Citoyens prenez le pouvoir

Politique et autres digressions de Cédric Augustin - Saint Laurent du Var

lundi 15 mars 2010

Résultats des Régionales à Saint Laurent du Var

Les résultats du scrutin pour la commune de St Laurent du Var

ListeSt Laurent du Var   PACA      Nice   
Pierre GODARD
NPA
1,822.111.67
Jean Marie LE PEN
Front National
25,3120.2923.14
Isabelle BONNET
Lutte Ouvrière
0,500.620.41
Jean Marc COPPOLA,
Front de Gauche
3,516.114.94
Catherine LEVRAUD
Mouvement Démocrate
2,352.512.33
Patrice MIRAN
Aliance écologiste indépendante
2,112.331.85
Laurence VICHNIEVSKI
Europe Ecologie
10,7510.9210.28
Thiery MARIANI,
UMP
30,0226.6029.95
Jacques BOMPARD
Ligue du sud
2,632.692.30
Michel VAUZELLE
PS, MRC, PRG
21,0025.8023.13

Sources : mairie de St Laurent du Var, résultat 1er tour PACA et résultat 1er tout Nice

vendredi 12 mars 2010

Clavardage avec Loïc Dombreval au sujet du programme Démocrate pour les régionales

Clavardage pour les régionales

Si vous avez des questions, c'est le moment. Rendez-vous sur le site départemental à partir de 19h vendredi 12 mars.

mardi 2 mars 2010

La parité, un concept du domaine de l'utopie

Je me demande parfois comment l'idée de graver dans le marbre de la loi électorale, le concept de parité a réussi à passer au parlement, tellement la politique est désespérément un monde machiste, dans le plus triste des sens.

Non content d'exclure les femmes des circonscriptions éligibles, les hommes élus se font un devoir de les cantonner aux délégations et commissions en relation avec la petite enfance ou la culture. Il est pourtant évident que le regard qu'apporte une femme sur la chose politique est tout aussi valable que celui apporté par un homme, et que la sexualisation des missions est une ânerie. Il est dommage que bon nombre de femmes jouent ce jeux et s'en satisfassent[1].

Le plus faible nombre de femmes militantes dans les partis est aussi une interrogation pour moi, car enfin, elles représentent la moitier de la population et il n'est pas besoin de gros bras ou d'un pantalon pour militer ! Peut être qu'elles ne se font aucune illusion de la capacité des partis politique à changer leur vie et celle de leur concitoyens, et elles se recentrent sur d'autres leviers d'action[2], comme les associations. Les hommes sont sûrement plus nombreux à croire aux utopies, comme de grands enfants qu'ils sont. Peut être aussi sont-elles plus intéressées par les idées que par le pouvoir et se retrouve donc plus facilement dans l'ombre des gourmands en notoriété et reconnaissance ?

Le sujet est vaste. Pour avoir quelques chiffres édifiants, vous pouvez lire le dossier illustré La France du deuxième sexe. Nous parlerons de ce sujet lors du prochain Café Démocrate, Jeudi 4 mars à la Brasserie Borriglione, 28 av Borriglione à Nice, à 19h30

L'illustration de ce Café Démocrate vient de Catherine Beaunez qui m'a donné l'autorisation de l'utiliser.

Notes

[1] Il n'est qu'à voir par exemple les délégations des femmes au conseil municipal de St Laurent du Var, ceci sans mettre en cause leur compétences bien sûr.

[2] Pour celles qui ont l'âme militante bien sûr.

mercredi 24 février 2010

Campagne des Régionales

Je vous concède que mon blog n'est pas très aux couleur de la campagne pour l'élection du conseil régional, mais si, si, je vous le confirme, je participe à la campagne, même si on ne me voit pas sur la photo.

Et c'est normal, car d'une part je ne suis pas candidat, mais surtout c'est moi qui tient l'appareil !!

mardi 23 février 2010

Extrait du conseil municipal du 28 janvier 2010

Jeudi prochain, le 25 février, se tiendra normalement[1] le conseil municipal mensuel. C'est un peu le cirque, mais on y apprend des choses importantes sur la vie de notre cité. J'y serais.

Ceux qui y participent peuvent me voir prendre des notes. Jusqu'à présent, j'ai évité d'écrire dans le détail sur ces débats car je ne considérais pas mes notes suffisamment fiables, notamment au niveau des chiffres. Peut être qu'un jour, la municipalité passera à l'ère numérique et diffusera les comptes rendus. Pour l'instant c'est toujours l'âge de pierre...

Cyril, un voisin numérique s'est lancé dans la réalisation de petites vidéos du conseil municipal. Je ne pensais pas que cela rendrait aussi bien quant je l'ai vu avec son appareil photo. Avec ces documents et mes notes, je vais être obligé de vous parler plus souvent des conseils municipaux. Yapuka ;)

Retrouvez sa réalisation sur la page dédié au conseil municipal de St Laurent du Var du 28 janvier 2010 ou ci-dessous :

Notes

[1] Les conseils municipaux ont lieu tous les mois, sauf si le nombre de délibération n'est pas assez important. Inversement, il peut y avoir des conseils supplémentaires.

lundi 22 février 2010

Les femmes cybernétiques au travers de l'histoire

Ce qui me connaissent dans la vraie vie savent que je suis un fan de Startrek. Je vous propose ci-dessous ma traduction d'un article sur les femmes cybernétiques au travers de l'histoire. Le texte original est titré Femborg and history.

Lire la suite...

jeudi 18 février 2010

Gestion de l'incompétence

Je reprend un de mes commentaire fait à la suite d'un billet de Frédéric ''Appuyer sur ce qui tient'' pour poursuivre et construire ma réflexion.

En effet, de ma petite expérience, professionnel, citoyenne ou militante, il me semble que le premier problème dans bon nombre d'organisation humaine est la non gestion de l'incompétence.

Gérer une donnée inquantifiable

Par gestion j'entends le long terme. En effet il est courant de mettre en place des procédures pour améliorer une organisation. Bâtir un projet ou un programme qui s'appuie sur des objectifs à atteindre. La tache consiste ensuite à mettre en branle l'organisation avec ces procédures.

La première des erreur consiste à croire qu'une procédure bien faite sera suivie. Cet apriori fait fi de la nature humaine. Les organisations qui fonctionnent bien ne partent pas du principe qu'une fois qu'une procédure est mise en place elle est respectée. C'est la gestion des conséquences de la non application de la procédure qui est la partie la plus importante dans la procédure. Il est donc nécessaire de prévoir les redondances, les voies de secours.

En revanche intégrer dans les processus l'incompétence comme n'importe quelles autres contrainte est la chose la plus difficile à faire accepter, à vendre, à budgétiser, à programmer. Cela nécessite de vraies ressources, tant humaines que financières, et pas mal de compétence.

Tous des incompétents

Et pourtant, nous sommes tous incompétent à quelque chose dans nos missions ou notre vie. La culture élitiste qui prévaut aujourd'hui rend tabou le fait de laisser une place acceptée à l'erreur, à l'inadéquation, à la mauvaise volonté, à la paresse, au jemefoutisme, à l'incapacité à faire, au mensonge. On leur fait la chasse en se leurrant sur le fait que l'on peut les éradiquer.

Quelle entreprise est capable aujourd'hui d'intégrer dans ses process des pourcentages d'incompétence ?

Après on s'étonne

Nous ne sommes pas compétents et nous voudrions que les autres le soit. Nous refusons aux fonctionnaire du service public que l'on sollicite, ou au commerçant chez qui l'on dépense son argent, ou à l'artisan qui intervient chez nous, ce que nous faisons nous même. Quel est donc ce phénomène qui nous rend si intransigeant à l'égard d'autrui ?

Les chinois ont intégré l'erreur comme normale à des niveaux beaucoup plus haut que les occidentaux afin de réduire les coûts de production. Lorsque vous acheter un article dans un magasin, le vendeur le test devant vous, actant du fait qu'il est normal que le produit soit défectueux. Vous avez droit de ramener le même article acheté dans un magasin français, mais le vendeur vous fera des yeux énormes si vous voulez le tester avant de l'emporter.

Des processus redondants, des protections

La crise que nous vivons en ce moment montre que nos systèmes de protection sociale, aussi peut performant économiquement parlant ou décriés par les tenant de l'efficacité budgétaire, se sont révélés être un improbable avantage. Dans un monde libéral idéal ils devraient être inutiles. Sauf qu'aujourd'hui, la France continue à consommer dans la tourmente.

Conclusion

Demain, c'est notre capacité à intégrer l'erreur et l'incompétence comme donnée normale de tous nos processus qui va définir notre place dans la société mais aussi dans l'économie.

samedi 6 février 2010

Minorités et image globale

Le web est jeune, il a 20 ans et il entre dans l'age adulte. J'ai grandi avec lui et observé son évolution du web 1.0 comme on disait méprisant au web 2.0. Les enjeux économiques et la massification de l'usage ont complètement changés les moteurs de sa création.

En lisant l'article de nonovision, "Dans ce nouveau Web de masse, vous êtes plutôt hacker ou bien consommateur" j'ai pris conscience de ces 2 mondes qui cohabitent, les hacker et pseudo hacker qui produisent du contenu et sont viscéralement attaché à l'interopérabilité[1] et les consommateurs qui ne sont pas attaché à la finalité et à la pérennité.

On retrouve le même genre de minorité idéologiquement marquée dans la démarche bio, dans l'art, dans l'économie, dans les sports...

La caractéristique de toutes ces minorités c'est qu'elles marquent l'idée que l'on se fait de l'ensemble du secteur alors qu'elles ne représentent peut être que 1% de l'ensemble. Comme le dit Nonovision l'explosion des blogs, phénomène de mode, s'est fait en faisant croire que l'ensemble des personnes y participant se comporteraient comme la minorité. C'est la même chose pour la "consommation bio" qui se rêve généralisée. Les sportifs de haut niveau qui lorsqu'ils sont médiatisés, donnent envie à des milliers de gens de pratiquer le sport, et qui ne peuvent être accueilli que dans des structure qui ne conçoivent le sport que comme de la compétition, donc pour une minorité.

Toutes ces impostures conduisent à une représentation fausse de ce qu'est vraiment le web, vraiment la démarche bio, vraiment le sport... Elles sont entretenues par les médias qui ne se saisissent que des têtes qui émergent pour illustrer l'ensemble. Il faut des trais nets, des caractéristiques tranchées pour mieux illustrer la représentation qui en est faite et du coup, fausse complètement la perception.

Ah ces média, toujours fautifs...

Notes

[1] Gros mot pour dire que ce qui est sur le net doit pouvoir être utilisé quelque soit l'ordinateur ou le logiciel.

vendredi 5 février 2010

Un truc de vieux

J'ai mis à jour mon âge dans la colonne de gauche de mon blog. Et oui, une année de plus, et franchement j'ai failli déprimer lorsque j'ai lu le billet de Falconhill les blogs c'est un truc de vieux.

Truc de vieux ou pas je continuerais bon an, mal an ce blog. C'est un petit jardin, mon petit jardin virtuel, dans lequel je vous invite à venir vous assoir un moment avant de continuer votre ballade numérique, comme les vieux qui se retrouvent sur le banc du square pour regarder les enfants courir en commentant les dernier potins du quartier.

Je ne me sent pas vieux, gras, moche et laid, et je n'ai jamais eut le fantasme de jouer en équipe de France, mais bon, le temps passe tout de même, et mes enfants me le font bien sentir. A les chenapans !!

Protégez l'environnement...

... arrêtez le PQ : Réduisons notre empreinte scatologique !

Ou alors soyez original papier toilette en veux tu, en voila !

Source de l'image : babouchka

mercredi 3 février 2010

Ce soir et demain soir, on cause des régionales

Ce soir la tête de liste du MoDem, Catherine Levraud vient à la rencontre des habitants des Alpes Maritimes à partir de 18h30 à l'hôtel Splendide à Nice.

Et puis demain, Café Démocrate du MoDem à 19h30, Brasserie Borriglione, 28 avenue Borriglione à Nice.

mardi 2 février 2010

Picorage : verrouillage du net sous couvert d'aide aux média en ligne, IVG et référencement

Reférencement

Ce n'est pas à moi en tant qu'homme à donner des leçons sur l'IVG, mais il me semble nécessaire de soutenir une démarche "contre l'obscurantisme", surtout lorsqu'il s'agit de détournement et de tromperie de personne à l'aube d'une décision que l'on peut imaginer traumatisante à prendre[2]. Alors je vous invite à prendre connaissance des motivations qui ont conduit à la création de ce site. Je place un lien ici pour concourir à optimiser le référencement d'Infos sur l'IVG. Le principe est donc d'augmenter le nombre de liens qui pointe vers ce site pour qu'il émerge en premier dans les moteurs de recherche. D'où ce lien vers ce site traitant de l'interruption volontaire de grossesse.

Notes

[1] Et je rajouterai sous l'emprise des pouvoirs puisque ces entreprises de média ne sont plus indépendantes depuis longtemps pour la plus part.

[2] Je ne pense pas qu'il puisse exister une seule femme heureuse d'envisager une IVG.

lundi 1 février 2010

Aujourd'hui, c'est un palindrome !

La date d'aujourd'hui[1] est un palindrome. C'est un collègue de bureau qui s'est exclamé tout à l'heure, provoquant un fou rire de votre serviteur. Il est en effet important de noter que la langue française est capable de nous donner de tels mots.. Il y a des cerveaux qui ont inventés un mot compliqué pour expliquer un concept totalement inutile[2].

Combien de fois dans votre vie êtes vous susceptible d'utiliser le mot palindrome ? A part au scrabble ou à question pour un champion, je ne vois pas. Pourtant tous le monde autour de la table connaissait le sens de ce mot et aucun n'est linguiste. C'est à dire que quelqu'un durant notre enfance, nous a enseigné le sens de ce mot totalement inutile. C'est une révélation pour moi. Nous sommes tous plus ou moins savants !

Notes

[1] 01/02/2010 ou encore 01022010.

[2] Si vous ne me croyez pas essayer de comprendre la définition.

jeudi 28 janvier 2010

On est bien peu de chose

Une animation pour prendre conscience des échelles de l'univers. Toutes les échelles sont respectées. Notez en bas les distances en années lumière.

Obtenu grâce à mon papa via http://www.eteignezvotreordinateur....

dimanche 24 janvier 2010

Une activité parfaitement non écologique

Vous savez quoi ? Je viens de passer 2 jours à la montagne à skier en famille avec des amis. C'est une activité parfaitement non écologique. On commence par la voiture[1] aller/retour jusqu'à St Etienne de Tinée, soit 160km, avec les bouchons qui vont bien. A cela s'ajoute l'électricité des remontées mécaniques alors qu'il parait que notre département est au bord de la rupture énergétique. Je ne parle pas de la facture de chauffage de l'hôtel[2] qui est loin d'être un bâtiment HQE[3].

Pour me donner bonne conscience, je pourrait dire que nous étions 4 dans la twingo, que nous avons soutenu l'industrie hôtelière de St Etienne de Tinée, que nous avons contribué à pérenniser l'emploi d'un snack, que nous participions à l'amortissement d'infrastructure de remontés mécaniques, et que grâce à nous des emplois dans l'arrière pays trouvent pleinement leur raison d'être.

Oui je pourrais dire tout cela sur ce blog supposé parler de politique, mais je me contenterai de vous dire que c'était super, que j'ai initié mes enfants au hors piste et qu'ils ont aimé, qu'il a fait beau, et que l'on a tous passé un bon moment avec nos amis. Bref, ça l'a fait super bien.

ski_enfants_20100124.png

Sur la photo, le fiston et sa sœur en train de sauter une bosse, et l'ombre, c'est leur rigolo de père avec son chapeau à la con qui tient l'appareil photo.

Notes

[1] Je vous rassure, je ne roule pas en 4x4, mais en twingo.

[2] L'hôtel des amis à St Etienne de Tinée, c'est familiale et simple, mais l'on est très bien accueilli, je recommande.

[3] HQE : haute qualité environnementale.

jeudi 21 janvier 2010

Picorage : bonne direction, crédit P2P, trucage des données, connaissance versus apprentissage

  • Choisir la bonne direction : une question de panneaux indicateurs : Il y a un dicton qui n'existe pas en évaluation des politiques publiques, mais qui serait bien sympa : "une politique qui veut s'améliorer, doit améliorer ses indicateurs."
  • Crédit P2P, le cauchemar des banques : Imaginez que les particuliers qui touchent 1.25% avec leur livret A commencent à penser que ce n'est guère rémunérateur, comme taux : eh bien ils pourraient avoir l'idée de déposer des fonds sur une plate-forme de particuliers, et même, plus fûté encore, de mutualiser les risques en constituant des fonds de particulier.
  • La plupart des données qui peuvent intéresser le citoyen font l’objet d’une présentation fallacieuse : Le grand truquage
  • Connaître ou apprendre ? : un capital de connaissance s'use si l'on ne s'en sert pas.

lundi 18 janvier 2010

Demander leur avis aux adhérents

Il y a quelques temps déjà je disais que je n'en avais rien à cirer de la manière dont les têtes de listes du MoDem seraient désignées en vue des élections régionales. Que ce soit par le parti ou par les militants cela ne change pas grand chose, si ce n'est au niveau de la forme et des conséquences internes.

Regardons une minute comment cela se passe au PS. Ce parti à choisi la désignation par les adhérents. Résultat, une liste proposée par l'exécutif qui comporte des naz avérés mais fidèles[1] et une liste alternative dont les instigateurs sont jeter au pilori ou censurés. On appréciera l'effet de rassemblement du processus à la veille d'une élection qui doit mobiliser les militants[2].

Regardons comment cela se passe chez les verts : c'est démocratique, les adhérents se réunissent dans une cabine téléphonique et s'auto élisent. La démocratie comme ça, c'est facile.

Regardons comment cela se passe à Europe écologie : les candidats sont désignés en petit comité en fonction de leur notoriété ou influence médiatique. Pour la démocratie on repassera.

Je ne sais pas pour l'UMP, mais si j'ai bien compris, c'est l'Élysée qui a décidé, avec tout le mélange des genres entre chef de l'état et chef de parti.

Donc je résume :
  • soit on donne intégralement la parole aux adhérents et on organise une bonne baston électorale en interne. On sera parfaitement démocrate mais parfaitement divisé au moment de la campagne. Selon le mode de scrutin on aura perdu des gens valables, ou ils faudra faire travailler ensemble des gens qui se sont opposés.
  • soit on défend l'idée qu'il faut faire voter les adhérents sans risquer de provoquer des clivage. On fait alors une liste unique, entre gens de bonne compagnie, avec la tambouille qui va bien en amont, et on demande ensuite aux adhérents de s'exprimer démocratiquement sur un choix unique.
  • soit on se dit que de toute façon se seront les mêmes qui sortiront d'un scrutin que ceux susceptibles d'être choisis, donc autant pas se prendre la tête à se taper dessus, et choisir ceux avec le meilleur potentiel. C'est pas démocratique, mais au moins ceux qui ont décidé sont loin et intouchables, donc on peut en dire du mal tout en se réunissant pour la campagne.

Si on parle purement efficacité, il est clair que la dernière solution facilite le rassemblement des forces militantes : "C'est pas moi qui ai décidé, c'est Paris !"[3].

Le Mouvement Démocrate fait comme les autres, il recherche l'efficacité électorale. On est pas là pour faire mumuse avec des scrutins internes, mais pour avoir des élus qui tiennent la route pour défendre des dossiers et des positions lors de leur mandat, et des élus sur lesquels François Bayrou pourra s'appuyer pour la campagne de 2012. Et Bayrou il en a marre des brailleurs jamais contant qui vont se vendre au plus offrant à la première occasion, comme cette prés campagne nous le démontre à nouveau.

Donc, demander leur avis aux adhérents ce serait l'idéal, sauf que faire travailler des gens qui se sont déchirés dans un scrutin est une gageure et un travail titanesque qui nécessite des gens de grande qualité ce que l'on a rarement. Donc faisons vivre la démocratie à sa place, lors des élections, et le reste du temps soyons efficaces.

Notes

[1] Et surtout qui ne risquent pas de faire de l'ombre.

[2] Faire le parallèle avec le MoDem qui n'a toujours pas cicatrisé les plaies du dernier vote interne dans certains départements, dont le 06.

[3] Les gouvernement font pareil avec l'Europe ;)

vendredi 15 janvier 2010

Laissez bossez ceux qui savent

Comme la ministre de la santé qui s'est jeté avec délectation dans les média lors de l'annonce d'une future pandémie par l'OMS l'année dernière, j'ai entendu le secrétaire d'État français à la coopération, Alain Joyandet annoncer qu'il se rendait en Haïti, ce qui en soit ne présente aucun intérêt pour les haïtiens, mais pire que ça, accompagné de 30 journalistes.

Encore une fois c'est du n'importe quoi. Il y a des gens qui sont capables et volontaires pour donner et coup de main et lui il va utiliser les ressources rares et chères pour son confort et celui des journalistes. Sérieusement, 5 journalistes auraient été largement suffisants dans un premier temps. C'est d'organisation dont ont besoin les victimes du séisme, de coordination, de matériel, de vivre, d'eau, et certainement pas de politique et leur nuée de flash[1].

Pour couronner le tout, il parait que Srkz veut aussi y aller. On atteint les tréfonds de l'imbécilité.

Et là je ne parle même pas de la cacophonie européenne...

Notes

[1] Je suis pas un spécialiste, mais la France dispose en Martinique et en Guadeloupe, à moins de 2h d'avion, de la capacité de gérer de gros flux de gens ou de matériel en transition. Il m'aurait semblé logique que la coordination de l'action Française se fasse de là.

mercredi 13 janvier 2010

Un minaret à Saint Laurent du var

Avec tout le délire sur l'identité nationale et les nauséabondes associations d'idées insufflées par un ministre douteux, j'ai complètement oublié de vous parler du minaret de Saint Laurent du Var qui a poussé juste en face de l'école de mes enfants.

Minaret de St Laurent du VarImaginez un peu le frisson qui m'a parcouru lorsque j'ai pris conscience du danger que risquaient de courir mes enfants, à proximité de ces fanatiques religieux, juste en face du passage piéton qu'ils auraient pu emprunter. La création de ce lieu de culte est en lui même une mauvaise nouvelle. En effet, il faut bien qu'il y ait un accroissement du nombre de fidèles pour en justifier la construction.

Je ne vous cache pas que la perspective d'un accroissement du nombre de religieux est inquiétant pour notre société. En effet le retour du religieux dans la sphère publique est une grande tristesse pour le républicain[1] que je suis. N'avons nous pas réussi à nous affranchir de l'influence du fait religieux sur la société en 1905, pour le voir aujourd'hui essayer de gagner, bribe par bribe, de plus en plus influence dans les esprits ?

Il est en effet étrange de voir l'engagement citoyen dans les associations, syndicat ou partis en baisse constante depuis des années, et en parallèle assister à un retour du fait religieux. Nos concitoyens perdent la foi dans la chose publique et la retrouve dans le mystique. Je ne peux m'empêcher de songer aux propos du président Srkz au sujet de la prééminence du guide religieux sur celle de l'instituteur : propos de circonstance pour coller à une tendance sondagière, ou réel conviction personnelle ?

On notera que le permis de construire de cet édifice n'a pas posé tant de problème que ça et que la tour érigée à côté de sa façade rentre bien dans le cadre du plan d'occupation des sols[2]. Le conseil municipal se réjouissait même de cette construction du fait du parking qui allait l'entourer. Comme quoi, tous les « minarets » ne sont pas logés à le même enseigne dans le discours politique...

A lire ailleurs :

Notes

[1] Démocrate avant tout, mais républicain tout de même, nous sommes en France quoi !

[2] On parle encore de POS car je crois que le PLU (plan local d'urbanisme) n'est toujours pas finalisé, la faute à la constitution de la communauté d'aglo puis communauté urbaine.

mardi 12 janvier 2010

Ah ces militants...

Je n'ai pas repris le titre du billet de Rva, saloperies de militants!, mais j'aurai pu le faire. Le MoDem, comme toutes les formations politiques en ce moment, subit de fortes tensions pour la constitution des listes de candidats pour les élections régionales. Il se trouve qu'il m'arrive en ce moment de comprendre pourquoi ces cadres du PS cités dans le billet de Rva sont méfiants à l'endroit des militants. L'expérience montre qu'hélas un trop grand nombre de militants oublient qu'il y a la vraie vie en dehors du parti, avec de vrais gens qui n'ont rien à cirer de ce qui se passe dans les partis, de vrai journalistes qui adorent ne parler que des problèmes et jamais de ce qui est bon dans la vie d'un parti.

Pour ma part, j'assume totalement et pleinement d'être un militants derrière des gens comme Bayrou, mais aussi Fabien, Loïc ou Valérie. Être militant c'est mettre ses compétences au service d'un projet. J'ai ici cité des hommes et une femmes dans lesquels je perçoit un projet qui est susceptible de me donner envie. Je ne suis pas militant du Mouvement Démocrate, comme je ne l'étais pas de l'UDF. C'est une erreur, je pense, d'incarner son engagement dans une structure. Il n'y a que les projets qui en valent la peine, et les projets sont toujours portés par des gens, de vrais gens, avec du talent ou des lacunes. C'est de l'humain avec tout ce que cela peu représenter d'imperfection.

Une fois que l'on a dit cela, ben il n'y a plus qu'à faire en sorte que ces imperfections n'empêchent pas d'atteindre le but. Et c'est là le vrai sens du militant : ne pas attendre la lune des élites, avoir les pieds ancrés dans la réalité et s'intégrer dans une démarche globale. L'intérêt personnel n'est pas le militantisme, cela n'a rien à voir, même s'il le côtoie souvent. L'ambition, l'intérêt sont des composantes de l'action politique, mais pas nécessaire pour militer. Un candidat peut avoir été militant, peu le redevenir, mais il ne peut pas l'être durant sa campagne, et difficilement durant son mandat.

Et c'est là que le bas blesse, Comment concilier des intérêts partisans, de la tambouille électorale, des tractations pour des places bien payées avec l'utopie du militant qui se bouge le cul pour des idées, un projet qui change la vie, une personne qui lui donne à rêver la réussite de ce projet ?

Pour le moment j'ai toujours réussi à concilier le militantisme et l'ambition politique, sûrement parce que cette dernière a été modeste jusqu'à présent. Je ne suis pas candidat pour l'élection des conseils régionaux et je ne serais que militant. Je vais pouvoir encore continuer à être utopiste, optimiste et pas trop réaliste. Je vais pouvoir m'offusquer ou m'enthousiasmer de ce qui sortira de la tambouille politique qui se fait en ce moment. Je parlerai d'idée, de projet de société en faisant semblant d'ignorer les égos et les petites ambitions infondées qui pourrissent la grandeur de l'acte militant.

Une campagne en dilettante émotionnelle, juste axée sur l'action et les gens qui m'intéressent.

vendredi 8 janvier 2010

H1N1, le courage des grandes bouches

Je trouve tout comme l'hérétique, indécent les concerts de certaines personnalités politiques autour de "l'échec" de la campagne de vaccination. Malgré une campagne médiatique exécrable (surtout au début) la question de cette vaccination de masse pouvait légitimement se poser (et se pose encore pour certaines populations à risque). On sait aujourd'hui que le H1N1 est similaire à la grippe saisonnière en terme de mortalité ou de symptômes, mais la chose n'était pas évidente en juillet dernier.

Comme je le mettais en commentaire dans le billet de Jef, ou dans mon précédent billet sur le sujet, j'espère juste que l'état saura retirer des enseignements et des solutions de cette campagne de vaccination. En effet nous venons de mettre en œuvre en grandeur réelle une campagne de réaction à une pandémie. Le virus H1N1 ne présente qu'une faible mortalité (0.01% de mémoire), du coup les risques de l'inefficacité de cette campagne de vaccination ne sont que financières, mais cette opération n'en est pas moins très instructive.

Si nous avions été exposé à un virus avec une plus grande mortalité, on voit que les procédures mises en œuvre auraient été totalement inadaptées. Deux mois pour vacciner moins de 10% de la population avec des moyens médiatiques conséquents, cela pose immanquablement la question de l'efficacité de la procédure. Nous en devisions l'autre jour avec mon épouse et elle me faisait remarquer qu'en cas de pandémie beaucoup plus mortelle, les questionnaires seraient surement réduits à la portion congrue, et la vaccination dans les écoles rendue quasi obligatoire. Bien entendu, dans ce cas les médecin de ville auraient été associés et leur petite querelle sur leur paiement de l'acte de vaccination ne se serait pas posée[1].

Bref tout ça pour dire que maintenant que les sous sont dépensés, autant en tirer le maximum d'enseignements[2].

Notes

[1] Peut être aurions nous assisté à un retour du sens civique chez ces derniers, bien en panne face aux intérêts pécuniers...

[2] Encore une histoire de verre à moitié plein ou à moitié vide, je crains que je ne soit trop optimiste en ce moment ;)

lundi 4 janvier 2010

Picorage : HADOPI et la fin du droit d'auteur, ou le dogme de la gratuité

Entre un gouvernement qui essai de tenir à bout de bras un système en cours d'obsolescence et la nécessité de trouver un modèle économique pour la création :

Ci dessous, une magnifique réalisation pour dire que nous enseignons aujourd'hui à nos enfants à vivre contre les lois. Ce montage est constitué d'extrait de film, ce qui est interdit par la loi car il n'est pas autorisé de copier ne serait-ce qu'une scène d'un film, mais on ne peut lui dénier l'acte de création :

We can't kill the instinct of technologie, we can only criminalyse it. We can't stop our children of using it, we can only drive them underground. We cant' make our kids passive again, we can only make them "pirates". Is that good ? We leave in a wird time called age of prohibitions. We leave constantly again the law and it's what we are doing to our kids : they live life knowing they are against the law. That's realisation is extraodinary corrosive, it's extraordinary corrupting. In a democraty we have to do better.

Nous ne pouvons tuer l'instinct technologique, nous ne pouvons que le criminaliser. Nous ne pouvons empêcher nos enfants de l'utiliser, nous ne pouvons que les pousser à se cacher. Nous ne pouvons pas rendre nos enfants passifs à nouveau, nous ne pouvont qu'en faire des pirates. Est-ce une bonne chose ? Nous vivons dans un triste temps des interdits. Nous vivons constamment en infraction avec les lois et c'est ce que nous transmettons à nos enfants : ils vivent leur vie en sachant qu'ils sont en infraction. C'est extrêmement corrosif, c'est extrêmement corrupteur. En démocratie nous devons faire mieux.

Notes

[1] Mais ce n'est malheureusement pas fini... La Quadrature du Net a besoin de vous

jeudi 31 décembre 2009

Un peu de musique pour finir cette année et commencer la nouvelle en parlant d'amour

Baby Can I Hold You, Tracy Chapman with Luciano Pavarotti

Baby Can I Hold You.

mercredi 30 décembre 2009

Vaut-il mieux avoir la grippe ou se faire vacciner ?

Je voudrais revenir sur la phrase "En moyenne, on fait une grippe (...) tous les 15 ans" issu des propos du docteur Dupagne dans l'article que je vous avais conseillé de lire au sujet de la vaccination : Faut-il ou non se faire vacciner contre la grippe ?. En effet, un collègue est venu me demander pourquoi un vaccin était moins efficace pour nous protéger que d'attraper la grippe.

Je préviens tout de suite je ne suis pas immunologiste et forcement ce billet comportera des approximations, le but ici n'étant pas d'être une publication scientifique mais juste un complément pour comprendre cette assertion.

Retour sur le fonctionnement du système immunitaire

Dès qu'un corps étranger pénètre notre organisme, notre système immunitaire balance dans notre organisme des anticorps. Un anticorps est une molécule complexe qui d'un côté s'emboite sur le corps étranger et de l'autre est reconnu par les globules blancs qui ne sont pas spécialisés. Les globules blancs ne peuvent s'en prendre à un corps étranger que s'il est marqué par un anticorps.

Notre système immunitaire fabrique à la demande des anticorps, un peu au hasard. Lorsqu'un anticorps fonctionne contre un intrus, le système immunitaire va conserver une copie de cet anticorps pour s'en resservir la prochaine fois que l'on sera exposé à ce corps étranger.

Lorsque l'on possède déjà des anticorps contre un virus, notre organisme est capable de réagir très vite, bien avant que le virus ne se reproduise et devienne gênant. Dans le cas contraire, il faut inventer des anticorps et ce processus peut être long laissant au virus le temps de se reproduire avec toutes les complications de la maladie.

La vaccination

Le principe consiste à prendre un petit morceau inoffensif d'un virus et à l'injecter dans l'organisme. Le système immunitaire va donc produire des anticorps contre ce petit morceau de virus.


En noir le virus avec en vert le morceau utilisé pour la vaccination. En bleu l'anticorps créé par l'organisme.

La mutation

Les virus étant des organismes vivants, ils peuvent changer (mutation), petit morceau par petit morceau à chaque fois qu'ils se reproduisent. Si la mutation porte sur une partie correspondant au vaccin, celui-ci ne protège plus et le système immunitaire doit faire comme s'il n'y avait pas eut de vaccination.


En rouge les mutations, avec l'anticorps qui ne correspond plus.

Et lorsque l'on est malade ?

Puisque l'organisme est exposé au virus dans son intégralité, le système immunitaire peut créer plusieurs anticorps qui correspondent au virus.


En bleu, les anticorps pour plusieurs parties du virus.

Du coup, lorsque le virus mute, le système immunitaire dispose toujours d'anticorps pour marquer le virus avant qu'il ne devienne nocif.


En rouge les mutations.

En conclusion

Il est évident que choisir entre être malade et pas malade ne se pose pas. Cependant lorsque l'on parle d'une maladie peu dangereuse, comme la grippe (saisonnière ou H1N1) pour des gens en bonne santé, la question de la vaccination se pose. Sur le long terme, il n'est pas évident que la vaccination soit la meilleures solution en terme de santé publique (Edit : je parle bien sûr ici des virus faiblement pathogènes et qui mutent beaucoup comme la grippe, pour le reste, la vaccination est un gain INCOMMENSURABLE en matière de santé publique.). Le problème c'est que ce n'est pas le moment de faire ce genre d'évaluation car le gouvernement n'est pas réceptif à une remise en cause de son actuelle politique. On verra l'année prochaine quelles conclusions tirer de la campagne actuelle de vaccination, si tant est que le lobby pharmaceutique n'est pas trop puissant.

lundi 28 décembre 2009

Picorage : europe efficace, politique, énergétique ou du chômage

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