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Politique, logiciel libre et autres digressions de Cédric Augustin - Saint Laurent du Var (Nice Côte d'Azur - France)

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mardi 4 septembre 2007

Le MoDem est un parti politique : extraits de débats sur e-soutiens

Comme tout le monde n'a pas accès à e-soutiens et notamment à la petite provocation gentille lancée sur le sujet du billet précédent, je vous fait une petite compilation des meilleurs contributions (de mon point de vue bien sûr, c'est mon blog et je ne suis pas objectif).

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lundi 3 septembre 2007

Le MoDem est un parti politique

Je le rappel car j'ai un peu l'impression que beaucoup l'oublie. Je suis allé faire un tour sur le site e-soutiens.bayrou.fr et je ne vous cache pas que les pleurnicheries des adhérants du MoDem sur le manque de démocratie, le manque de transparence, bla, bla m'exaspère au plus haut point.

Donc le MoDem est un parti politique (en devenir), ce qui veut dire que c'est :

  • une machine de guerre pour prendre le pouvoir.
  • une idéologie, une doctrine, une conception de la société partagée par ses adhérents.
  • une organisation pour gérer les militants, sélectionner les futures cadres et candidats.
  • un laboratoire d'idées et des structures d'accompagnement pour le jour où l'on prend le pouvoir.
  • du pouvoir et de l'argent à la clé

Bref, pas grand chose pour les enfants de coeurs. On vient dans un parti politique pour se battre. Se battre pour défendre ses idées, se battre pour être élu, se battre pour mettre en oeuvre le projet de société auquel l'on croit. On se crêpe le chignon, on s'allie, on se déteste, on s'apprécie, on se méprise, on s'admire. C'est une bête structure humaine comme nos société en font plein, avec des égos exacerbés, des moments magiques, des couts bas mais aussi des moments de fraternité intenses.

Une structure réaliste

Je suis triste de voir que sous prétexte de démocratie au sein du MoDem, il faudrait que les militants aient tout pouvoir. C'est exactement ce qui se passe dans le parti des Verts, où les statuts sont tels que toute l'énergie est dépensée dans les votes de motions au lieu de la dépenser à agir. Les contre pouvoir sont tels que le parti est bloqué, les élans coupés, les dynamiques individuelles censurées par l'immobilisme du groupe. Est-ce de cela que l'on parle pour le MoDem ?


Compétition à Rio de Janeiro - ©Agência Brasil

Il y a nécessité de faire émerger des leaders et de ne pas passer son temps à leur foutre des battons dans les roues sous prétexte qu'ils pourraient un jour prendre le pouvoir. C'est exactement ce qu'on leur demande aux candidats du MoDem, d'être capable de prendre le pouvoir.

Que l'on cesse de vouloir tout décider ensemble et de tout faire dans une transparence absolue. Aucun élu ne gouverne dans une totale transparence, c'est utopique et dangereux pour la collectivité, pourquoi ce ne le serait pas pour le fonctionnement du MoDem. Il suffit juste que l'information circule, en temps et en heure.

Pourquoi faudrait-il que les ambitions personnelles soient un problème pour le parti. C'est bien l'ambition qui est le moteur de la réussite. Un parti doit être ambitieux pour exister, pour prendre sa place sur l'échiquier politique. Depuis quant des membres d'un parti avec de l'ambition serait un problème pour le parti ? Il faudrait donc décapiter les ambitieux d'avant parce qu'ils sont les ambitieux d'aujourd'hui ? Tout le monde à la même hauteur, aucune oreille qui dépasse...

Organiser les luttes internes

Pour que le parti gagne ce n'est pas des battons dans les roues qu'il faut définir dans les statut, mais plutôt les moyens de canaliser les ambitions, les prises de pouvoir, les lutes internes au bénéfice du parti. Que ces dépenses d'énergie pour prendre le pouvoir interne soient autorisées, voir encouragées, ouvertement, mais par exemple limitées dans le temps pour ne pas épuiser le parti. Que les divergences aient leur place dans la structure, mais au service du parti et pas pour casser les élans.

L'exemple est le propos d'Eric Azière sur l'organisation territoriale des fédérations. En ayant un découpage fédéral qui corresponde à un découpage électoral, les guerres de prise du pouvoir fédéral permettraient de faire émerger les candidatures pour les élections (voir le billet sur le découpage territorial). Quitte à se déchirer en interne pour prendre le pouvoir, que ce soit une fois pour toute et au bénéfice du parti.

On doit se focaliser sur comment encadrer et pas comment empêcher, pour enrichir le parti et non le scléroser.

Edit : La suite de ce billet sur Le MoDem est un parti politique : extraits de débats sur e-soutiens.

Tag : modem-organisation, Forum-democrate-seignosse-2007

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mardi 28 août 2007

Organisation du MoDem 3 : Du bénévolat et de la responsabilité

Un très intéressant article assez fouillé (et oui ça arrive) a été publié sur 01net sur les services informatiques dans certaines ONG. Comme le sujet n'intéresse pas forcément tout le monde, j'ai noté ce passage :

C'est l'atout des ONG, leurs généreux objectifs suscitent souvent des actions désintéressées. Mais comment cela se gère-t-il au quotidien ? « Ces collaborations gracieuses s'avèrent très appréciables dans les phases d'étude ou de pilotage, reconnait Pierre-Alain Kent, responsable des systèmes d'information de l'association Handicap International, car elles viennent en appui sur des projets souvent complexes. Toutefois, c'est plus risqué quand il s'agit de passer à la réalisation proprement dite. Car cette étape exige une disponibilité très grande et pose la question de la responsabilité finale, si d'aventure le système ainsi conçu ne fonctionnait pas. » Délicat en effet de demander formellement des comptes à quelqu'un qui a offert ses services.




Ce qui s'applique à toute structure fonctionnant grâce au bénévolat, notamment un parti politique, tout comme de nombreuses associations. Il y a nécessité pour un système bénévole de disposer de permanents qui sont liés contractuellement à la structure. Le problème, c'est que, à part l'UMP ou éventuellement le parti socialiste, il n'est pas envisageable d'avoir ne serait-ce qu'un permanent par département avec le budget du MoDem[1]. Il est donc nécessaire de trouver une autre organisation qui permette de disposer d'une relation contractuelle avec comme corollaire une responsabilisassions.

La première solution est le temps partiel, ce qui se fait traditionnellement avec les élus qui mettent à disposition une partie du temps de leurs collaborateurs au service du parti. Ces arrangements naturels devraient pouvoir être formalisés, par exemple par une contribution obligatoire des élus au fonctionnement du parti, soit en nature (temps de collaborateurs, locaux), soit financièrement (une partie de la dotation de l'élu est versée directement au parti).

Tant que l'on a des élus (maires, présidents d'aglo ou de région, députés, sénateurs) la question est facile à résoudre, il suffit donc de définir la côte part de la participation et de le mettre dans un contrat signé entre le candidat et le parti au moment des investitures. C'est facile et cela ne fait que formaliser ce qui se fait déjà dans la plus part des partis. On pourrait imaginer un pourcentage ou une formule de calcul[2] sur le montant des traitements perçu par l'élu liés à sa fonction d'élu.

La question se pose dans le cas d'absence d'élus "professionnels"[3], c'est à dire ceux qui ne vivent pas ou pas exclusivement de la politique (conseillers municipaux sans délégation, conseillers généraux ou régionaux) et bien sur en cas d'absence d'élus comme c'est le cas dans beaucoup de départements pour le MoDem en ce moment.

En effet l'absence de relation contractuel rend irresponsable. La structure est donc extrêmement fragile et du jour au lendemain, en fonction des humeurs de l'une ou l'autre, s'enrayer. Comme une association ou une entreprise, un parti politique a besoin de leader, mais aussi de petites mains pour le faire fonctionner. Et c'est le rôle des permanents de fournir l'intendance et la cohésion pour les petites mains, pour que tout ce que les militants donnent et font soit le mieux possible utiliser pour le parti et ne se perde dans les limbes de l'inorganisation et de l'amateurisme.

En l'absence d'élu, il faudrait trouver un moyen de formaliser de pseudo contrats avec de pseudo permanents, mais je ne vois pas trop comment sans financement. Quelqu'un aurait-il une piste ?

Notes

[1] La dotation annuelle du MoDem est de 3,5 million d'euro grâce aux voix engrangées lors des élections législatives.

[2] C'est plus égalitaire une formule mathématique plutôt qu'un pourcentage, mais un peu moins simple à comprendre pour la majorité des gens.

[3] Le mot professionnel n'est pas très heureux, mais permet de faire un raccourci explicite pour décrire les personnes qui ne vivent que de leur mandat.

Tag : modem-organisation, Forum-democrate-seignosse-2007

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dimanche 5 août 2007

MoDem : organisation 2 - découpage territorial

Lors de sa venue dans le département des Alpes maritimes[1], Eric Azière en charge des fédérations au sein de l'UDF et par intérim du MoDem, nous faisait part de l'idée selon laquelle l'organisation à l'échelle du département n'était pas forcément la plus pertinente. Il argumentait en notant que les gens se battaient à cet échelon qui n'avait pourtant aucune correspondance électorale. La question est donc ouverte de savoir à quel niveau de maillage l'on souhaite faire fonctionner le MoDem : canton, ville, circonscription, département ou région ?

S'il est vrai que le découpage par département a un sens puisque administrativement ce sont des unités géographiques en principe cohérentes et avec des distances raisonnables d'une extrémité à l'autre (important pour organiser les réunions par exemple)[2].

Au sein de notre fédération 06, nous avons commencé à nous interroger sur un découpage par bassin de vie[3], un bassin de vie regroupant une ou plusieurs circonscriptions, pouvant éventuellement coller à une communauté d'agglomération. Au vue des communautés d'agglomérations dans le 06, cela ne s'appliquerait pas tel que aux Alpes maritimes.

Et de fait, au sein d'un département il y a toujours des zones avec une identité spécifique. On ne peut pas comparer une ville de 400 000 habitants et des communes de 10 à 40 000 habitants. Les problématiques urbaines, environnementales, économiques ou de transport n'ont pas grand chose à voir. De même entre les villes du littoral et celle de l'arrière pays, et entre les zones urbaines, péri-urbaines et la campagne, voir la montagne. Il existe entre toutes ces disparités des intérêts communs qui sont en général liés aux transports. Les communes d'une vallée sont liés par l'histoire de la vallée et le développement économique qui se fait le long de la route qui la traverse. De même avec le littoral dont toutes les communes partagent les même problématiques d'aménagement et constituent dans notre département un long ruban urbain (mégalopole).

On peut d'ores et déjà commencer à penser en terme de nouvelles circonscriptions plus étendues. Si par exemple le projet de Bayrou d'introduire 50% de proportionnelle pour l'élection des députés voit le jour, alors le nombre de circonscription seraient divisé par 2, puisque la moitié des députés seraient élus par un scrutin de liste. La philosophie qui définirait le nouveau découpage sera fonction de beaucoup de paramètres. Mais imaginons un instant que l'UMP ne soit pas aux manettes et que celui qui tient les ciseaux ne soit pas héritier de Charles Pasqua[4] afin de nous proposer un découpage ayant un sens géographique et économique, et donc pourquoi pas selon les bassins de vie. Actuellement, une circonscription a un peu plus de 100 000 habitants. Si on divise par 2, on aurait donc 200 à 250 000 habitants par circonscription :

  1. Vallée de la Siagne : Cannes, Grasse...
  2. La Brague, Vallée du Loup, de l'Estéron et rive droite du Var : Antibes, Sophia, Villeneuve, Cagnes, St Laurent, Vence, Carros...
  3. Nice ouest, collines et vallée du Var.
  4. Nice est et Paillon
  5. Est 06 : Villefranche, Menton, Tende.

Un tel découpage va en faire rugir plus d'un(e). Ne sortez pas le bazooka, c'est juste un exercice de style pour illustrer le découpage par bassin de vie. La réflexion n'est bien sûr absolument pas aboutie. C'est principalement des fusions des circonscriptions actuelles en tenant compte des densités de population.

Dans ce découpage, le problème est Nice. Avec plus de 350 000 habitants, elle ne tient pas dans une circonscription. D'autre part il y a deux vallées qui aboutisse à Nice[5] avec leur relation respective avec la grande ville. Du point de vue Niço-Niçois, Nice est une. Du point de vue des vallées en amont, toute leur économie est liée à Nice et elles forment chacune une entité cohérente, d'où cette proposition de découpage. Le deuxième problème résulte du déséquilibre entre cette 5ème circonscription beaucoup moins peuplée que toutes les autres circonscriptions et avec Villefranche qui est actuellement très liée à Nice. C'est un ensemble qui vient facilement à l'esprit par opposition à l'ensemble Nice, mais n'a pas forcément une cohérence économique ou social. Enfin, économiquement parlant, Sophia Antipolis est au coeur de la (1) et de la (2) et n'a pas beaucoup de sens d'être séparé de l'une ou l'autre.

Ce découpage en 5 circonscriptions élargies, nous donne donc 3 bassins de vie : l'ouest Var, Nice et montagne, Est 06.

*****

Bon, quant on en arrive là, on se dit que l'on progresse dans le bon sens : un découpage plus proche des citoyens que le département, mais moins que les actuelles circonscriptions, une organisation qui a vocation à exister dans le futur découpage électoral (ou du moins en être proche). Oui mais...

C'est oublier un peu vite qu'il existe un autre niveau, celui des communautés d'agglomération qui bien entendu, si on les superpose au découpage précédent, ne sont pas compatibles. C'eut été trop simple. Aujourd'hui Villeneuve Loubet ne fait pas partie de la même communauté d'agglomération que Cagnes, alors que les 2 communes sont intimement liées l'une à l'autre. Et comme le financement est par communauté d'agglomération, Cagnes préfère se tourner vers Nice que vers sa voisine.

Bon après avoir poser toutes ces réflexions en vrac dans ce document, je suis bien en peine d'en tirer une conclusion sur le découpage en bassin de vie de notre organisation départementale. En plus un tel travail suppose une réflexion portée à tous les départements, ce qui est un travail colossal que le MoDem serait bien en peine de réaliser dans un délai raisonnable avant son congrès fondateur. Il va donc falloir se rabattre sur un découpage déjà existant ou alors faire de l'arbitraire. Je suis dubitatif. Gardon notre découpage départemental jusqu'aux élections municipales et ensuite nous pourrons prendre nos ciseaux électoraux.

Et au cas où vous voudriez aller plus loins, quelques liens sur les cogitations des autres.

Notes

[1] Pendant mes supposées vacances politiques.

[2] Pour ceux qui ne s'en souviennent pas, les découpages des départements correspondent aux distances en charrette qui pouvait être parcourues en une journée.

[3] Idée portée par Marie-Lyse.

[4] Ok, je sais c'est un peu utopique, tous les découpages électoraux ont toujours été l'occasion de créer des circonscriptions plus par électorat que par réalité géographique. Il suffit pour cela de regarder la forme de la 3ème circonscription des Alpes maritimes.

[5] Vallée du Var et du Paillon.

Tag : modem-organisation, Forum-democrate-seignosse-2007

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vendredi 6 juillet 2007

MoDem : organisation 1

Je voudrais commencer une série de réflexions sur les statuts du MoDem et notamment sur le problème des contre pouvoir au sein de ce parti politique en devenir.

Les adhérents du MoDem n'ont pas le même profil que celui des adhérents de l'UDF (pour Cap21, je ne connais pas leur profil). Parmi ceux qui ont constitué notre équipe de la 6ème circonscription des Alpes Maritimes, 3 sur 4 n'ont soit jamais fait parti d'un parti politique, soit les ont quitté il y a longtemps. Ils sont donc en attente d'une autre façon de faire de la politique. Je ne pense pas dénaturer leur propos (mais ils me corrigeront si c'est le cas) qu'il y a une demande de transparence, de collégialité. C'est une structure à plat et non pyramidale qu'ils viennent chercher avec une démarche participative.

A 20 ou 30 cela fonctionne parfaitement, à 50 cela commence à devenir difficile à gérer efficacement, au delà de 100, c'est carrément le bordel et totalement ingérrable. Avec le nombre croissant, il devient nécessaire de recréer une hiérarchie et l'on retombe dans les organisations classiques pyramidales, qui ont montré et montrent encore leur efficacité, mais qui ne correspondent pas forcément aux attentes des nouveaux adhérents du MoDem.

J'en ai parlé précédemment avec la théorie des colonie de fourmis appliquée au MoDem, nous sommes en train de mettre en place empiriquement une structure en réseau. J'y reviendrai à l'occasion. La question que je me pose ici concerne les contre-pouvoir et les risques de prise de contrôle d'un noeud du réseau par un petit groupe au détriment du réseau.

Dans la structure classique pyramidale de l'UDF[1], il existe des embrillons de contre pouvoir. Pour schématiser, le président départemental est élu par les adhérents et le délégué départemental (le n°2) est nommé par le national (voir les statuts). Ce contre pouvoir est faible car le président à tous les pouvoirs, notamment de nommer toutes les têtes de l'exécutif. Le délégué fait juste parti de toutes les instances fédérales.

Pour le MoDem, il y a donc nécessité de trouver un contre pouvoir plus efficace à celui du président (élu tout de même, donc légitime). De mon point de vue, la désignation par le national d'une personne en charge du respect du projet et des valeurs du parti n'est pas une si mauvaise idée. Il faudrait donc lui donner plus de pouvoir, comme celui de nommer 1/3 ou la 1/2 du bureau exécutif. Ce qui veut dire qu'il y a nécessité de consensus sur les nominations. Quant tout va bien c'est donc le dialogue qui prévaut, en cas de crise, c'est un moyen de limiter la position dominante. Le délégué pouvant être démi et remplacé par le national à tout moment.

Cet exécutif dont je parle correspond au "Bureau exécutif" dans l'organigramme de l'UDF, composé du délégué, des vices présidents, trésorier et surtout des responsables de circonscription. Dans l'UDF, tous ces gens à l'exception du délégué, sont tous nommés par le président. Au sein du MoDem, il est souhaitable qu'une partie au moins puisse avoir une certaine légitimité auprès des militants et adhérents. Je propose plutôt qu'un vote pour, un vote contre suivi d'une désignation par le président. Cela se traduirait par la nécessité de ne pas avoir plus de 60% d'opinions défavorables de la part des militants pour pouvoir prétendre au poste de responsable de circonscription. Tous les candidats avec 40% ou plus d'opinion favorable pourrait être nommés par le président. Pourquoi un montage aussi compliqué ? Il faut que les militants puissent rejeter une personne, mais pas empêcher le président de constituer une équipe autour de lui avec laquelle il pense pouvoir être efficace. D'autre part, faire adhérer 50 personnes la veille du scrutin est un moyen classique pour prendre une place dans un organigramme.

On voit ici que ce n'est pas tout le pouvoir aux adhérents que je propose, mais plutôt une plus grande possibilité de limiter l'hégémonie du président sans pour autant l'entraver dans sa liberté de constituer son équipe. Je crois en effet que si le président est obligé de travailler avec des gens avec lesquels il ne le souhaite pas, on risque de se retrouver avec des membres fantoche d'un bureau exécutif qui n'exécute plus rien et toutes les décisions importantes qui se font sous la table, ce qui est le contraire d'une organisation transparente avec des débats au jour.

Voilà, fin de cette première partie sur les contres pouvoir. Il y a bien sûr d'autres organisations. C'est juste un essaie pour contribuer à la réflexion.

Notes

[1] Je parle de l'UDF non pas par nostalgie mais parce que c'est ma seule expérience de parti politique.

Tag : modem-organisation, Forum-democrate-seignosse-2007

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