ou une langue slave, je ne sais pas faire la différence) propose la solution suivante:

  1. Débrancher le câble USB
  2. Débrancher le câble d’alimentation (sans éteindre l'imprimante pour moi)
  3. Appuyer immédiatement plusieurs seconde (j'ai fais 2 fois 7s environ)
  4. Rebrancher le câble d’alimentation et démarrer l'imprimante
  5. Rebrancher le câble USB

Mon hypothèse est que cette manipulation vide complètement les condensateurs qui contiennent de l'électricité en essayant de démarrer l'imprimante, et sans cable USB il n'y a aucune source d'électricité alternative. Ceci provoque une purge de la RAM qui devait contenir un code corrompu qu'un simple redémarrage ne suffisait pas à virer. Ce n'est qu'une hypothèse un peut tirée par les cheveux, vu que rien n'est documenté null part, mais il faut se rappeler que l'imprimante reste en veille 24h/24 pendant des mois, donc il peut se passer des trucs dans le code de l'imprimante qui n'ont pas vraiment été testés par les dev d'HP. Typiquement lorsque l'on tente d'imprimer un document énorme qui sature le buffer, il peut y avoir des effets quasi impossibles à prédire.

Bref ça a marché et mon imprimante est à nouveau fonctionnelle.

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

samedi 27 mai 2023

Un film à voir: les héritiers

Affiche du film Les héritiersNetflix propose le film "Les héritiers" qui est sorti en 2014 et dont je n'avais pas entendu parlé à l'époque. Je trouve que ce film est un bijou. Pas très ambitieux, plutôt même sage, mais très bien filmé, délicatement, avec l'émotion qui monte progressivement. Il m'a décroché plusieurs larmes.

On y découvre une classe de seconde de Créteil qui est en difficulté. Le genre de classe que tous les enseignants redoutent d'avoir, de celle qui vous casse et vous font douter de votre vocation d'enseignant, et pourtant de ces classes dans lesquels on envoie les profs débutants qui viennent de réussir le concours.

Le début du film est lent, il place le contexte. On y découvre des enseignants et l'institution, dépassés et qui abandonnent ces élèves. Et puis la caméra nous fait découvrir une enseignante d'histoire, qui propose à cette classe de participer à un projet sur la Shoa et en particulier les enfants dans les camps nazi.

Le sujet est carrément austère, aride et difficile, mais finalement les jeunes s'en emparent. J'ai trouvé très bien filmé le récit et même les élèves sont hélas très, très réalistes. La réalisatrice ne détaille pas trop, et on pourrait presque lui reprocher la liste des thèmes évoqués mais non développés. Le sujet est l'impacte sur les jeunes et la classe de ce projet. Le film raconte comment les élèves ont évolués grâce à ce projet. Il évoque très discrètement d'autres sujets que vivent ces jeunes dans un quartier chargé de racisme, de communautarisme, avec la gangrène des islamistes aux portes du lycée, sans pour autant en faire des tonnes, car ce n'est pas le sujet, même si c'est une réalité.

Bref j'ai adoré et je vous le recommande.

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

lundi 15 mai 2023

#kdrama, d'autres avis

J'ai heureusement baissé ma consommation de k-drama, il y a autre chose à faire dans la vie, mais de temps en temps, je continue à en regarder. En voici quelques-uns.

My Golden Life

Un long k-drama de 52 épisodes, avec de chouettes acteurs et un scénario travaillé (du moins sur la première partie, après on sent que c'est recyclé). J'ai regretté que les décors soient plutôt pauvres et la manière de tourner répétitive et sans originalité (souvent un seul angles de vue par décor et des éclairages artificiels poussifs). C'est l'histoire de 2 familles, l'une très riche et l'autre pauvre qui se croisent, avec la confrontation de leurs différences, de leur valeurs.
Fiche Netflix

The Pirates : à nous le trésor royal !

Ce n'est pas une série, mais un film de 2h dans l'univers de la piraterie coréenne au moyen âge. Je ne pense pas qu'il y ait une seule scène crédible dans ce film. Si c'était un concours d'improbabilités, ce film les remporterait, avec des effets spéciaux très kitch. Si vous avez des connaissances en bateau ou en plongée, c'est encore pire. J'ai piqué quelques fou-rires en me demandant comment les scénaristes avaient pu écrire des trucs pareils. Vous aurez compris, ça se regarde comme un dessin animé d'un conte, pour ne surtout pas réfléchir, il n'y a même pas de morale à la fin.
Fiche Netflix

Black Dog: Being A Teacher

La vie compliquée d'une enseignante embauchée en CDD dans un lycée privé qui peine à faire intégrer ses meilleurs élèves dans les universités. On y découvre le statut des enseignants précaires, la hiérarchie très pesante à la coréenne, les luttes de clan au sein de l'établissement... C'est presque un documentaire. Les romances ne sont pas le sujet, on y rit pas des masse, c'est du sérieux, on y parle de l'avenir de la jeunesse coréenne.
Étant nouvel enseignant, c'est pour moi très instructif de découvrir cette peinture du système d'enseignement coréen. Bien sûr c'est un autre monde, mais avec tout de même beaucoup de points communs. Je ne suis pas certain que les enseignants français accepteraient une telle organisation, même édulcorée ;)
Fiche Netflix

Mr Queen

Un homme du 21e siècle se retrouve projeté dans le corps d'une femme sous Joseon (200 ans en arrière) qui va devenir reine. Intrigue de cours à gogo et une relation spéciale entre le roi et la reine, qui évoque encore une fois la question de genre, mais en mode comédie cette fois-ci. Une partie de l'humour est difficile à percevoir je pense car il joue sur les différences de langage entre les 2 époques, qui sont gommées avec les sous-titre. J'ai particulièrement apprécié lorsque l'héroïne (habité par une homme du 21e siècle) recycle les mots anglais que les coréens modernes incorporent un peu partout dans leur manière de parler, et les reformule en s'appuyant sur les racines de la langue coréenne. Une manière, comme le font les canadiens de réintégrer dans le français les néologismes anglais.
Fiche Netflix

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

mardi 25 avril 2023

Avatar, la voie de l'eau : j'ai aimé, encore

Avatar, La voie de l'eauJ'avais adoré le premier opus d'Avatar, et j'ai du le regarder au moins 5 fois, avec à chaque fois un aspect différent de l'histoire qui émerge pour teinter l'histoire somme toute assez manichéenne. Pour la sortie de la suite, nous avions révisé en organisant une soirée cinéma à la maison une semaine avant, j'ai ressorti les lunettes 3D du fond du placard, et les place ont été acheté bien à l'avance pour avoir les meilleurs place dans la salle. Ce genre de sortie ça ne s'improvise pas.

J'ai lu dans une interview de James Cameron, le réalisateur, que si on avait envie d'aller aux toilettes durant les 3h12 du film, ce n'était pas un problème, car on pourrait voir les scène manquées lors du visionnage suivant. Sur le coup je l'ai trouvé un peu gonflé de partir du principe que l'on verrait le film d’emblée plusieurs fois, mais j'ai compris ensuite ce qu'il voulait dire : l'histoire de base est comme dans le premier film, assez simple, elle est quasiment intégralement dans les dernières bandes annonces (donc ne les regardez pas avant d'avoir vu le film). Ce film est avant tout un univers, une ambiance, décrit en détail, dans lequel l'auteur nous emmène nous promener. Pendant une partie du film, nous sommes presque dans un documentaire aquatique, à la découverte d'un peuple et d'une faune fantastique. Comme le dit fort bien l'auteur de cette critique que j'ai trouvé assez pertinente, une fois qu'il nous a bien immergé dans cette univers, on a un peu le sentiment que l'histoire décide de revenir nous filer une baffe, avec des scènes de combat dantesques. On notera qu'avec le retour du milieu aquatique, James Cameron peut à nouveau faire couler des bateaux, et le clin d’œil à Titanic est presque abusé.

Il y a beaucoup de scènes de cette phase de contemplation qui m'ont parlé, car je m'y suis retrouvé lorsque je fais de la plongée ou de l’apnée. Dans ces activité, on est là pour regarder, des gros poisson ou de minuscules mollusques, de couleurs tapageuses ou en mode camouflage. Faire de la plonger c'est contempler et James Cameron fait partager cette activité à des millions de gens qui n'en ont probablement ni l'opportunité, ni l'envie. J'ai fait ça, être à la plage avec un masque et un tuba dans 40 cm d'eau et regarder pendant des dizaines de minute, comme le fait le personnage de Kiri, les reflets, les grains de sable, les alvins, les mollusques... J'ai été surpris de la présence de cette scène , qui je pense n'est pas forcément accessible au plus grand nombre.

On notera au passage qu'il y a beaucoup d'éléments qui sont mis en place pour les épisodes suivants. On devine des pistes, on comprend qu'il y a des choses qui se passe que l'on ne nous montre pas. Un peu comme dans un documentaire sur une troupe de lion, on les voit évoluer, croiser d'autres protagoniste aux vies toutes aussi complexe, mais ils ne sont pas détaillés, ce ne sont pas, pour le moment, les sujets importants. Il y a de quoi alimenter les fans avec des quantité de théories, la possibilité de faire des spin-off, ou tout bêtement pour les 3 prochains opus. Je pense que l'on va re-re-re-regarder ce film encore et encore :D

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

jeudi 20 avril 2023

Home Assistant: problème avec l'intégration Renault-Dacia

Logo domotiqueJe vous en parlerais dans un prochain billet, mais je suis en train de découvrir la domotique et je m'amuse comme un petit fou avec Home Assistant. Parmi les fonctionnalité utiles, il y a l'intégration de notre voiture électrique, une Dacia Spring. Jusqu'il y a 2 jours, tout fonctionnait parfaitement, j'avais dans mon Home assistant ajouté des scénarii pour gérer la charge, afin qu'elle s’arrête à 80% (je vous raconterais ça en détail une autre fois).

Et puis patatras, depuis 2 jours plus rien ne fonctionne. Le problème se matérialisait par un accès impossible aux données de la voiture et dans les logs le message d'erreur

aiohttp.client_exceptions.ClientResponseError: 403, message='Forbidden'

En cherchant dans les forum, j'ai découvert que le problème venait de Renault, qui a changé la clé d'API qui permet à Home assistant de se connecté. En quelques heures, la communauté des dev Home assistant a trouvé la nouvelle clé et mis à jour le module Home assistant correspondant sur GitUb. Le problème c'est que le temps que la modification passe tous les processus de validation, cela peut prendre plusieurs jours.

Voici la solution suggérée sur un forum. Elle consiste à changer la version minimum de l'extension Renault, afin de forcer Home assistant à la recharger. L'intérêt de cette modification, c'est quelle reste compatible avec les prochaine mise à jour, puisquelle ne fait qu’accélérer la mise à jour. Mon installation de Home assistant est directement sous Ubuntu (puisque j'ai un serveur qui me sert à plein de chose, pas la peine d'investir dans un autre système).

1) Éditer le fichier manifest.json (sur mon installation c'est à cet endroit). Le fichier appartient à l'utilisateur homeassistant, donc soit changer d'utilisateur, soit faire un sudo

/srv/homeassistant/lib/python3.10/site-packages/homeassistant/components/renault/manifest.json

2) Définir la variable "requirements" à

requirements": ["renault-api==0.1.13"]

Avant cette modification, dans mon installation il était indiqué 0.1.12

3) Redémarrer Home assistant. Au démarrage il télécharge la nouvelle version et hop, tout se remet à fonctionner. J'adore le logiciel libre !

Ressources

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

dimanche 16 avril 2023

Encore quelques soucis avec Firefox snap sur mon nouvel Ubuntu 22.04

Depuis ma violente montée de version de ma machine qui était en 18.04LTS vers la 22.04LTS, après le souci de scanner, j'ai croisé un nouveau problème dans Firefox, encore autour de l'imprimante.

Mon imprimante fonctionne parfaitement avec tous les logiciels, sauf avec Firefox qui ne me la propose pas dans la liste des imprimantes lorsque je veux imprimer. Je n'ai dans la liste que l'enregistrement en PDF. J'ai parcouru le forum[1] et voici la solution qui marche pour moi:

Il est probable que mes problèmes lors de la mise à jour n'aient pas permis que le processus de migration en la version classique en .deb de Firefox vers la version snap se fasse complètement. Pour réparer le lien entre l'impression et le Firefox snap, il faut lancer dans un terminal la commande suivante:

sudo snap connect firefox:cups-control :cups-control

Et sans même avoir à redémarrer Firefox, mon imprimante apparaît dans les cibles d'impression. Youpi \o/


Pour mémoire:

Note

[1] Au passage il y a certaines personnes de bonne volonté qui ne sont vraiment pas doués en communication, et qui agressent le demandeur au lieu de l'aider. Heureusement, dans les tous derniers posts il y a des gens plus cools qui donnent la solution.

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

samedi 8 avril 2023

Pourquoi ne pas couvrir les réserves d'eau pour limiter l'évaporation ?

Nous avons eut un épisode délirant au sujet des réserves d'eau dans les Deux Sèvres, avec une quantité de désinformation exceptionnelle.

J'ai noté quelques tweets et fils qui permettent de prendre du recul sur le sujet:

Une fois que l'on sort de cette manipulation de défenseurs de l'environnement pour provoquer du désordre et non protéger l'environnement comme ils pensaient le faire, on peut revenir sur le fond du problème, à savoir la gestion de la ressource eau. Dans cette histoire il y a un travail sur plusieurs années qui a été mené pour valider la pertinence d'implanter une réserve d'eau. Dans les critiques des études préliminaires qui ont été formulées, il est évoqué le problème de l'évaporation et de l'eutrophisation de l'eau dans ces réserves. Je n'aborde pas le sujet de la captation de l'eau, qui semble-t-il est un faux sujet (cf l'article en lien ci-dessus), et de toute façon ce n'est pas de ça dont je voudrais parler.

Si on veut éviter l'évaporation d'une réserve d'eau, le plus simple consiste à la couvrir. C'est ce qui est proposé pour les piscines non utilisées. Pour une réserve d'eau, c'est un peu plus compliqué. Et puis je suis tombé sur le produit proposé par cette entreprise:

Laketricity

Le principe consiste à utiliser le plan d'eau comme surface d'implantation de panneaux solaires photovoltaïque. Cela utilise une étendue plane qui à part le loisir, ne servirait à rien, n'impacte pas les terres agricoles, et en plus, en couvrant une partie de la surface du plan d'eau, réduit l'évaporation, le réchauffement et l'eutrophisation.

Et pour couronner le tout, c'est une entreprise française. C'est pas beau la technologie à l'aide de la protection de l'environnement ?

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

jeudi 6 avril 2023

Le scanner ne fonctionne plus après le changement de version d'Ubuntu

J'ai changé dernièrement la version de ma machine à la maison qui était en 18.04LTS et que j'ai monté en 22.04LTS. Dernièrement quand j'ai voulu scanner un document, j'ai découvert que bien que l'imprimante fonctionnait sans problème, le scanner était en colère. J'ai une imprimante multifonction HP ColorLaserJet MFP M180n connectée en USB (et partagée sur le réseau familial).

Voici ce que j'ai compris et comment je m'en suis sorti.

Lire la suite...

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

mercredi 5 avril 2023

ChatGPT: des enjeux sociétaux et pédagogiques considérables

Généré par DALL·E le 2023-04-04 - many minds connected with a luminous network.pngAu même titre que le moteur de recherche à été une révolution dans l'accès aux ressources d'internet, ou la connectivité permanente fournie par les smartphone dans notre relation aux savoirs, un outil comme ChatGPT et tous les dérivés qui sont en train d'émerger, va nous faire franchir une nouvelle étape dans notre relation à l'information.

En quelques semaines, tous les élèves et étudiants ont pris conscience du potentiel de cet outil dans leur travail scolaire. Voici pour moi les impacts immédiats sur ma pratique d'enseignant.

Accès internet permanent

J'ai choisi de laisser accès en permanence à mes élève un accès à internet, que ce soit sur les ordinateurs de la classe, sur leur tablette fourni par la Région ou sur leur smartphone (oui ils peuvent utiliser leur téléphone dans ma classe, tant que c'est en rapport avec le sujet du cours). Les élèves accèdent donc à internet même pendant que je fait cours pour parfois me corriger ou compléter mes propos. Autant vous dire qu'il vaut mieux être humble, si on veut conserver sa crédibilité

Du coup, il n'y a aucune barrière à l'utilisation de ChatGPT en classe. Les élèves s'en servent comme une ressource, comme ils le faisaient précédemment avec les moteurs de recherche, sauf que cet outil leur épargne l'étape de synthèse des résultats d'une recherche et c'est là que cela change la donne, car une bonne partie du job de l'enseignant consiste à transmettre aux élèves la capacité à synthétiser les savoirs et à les réinvestir. Si on supprime l'étape de synthèse, sera-t-il encore possible d'enseigner le reste ?

Les moteurs de recherche ont préparé le terrain

Les élèves utilisent mal les moteurs de recherche en classe, même après leur avoir fait un cours sur le sujet. Ils sont rares à extraire les mots clés d'un sujet et se contentent de recopier une question en langage naturel. De plus ils considère que les 2 premières réponses sont valides et n'utilisent que rarement leur esprit critique, qu'il ont par ailleurs, sur la pertinence des réponses. Il y a une confiance candide dans les réponses des moteurs de recherche qui est effrayante.

D’ailleurs, les moteurs de recherche l'ont bien compris et ont tous, depuis longtemps déjà, ajouté des IA pour "traduire" les questions des internautes. Il devient quasi impossible de faire une recherche par mots clé dans les grands moteurs de recherche généralistes, qui mélangent reformulation et algorithme de suggestion ou publicitaires, afin de pousser les réponses qu'ils jugent pertinentes. Mon cours sur les moteurs de recherche censé apprendre aux élève à utiliser la recherche avancée, qui date de 2 ans seulement, est déjà obsolète et ne fonctionne plus.

Les élèves (et donc les gens en général) ont pris l'habitude que leurs recherches dans les moteurs soit reformulées par des IA, qui sur les sujets simples, fournissent déjà des réponses synthétiques extraites des résultats de la recherche. Le petit encart à droite qui donne la réponse la plus probable, les premiers liens vers la publicité en rapport et les 2 premiers résultats de la recherche. Qui va chercher plus loin ?

Super moteur de recherche

ChatGPT est donc perçu tout naturellement comme une évolution des moteurs de recherche. Il n'extrait plus une réponse qui semble pertinente, il la fabrique. Il supprime le besoin de faire une synthèse des résultats d'une recherche, ce que les enseignants attendent des élèves, et fournis directement une synthèse. Une seule réponse qui est la digestion de ce qui se trouve sur le net.

La nature humaine étant ce qu'elle est, une seule réponse, c'est beaucoup moins d'effort, donc elle est adoptée, d'autant plus qu'elle est formulée en langage naturel, ce qui facilite son adoption. Faire travailler l'esprit de synthèse aux élèves et prendre du recul sur un sujet va devenir une gageure.

Quid de la pertinence ?

Sauf qu'au même titre que les réponses que l'on trouve sur internet ne sont pas forcément justes, rien, absolument rien ne garantie que les réponse de ChatGPT sont justes. C'est avant tout un outil conversationnel, c'est à dire qu'il utilise des algorithmes et des corrélations à partir de sa base de connaissance, pour construire des réponses structurées et cohérentes. Il excelle dans ce qui s'appuie sur l'existant, et peut proposer des corrélations intéressantes, mais sa logique peut être fausse et ses propos cohérents mais pas forcément vrais.

Droits d'auteur

Pas grand monde en cause, mais les IA posent des problèmes ardus en matière de droits d'auteur. Déjà que les élèves ont du mal à comprendre le concept, ce n'est pas avec ces nouveaux outils qui font du remix industriellement que l'on va les aider à comprendre.

A lire sur le sujet Wikimedia analyse les enjeux de droits d’auteur posés par ChatGPT et l'article publié par la fondation Wikimedia (en anglais) Wikilegal/Copyright Analysis of ChatGPT. Cela mérite un billet rien que sur le sujet.

Tendance

Je vois des élèves se désespérer que ChatGPT ne leur fournissent pas une réponse aux problèmes posés par le travail qu'ils ont à faire, et qui abandonnent au lieu de chercher à acquérir l'expertise requise pour résoudre le problème. Le copier/coller continue à faire des ravages, que ce soit de solutions trouvées grâce à un moteur de recherche, ou générée par une IA.

Encore trop d'élèves ne comprennent pas que les enseignants attendent qu'ils digèrent l'information, l'analyse, pour pouvoir l'utiliser dans d'autres contextes, et donc l'enrichir et la mettre en perspective, et pas simplement la restituent, ce que n'importe quel moteur de recherche ou IA peut faire.

Il me semble qu'il va y avoir un agrandissement du fossé entre ceux formés à l'analyse et ceux qui se contente d'analyses produites par d'autres (hier les média, demain les IA). La généralisation d'IA dans tous les secteurs va conduire à un appauvrissement des compétences analytiques et un risque majeur de manipulation. Car une fois que les humains délégueront la démarche analytique aux IA et auront perdus pour la plupart la capacité ou l’entraînement à les faire, l'altération des algorithmes pourra se faire de manière invisible.

Les aides pour trouver l'information, les aides à la décision, les suggestions liées aux habitudes... tous ces domaines dans lesquels les IA vont exceller, fonctionneront sans réel contrôle. Des hackers pourront altérer le fonctionnement de ces IA sans que cela ne soit visible. Aujourd'hui les démocraties sont en train d'être hackées par les gouvernement illibéraux en jouant avec les algorithmes des réseaux sociaux. Demain, ce sera encore plus facile, il suffira de changer les paramètres des IA dans lesquelles nous baignerons.

On fait quoi alors ?

L'avenir est à la redondance, avec des IA qui contrôlent des humains, des humains qui contrôlent des IA et des IA qui contrôlent des IA. Il faut aussi que les états soient en capacité de surveiller les usages des IA avec des obligation de transparence :

  • Tout ce qui provient des IA doit être identifié comme tel, avec un mécanisme de contournement. Par exemple une recherche enrichie par IA, devrait pouvoir être faite sans l'aide de l'IA.
  • Le processus d'accompagnement par une IA devrait pouvoir être décortiquer pour apprécier la pertinence de cet accompagnement, notamment pour tout ce qui est aide à la décision, afin de permettre une reprise en main manuelle sur tout ou partie du processus.
  • Il va falloir former massivement et en urgence les citoyens et les décideurs, pour qu'ils soient exigeants et ne se fasse pas manipuler.

En lisant ceci, je suppose que vous vous dites comme moi, que c'est très utopique. Mais vous, vous voyez quoi comme piste pour que ces outils deviennent plus un bénéfice qu'un risque ?

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

mardi 4 avril 2023

Un podcast sur la parole à l'ère des réseaux sociaux à absolument écouter

Grand bien vous fasse !Je suis tombé un peu par hasard sur cette émission, que je n'écoute que de temps en temps, même si en général je l'apprécie. La brochette d'invités de cet épisode est juste exceptionnelle et la bienveillance de l'animateur Ali Rebeihi permet d'aborder ce sujet très violent:

Quand la parole devient une arme de destruction

J'ai adoré en fin d'émission le fait de souligner que la forme de communication utilisée par les réseaux sociaux ressemblait à de l'écrit mais s'apparentait plus à de l'oral, grâce, entre autre, aux émoticons et au principe des likes et du repartage, ce qui incite à l’immédiateté et à l'utilisation du registre de l'émotion. Le format ne permet donc pas la prise de recule et le temps long que permet normalement l'écrit.


Comme je fait de temps en temps, lorsque je tombe sur des vidéos, sons ou textes que je crains de voir disparaître alors qu'ils méritent à mon sens de perdurer, j'en fait une copie locale, mais préférez toujours l'original.

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

jeudi 30 mars 2023

Mes derniers tweets et retweets

Ça fait un moment que je n'ai pas archivé sur ce blog mes tweets. La moulinette que je m'étais créé est sympa, mais elle inclue les média de Twitter ce qui permet à cette plateforme de faire du tracking. J'ai donc viré tous les média, c'est pourquoi vous avez un petit logo Twitter gris à la place. C'est moins joli, mais vous n'êtes plus pisté.

Les messages sont par ordre antéchronologique. Pour retrouver un tweet dans son contexte, cliquez sur l'image ou le lien Twitt.

Lire la suite...

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

mercredi 29 mars 2023

J'ai posé quelques questions à ChatGPT sur l'impact des IA dans l'enseignement


Image générée par nightcafe.studio pour les mots clés "artificial intelligence school"

Et voilà, moi aussi je sombre dans la folie ChatGPT. Ce truc a de quoi rendre dingue.

Comme j'étais en train d'écrire un cours d'introduction sur l'intelligence artificielle pour mes élèves de seconde (j'en ferais un billet si j'arrive au bout), il fallait bien tester le bouzin à la mode. J'aurais pu faire comme mes élèves de BTS qui lui demandent de leur pisser leur code en C, ou chercher à lui poser des pièges comme certains font (et il tombe facilement dedans), mais il m'a semblé plus pertinent de l'utiliser pour ce pour quoi il est conçu, la conversation.

C'est un peu verbeux, mais c'est impressionnant pour une machine d'obtenir ce niveau de langage et cette capacité à synthétiser des informations (la version 4 fait encore mieux semble-t-il).

Mes questions sont dans les encarts, et le texte correspond aux réponses de ChatGPT version du 14 Mars (je crois que c'est la version 3.5).

Pour ceux qui ont la flemme de tout lire, je lui ai demandé de faire un résumer à la fin. Et pour les encore plus flemmards, j'ai utilisé une autre IA pour générer une vidéo de la synthèse avec une voix de synthèse qui lit le texte et qui a choisi toute seule les vidéos d'accompagnement du texte dans sa banque de vidéo en rapport avec le sujet (on peut faire mieux si on y passe du temps, mais ce n'est pas le but ici).

Lire la suite...

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

lundi 6 mars 2023

La démocratie liquide

Malgré les populistes qui conflitualisent tous les sujets et bloquent tous les mécanismes démocratiques, il ne faudrait pas s’empêcher de cogiter sur le concepts même de démocratie, non pas comme ces abrutis qui veulent la détruire, mais au contraire pour la protéger.

Je suis tombé il y a quelques temps sur cet article qui est une traduction collaborative et qui traite de la démocratie liquide. Une approche qui n'est possible qu'avec l'utilisation des technologies du numérique. Il est probable que l'on ne puisse pas forcément l'appliquer pour l'élection présidentielle, mais pour des scrutins avec de plus petits collèges électoraux, ce pourrait être expérimenté.

Il me semble que le niveau municipal serait un bon niveau pour appliquer le concept de démocratie liquide. Pour le moment les citoyens ne sont pas prêt, mais avec de la pédagogie, pourquoi pas ?

https://framablog.org/2015/12/09/democratie-liquide/

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

dimanche 26 février 2023

Upgrade Ubuntu de la 18.04 à la 22.04 qui plante

Demandez-moi au sujet du logiciel libre, c'est une histoire de libertéMon serveur perso à la maison fonctionnait sur Ubuntu en version 18.04 LTS qui commence à méchamment dater et surtout qui ne reçoit plus toutes les mises à jour, car les versions LTS ont une durée de vie de 5 ans max. Il était donc urgent de mettre à jour le système avec une version plus récente.

La mise à jour vers la version 20.04 LTS s'est assez bien passée. J'ai quelques services qui ont été suspendus, notamment mon serveur Redmine qui nécessite une mise à jour manuelle. Bref j'étais plutôt satisfait et je me suis dit que tant qu'à me prendre la tête à réinstaller quelques services cassés par la mise à jour, autant enchaîner tout de suite vers la version 22.04 LTS. Visiblement je n'aurait pas du le faire dans la foulée, car la montée de version a planté. Première erreur. Cela ne m'était arrivé qu'une fois par le passé de faire planter une monté de version, mais c'était de ma faute, car j'avais lancé la mise à jour sur un portable pas assez chargé, et il s'était arrêté en plein milieu faute de jus.

Lors de cette montée de version, je me suis retrouvé devant un écran avec une boite de connexion qui ne marchait pas et l'ordi qui ne faisait plus rien. J'ai donc bourriné, et j'ai rebooter l'ordi. Deuxième erreur. Au démarrage, paf, message d'erreur sur fond blanc. Ce n'était pas l’écran bleu de la mort de windows, mais le tout similaire blanc d'Ubuntu.

En suivant les conseils de ce site https://koen.vervloesem.eu/blog/fix... j'ai tenté le mode Recovery, mais visiblement mon Ubuntu ne voulait pas.

J'ai ouvert un terminal (Ctrl+Alt+F4) et je me suis logué. J'ai ensuite tenté la commande de réparation

apt --fix-broken install

Mais j'ai eut un nouveau message d'erreur m'indiquant qu'il fallait d'abord terminer la monté de version avec la commande

sudo dpkg --configure -a

La monté de version s'est terminée avec des erreurs. Lorsque j'ai démarré, Ubuntu normalement. Il n'est jamais arrivé jusqu'à l'interface d'identification. J'ai donc redémarré en mode Recovery, Ubuntu n'a jamais voulu démarré avec le noyaux Linux 5 et affichait un Kernel panic et l'impossibilité de monter la partition root. A ce moment là j'ai de grosses gouttes de sueur qui ont commencées à me perler au front.

Par contre avec le noyaux Linux 4, j'ai pu démarrer. L'essentiel de l'interface était fonctionnelle. J'ai relancé les 2 commandes au dessus ainsi que la suivante pour faire du ménage

sudo apt autoremove

Mais un gros "mais" s'est posé: pas de navigateur internet et aucune mise à jour qui fonctionnait. Un vilain message d'erreur au sujet du logiciel Redmine s'affichait systématiquement, dès que je voulait mettre à jour ou installer un logiciel. J'ai donc supprimé le package Redmine, en attendant de le réinstaller correctement avec une version compatible avec cette mise à jour

sudo apt-get remove redmine

Après avoir supprimé Redmine, toutes les commandes de mise à jour ont fonctionné. J'ai juste eu à lancer via l'interface graphique l'outil de mise à jour, et mon Ubuntu s'est réparé tout seul. Il restait un paquets de logiciels qui devaient se mettre à jour après la montée de version et qui se retrouvaient instables à cause du conflit provoqué par Redmine.

Après redémarrage, j'étais avec une belle version Ubuntu 22.04 LTS fonctionnant avec le noyau Linux 5.4, dont toutes les fonctionnalités de base fonctionnaient parfaitement (internet, bureautique, scanner, serveur d'impression, son et multimédia, serveur de messagerie, cloud...) et je n'ai plus qu'à intervenir sur les parties spécifiques que j'avais personnalisé (Redmine, certain services web qui empêchent Apache de redémarrer).

J'ai eu un petit soucis avec Firefox du fait du problème d'installation non aboutie. La nouvelle version de Firefox, fonctionne dans un snap (environnement complet et isolé, indépendant des bibliothèques installées dans le système). Donc lors de la mise à niveau, l'ancien profile de Firefox qui se trouve dans ~/.mozilla/firefox est recopié dans le nouveau dossier utilisé par le snap ~/snap/firefox/common/.mozilla/firefox et est supposé être utilisé comme profil par défaut. Sauf qu'avec les soucis rencontrés lors de la mise à niveau, Firefox a créé un profil vierge et a ignoré l'ancien profil recopié, perdant tous les favoris, mots de passe et historiques. Il m'a fallut juste renommer l'ancien profil recopié avec le nom du nouveau vierge dans le dossier du snap pour que tout redevienne normal. Ça agace mais c'est pas méchant.

En première impression, j'ai l'impression d'avoir gagner en réactivité sur les applications courantes (navigateur, bureautique), mais je n'ai pas encore tout exploré.

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

jeudi 23 février 2023

#Kdrama: un classement de quelques séries

Voici en vrac quelques un des k-drama que j'ai vu dernièrement. Je vous ai mis une note sur 3 avec un petit icône et un petit commentaire pour chacun. J'ai bien sûr repris les k-drama dont j'ai parlé dans mon billet précédent J'ai découvert les k-drama:

  • My Shy BOSS (1/3): Un patron d'un grand groupe de relations publiques se cache au dernier étage de l'immeuble. Une comédienne pleine de vie abandonne son métier pour rentrer dans le groupe afin de venger sa sœur qui était au service de ce mystérieux patron et qui s'est donnée la mort quelques année avant. La série traite des secrets qui empoisonnent la vie et de la dépression qu'ils peuvent induire. La fiche sur Netflix
  • Love in the Moonlight (1/3) : Une jeune fille qui se fait passer habituellement pour un garçon pour ne pas avoir de problèmes, se retrouve par un concours de circonstances, eunuque à la cours de Joséon, et bien sûr le prince en tombe amoureux. Les premiers épisode sont terribles le temps que la série démarre et le scénario est improbable, mais il faut voir cette série presque comme une comédie burlesque La fiche sur Netflix
  • Moon embrassing the Sun (2/3): De la magie à la cours de Joséon, avec les destins du soleil (le roi) et la lune (la reine) qui ne parviennent pas à se retrouver, avec les classiques intrigues de cours. La fiche sur Netflix
  • Doctors (2/3) : Une élève à problème croise un enseignant atypique qui lui redonne le goût des études. Quelques années après, ils se recroisent de nouveau, elle est devenue une brillante chirurgienne et lui un a repris son métier initial de chirurgien. La fiche sur Netflix
  • Suspicious Partner (1/3) : Un procureur doit enquêter sur sa stagiaire et se retrouve sur la sellette. Plongée dans le domaine de la loi et de la corruption, mais avec des situations un peu tirées par les cheveux pour que les protagonistes arrivent à être ensembles. La fiche sur Netflix
  • Rookie Historian (3/3) : à Joséon, le rôle des historiens au sein de la cours, qui doivent archiver toute la vie de la cours. Cette série introduit des femmes dans cette mission habituellement tenue par des hommes. La fiche sur Netflix
  • Descendants of the sun (2/3): Comment un militaire qui tue des gens et une toubib qui les sauvent peuvent tomber amoureux ? Le scénario trouve la solution avec une mission humanitaire. On a un peu l'impression que c'est une série promotionnelle pour s'engager dans l'armée. La fiche sur Netflix
  • Because this is my first life (3/3): le thème est basique, pour des raisons financières, un homme brillant et taciturne et une femme sans logement ni travail deviennent colocataires. La série explore leur relation complexe qui se construit, avec délicatesse. C'est aussi une série sur la condition féminine dans une société machiste et patriarcale. La fiche sur Netflix
  • Revolutionary Love (1/3): le thème du travail précaire, des abus de pouvoir, des grands groupes versus les petites entreprises, les combines... L'acteur principal est énervant et le scénario est poussif, alors que le sujet et l'histoire aurait put être passionnants. La fiche sur Netflix
  • My Sassy Girl (1/3): à Joséon à la cours royale, une princesse insupportable croise la vie (et lui pourri) d'un brillant jeune intellectuel promis à un brillant avenir. Les premiers épisodes sont très laborieux et l'intrigue est confuse, mais on s'attache aux personnages. La fiche sur Netflix
  • Do Do Sol Sol La La Sol (2/3): une jeune fille issue d'un milieu favorisé voit son monde s'écrouler et doit s'en sortir grâce à l'aide d'un taciturne jeune homme et le piano qu'elle avait pourtant décidé d'abandonner. Elle a un sourire craquant, et c'est l'histoire de la générosité qui paye en retour par du bonheur. Une série feel good. La fiche sur Netflix
  • Live up to your name (1/3): un médecin de Joseon se retrouve propulsé 400 ans plus tard de nos jours et croise une chirurgienne. Le jeu des acteurs est médiocre, et l'acteur principal est même agaçant. La comparaison des techniques médicale est par contre intéressante. La fiche sur Netflix
  • Hometown Cha-Cha-Cha (3/3): Une dentiste très citadine de la capitale débarque dans un village de pécheurs et décide de s'y installer, puis tombe amoureuse du beau gosse du coin. La fiche sur Netflix
  • The King's Affection (3/3): La sœur jumelle du prince héritier qui est supposée avoir été supprimée à sa naissance, se retrouve a devoir le remplacer suite à sa mort et cacher quelle est une femme. La fiche sur Netflix
  • Crash Landing on You (3/3): Une riche business-woman a un accident de parapente et atterrie en Corée du nord, où elle est arrêtée par un militaire nord coréen qui décide de la cacher et de l'aider à retourner au sud plutôt que de la dénoncer. La fiche sur Netflix
  • 100 Days My Prince (3/3): Un prince perd la mémoire et vit pendant 100 jours comme un paysan. Il tombe bien sûr amoureux de celle avec qui il habite qui s'avère ne pas être celle qu'elle prétend. La fiche sur Netflix
  • Business Proposal (2/3): Un riche héritier d'un empire industriel qui ne veut pas se marier, passe un contrat avec jeune femme pour qu'elle se fasse passer pour son crush auprès de sa famille pour avoir la paix. Bien sur elle va le devenir et les emmerdes et quiproquos se multiplient. La fiche sur Netflix

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

dimanche 12 février 2023

C'est quoi le wokisme ?

Voici ci-dessous repris en intégralité un fil publié par Athéologien @Atheologien sur ce que pourrait être une définition du wokisme:

Je n'utilise jamais le terme "woke". C'est un mot piégé, et souvent instrumentalisé à des fins politiques malveillantes. Je préfère parler de "gauche illibérale"[1], ou "anti-universaliste".

Voici, à mon sens, les traits qui la caractérisent (à des degrés variables).

1. Au nom de la protection des dominés, rétablir des assignations identitaires ou catégorielles basées sur les attributs biologiques des êtres humains. Ex : "les hommes tuent", "x est racisé", "privilèges blancs"., etc.

2. Ériger le sentiment subjectif d'offense en tant qu'obstacle légitime à l'expression du discours (ou de l'art), indépendamment du caractère légal ou non de ce discours. Ex : s'opposer à la publication de caricatures acerbes ou de critiques véhémentes des religions.

3. Accorder aux personnes "concernées" par un sujet un droit d'exclusivité pour s'exprimer sur ce sujet, même s'il s'agit de propos d'ordre prescriptif ou normatif. Ex : "tu es blanc/un homme, tu ne peux pas t'exprimer sur la lutte contre le racisme/la misogynie".

4. En cas de sentiment d'offense ou de désaccord, privilégier la disqualification de l'interlocuteur plutôt que la réponse de fond ou la tentative de convaincre. Ex : Traiter de "facho", "transphobe", "dominant" pour écarter un propos, sans chercher à argumenter.

5. Ignorer totalement certains types de dominations au seul motif qu'elles ne s'appliquent qu'à une communauté et que sa dénonciation pourrait être "sitgmatisante". Ex : Qualifier "d'islamophobie" toute critique de la domination exercée par l'islam sur ses adeptes.

6. Faire systématiquement primer certains types de dominations (identitaires, raciales, genrées) sur la domination économique (en tant que clé de lecture). Et refuser de considérer cette dernière comme sous-jacente à d'autres dominations.

6bis. Chercher à expliquer les phénomènes de façon mono-factorielle, sous le seul angle des logiques de domination identitaire. Ignorer les autres facteurs ou les éléments de complexité qui peuvent être apportés au débat.

7. Aborder tous les faits historiques avec une lentille contemporaine, au risque de porter des jugements anachroniques ou d'ignorer la complexité et les nuances d'une situation historique et de son contexte.

Évidemment, ces différentes attitudes ne vont pas toujours toutes ensemble. Certaines personnes n'adopteront que certaines d'entre elles, et à des degrés plus ou moins prononcés. Comme toujours en matière d'idées, on se situe sur un spectre, et non dans des cases. Ces différentes attitudes forment une "tendance" qui est identifiable.

Les termes "gauche illibérale" ou "gauche anti-universaliste" peuvent fournir des points de repères pour s'y référer.

Ça ne veut pas dire que ces termes désignent une notion figée et homogène. A titre personnel, j'estime que chacune de ces attitudes est problématique, et doit être combattue. J'ai diverses raisons, dont je serai toujours heureux de débattre. Ca n'empêche pas que certaines de ces attitudes puissent partir de bonne intentions ou de causes justes.

Note

[1] Le terme illibéral, tel qu'ici employé, fait évidemment référence au libéralisme politique, et non économique.

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

samedi 31 décembre 2022

Clée USB en lecture seule sous Linux

Pour le boulot, j'utilise une clée USB pour transporter mes cours et les productions des élèves. La pauvre clée USB passe donc d'un ordinateur fenêtre à l'autre dans la journée, et le soir venu sur mon ordinateur personnel sous Linux Ubuntu. Autant vous dire, qu'il vaut mieux qu'elle soit de bonne composition.

Dernièrement elle s'est mise en mode lecture seule sous Ubuntu, ce qui n'est pas très pratique pour y mettre mes productions.

Je suis tombé sur ces billets très didactique qui expliquent comment résoudre le problème:

Comme l'auteur, Mathieu DARTIGUES, j'ai décidé d'en gardé une trace ici pour retrouver l'astuce facilement.

  1. lister les montage de notre machine avec df -Th . Chez moi c'est /dev/sda
  2. réparer automagiquement le système de fichiers de la clé dosfck en utilisant la commande sudo dosfsck -a /dev/sda
  3. débrancher / rebrancher la clé, et c'est bon

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

- page 2 de 94 -