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Politique, logiciel libre et autres digressions de Cédric Augustin - Saint Laurent du Var (Nice Côte d'Azur - France)

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Mot-clé - science

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mercredi 9 juillet 2014

Sciences versus ingénierie

Voilà comment illustrer ce qu'est la science par rapport à l'ingénierie. Dans les 2 cas, les fourchettes tiennent le long du verre:

Science vs Engineering

Trouvé sur twitter

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mardi 10 mai 2011

Une petite réflexion sur le nucléaire

cedric-augustin.eu.jpgJe disais il y a peu que j'étais bien en peine d'avoir une idée tranchée sur la question de l'énergie nucléaire.

J'ai discuté il y a peu avec une connaissance qui travaille dans ce domaine, qui évoquait les futurs centrales nucléaires qui viendront remplacer dans quelques temps celles que nous utilisons et qui se rapprochent de leur fin, quant elle n'est pas déjà dépassée.

La logique consisterait à promouvoir les surgénérateurs qui présentent l'avantage de produire beaucoup plus de calories pour des quantités de combustible fissible (et donc de déchet) nettement moindre (un facteur 100 est cité dans l'article de wikipédia), avec en prime, la possibilité d'utiliser comme combustible complémentaire des déchets des centrales nucléaires actuelles, offrant un moyen de les retraiter pour certains de ces déchets.

Bref que du bonheur ces surgénérateurs.

Sauf qu'il y a eut l'accident au Japon qui nous rappel cruellement que non seulement les hommes sont faillibles, mais qu'en plus il y a toujours un scénario improbable qui le devient lorsque l'on combine plusieurs problèmes ou qu'ils se produisent en chaine.

Et là, je lis, toujours dans l'article de wikipédia, que les modèles de surgénérateurs étudiés en France utilisent comme liquide caloporteur du sodium liquide[1]. Pour ceux qui ne le savent pas, le sodium est un élément qui lorsqu'il est pur réagit très violemment avec l'oxygène de l'air et surtout avec l'eau. Autant dire qu'en cas de pépin en chaine dans une centrale utilisant ce genre de produit, il n'est pas question d'en balancer quelques kilo dans un coin, le temps de réparer, comme les japonnais l'on fait en libérant dans l’atmosphère ou la mer quelques tonne d'eau radioactive, histoire de gagner du temps pour remettre le patatras en route[2].

Ma question de novice fut "mais avec l'accident qui vient d'avoir lieu, il n'y a pas de remise en cause du choix du liquide caloporteur ?" Hésitation de mon interlocuteur. Il n'en a pas entendu parlé[3]. Dans d'autres pays on utilise des métaux moins risqués que le sodium comme liquide caloporteur, tels que le plomb, et je me demande comment on arrive en France à faire des choix aussi risqués.

Et là je me dit qu'entre les intégristes de la suppressions des centrales nucléaires, et le lobby de l'industrie du nucléaire, ça va pas être facile de discuter. Si la position de Bayrou et du MoDem sur le Nucléaire à le mérite d'être réaliste et de prôner la transparence[4], je suis assez impatient qu'il soit en mesure de lancer ce genre de grand débat national d'orientation comme il l'a promis[5].

Pour en savoir plus :

Notes

[1] Le principe d'une centrale, nucléaire ou à charbon, c'est d'avoir un four qui chauffe, dans lequel on fait passer des tuyaux avec un liquide caloporteur pour récupérer la chaleur et l'utiliser à l'extérieur du four, dans une turbine.

[2] On peut s'affoler de la manœuvre, mais c'est rien par rapport à une réaction nucléaire qui s'emballe.

[3] Bon c'est pas son rayon, lui il s'occupe de concevoir les systèmes de manutention du combustible.

[4] Je n'ai pas retrouvé ses propos qu'il a tenu dans une émission il y a peu.

[5] Plutôt que d'avoir une position dogmatique comme certains.

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samedi 26 février 2011

Coca light et mentos : la détonation expliquée

Tout d'abord dans la première vidéo, le spectacle obtenu grâce à la réaction du coca light et des bonbons de mentos.

Et maintenant l'explication de la réaction chimique qui provoque les geysers.

et pour ceux qui veulent aller plus loin, l'article de wikipedia sur le sujet.

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mardi 28 décembre 2010

Le coucou n'est pas le seul

Une vidéo de la BBC sur les modes de reproduction inter dépendant entre espèces différentes :

Pour les non anglophiles, un résumé des explications qui accompagnent la vidéo:

  • Un papillon pond ses œufs en hauteur, mais il arrive que la chenille qui en résulte tombe sur le sol et soit ramassé par les fourmis. Cette chenille va émettre des phéromones qui vont leurrer les fourmis et leur faire croire que la chenille est un de leur cocon, conduisant les fourmis à en prendre soin comme s'il s'agissait d'un œuf de fourmis.
  • Une guêpe est capable d'identifier dans la fourmilière la présence de ces chenilles. En utilisant des phéromones qui désoriente les fourmis gardiennes et les font s'attaquer entre elles, elle pénètre dans la fourmilière et pond ses œufs dans le corps des chenilles.
  • Lorsque la guêpe est partie, le calme revient dans la fourmilière et les fourmis continues de soigner les chenilles et plus tard les cocons qu'elles se fabriquent jusqu'à leur maturité, soit en tant que papillon, soit comme guêpe.

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lundi 22 février 2010

Les femmes cybernétiques au travers de l'histoire

Ce qui me connaissent dans la vraie vie savent que je suis un fan de Startrek. Je vous propose ci-dessous ma traduction d'un article sur les femmes cybernétiques au travers de l'histoire. Le texte original est titré Femborg and history.

Lire la suite...

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jeudi 28 janvier 2010

On est bien peu de chose

Une animation pour prendre conscience des échelles de l'univers. Toutes les échelles sont respectées. Notez en bas les distances en années lumière.

Obtenu grâce à mon papa via http://www.eteignezvotreordinateur....

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mercredi 30 décembre 2009

Vaut-il mieux avoir la grippe ou se faire vacciner ?

Je voudrais revenir sur la phrase "En moyenne, on fait une grippe (...) tous les 15 ans" issu des propos du docteur Dupagne dans l'article que je vous avais conseillé de lire au sujet de la vaccination : Faut-il ou non se faire vacciner contre la grippe ?. En effet, un collègue est venu me demander pourquoi un vaccin était moins efficace pour nous protéger que d'attraper la grippe.

Je préviens tout de suite je ne suis pas immunologiste et forcement ce billet comportera des approximations, le but ici n'étant pas d'être une publication scientifique mais juste un complément pour comprendre cette assertion.

Retour sur le fonctionnement du système immunitaire

Dès qu'un corps étranger pénètre notre organisme, notre système immunitaire balance dans notre organisme des anticorps. Un anticorps est une molécule complexe qui d'un côté s'emboite sur le corps étranger et de l'autre est reconnu par les globules blancs qui ne sont pas spécialisés. Les globules blancs ne peuvent s'en prendre à un corps étranger que s'il est marqué par un anticorps.

Notre système immunitaire fabrique à la demande des anticorps, un peu au hasard. Lorsqu'un anticorps fonctionne contre un intrus, le système immunitaire va conserver une copie de cet anticorps pour s'en resservir la prochaine fois que l'on sera exposé à ce corps étranger.

Lorsque l'on possède déjà des anticorps contre un virus, notre organisme est capable de réagir très vite, bien avant que le virus ne se reproduise et devienne gênant. Dans le cas contraire, il faut inventer des anticorps et ce processus peut être long laissant au virus le temps de se reproduire avec toutes les complications de la maladie.

La vaccination

Le principe consiste à prendre un petit morceau inoffensif d'un virus et à l'injecter dans l'organisme. Le système immunitaire va donc produire des anticorps contre ce petit morceau de virus.


En noir le virus avec en vert le morceau utilisé pour la vaccination. En bleu l'anticorps créé par l'organisme.

La mutation

Les virus étant des organismes vivants, ils peuvent changer (mutation), petit morceau par petit morceau à chaque fois qu'ils se reproduisent. Si la mutation porte sur une partie correspondant au vaccin, celui-ci ne protège plus et le système immunitaire doit faire comme s'il n'y avait pas eut de vaccination.


En rouge les mutations, avec l'anticorps qui ne correspond plus.

Et lorsque l'on est malade ?

Puisque l'organisme est exposé au virus dans son intégralité, le système immunitaire peut créer plusieurs anticorps qui correspondent au virus.


En bleu, les anticorps pour plusieurs parties du virus.

Du coup, lorsque le virus mute, le système immunitaire dispose toujours d'anticorps pour marquer le virus avant qu'il ne devienne nocif.


En rouge les mutations.

En conclusion

Il est évident que choisir entre être malade et pas malade ne se pose pas. Cependant lorsque l'on parle d'une maladie peu dangereuse, comme la grippe (saisonnière ou H1N1) pour des gens en bonne santé, la question de la vaccination se pose. Sur le long terme, il n'est pas évident que la vaccination soit la meilleures solution en terme de santé publique (Edit : je parle bien sûr ici des virus faiblement pathogènes et qui mutent beaucoup comme la grippe, pour le reste, la vaccination est un gain INCOMMENSURABLE en matière de santé publique.). Le problème c'est que ce n'est pas le moment de faire ce genre d'évaluation car le gouvernement n'est pas réceptif à une remise en cause de son actuelle politique. On verra l'année prochaine quelles conclusions tirer de la campagne actuelle de vaccination, si tant est que le lobby pharmaceutique n'est pas trop puissant.

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mardi 17 novembre 2009

Se faire vacciner contre le H1N1 ?

En ce moment à la maison il y a un débat sur la vaccination ou pas de mon fils qui a de l'asthme.

J'ai décidé pour ma part que je ne me vaccinerais pas, les arguments en faveur de CETTE vaccination me semblant insuffisants : je ne me fait jamais vacciné pour la grippe saisonnière et je ne vois toujours pas à ce jour la différence entre la grippe saisonnière et la grippe H1N1 d'un point de vue purement pratique.

Attention, je ne suis pas opposé à la vaccination en générale, j'en suis même un partisan[1]. Il me semble important cependant de faire la différence entre les virus saisonniers qui mutent tous les ans[2], et les virus que je qualifierais de stables (polyo, rougeole, tétanos...). En effet, les vaccins pour les virus stables ont prouvé leur efficacité en matière de santé publique.

Le problème se pose pour les virus saisonniers comme celui de la grippe[3]. Comme ce virus change tous le temps, on ne sait pas si l'on sera protégé d'une saison à l'autre, selon que la mémoire immunitaire de notre organisme correspond plus ou moins au virus de l'année en cours. Du coup, la grippe saisonnière est une extraordinaire pompe à fric pour les laboratoires pharmaceutiques. Je ne dirait pas que la pandémie de H1N1 est une manipulation des laboratoires, mais lorsque l'on écoute la prise de parole de la ministre polonaise de la santé (vidéo ci-dessous), la suspicion s'installe, et je ne suis pas loin de penser que c'est au moins une opportunité qu'ils ont savamment monté en épingle.

Pour revenir à mon fiston, la question se pose de la pertinence de la vaccination pour lui. Mon petit bonhomme n'a jamais été vacciné pour la grippe saisonnière, même si nous recevons des invitations à le faire tous les ans. Du coup je me demande pourquoi nous ferrions le pas cette année ? Mon rejet épidermique de la campagne contre la pandémie y est pour beaucoup je ne vous le cache pas. La communication ministérielle excessive qui veux nous infantiliser n'aide pas non plus à revenir à une approche pragmatique de la question.

Les propos de la ministre polonaise ne vont pas m'aider à trancher, entre une affaire de santé publique et une affaire de gros sous dont nous serions juste des figurants bien malgré nous.

Edit du 18/11/2009 : Pour contrebalancer ce billet assez négatif, lire le billet de l'hérétique.

Trouvé sur le blog d'Artemis : les tribulations de Bachelot

Notes

[1] Je me souvient de long débats durant mon service militaire avec un militant du droit à la non vaccination.

[2] Lorsqu'un virus mute, une partie de son code génétique change, et il n'est plus reconnu par le système immunitaire, du coup on repasse par toute la maladie alors que lorsque notre système immunitaire reconnait un virus, en général il le dégomme avant qu'il ne fasse du mal.

[3] Il n'y a pas de raison de penser que la variante H1N1 ne devienne pas une nouvelle variante saisonnière

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lundi 29 juin 2009

De la volonté politique sur les étiquettes

Nous apprenons que prochainement, l'empreinte carbone d'un produit sera affichée sur l'emballage. On aura donc d'indiqué sur le paquet, un nombre de mg d'équivalent carbone, sensé nous faciliter le choix entre les produits qui nécessitent de consommer plus ou moins de carbone[1]

Le consommateur se dit chouette, je vais pouvoir comparer les différentes boîtes de céréales. Soit. Si le truc est fiable, ce qui n'est pas gagné vu ce que cela représente de complexité pour obtenir des calculs fiables, pourquoi pas. Ça aidera dans le choix de produits similaires, si tant est qu'il y ait du choix.Mais soyons positif, l'environnement est tendance en ce moment, restons dans l'air du temps en croyant que ces nombres peuvent apporter quelques chose[2].

Mais alors, comment se fait-il que pour les OGM[3] se soit si difficile d'afficher sur la boîte si le produit en contient ? Entre nous c'est beaucoup plus simple à mettre en œuvre que ces calcules approximatif d'équivalent carbone : il y en a ou pas. Dès qu'un élément dans la chaine de production comporte des OGM, toute la chaine en comporte? Il n'y a aucun calcul à faire, c'est binaire : Oui ou Non. Sauf que visiblement les intérêts en jeu n'ont rien à voir, car cela fait un paquet de temps que cela est réclamé par les associations de consommateurs et certaines filières agricoles.

C'est ce genre de trucs qui me désespère de la politique, quant les intérêts sont trop forts et que les politiques se couchent, sans plus aucun principe ni volonté de préserver l'intérêt général. Comment voulez-vous après que des bonnes idées ne paraissent pas ridicules.

Notes

[1] L'équivalent carbone correspond essentiellement à la dépense énergétique qui a été nécessaire pour que le produit arrive jusqu'au rayonnage, ou du moins jusqu'à la sortie de l'usine, incluant l'énergie de transport mais aussi de fabrication.

[2] Car tout le monde le sait bien, lorsqu'un consommateur regarde l'étiquette, ce n'est pas le prix qu'il regarde...

[3] OGM : organisme génétiquement modifié.

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vendredi 8 mai 2009

Thermographie aérienne, ou comment voir les déperditions thermiques

Voilà un projet lancé l'année dernière, qui a été évoqué en conseil municipal, sans pour autant recevoir toute la publicité qu'il mérite[1]. L'aglo[2] a commandé une étude thermographique de son territoire, et cette étude est disponible en ligne.

Cela consiste à prendre des photos aériennes de nuit en hivers avec une caméra infrarouge. On obtient une carte avec en rouge les zones les plus chaudes, et par vois de conséquence, les moins bien isolées.

Il y a bien sûr un gros travail ensuite pour faire coïncider les mesures et les cartes des habitats. Le résultat est visible en suivant le lien http://thermo.nicecotedazur.org/. Je vous ai fait petit montage pour avoir une carte du village de St Laurent du Var (ben oui, c'est là que j'habite). Cliquez sur l'image pour voir en plus grand (550ko) :

Thermographie village St Laurent du Var

Ma maison est en jaune, donc isolation médiocre, malgré mes effort lors de la rénovation. On notera le résultat exceptionnel de la maison blanche ;)[3]

Notes

[1] Pour une fois que je fais des éloges ;)

[2] À l'époque c'était encore une communauté d'agglomération et pas encore la communauté urbaine.

[3] C'est le petit nom de mairie, le gros rectangle rouge à droite.

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vendredi 22 août 2008

La physique de StarTrek

Dans la continuité de mon billet "Notre vision des extraterrestres", je vous invite à lire cet ensemble de 3 articles sur la physique de StarTrek[1]

Une autre approche de l'enseignement de la physique en faisant le lien entre l'univers romanesque de Gene Roddenberry[2] et celui de l'univers vu par Newton et Einstein.

Je me souvient toujours du jour où j'ai demandé à mon enseignante de fac de TP de chimie pourquoi ne faisait-on pas de la chimie amusante en TP. C'est vrai quoi, manipuler des produits de la vie quotidienne plutôt que des produits dont seule l'étiquette permet de savoir de quoi il s'agit, est tout de même plus amusant et instructif, et n'empêche absolument pas d'introduire les concepts théoriques même pointus. Réponse de l'enseignante : c'est au lycée que vous auriez du en faire ! Après on s'étonne que les étudiants n'arrivent pas à apprendre, si la formation ce n'est que des trucs barbants, ce n'est pas une sélection[3] par les compétences, mais sur la résistance à l'ennui !

Notes

[1] Pour ceux qui ne l'auraient pas encore compris, je suis un Trekker.

[2] L'auteur en plus des premiers épisodes de l'univers de StarTrek et des règles qui le régissent.

[3] J'utilise le mot sélection, car n'oublions pas que c'est quant même une des première tache de l'université, hélas, bien avant la transmission du savoir.

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mercredi 21 mai 2008

Notre vision des extraterrestres

Les séries télévisées de science fiction qui prennent place dans l'espace ont de nombreux points communs. Que ce soit Star Trek, Farscape, Babylon 5, toutes partent de certains a priori qui s'auto-influencent et forgent notre imaginaire de ce que pourrait être une vie extraterrestre.


Source Startrek Voyager. Un Vulcain et un borg.

On retrouve en effet les points communs suivants :

  • Des formes humanoïdes : cette constante est bien sûr beaucoup plus simple à mettre en scène et facilite grandement l'interprétation par le téléspectateur des comportements des aliens. Elle a aussi une cause plus philosophique que l'on rencontre chez plusieurs auteurs, la théorie de la dissémination qui voudrait que toutes les espèces de la galaxie soient issues d'un patrimoine génétique commun disséminé par une espèce très avancé techniquement il y a quelques dizaines de millénaires. Cette théorie de la dissémination explique le format humanoïde généralisé, la possibilité de croisement entre espèces de planètes différentes et également des développements technologiques synchrones à quelques millénaires près.
  • Le langage est rarement une barrière. Tous comme James Bond qui parle toutes les langues, il y a toujours un système de traduction universel dans ces univers. Il serait impossible de mener une intrigue s'il fallait dans tous les épisodes trouver le moyen de se comprendre. C'est à rapprocher de notre incapacité à nous comprendre sur la même planète.
  • Absence de décalage horaire : aucune de ces séries ne s'embarrasse des différences d'heures entre l'horloge du bord et la planète sur laquelle atterrissent les vaisseaux ou leurs équipages.
  • La verticalité est tjs respectée, même dans l'espace. Il y a tjs un haut et un bas dans les visuels. Les combats ou les approches des navettes se font tjs sur le même plan. La gravité est toujours du même ordre de grandeur, quelque soient les planètes.
  • La faune et la flore sont biologiquement similaire à celle de la terre. C'est bien sûr cohérent avec la théorie de la dissémination.

L'amateur de science fiction se retrouve donc formaté dans un type de vision des univers extraterrestres non seulement très improbable, mais cela n'est pas grave, qui demande à un divertissement d'être réaliste, mais surtout toujours bâtit selon les mêmes logiques et les mêmes règles. Le risque de perdre le spectateur conduit à toujours revenir au même référentiel, appauvrissant l'imaginaire. On peut se demander si les télévisons accepteraient de faire une série avec un univers totalement sorti de nos référentiels ? Il est probable que non, car il faut que le téléspectateur puisse s'identifier aux personnages. Difficile en effet de comparer ses problèmes quotidiens, sentimentaux ou matériels, avec une espèce à 3 genres[1], végétale ou insectoïde comme l'on en croise dans bon nombre de romans de science fiction. Et pourtant, certain auteurs arrivent bien à nous captiver avec ces personnages. Est-ce donc qu'il n'y a qu'un seul type de modèle télévisuel ?

Notes

[1] Comme dans le roman Les Dieux eux-mêmes (titre original : The Gods Themselves) d'Isaac Asimov publié en 1972, où l'on découvre une société à plusieurs niveau de développement avec une procréation basée sur un mâle, une femelle et un porteur.

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mardi 1 avril 2008

ADN : personne ne perçoit le glissement ?

Hier soir en devisant tranquillement avec mon épouse alors que nous débarrassions la table du dîner, elle m'interpella sur une information entendue à la radio dans la journée : "Est-ce que tu as entendu qu'ils parlent d'ADN pour cette histoire de banderole dans un stade de foot ?".

Non je n'avais pas entendu.

Ce matin, à nouveau, sur France Inter : "La police scientifique va faire des recherches d'empreintes et d'ADN sur les morceaux de la banderole retrouvée après le match."

Ne percevez-vous pas l'énormité de la chose. Une dépêche reprise en boucle par les médias sans autre commentaire. On parle ici d'une bande de connards qui ont proférés une insulte dans une tribune de stade. Juste une insulte dans un stade. Pas une baston ou une ratonade, pas un viol, pas l'usage d'une arme à feu... non, une insulte dans un stade.

Mais comment peut-on accepter un tel glissement sans même sourcilier. Alors que l'utilisation des tests ADN a été annoncé il y a quelques années pour résoudre les crimes sexuels, petit à petit les fichiers sont étendus, l'usage se banalise et couvre de plus en plus de domaines[3]. On est parti des crimes les plus atroces pour faire entrer dans les esprits l'acceptation du fichage ADN. Hier réservé aux crimes sexuels, le fichage a été étendu à quasiment tous les délits. Aujourd'hui, on est fiché si l'on est un manifestant anti OGM ou un étranger basané ayant fait une demande de regroupement familiale. Et je ne parle pas des tests qui sont pratiqués si vous habitez un village dans lequel un crime non élucidé a eu lieu, ou maintenant, si vous avez été dans la même tribune qu'une bande d'abrutis.

Personne ne réagit au fait de solliciter la police scientifique pour rechercher cette bande d'imbéciles d'une tribune de stade. La débauche de moyens qui vont être dépensés n'interpelle personne. Un test ADN coûte de 150 à 400€, à multiplier par le nombre de supporters de la tribune. Ca fait chers l'insulte ! N'y aura-t-il donc aucune voix pour percevoir la disproportion entre une insulte, aussi grossière soit-elle, et la mise en œuvre de tests ADN sur tout une foule ?

Aucun journaliste ne tournera sa langue dans sa bouche avant d'annoncer le recours à des tests génétiques pour une broutille, car ça en est une en regard des conséquences du fichage génétique. Ca y est, c'est normal. Plus de tabous. Les tests ADN sont entrés dans les mœurs. La liberté, le droit à l'erreur, les approximations administratives ou judiciaires[1], le droit à l'oublie[2], rien de tout ceci n'est rappelé et mis en parallèle. La politique hormonale du chef de l'état anesthésie-t-elle tout esprit critique ?

Je crois vivre un cauchemar. Réveillez-moi !!

 

Précédents propos sur le même sujet :

Notes

[1] Rappelons le désastre humain de l'affaire d'Outreau.

[2] Chaque foi qu'un fichier existe, c'est un peu moins de droit à l'erreur qui nous est accordé.

[3] Lionel Jospin avait mis en place le Fichier National Automatisé des Empreintes Génétiques (FNAEG) pour recueillir l'ADN des délinquants sexuels jugés coupables. La loi du 18 mars 2003 sur la sécurité intérieure a étendu le prélèvement à l'intégralité des personnes ayant affaire à la police (coupables comme suspects) quel que soit le type de délit (vols à la tire, tags, manifestations...), à la seule exception des délits financiers. Un prélèvement ADN coûte 400 €, celui-ci est conservé quarante ans.

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vendredi 11 janvier 2008

Un appel à manifestation contre les OGM

Je ne suis pas un fan des méthodes de désobéissance civile préconisées par José Bové, mais face au poids économiques des promoteur des OGM, il devient de plus en plus dur d'agir. Donc une fois n'est pas coutume, je relais cet appel à manifestation pour une cause que je soutiens totalement.

Cédric.

Lire la suite...

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