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Politique, logiciel libre et autres digressions de Cédric Augustin - Saint Laurent du Var (Nice Côte d'Azur - France)

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Mot-clé - laïcité

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mardi 6 septembre 2016

Un arrêté anti-burkini inapplicable

Je ne suis pas fan, mais alors pas du tout des femmes en burka et autres vêtements identitaires qui insulte la liberté et la féminité des femmes. Je parlais récemment du malaise que j'avais à envisager une éventuelle collègue qui porterait un voile dans un précédent billet. Bref, tout ça pour dire que je ne vais pas défendre le port du burkini, qui est juste une conséquence de la bêtise de sociétés dans lesquelles les hommes ont peur des femmes et ne sont pas capable de se tenir.

Cependant, cependant, en tant que démocrate et laïc, je suis un peu gêné aux entournures par les arrêtés municipaux qui visent à interdire ce vêtement. En effet, comme le dit si justement le maire d'Antibes, Jean Léoneti, comment interdire sur le sable une tenue qui est tolérée sur le bitume ? Que je sache, n'importe qui peut aller sur la plage en costume cravate si ça lui chante. Il n'est dit nul part que l'on doit se balader dévêtu sur la plage.

Et je suis aller lire l'arrêté anti burkini émis par ma commune de St Laurent du Var, et j'ai cru m'étouffer en le lisant l'un des attendu:

Considérant les attentats terroristes depuis 2015 en France et plus particulièrement ceux commis à Nice le 14 juillet dernier et le 26 juillet 2016 à St-Etienne-du-Rouvray, revendiqués par l'Etat Islamique et visant les symboles de la République Française et le culte religieux catholique,

Donc on légifère sur la tenue de femmes parce qu'elles sont des musulmanes et que des blaireaux ont fait un attentat au nom de la même religion. Non seulement les femmes sont encore visées alors que ce sont les hommes qui leur imposent de porter de tels vêtements, mais surtout, comment dans un état laïc peut-on invoquer des raisons religieuses pour produire un texte de loi ?

Si on lit le reste de l'arrêté, il devient donc interdit de porter un vêtement qui ne soit pas laïc sur la plage. Allez définir un vêtement laïc, juste comme ça pour rire. Porter un tshirt qui cause de religion devient illégal, faire un pic-nic après la communion du petit pourrait être perçu comme tendancieux, porter une kippa à la plage le jour de saba est formellement interdit. Pour ceux qui mettent des vêtements pour se protéger du soleil, la confusion avec le burkini pourrait être fatale à la baignade. Et si une version mini du burkini est commercialisée avec des petit bout de peau visibles mais pas trop, est-ce encore un vêtement non laïc ? Faut-il que ce vêtement soit dénoncé par un imam, un prêtre ou un rabbin pour gagner son statut de laïc ? Le burkini étant une tenue de bain, peut-on le porter dans la rue sans outrager la décence, car si je ne m'abuse, on ne doit pas se promener en maillot de bain en ville. Je me perd en conjectures...

Certes le port du burkini est un problème, comme l'est le port de la burka, mais pourrait-on avoir des juristes qui assistent nos élus pour qu'ils pondent des textes qui tiennent la route ?

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lundi 13 juillet 2015

Transformer les églises inutilisées en lieu de culte musulman

A st Laurent du Var le problème ne se poserait pas car il n'y a pas à ma connaissance d'église à l'abandon, elles seraient même trop petites. Sur ce sujet je suis en désaccord avec François Bayrou qui dit que c'est une idée dangereuse.

Il est probable que c'est parce que je suis un mécréant que le symbole d'une église transformée en mosquée ne me choque pas. Cela s'est fait par le passé. Lorsque les arabes ont envahis la péninsule ibérique, toutes les grandes églises ont été recyclées en mosquée et elles gardent encore aujourd'hui des traces de cette périodes, ce qui leur donne un cachet tout particulier.

Après tout un lieu de culte est un endroit dédié à Dieu[1]. Quelque soit la version du logiciel de prière, je ne pense pas que ce soit lui manquer de respect de remplacer une croix par un croissant. Et ce n'est pas manquer de respect non plu à ceux qui ont bâtit ces lieux de culte, du moins probablement moins que de les transformer en caserne[2] ou en restaurant.

Cette idée est d’autant plus bonne que les églises appartiennent aux municipalités pour la très grande majorité, et que ce sont elles qui en assurent l'entretien. Du point de vu purement républicain, pour les mairies, ce n'est qu'un locataire différent. Car aujourd'hui, malgré la loi de 1905 qui est le fondement de la laïcité à la française, beaucoup de mairies essaient de la contourner en donnant des terrain avec des baux emphytéotiques pour la construction de mosquées. Transformer un lieu de culte en un autre lieu de culte est beaucoup plus simple et ne nécessite pas de contourner la loi de 1905.

Mais bon, tout ceci reste très hypothétique, quant je vois comment ont réagis les gens, dont notre actuel maire[3], à ma blague sur le minaret de St Laurent du Var.

Notes

[1] Ou à plusieurs mais ce n'est pas le cas ici.

[2] Le mon St Michel a été transformé en caserne lors de la révolution française.

[3] Pour mémoire, un candidat factice avait plagié mon billet sur son compte fesse-bouc, et Joseph Segurra l'ayant pris s'était indigné de propos anti cléricaux tenus par un "juif". La limite à ne pas franchir était très proche...

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vendredi 30 août 2013

La religion en public est une perversion

J'ai regardé il y a quelques temps sur France4 le film Agora. Dans ce film, les fanatiques religieux à la croix du IVème siècle n'ont rien à envier aux pires abrutis du croissant qui ont dégommés les tours à New York.

A bien y réfléchir, il me semble que dès que la religion se pratique en public, elle ne peut que mal tourner, virer au fanatisme, à la surenchère, à l’intolérance, à la violence, avec assurément une dérive politique combinée à une volonté expansionniste. Pourtant, il me semble que le fait religieux est une donnée qui devrait rester exclusivement en privée, au même titre que le sexe, d'où le titre de ce billet.

Comment l'on vit sa sexualité est intime et se partage peu. Il n'y a pas de guerre pour défendre telle ou telle pratique. Tien, comme par hasard, il n'y a que la religion pour se mêler de ce qui se passe sous la couette, et à arriver à en faire un problème. Car franchement, tant que personne ne sait comment fait son voisin, qui en à quelque chose à faire ? À une époque il y avait des maisons closes, aujourd'hui des clubs échangistes ou de rencontre, le parallèle peut être fait avec les lieux de culte. Tant qu'ils restent du domaine du privé, chacun fait ce qu'il lui plaît.

Lorsque la religion est privée elle est paisible, elle parle à l'individu, à son cœur. Dès qu'elle se massifie, et surtout devient visible, elle s'adresse à une foule, par essence stupide[1], avec un discours forcément simpliste.


AGORA : BANDE-ANNONCE VF par baryla

Note

[1] Tout le monde sait que le QI d'une foule correspond à la somme des QI des individus, divisé par le carré du nombre d'individu. Au-delà d'une dizaine, il ne reste plus grand-chose...

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jeudi 19 juillet 2012

Censure religieuse

cedric-augustin.eu.jpgJe hais la censure en générale même s'il m'arrive de la pratiquer[1], mais je hais farouchement et férocement les censeurs du net, et encore plus lorsqu'ils se cachent derrière des dictats religieux.

Un million de sites porno bloqués durant le Ramadan en Indonésie

Les gens qui ont décidé ça, sont des abrutis pour 2 raisons:

  • Internet ne doit pas être censuré, jamais, c'est contraire à ses gènes. Les utilisateurs trouverons toujours le moyen de contourner la censure. La censure nuit à la confiance[2] qui est nécessaire au business, à la créativité...
  • La pornographie est une soupape dans la libido des individus. Une manière d'aller voir ailleurs sans passer à l'acte et donc ce peut même être un moyen de renforcer le ménage de certain(e)s. Cela joue le même rôle que les films dans lesquels les spectateurs s'identifient aux personnages, histoire de sortir de leur vie pendant 2h.

Ils feraient mieux de promouvoir de la pornographie liée à leur culture, pour ne pas se faire envahir par l'énorme production des USA, autre pays de faux cul puritains, plus gros producteur au monde de films X et pas que du soft.

Et en aparté, il y a de moins en moins de dictatures qui survivent en censurant. Les seules qui resteront seront celles qui donneront l'illusion de la démocratie, comme par exemple ce qui se passe en Egypte. En annonçant officiellement la censure, le gouvernement Indonésien s'affaiblit, que le prétexte de cette censure soit légitime ou pas (il ne l'est pas, mais cela ne change rien aux conséquences dans le ressenti de la population).

Quant on vous dit qu'il ne faut tolérer aucun système de censure sur le net. Une fois l'outil en place, le premier abrutis, même parfois élu, est susceptible de s'en servir.

Notes

[1] Pas que sur ce blog, sur l'ordi de la maison pour mes enfants.

[2] Ok la confiance dans une dictature c'est antinomique.

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lundi 2 avril 2012

De la Laïcité comme projet de société

En répondant à un commentaire, j'ai relu mon "excellent" billet sur la multidimentionnalité du champ politique[1] et je voudrais revenir sur un des exemple que je donnais pour illustrer un des nombreux axes de lecture que l'on peut prendre, pour sortir du traditionnel et réducteur gauche/droite.

  • La religion/laïcité de la société : finalité, moyen, nécessité ?

Si l'on regarde l'action politique de Nicolas Srkz depuis 10 ans, il est clair que la laïcité ne fait pas partie de son modèle de société. Il a réintroduit dans la république des représentants de chacune des religions, alors que l'état français est supposé les ignorer toutes[2]. Le simple fait qu'il puisse dire dans un discours que le curé est plus important que l'instituteur est une confusion dramatique.

L'un instruit et donne au futur citoyen les moyens de se construire. En allant à l'extrême, on pourrait presque dire que l'instituteur et le système scolaire en général représentent l'intérêt général. A contrario, le curé (ou l'imam, ou le rabbin) participe à la construction d'un individu[3], et selon la même grille de lecture est un représentant de l'intérêt individuel[4].

Le simple fait de comparer les 2 est déjà en soit une anomalie pour le représentant d'un état qui se veut laïc. Mais c'est aussi une parfaite illustration d'un projet de société complètement différent de celui porté par François Bayrou qui place la laïcité au cœur de sa relation avec la chose religieuse.

La laïcité est un réel projet de société qui place la religion dans la sphère privée. C'est aussi une vision libérale de la société, dans laquelle l'individu se construit en étant libre d'avoir ou pas une religion, de la pratiquer ou pas.

François Bayrou est un peu un extrémiste de la laïcité. Il peu revendiquer cette position d'autant plus aisément qu'il est croyant pratiquant, illustrant par là même la séparation entre l'homme d'état et le croyant.

Notes

[1] Là ça ronfle comme titre, j'espère que vous allez au moins cliquer sur le lien.

[2] Srkz a œuvré pour que la religion musulman ait un interlocuteur "représentatif" pour l'état. Si l'idée est intéressante, ce n'est pas à l'état de le faire mais aux responsables du culte de s'organiser en ce sens.

[3] Notez la différence, l'un apprend à se construire quant l'autre fourni un cadre prédéfini dans lequel l'individu doit entrer. C'est manichéen comme vision, mais c'est un peu fait exprès, histoire de faire un raisonnement basique.

[4] Le mot intérêt est douteux ici, mais c'est pour faire le pendant de la phrase précédente.

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lundi 4 avril 2011

Picorage : Laïcité

  • Du bon dosage de la droite : "Il aurait fallu réaffirmer le modèle assimilationniste de la France, et appliquer la laïcité fermement. Pour la plupart des questions que l'on se pose, il existe d'ores et déjà des règles. Appliquons-les, voilà tout."
  • Laïcité, c'est tout. : "Laïcité : pas de faux débats, rien que la loi !"

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mercredi 15 décembre 2010

Le web est une représentation simplifiée de la déité

Avec un titre pareil je prends le risque d'être ridicule, surtout que comme je suis athée, je ne devrais pas ramener ma fraise sur un sujet aussi sérieux. Je ne vous cache pas que j'ai très, très mal pris le jour où mon oncle, catho tout ce qu'il y a de classique m'a balancé à la figure que nous ne pouvions pas discuter ensemble de dieu car je n'avais pas la foi.

En effet, une des caractéristiques des croyants, c'est une espèce de certitude du divin qui en prive bon nombre d'esprit critique au sujet de la chose religieuse. Je me souviens de longues discussions avec un collègue prêcheur lorsque j'étais aux USA, qui rejetait en masse tout ce qui risquait d'ébranler sa foi et surtout ses certitudes.

Donc, n'en déplaise aux croyants pétris de certitudes, j'ai une idée de la chose divine, tout athée que je suis.

Dieu, s'il existe, et je vais faire comme si c'était le cas ici, est immatériel. La conscience qui le caractériserait peut être imaginée comme une somme de micro conscience interconnectées. Typiquement pour l'illustrer, on peut prendre le cas de la fourmilière, ou chaque fourmis a une conscience simplifiée d'elle même et de son environnement, mais comme elle communique avec ses congénères par les phéromones, chacune de ses action fait partie d'une démarche globale de la fourmilière. Il émerge donc une conscience supérieure, omniprésente, capable de percevoir ses microcomposants, indistinctement mais réellement et d'interagir avec sont environnement.

La société humaine est très directement comparable à la société des fourmis avec juste des niveaux de complexité beaucoup plus élevés dans les relations entre individus et surtout, pour chacun des individus, une conscience de lui même et de son environnement beaucoup plus étendue. Si l'on recherche le divin, il faudrait être capable de regarder au delà de notre conscience individuelle qui par essence est incapable de le percevoir, puisqu'il est la somme de chacune des consciences.

Pour être une entité définissable vis à vis d'autres entités, comme l'est à nos yeux la fourmilière, il est nécessaire que le divin soit un tout. Pour ce faire il faut qu'il existe un lien, même ténu, entre chacun de ses micro éléments constitutifs. Je ne sais pas si les fourmis ont conscience du lien chimique qui les lie ensemble, et qui construit l'irrigation de l'information dans la fourmilière. Il est probable que non, et de même ne percevons nous pas explicitement le lien qui nous connecte au reste de l'humanité pour constituer un tout, cette conscience supérieure que serait dieu.

Si nous regardons l'organisation du World Wide Web, "la toile tout autour du monde", nous retrouvons, cette fois-ci de manière explicite, les liens entre chacun des nœuds que constitue chacun des internautes. Avec le web 2.0 (blogs et sites participatifs) et les réseaux sociaux (type facebook), nous sommes en mesure de visualiser l'émergence d'une conscience collective. Le modèle du web est encore plus simple que celui de la fourmilière pour visualiser cette conscience "supérieure". Avec cet exemple du web nous avons à notre portée, à notre niveau de conscience, une représentation simplifiée de ce que pourrait être dieu.

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lundi 10 mai 2010

C'est donc pour ça

Je vous avais déjà parler de bash.fr qui est devenu danstonchat.com, qui propose des blagues de geek (voyez dans le précédent billet pour la définition, je vais pas faire les liens à chaque fois). Ce soir nous faisons dans le mystique (source) :

<Franz> Vous avez vu bruce tout-puissant? 
<Franz> Il reçoit les prières par mail
<Franz> Ça veut dire qu'on peut le spammer =P
<Joat> ah voilà c'est pour ça que le monde va de travers
<Joat> Dieu est sous wanadoo =P

Je sais c'est déplorable, mais c'est de l'humour geek et moi ça me fait rire :D

Aller une spéciale dédicace pour Valérie (source) :

En fait, être enceinte c'est l'exception 
qui confirme les règles...

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mardi 30 mars 2010

Google it !

Pearls Before Swine
  • Que penses-tu qu'il nous arrive lorsque l'on meure ?
  • Demande à Google.[1]
  • Les gas, Google n'est pas un dieu surpuissant et omniscient... il y a des choses pour lesquelles même Google ne peut pas t'aider.
  • Lesquelles ?
  • Demande à Google.
  • J'abandonne.
  • Loué soit Google !!

Trouvé sur The Daily irrelevant et piqué à Pearl before swine

Notes

[1] Google-it : fait une recherche sur Google.

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mardi 2 février 2010

Picorage : verrouillage du net sous couvert d'aide aux média en ligne, IVG et référencement

Reférencement

Ce n'est pas à moi en tant qu'homme à donner des leçons sur l'IVG, mais il me semble nécessaire de soutenir une démarche "contre l'obscurantisme", surtout lorsqu'il s'agit de détournement et de tromperie de personne à l'aube d'une décision que l'on peut imaginer traumatisante à prendre[2]. Alors je vous invite à prendre connaissance des motivations qui ont conduit à la création de ce site. Je place un lien ici pour concourir à optimiser le référencement d'Infos sur l'IVG. Le principe est donc d'augmenter le nombre de liens qui pointe vers ce site pour qu'il émerge en premier dans les moteurs de recherche. D'où ce lien vers ce site traitant de l'interruption volontaire de grossesse.

Notes

[1] Et je rajouterai sous l'emprise des pouvoirs puisque ces entreprises de média ne sont plus indépendantes depuis longtemps pour la plus part.

[2] Je ne pense pas qu'il puisse exister une seule femme heureuse d'envisager une IVG.

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vendredi 5 décembre 2008

La politique ne se résume pas à un axe gauche droite

Retour sur un article auquel j'avais fait souvent référence en 2007 : Pour un espace politique bidimensionnel

L'on parle souvent d'un échiquier politique, qui par essence est à 2 dimensions, alors que dans la pratique, les actions et les personnalités politiques sont toujours appréciés et commentées selon une ligne de lecture gauche droite, très réductrice.

Bien sûr en tant que militant du MoDem, cet écrasement de l'échiquier politique pose un réel problème d'identité, notamment lorsqu'il faut la défendre. Dans un bouquin que je lisait récemment, l'auteur passe énormément de temps à définir la droite[1] et ses subtilités entre la droite capitaliste, libérale, néo-libérale, néo-capitaliste, corporatiste, conservatrice, chrétienne, sociale, gauliste...

La même chose se passe lorsque l'on parle de la gauche, sociale, libérale, conservatrice, communiste, révolutionnaire, écologique, radicale...

Les positionnements de ces différents groupes de pensée sont circonstanciels la plus part du temps. Selon la question posée, l'axe gauche droite n'a plus de pertinence. Sur le graphique ci dessus on voit bien que le productivisme est une organisation de la société partagée par la droite corporatiste et la gauche communiste, et qu'elle est rejeté par la droite libérale et la gauche écologique, sans pour autant que ce soit pour les même raisons.

Et l'on peut poser des questions sur l'organisation de notre société selon une pléthore d'autres critères ou la notion de gauche droite n'aide pas à classer ces groupes :

  • La religion/laïcité de la société : finalité, moyen, nécessité ?
  • Organisation pyramidale ou en réseau de la société ? Aucun parti aujourd'hui ne répond à cette question explicitement, mais la doctrine libérale est la plus facilement adaptable, tout comme le principe de décroissance qui propose une organisation régionale.
  • La place de l'éducation ? Identité, investissement, service, diverse ou unifiée...
  • L'énergie ? Nationale (européenne) ou internationale (privée).
  • Finance libre ou contrôlée ? Avec une finalité ou sans ?
  • Rôle des taxes et impôts ? Outils de régulation (politique), de financement (uniquement budgétaire), d'investissement.
  • Limite des liberté individuelles ?
  • Armée ? Défense ou prévention ? Humanitaire ou militaire ? Professionnelle ou conscription ? Nucléaire ou conventionnelle ?
  • ...

Et la liste est très loin d'être exhaustive, mais on voit bien que la notion de gauche/droite est extrêmement réductrice, et qu'il faut absolument arriver à en sortir dans les réflexions sur notre société. Il y a un impératif devoirs de ne pas laisser les média nous enfermer sur cette ligne à une seule dimension là où notre société est multidimensionnelle.

Notes

[1] Je ne parle pas de la droite extrême, mais bien de la droite dite de gouvernement.

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dimanche 21 septembre 2008

Picorage : musulman, laïcité, groupies MoDem, crise, passé politique

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lundi 8 septembre 2008

Démocratie et média

Quelques notes prises durant les prises de parole des invités du forum. Je pense que cela a été pour moi un des forum les plus passionnant. La qualité intrinsèque de tous les intervenant n'y est pas pour rien. Désolé pour le style télégraphique et les fautes. Je tacherais de les corriger par la suite.

Bayrou

Pourquoi ne peut-il y avoir de république que démocratique ?

Une démocratie suppose que les cartes soient sur la table, mais chez nous elles sont souvent sous la table. Ceci est une menace.

Qu'est-ce qui garantie le citoyen contre l'arbitraire ? La séparation des pouvoirs. Montesquieu avait séparé les pouvoirs. Dans la déclaration du conseil national de la résistance « la presse doit être protégée de l'influence des puissance étrangères (plus vraiment d'actu), du pouvoir en place et des puissances d'argent ».

La laïcité n'est pas autre chose qu'une séparation des pouvoirs.

Jean Claude Casanova

Trois façons de définir la démocratie :

  • Gouvernement de tous. Sauf à raisonner sur une petite société, il faut qu'il y ait une représentation. Montesquieu a vu le problème : la loi la plus importante dans une démocratie est la loi électorale. Le mode d'élection majoritaire des anglais qui date de 17ème siècle perdure car il ne s'adresse qu'à une élite.
  • Le mode de désignation des représentants.
  • L'égalité politique n'est pas la fin de l'inégalité. L'inégalité pose un problème délicat à l'égalité politique car les citoyens sont inégaux (richesse, influence...). Comment fait-on dans une société hétérogène pour faire la démocratie.

Le principal problème de la France réside dans sont extrême centralisation qui se cache derrière le gaulisme et la Vème république. Faite la paix ou choisissez un roi disait-on.

Cette centralisation du pouvoir est accrue par la centralisation administrative que l'on ne retrouve dans aucun autre pays européen, puisque ce sont des fonctionnaires qui dirigent les départements. Les collectivités locales ont des budgets dérisoires en regard de ceux de l'état.

Le parlement a peu de pouvoir et l'élection législative arrive après la présidentielle lui donnant une majorité permettant que tout soit décidé par le président.

La France a l'exécutif le plus puissant d'Europe mais c'est le pays qui se réforme le plus lentement. Diagnostique : la démocratie est insuffisante en France.

Daniel Schneidermann (Arrêt sur images)

Première pensée : la France a aujourd'hui les média que sont histoire lui a donné. La centralisation Française à une très longue histoire. Les média modernes naissent au 19ème siècle dans l'antichambre de Charle X. Hors télé, la rubrique reine est la politique dans tous les grand média. L'avancement des journalistes illustre que c'est par la politique que l'on progresse dans ce métier.

Pourquoi les services économiques ou étranger sont les parents pauvres ? Les média accordent une importance démesurées à la politique nationale. On y voit se développer les chroniques de la cours (ex: grossesse de Dati) dans la version la plus futile.

A cela est venu s'adjoindre la logique du marché. Les média qui, comme des tournesols, n'étaient tournés que vers la cours, ont découvert que l'information était un produit. Les sujets sont donc évalués sur leur capacité à faire du clic ou du papier (quant ça marche encore).

Les média ont d'énormes points aveugles (ex l'étranger). Qu'elle place a été donnée à l'élection du président Afgan ? Les média ont l'immense point aveugle de ce qui est hors de Paris. Le temps qu'il a fallu pour que les média réalisent qu'il y avait un problème de pouvoir d'achat car les indices officiels ne prennent pas en compte les produits de base suffisamment.

Nous avons aujourd'hui un motif d'optimisme : internet. Ce n'est pas par hasard que Bayrou est aujourd'hui entouré de 2 journalistes qui officient sur internet. On ne sait pas à quel moment se fera la bascule. Nous sommes avec un média où il est potentiellement possible de s'adresser à TOUT le monde pour un investissement minime. Ce média internet porte dans ses gènes le "participatif". C'est un média ou le professionnel concoure avec son lecteur et s'en enrichit. La technologie va venir puissamment au secours d'une situation insatisfaisante.

Bayrou, anecdote

Jamais je n'ai entendu les journalistes se plaindre au près de nous des difficultés qu'ils ont, des difficultés à exercer leur métier, à traiter des messages dont leur direction à cause de leur actionnariat pourrait avoir des difficultés.

Mercredi à la commission des finance, audition en principe publique, des protagonistes de l'affaire Tapie nommé par le gouvernement, on donné un chèque de 280 million d'€. Le rapporteur, Charle de Courson, dit que la décision d'arbitrage est sans fondement légale. L'ex président du consortium de liquidation fait une description chirurgicale qu'il n'y avait aucune base légale et aucune crainte pour l'état à suivre la procédure normal. Écho dans les média : 0. Il y avait pourtant des journalistes qui travaillaient sur le sujet. Il a fallu que certains média indépendants traitent de ce sujet pour qu'il sorte.

Laurent Mauduit (Mediapart)

Il n'y a rien de pire que la posture du journaliste arrogant. L'un des rouage de la crise démocratique française est la crise des média, care la presse est au coeur de la démocratie.

La crise de la presse française est atypique. Ailleurs il y a différents facteur qui l'explique, mais en France une seule principale cause : il y a une crise de dépendance : Dasseau pour le Figaro a une logique d'achat de part d'influence et non de part de marché car ce n'est pas son métier contrairement à Hersant. Même chose pour le Monde, Libération, les échos dirigé par des amis de Sarkozy.

C'est un capitalisme endogame (de connivence ou de barbichette), la presse est tombée dedans. Dans les autres pays, les groupe de presse sont tenu par des professionnel de la presse. En France ce n'est pas leur métier.

De la normalisation économique a découlé une banalisation éditoriale, la place pour le jeu des influences : l'indignité de l'éditorial du Monde avant le 1er tour des présidentielles . Intégrité et honnêteté de la presse économique. Médiapart a diffusé des informations fournis par des journalistes qui ne peuvent plus publié car leur actionnaire est concerné.

Il y a un problème d'oligarchie, d'endogamie, de passivité, de permissivité entre la presse et le monde économique. Système de consanguinité malsaine et la presse n'est pas la seule en en souffrir.

Avec le débat sur internet les journaliste n'ont plus l'arrogance qu'ils pouvaient avoir car d'autres sont compétents et ils peuvent le dire.

Légiférer sur internet ? C'est le seul endroit indépendant du palais. Il y a aussi un problème financier puisqu'il n'est pas possible de faire une fondation en France pour sanctuariser la presse.

Inégalité financière puisque la presse papier 2,2% de TVA alors que la presse internet c'est 19,6%, ne permettant pas aux nouveau entrants d'être à égalité de chance.

A voir, interview de Daniel Schneidermann sur la même thématique, interviewé au sortir du forum.


Itw daniel schedermann université de rentrée 2008
envoyé par mouvementdemocrate

Tag : UniversiteDeRentreeDuMoDem2008

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lundi 31 décembre 2007

Picorage : laïcité et ouverture

Je retire dans le très intéressant (et bref) interview de Catherine Kintzler publié sur Mariane, Sarkozy menace-t-il la laïcité ?, la phrase suivante : ...il ne faut pas que des représentants religieux soient reconnus par la puissance publique comme des interlocuteurs politiques. Ce serait légitimer des corps intermédiaires et leurs "chefs" censés se prononcer pour une "communauté". Lorsque l'on s'intéresse à la chose publique, il est naturel de chercher des interlocuteurs "représentatifs". Il y a nécessité de garder toujours présent à l'esprit le sens de la séparation de l'état et de l'Église, des religions devrait-on dire. La laïcité est le plus puissant des protecteur des religions.

La presse va encore dire que la position du MoDem est incompréhensible après l'annonce d'un partenariat avec l'UMP à Bordeaux et d'un partenariat avec les communistes à la Réunion en vue des prochaines élections municipales. Bien que sans connaissance de ce dernier accord, je note dans les commentaires que ce rapprochement serait du à un verrouillage bloquant l'arrivée de la "nouvelle génération". Cela devrait faire écho dans beaucoup d'endroits...

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