Citoyens prenez le pouvoir

Politique, logiciel libre et autres digressions de Cédric Augustin - Saint Laurent du Var (Nice Côte d'Azur - France)

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

mardi 5 juillet 2011

Comprendre les CGU des média sociaux et la propriété des contenus publiés dessus

Si vous souhaitez mieux comprendre les enjeux de la propriété des contenu sur les média sociaux, tels que Facebook ou Twitter, je vous invite chaleureusement à lire l'excellent billet vos contenus ne vous appartiennent plus, de S.I.Lex.

Voici quelque extraits :

  • les CGU des médias sociaux aboutissent à ce paradoxe que les mêmes contenus semblent faire l’objet de deux droits de propriété superposés : celui de l’utilisateur et celui de la plateforme : En gros, ce qui est à vous est à vous, mais c’est… à nous également !
  • En droit anglo-saxon, le terme « grant » (« you grant us ») correspond à une garantie. La clause de Dropbox doit s’interpréter ainsi : « En nous confiant des fichiers qui vont par nature être stockés sur nos serveurs, routés, transférés, manipulés, affichés sur notre site, zippés, etc., vous nous garantissez le droit (=autorisation) de le faire. Il s’agit bel et bien d’une licence.
  • Avec les biens immatériels, la propriété peut se démembrer à l’infini, par le biais du mécanisme particulier des cessions non exclusives.
  • La cession des droits peut en effet s’opérer à titre exclusif ou non exclusif. Le premier cas correspond par exemple à celui d’un contrat d’édition classique, dans lequel un auteur va littéralement transférer ses droits de propriété intellectuelle à un éditeur pour publier un ouvrage. L’auteur, titulaire initial des droits patrimoniaux, s’en dépossède par la cession exclusive et il ne peut plus les exercer une fois le contrat conclu. Avec les CGU des plateformes, les droits ne sont pas transférés, mais en quelque sorte « répliqués » : l’utilisateur conserve les droits patrimoniaux attachés aux contenus qu’il a produit, mais la plateforme dispose de droits identiques sur les mêmes objets.
  • Rien n’empêche l’utilisateur de reproduire ou diffuser ailleurs un contenu posté sur la plateforme, mais il ne peut s’opposer à ce que celle-ci fasse de même, voire ne conclue des accords avec un tiers, y compris à des fins commerciales.
  • En France, le Code de Propriété Intellectuelle encadre de manière stricte les cessions de droits . Il considère par exemple que « la cession globale des oeuvres futures est nulle » (Art. L-131-1)

Et bien sûr, à mettre en parallèle, cette enquête de TNS-sofres sur l'usage des réseaux sociaux chez les 8-17 ans[1]

  • La moitié de 8-17 ans sont sur les réseaux sociaux
  • Les parents sont assez peu associés à cette pratique
  • Pour les enfants et les adolescents ces relations sont bien réelles
  • Un tiers des enfants ont été choqués ou gênés par des contenus
  • Conscients des risques, ils ne savent pas forcement s'en préserver

Et bien voilà, vous êtes prévenu : les réseaux sociaux ce n'est pas du tout aussi anodin qu'il n'y parait. Cette face de ces univers est difficile à cerner pour les adultes, alors imaginez pour les enfants, c'est pourtant là dedans qu'ils évoluent tous[2] en arrivant au collège.

Notes

[1] Étude réalisée pour l'UNAF, Action Innocence et la CNIL.

[2] Ou voudraient bien !

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

mardi 17 mai 2011

HADOPI : vous saviez qu'ils étaient si incompétents ?

Sans être un geek, on sait que la loi HADOPI et l'autorité portant le même nom, ont été créées à l'arrache, pour répondre aux lobby de certaines entreprises vivant de la création musicale ou cinématographique.

Deux liens au sujet de cette HADOPI qui font peur et illustrent l'incompétence qui entoure cette HADOPI :

Et encore je ne parle même pas de l'aspect juridique qui est lui aussi affolant...

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

mercredi 4 mai 2011

Picorage : journalisme gratuit, censure et oppression sur le net

Ca eut payé...
Coupez moi ça !

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

lundi 18 avril 2011

Java 4 ever

Une publicité décapante pour Java, le langage de programmation de Sun, éternel rival de Microsoft. Humour geek pour anglophones uniquement[1].


EMBED-Microsoft Vs Java Trailer

Notes

[1] C'est dans une langue du nord avec des sous titre en anglais faisant référence à des concepts pas tellement grand public.

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

dimanche 17 avril 2011

Picorage: Informatisation, compétitivité et éthique

  • Informatisation et compétitivité : reproduction du texte de l'exposé de Michel Volle du 4 avril 2011 à la fondation Res Publica, think tank qu'anime Jean-Pierre Chevènement : La société est fascinée par des gadgets, iPhones et autres iPads, dont la commodité lui donne l'illusion que « l'informatique, au fond, c'est très simple » et qu'il n'y a donc pas à se casser la tête. Cette conviction est renforcée par la virtuosité des adolescents dans l'utilisation du clavier et de la souris, ou dans le chat et les jeux sur l'Internet – il y a pourtant loin entre cette virtuosité et la compétence en modélisation et en programmation qui est nécessaire pour mettre en place un système d'information. Quelles sont d'ailleurs les priorités de la population française ? L'éducation, la santé, l'emploi, la justice, le logement : sur chacune de ces priorités, l'informatisation peut apporter une efficacité inédite.
  • L'éthique dans les TIC : La technologie envahit nos vies, pour le meilleur… et le pire ? Une conférence sur les enjeux des TIC a été organisée par l'organe du Parlement chargé des questions scientifiques.

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

jeudi 7 avril 2011

Les techniques de spam progressent sans cesse

C'est une caractéristique de l'homme, il adore relever les défis. Les auteurs de spam étant humains, ils n'échappent pas à la règle.

Le principe du spam sur les blogs consiste à ajouter des commentaires avec des liens vers le site dont le spammeur veut faire la publicité. Pour que le commentaire ne dénote pas trop, il est en général insipide et élogieux à l'encontre de l'auteur, partant du principe qu'ainsi il ne sera pas effacé. Par exemple : "Ce billet est comme toujours excellent, j'ai d'ailleurs trouvé un article relié http://www...". Cela a fonctionné un temps, mais les anti-spam les repèrent, notamment grâce aux liens qu'ils incluent.

Le problème de cette technique de spam, c'est que si vous êtes un site espagnol et que vous publiez sur un site francophone, le spam se voit comme le nez au milieu de la figure et personne ne cliquera sur le lien[1]. Hors il n'est pas toujours aisé de déterminer la langue d'un blog.

La dernière technique que je viens de découvrir comme spam est la reprise d'un commentaire précédent du même billet. Avantage, il est forcément sur le sujet du billet et dans la bonne langue en plus. Il suffit au robot en charge du spam de remplacer le lien de l'auteur original par celui du site promus par le spammeur. C'est redoutablement efficace. J'ai failli me faire avoir en sortant de la poubelle à spam un commentaire qui y avait été mis par l'anti-spam de ce blog, croyant à une erreur de mon système de protection.

Ils n'ont pas fini de nous pourrir la vie avec leur spam.

Notes

[1] Le spam n'a pas seulement pour objectif que les internautes cliquent dessus, ce peut être aussi un moyen de créer des liens entrant vers un site pour améliorer son classement dans les pages de résultats de recherche.

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

lundi 21 février 2011

Garantir l'indépendance des tuyaux du net

Il y a quelques années j'avais présenté une synthèse suivie de quelques réflexions sur "le numérique" dans le cadre d'un séminaire de l'UDF. Et parmi les propos que je tenaient , figurait l'idée d'une renationalisation des tuyaux de l'internet, pour éviter une éventuelle main mise de ces tuyaux par des intérêts pas forcément démocratique. Je prenait l'exemple d'un état du golf qui en devenant propriétaire d'une entreprise fournisseur d'accès deviendrait en capacité de filtrer les contenus ne lui convenant pas.

Cinq ans plus tard, si le raisonnement peut toujours s'appliquer, en l'élargissant à la chine par exemple, les derniers évènements au Magreb et la tendance sécuritaire vers laquelle se dirige notre société occidentale, me font douter de la pertinence de cette réflexion.

En effet, en Tunisie tout comme en Egypte, l'exigence de liberté s'est construite et propagée entre autre grâce au web, et dès que le gouvernement s'est senti en danger, c'est le premier canal qui a été coupé et censuré, afin de restreindre l'accès à l'information libérée et au mécanisme d'organisation viraux. Cela illustre à merveille la puissance du web comme garant de la liberté individuelle, mais aussi sa fragilité au niveau des infrastructures.

En fait tout cela pose à nouveau le problème des contre pouvoir, non plus seulement en politique, mais aussi économiquement, et dans le cas présent technique. Comment garantir une indépendance aux tuyaux par lesquels circule le web et ses différents composants (messagerie, réseau sociaux, transfert de fichier, hébergement...).

Sans chercher très loin, il y a des raisons de s'inquiéter :

  • L'existence de Wikileaks[1] a failli être compromise par les réactions des gouvernements occidentaux sous la pression des États Unis. Jusqu'à notre abrutis de ministre de l'industrie qui a voulu mettre la pression sur l'entreprise hébergeant une version en France.
  • On se rappel du Firewall chinois qui filtre ce que les internautes de ce pays peuvent consulter.

Brrrrr, ça fait peur, mais personne ne s'en rend compte, ou alors se sera trop tard.

Notes

[1] Site dédié à la publication de documents confidentiels, dont on peut apprécier ou pas la pertinence, mais qui n'enfreint pas la loi.

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

vendredi 11 février 2011

QR code : une petite geeckerie en fin de billet

Avez-vous noté cette étrange dessin en noir et blanc à la fin de chacun des billets, qui vient s'ajouter au lien de téléchargement du billet ? Il s'agit d'un QR code (Quick Response Code) qui est un code barre à 2 dimensions.

L'intérêt par rapport aux codes barre classiques qui ne contiennent qu'une série de chiffres c'est que l'on peut y loger beaucoup plus d'informations. Dans le QR code ci dessous vous avez toutes mes coordonnées publiques : nom, prénom, url du blog, adresse email et téléphone.

QR code avec coordonnées

Dans celui à la fin de ce billet, il y l'adresse du billet que vous êtes en train de lire avec son titre.

L'intérêt du QR code est très limité sur un écran d'ordinateur. Là ou il devient plus intéressant c'est sur du papier, puisqu'il permet avec un appareil photo, scanner ou un lecteur de code barre de récupérer des informations numériques sans avoir à les saisir.

Par exemple, la cotisation de mon fils à l'association de classe Optimist[1] se présente sous la forme d'une carte à imprimer chez soi avec un QR Code comportant toutes ses coordonnées sportive. Pour les grosses épreuves sportives, il suffira de présenter sa carte devant le lecteur pour enregistrer l'inscription[2] du compétiteur, libérant autant de ressources pour l'organisation.

Les téléphones portables disposant tous d'un appareil photo, on imagine tout de suite la simplification pour s'échanger des données : avec mon téléphone, je peux scanner n'importe quel QR code, sur un papier ou un écran, et j'ai, sans avoir à le ressaisir fastidieusement, une adresse de site web, un contact à ajouter dans mon carnet d'adresse[3], mais aussi des données géographiques...

Que ne ferait-on pas pour vous faciliter la consultation du blog ;)

Notes

[1] Pour ceux qui ne le savent pas, mon fiston fait de la voile dans la célèbre caisse à savon Optimist.

[2] Quant on sait que les grosses régates en Optimist rassemblent entre 250 et 500 coureurs, on comprend tout de suite l'intérêt de simplifier les procédures d'inscription.

[3] Contact complet et sans faute de frappe en plus.

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

mercredi 15 décembre 2010

Le web est une représentation simplifiée de la déité

Avec un titre pareil je prends le risque d'être ridicule, surtout que comme je suis athée, je ne devrais pas ramener ma fraise sur un sujet aussi sérieux. Je ne vous cache pas que j'ai très, très mal pris le jour où mon oncle, catho tout ce qu'il y a de classique m'a balancé à la figure que nous ne pouvions pas discuter ensemble de dieu car je n'avais pas la foi.

En effet, une des caractéristiques des croyants, c'est une espèce de certitude du divin qui en prive bon nombre d'esprit critique au sujet de la chose religieuse. Je me souviens de longues discussions avec un collègue prêcheur lorsque j'étais aux USA, qui rejetait en masse tout ce qui risquait d'ébranler sa foi et surtout ses certitudes.

Donc, n'en déplaise aux croyants pétris de certitudes, j'ai une idée de la chose divine, tout athée que je suis.

Dieu, s'il existe, et je vais faire comme si c'était le cas ici, est immatériel. La conscience qui le caractériserait peut être imaginée comme une somme de micro conscience interconnectées. Typiquement pour l'illustrer, on peut prendre le cas de la fourmilière, ou chaque fourmis a une conscience simplifiée d'elle même et de son environnement, mais comme elle communique avec ses congénères par les phéromones, chacune de ses action fait partie d'une démarche globale de la fourmilière. Il émerge donc une conscience supérieure, omniprésente, capable de percevoir ses microcomposants, indistinctement mais réellement et d'interagir avec sont environnement.

La société humaine est très directement comparable à la société des fourmis avec juste des niveaux de complexité beaucoup plus élevés dans les relations entre individus et surtout, pour chacun des individus, une conscience de lui même et de son environnement beaucoup plus étendue. Si l'on recherche le divin, il faudrait être capable de regarder au delà de notre conscience individuelle qui par essence est incapable de le percevoir, puisqu'il est la somme de chacune des consciences.

Pour être une entité définissable vis à vis d'autres entités, comme l'est à nos yeux la fourmilière, il est nécessaire que le divin soit un tout. Pour ce faire il faut qu'il existe un lien, même ténu, entre chacun de ses micro éléments constitutifs. Je ne sais pas si les fourmis ont conscience du lien chimique qui les lie ensemble, et qui construit l'irrigation de l'information dans la fourmilière. Il est probable que non, et de même ne percevons nous pas explicitement le lien qui nous connecte au reste de l'humanité pour constituer un tout, cette conscience supérieure que serait dieu.

Si nous regardons l'organisation du World Wide Web, "la toile tout autour du monde", nous retrouvons, cette fois-ci de manière explicite, les liens entre chacun des nœuds que constitue chacun des internautes. Avec le web 2.0 (blogs et sites participatifs) et les réseaux sociaux (type facebook), nous sommes en mesure de visualiser l'émergence d'une conscience collective. Le modèle du web est encore plus simple que celui de la fourmilière pour visualiser cette conscience "supérieure". Avec cet exemple du web nous avons à notre portée, à notre niveau de conscience, une représentation simplifiée de ce que pourrait être dieu.

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

lundi 13 décembre 2010

Picorage : censure


Source image : http://www.collectif-rto.org/spip.p...

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

mardi 19 octobre 2010

Big Brother inside

"Oh, c'est l'application d'espionnage individuel du gouvernement. C'est en standard avec tous les téléphones."

Trouvé sur http://weblog.sinteur.com/index.php...

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

vendredi 20 août 2010

Le web serait mort

clavardage.jpgCelait fait un moment que l'on entend cette affirmation selon laquelle les blogs sont en train de mourir et avec eux, une certaine idée de l'utilisation de l'internet[1] que les blogs incarnaient, aboutissement d'une évolution du "web" ou "World Wide Web" dit dans la langue de molière "la toile", au sens réseaux de pages HTML reliées entre elles par des liens.

Rue89 propose une article qui commente l'assertion d'après, à savoir la mort du web au profit des applications sur internet : « Le Web est mort » ? Bizarre, son cadavre bouge encore.

Pour ma part je n'arrive pas à adhérer à cette assertion. C'est le même genre de propos que ceux qui disaient que le livre serait tué par le cinéma, ou l'écriture manuscrite par la machine à écrire. Les applications qui s'appuient sur internet, ne remplacent que certains usages du web, usages issus d'un détournement de la fonction initiale du web pour répondre à des frustrations des créateurs ou des internautes face à des outils immatures, incompatibles entre eux, verrouillés par des éditeurs qui ne voyaient que leurs intérêts et pas ceux de leurs utilisateurs. Le web et sa technologie l'HTML, grâce à son universalité et son indépendance vis à vis des éditeurs, a été la solution provisoire de développement d'outils qui auraient depuis toujours dus être créés avec des application et pas des pages web.

Le web redevient ce qu'il était au début, un réseau de page HTML, avec du textes et des images et le plus important, des liens vers d'autres pages. Il n'existe aucun autre outil qui le fait aussi bien et ce n'est pas prêt de changer.

  • Les textes qui naitrons pour les e-book par exemple, sont conçu pour être déconnecté du réseau, et par là même, devront être organisés autrement. Le lien n'aura pas le même sens que sur le web, même si techniquement cela se ressemble. Lorsque l'e-book est connecté au réseau, il n'est plus qu'un navigateur web, on est revenu au web, mais ce n'est pas ça qui présente un intérêt dans les tablettes.
  • Les applications de réseau social remplacent une part de ce que les commentaires des blogs se sont vu déléguer le rôle, faute de mieux.
  • Les flux RSS restent des point d'entrée vers le web; Que ce soit une application ou un navigateur qui les gère, ne change rien au fait que cela aboutis à des page web.
  • ...

Au final, comme cela s'est fait dans les années 90 dans les entreprises qui se sont recentrées sur leur cœur de métier au lieu de se diversifier, le net fournis maintenant de plus en plus d'outils spécialisés, comme à ses débuts d'aileurs, après une transition dans l'idée du navigateur web, outil universel. La grosse différence avec les tous début du net, c'est que ces différents outils utilisent aujourd'hui tous le même protocole (HTTP) et le plus important communiquent tous entre eux.

Notes

[1] Internet au sens réseau, support technique.

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

mercredi 21 juillet 2010

Et si tu ne bloguais plus, tu ferais quoi ?

Me voilà pris dans une chaine que relai FrédéricLN : Et si tu ne bloguais plus, tu ferais quoi ?

Comme la plus part, je ne me suis pas posé la question, mais je pense que les congés qui approchent vont me donner les moyen d'essayer de développer la réponse, car je risque d'être loin d'une connexion internet pour pas mal de temps.

Si ce blog n'était pas là, je voudrais essayer de bâtir quelque chose. Le mot œuvre me fait un peu peur car ce serait prétentieux mais c'est un peu l'idée. J'ai toujours rêvé du temps où j'étais étudiant, de faire une thèse. Prendre un sujet et aller au fond, l'explorer et le retourner dans tous les sens pour en faire émerger quelque chose. Le blog est l'antinomie de la thèse, car il est une expression du présent là ou la thèse plonge profondément dans le passé pour proposer une piste dans le futur.

Je me dis qu'à défaut de thèse, j'essaierai peut être d'écrire une histoire, idéalement déconnectée de l'actualité, une construction intellectuelle intemporelle, comme une nouvelle de science fiction ou un scénario de BD. J'emporte mon ordinateur à cette fin durant mes prochains congés.

Dans le même genre d'idée, j'avais aussi imaginé la création d'un programme informatique, et comme par hasard, ce programme aurait pu être l'outil pour la création du livre numérique de demain.

Bref, cela reste des projets autour de l'écriture, car depuis que j'ai découvert avec ce blog ce que ça apportait, je ne souhaite qu'une chose, trouver le temps d'écrire.

Je passe le relai de cette chaine à Fabien, Aliocha et Toréador

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

mercredi 14 juillet 2010

Peut-on être un geek et parler français ?

Mesdames messieurs, je vous entretien parfois d'un certain travers de ma personnalité, "la geekitude", qui est une maladie non contagieuse, mais assez débilitante dans ses formes les plus développées. Je parle ici de la définition 3 du mot geek issue du wiktionaire : Technophile féru d’informatique, car j'aime à penser que je ne suis pas encore totalement fou, bien que certains symptômes peuvent interpeler les moins avertis.

Pour en revenir au titre de ce billet, je voulais vous inviter à lire les commentaires d'un billet sur un site éminemment geek : http://linuxfr.org. Ce site qui ne parle que de sujets totalement ésotériques pour le profane informatique, fait partie de mes lectures (quant je vous disais qu'il y a des signes avant coureur). A l'occasion d'un billet sur un sujet qui n'intéresse personne ici[1], on découvre que certains geeks se font un devoir, soit de massacrer, soit de défendre la langue française avec un brio exemplaire, qui mérite le détour.

Je vous propose donc de lire les premiers commentaires de ce billet (laissez tomber le billet, sauf si vous êtes capable de dire ce que c'est Debian). C'est l'été. Les nouvelles techniquement pointues sur lesquelles s'écharper sont rares, alors les geeks se défoulent sur la grammaire, le vocabulaire et les accords. Mes lecteurs qui se sont fait une raison face à mes nombreuses fautes de français apprécieront.

Notes

[1] La création par la fondation Debian d'un fonctionnement pour mieux gérer les remontées de correction de bug

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

mardi 2 février 2010

Picorage : verrouillage du net sous couvert d'aide aux média en ligne, IVG et référencement

Reférencement

Ce n'est pas à moi en tant qu'homme à donner des leçons sur l'IVG, mais il me semble nécessaire de soutenir une démarche "contre l'obscurantisme", surtout lorsqu'il s'agit de détournement et de tromperie de personne à l'aube d'une décision que l'on peut imaginer traumatisante à prendre[2]. Alors je vous invite à prendre connaissance des motivations qui ont conduit à la création de ce site. Je place un lien ici pour concourir à optimiser le référencement d'Infos sur l'IVG. Le principe est donc d'augmenter le nombre de liens qui pointe vers ce site pour qu'il émerge en premier dans les moteurs de recherche. D'où ce lien vers ce site traitant de l'interruption volontaire de grossesse.

Notes

[1] Et je rajouterai sous l'emprise des pouvoirs puisque ces entreprises de média ne sont plus indépendantes depuis longtemps pour la plus part.

[2] Je ne pense pas qu'il puisse exister une seule femme heureuse d'envisager une IVG.

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

lundi 4 janvier 2010

Picorage : HADOPI et la fin du droit d'auteur, ou le dogme de la gratuité

Entre un gouvernement qui essai de tenir à bout de bras un système en cours d'obsolescence et la nécessité de trouver un modèle économique pour la création :

Ci dessous, une magnifique réalisation pour dire que nous enseignons aujourd'hui à nos enfants à vivre contre les lois. Ce montage est constitué d'extrait de film, ce qui est interdit par la loi car il n'est pas autorisé de copier ne serait-ce qu'une scène d'un film, mais on ne peut lui dénier l'acte de création :

We can't kill the instinct of technologie, we can only criminalyse it. We can't stop our children of using it, we can only drive them underground. We cant' make our kids passive again, we can only make them "pirates". Is that good ? We leave in a wird time called age of prohibitions. We leave constantly again the law and it's what we are doing to our kids : they live life knowing they are against the law. That's realisation is extraodinary corrosive, it's extraordinary corrupting. In a democraty we have to do better.

Nous ne pouvons tuer l'instinct technologique, nous ne pouvons que le criminaliser. Nous ne pouvons empêcher nos enfants de l'utiliser, nous ne pouvons que les pousser à se cacher. Nous ne pouvons pas rendre nos enfants passifs à nouveau, nous ne pouvont qu'en faire des pirates. Est-ce une bonne chose ? Nous vivons dans un triste temps des interdits. Nous vivons constamment en infraction avec les lois et c'est ce que nous transmettons à nos enfants : ils vivent leur vie en sachant qu'ils sont en infraction. C'est extrêmement corrosif, c'est extrêmement corrupteur. En démocratie nous devons faire mieux.

Notes

[1] Mais ce n'est malheureusement pas fini... La Quadrature du Net a besoin de vous

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

jeudi 24 décembre 2009

D'une culture différée et du face à face à une culture instantanée et distanciée

Il n'est pas besoin d'être un grand psychologue pour savoir que l'on entend toujours plus ceux qui râlent que ceux pour qui tout va bien, c'est d'ailleurs une des raison de la non représentativité du net en matière d'opinion : ne s'y expriment que ceux qui ont quelque chose à dire, et la nature humaine étant ainsi faite, on parle toujours plus facilement des choses négatives que des autres. FrédéricLN réagit aus propos comme quoi le MoDem mettrait dans un état de haine ses militants[1].

Je suis assez d'accord avec lui pour dire que le mot "haine" est inapproprié pour qualifier certains comportements. Comme FrédéricLN, je partage beaucoup plus de bonnes choses avec les gens du MoDem que ce que j'en ai à me plaindre. C'est peut être la nature de certaines personnes qui leur fait voir seulement le verre à moitié vide. Cependant, on ne va pas se voiler la face en notant la facilité avec laquelle les ressentis s'expriment sur le net. Or la vie du MoDem[2] se fait beaucoup sur le net et de moins en moins dans ce qui s'appelle encore les fédérations ou mouvements départementaux.

On est passé d'un fonctionnement des partis où les gens se fréquentaient majoritairement physiquement ou par écrit "papier" par essence à chronologie différée, à un fonctionnement instantané et distant. Il me semble dès lors évident que les propos ou les réactions soient moins mesurés. Personne ne tient les mêmes propos derrière son clavier et face à son interlocuteur. Idem pour l'instantanéité du net qui fait réagir à chaud, comparé au long processus de la lettre, qui n'atteint son but que des jours après. Je ne pense pas que le MoDem diffère en cela des autres organisations humaines, la jeunesse de ses membre le rend peut être un chouilla plus expressif.

Je me demandais si une formation des militants présenterait un intérêt pour, entre autre, faire prendre conscience de cette propriété particulière du net. Je craint toujours dans ce genre de démarche d'aseptiser les comportements et de les rendre fades.

Notes

[1] Propos de Ginisty qui n'en fini pas de finir de digérer son départ du MoDem visiblement.

[2] C'est pareil pour les autres, mais parlons de ce que l'on connait

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

- page 6 de 10 -