Citoyens prenez le pouvoir

Politique, logiciel libre et autres digressions de Cédric Augustin - Saint Laurent du Var (Nice Côte d'Azur - France)

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jeudi 16 mars 2017

L'invasion commence

Une de mes relation m'a fait parvenir cet email, vous savez ces chaines qu'il faut faire circuler car ce sont des informations qui ne passent jamais dans les médias, blabla bla, on nous cache tout, bla bla bla, théorie du complot...

Habituellement je met ça à la poubelle direct, mais un des destinataire de la missive a répondu suffisamment rapidement pour me donner envie de le partager avec vous. Sa réponse est tout à la fin.

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jeudi 9 mars 2017

Et si je vous parlais de Macron

Depuis le début de sa campagne, Emmanuel Macron m'apparait comme un produit marketing, parfaitement rodé, réglé comme du papier à musique. Toutes ses prises de parole sont consensuelles, prévues pour rassembler et ne surtout pas cliver, ne pas heurter. Si vous faites abstraction de son passé au gouvernement, il n'y a pas des masse de propos de Macron succeptibles de lever les foules contre lui. Tout le monde y trouve son compte.

Donc je ne suis pas super fan. Par contre Bayrou a décidé de lui faire confiance, et c'est pas rien. Si Macron a de fait déjà acquis mon vote, il lui reste ma confiance à gagner. Mais est-ce vraiment nécessaire ?

Macron n'est-il qu'un acteur qui joue un rôle, plutôt bien d'ailleurs, ou est-il ce qu'il prétend être ? Là aussi, est-ce que cela a de l'importance ?

A ces 2 questions je suis en passe de dire que cela n'a aucune importance. Il fait une proposition aux français et au personnel politique français et européens qui fait écho, qui fait sens et suscite de l'adhésion. Tant qu'il ne dévie pas de ce projet, quel est le problème ? Est-il consistant et cohérent ? Va-t-il tourner sa veste une fois élu ?

Jusqu'à présent, ce qu'il a fait au gouvernement, même si cela peut être critiqué, semble en cohérence avec ce qu'il veut faire pour la France: introduire une dose de libéralisme dans notre société sans casser le modèle social. Ce qu'il propose est réaliste et semble avoir une chance d'être réalisé, du moins tout autant que ce que Bayrou proposait en 2007 et 2012, d'autant plus que certaines idées en sont très proches. Il s'est aussi engagé sur une démarche de moralisation politique ce que défend Bayrou depuis que je le connais (2005). Il porte un projet libéral respectueux des équilibres sociétaux, ce qui fait parti de l'ADN du projet de société du Mouvement Démocrate. Il devra gouverner avec une majorité hétéroclite, tout comme l'a toujours envisagé Bayrou (au mieux, "En marche" aura 50 députés non sortant, donc il faudra bien composer avec les autres pour gouverner, sortants du PS, du centre ou de LR).

Je pense que Bayrou a fait ses comptes sur la probabilité que son projet pour la France puisse se réaliser. Ce qu'il a défendu depuis 15 ans peut se réaliser avec Macron. Ce pourquoi j'ai rejoint Bayrou, à l'UDF et au MoDem, peut se réaliser. Ça vaut le coup de tenter l'expérience non ?

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mardi 28 février 2017

Les joies du code: au dessus de la mélée

Il me fait penser à Bayrou ce chien...

Source

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samedi 25 février 2017

Vin de mandarine et vin rouge d'orange amère

Le père Noël m'a offert une jarre et j'ai donc pu refaire du vin d'orange cette année, la précédente jarre ayant été brisée. Cette nouvelle ne faisant que 8 litres, j'ai donc divisé par deux les ingrédients et fait 2 sessions cette année et profité pour faire des expériences.

 

Vin de Mandarine

Juste en face de chez moi, un voisin laisse perdre de succulentes mandarines, comme on n'en consomme plus. Ce sont des fruit très aromatisés et plein de pépins. A cause de ces pépins, personne n'en veut. J'en ai récupéré environ 2 kg et fait un vin de mandarine très aromatisé.

Voici la recette

  • Les zests de 2 kg de mandarine (pas les peaux, que les zests).
  • 2,5 litres de vin blanc sec de Provence.
  • 1 litre de rhum blanc.
  • 1 kg de sucre roux.
  • 1 bâton de cannelle et 1 gousse de vanille fendue en longueur.

Mis à macérer 2 semaines. Puis ajout des 2,5l restant de vin blanc et mise en bouteille dans la foulée.

Avec la pulpe des mandarines, j'ai fait 4 pots de confiture juste exceptionnels. Voici la recette:

  • Enlever le blanc autour de la pulpe (c'est ce qui est amère).
  • Faire un jus. J'ai utilisé une centrifugeuse. J'ai obtenu environ 0,8kg de jus.
  • Faire cuire quelques minutes avec un paquet de 500g de sucre de la marque de "Fruttina extra" en ajoutant une cuillère à café d'agar-agar.


Vin rouge d'oranges amères

Habituellement j'utilise du rosé pour faire mon vin d'orange. Il y a quelques années, j'étais tombé par hasard sur une recette qui utilisait du vin rouge à la place. J'ai donc voulu tester. J'utilise toujours la même recette, simplement en changeant le type de vin. A noter que cette année j'ai utilisé du rhum à la place de l'alcool pour fruit. Le résultat me plaît plus car je suis un amateur de rhum et en plus cela coûte quelques euro de moins ;)

Voici la recette:

  • Les zests d'environ 1.5kg d'orange amères
  • 2,5 litres de vin rouge de Provence.
  • 1 litre de rhum blanc.
  • 1 kg de sucre roux.
  • 1 gousse de vanille fendu en longueur (je n'avais plus de bâton de cannelle)

Mis à macérer 2 semaines. Puis ajout des 2,5l restant de vin rouge et mise en bouteille immédiatement. Comme ces oranges amères étaient très mures, elles n'avaient plus beaucoup de jus, donc je n'ai pas fait de confiture.

Reste plus qu'à attendre un mois pour les consommer...

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mercredi 22 février 2017

Bayrou s'est lancé...

Dans ma tête, j'étais certain que Bayrou se présenterai pour une 4ème fois à la présidentielle. Je n'avais qu'un seul petit doute, pourquoi lui qui est attaché aux symboles, faire sa déclaration au siège du MoDem alors qu'il place la fonction de président au dessus des partis.

Cela fait des mois que les cadres du MoDem se disent qu'il faudrait quant même regarder du côté de Macron, tout en ayant des réticences face à cette campagne orchestrée comme une campagne de pub pour un baril de lessive. L'énorme égo de Bayrou ne laissant aucune chance à ce rapprochement, il était devenu pour moi improbable.

Je suis absolument ravi de m'être trompé !

Bayrou offre une alliance à Emmanuel Macron. J'ai relu avec intérêt mon billet d'hier et je note avec surprise ce soir que ce que j'y dit est toujours juste et pertinent. Bayrou s'est bien lancé dans l'intérêt du pays pour dépasser les clivages artificiels.

La complémentarité des 2 hommes est exceptionnelle. S'ils arrivent à s'entendre, ils peuvent proposer de grandes choses au pays, sans même avoir besoin d'être d'accord sur tout ou renier leur vision respective. J'espère que si Macron est élu, il proposera à Bayrou une mission transverse de réforme des institutions. Ceux qui pense que c'est Matignon qu'il visent n'ont à mon avis rien compris à sa démarche.

Aller, c'est parti pour une campagne autrement plus sexy maintenant !

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mardi 21 février 2017

Bayrou va se lancer

Bon voilà, Bayrou a attendu le plus longtemps possible pour savoir si Fillon se retirerait au profit de Juppé et si la bulle Macron explosait ou pas. Accessoirement il y a aussi la position des centristes de l'UDI dans leur relation avec Fillon et l'après présidentielle qui est une donnée moins publique, mais qui joue aussi.

Bref, Fillon persiste et entraînera sa famille politique avec lui. Hamon ne décolle pas dans les sondages et est déjà enterré par les commentateurs. Il n'en resterait que 3 dans les pronostiques, comme si les journalistes n'avaient rien appris après des derniers scrutins, tous marqués par l’électorat qui prend un malin plaisir à prendre les sondages à contre-pied.

Lorsque Bayrou va entrer dans l'arène, il va foutre un sacré bordel dans le jeu de quille de la présidentielle. Et je suis certain que les électeurs vont adorer ça, tout comme avec Macron. Malgré sont statu de "has been" de la politique, Bayrou a un pouvoir de nuisance colossale. Il peut plaire à ceux qui veulent virer les "tous pourris" comme à ceux qui veulent préserver la concorde nationale. Ça va finir par faire du monde tout ça.

En fait j'en viens à penser que la présidentielle n'a finalement plus d'importance pour les appareils politiques qui sont vraisemblablement en train de tirer des plans sur une cohabitation avec Lepen ou Macron, partant du principe que ni l'un ni l'autre n'aura de majorité au parlement. Dans cette hypothèse, Fillon n'a aucune raison de se retirer, s'il ne vise que les législatives. Pour Hamon dans son numéro de cirque avec Mélanchon c'est pareil: aucun des deux ne pense être élu. Par contre Hamon doit sauver le PS, alors que Mélanchon n'a aucun parti à sauver.

Du coup, Bayrou peut et doit porter son projet de société à la présidentielle: sortir la France de ses clivages artificiels, reconstruire un centre au parlement et changer le mode électoral pour pouvoir gouverner au centre. Réinventer une nouvelle gouvernance pour que les énergies de notre pays ne soient plus entravé par l’immobilisme du camp contre camps, d'une lutte des classes artificiellement entretenue alors que l'on est tous dans la même barque.

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dimanche 12 février 2017

Clivage gauche droite remplacé par diplômé et non-diplômé

L'IFOP a sorti une très intéressante analyse de leurs chiffres concernant l’électorat d’Emmanuel Macron:

Et dans la conclusion de cette analyse, ils évoquent l'apparition d'un nouveau clivage fort dans l'électorat, qui ne serait plus gauche/droite mais par rapport au niveau d'étude. En substance, les diplômés seraient les bénéficiaires de la mondialisation et les autres les victimes. Ceci est illustré par le vote pour le brexit, l'élection présidentielle en Autriche et aux USA.

Et l'analyste évoque cette vision de la société basée sur l'acceptation ou le rejet de la mondialisation qui structure la campagne électorale et même les discours de campagne. Si on regarde les candidats en présence, on comprend alors mieux la dialectique du FN basée sur le "nous et eux" où "eux" c'est tous les autres. Le FN calquant son discours sur une cible, prétendument victime de la mondialisation.

Après, comme toujours avec ce genre d'étude, on peut se demander qui est le premier de l’œuf ou de la poule, car dire que le clivage est lié au diplôme, c'est un peu synonyme de lutte des classes, le diplôme étant en France un facteur important de réussite sociale, heureusement pas seulement, comme les chiffres de ce sondage qui donnent seulement une prééminence.

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lundi 6 février 2017

Pour Fillon, c'est cuit, pour Bayrou c'est pas gagné

C'est du moins mon avis.

Fillon a dévissé dans les sondages et va se retrouver sur l'étiage électoral de LR, soit entre 13 et 18%. Tous les autres électeurs, beaucoup plus volages, vont se reporter sur d'autres candidats: Macron, Lepen et Bayrou. Que Bayrou soit candidat ou pas, cela ne changera pas grand chose pour Fillon. Il est cuit, car son image est maintenant "pourri comme les autres".

Sa campagne est stoppée en plein décollage. Il est inaudible et non crédible. Si les cadres de LR continuent à le soutenir c'est uniquement pour les législatives (tout comme les candidats du PS derrière Hamon). En gagnant la primaire, Fillon a aussi gagné le parti. Les investitures ont été données, mais peuvent se reprendre aussi vite. Donc aucun candidat LR ne bougera le petit doigt, sauf ceux qui se sont déjà fait évincer. A l'UDI, c'est la même chose. Ils peuvent grogner, mais en silence, sinon pas de circonscriptions gagnables.

Quand Bayrou dit qu'il faut réformer en profondeur le parlement pour y réintroduire de l'indépendance, on voit bien que c'est vitale pour la santé démocratique.

Bayrou a été excellent lors de ses dernières apparitions médiatiques, notamment dans "On est pas couché", mais est-ce que cela peut suffire. Il fait partit des has been, de ceux dont une bonne part des électeurs veut se débarrasser. Même s'il retrouve sont électorat (7 à 12%), pour réussir il faut s'approcher du seuil des 20% pour se qualifier au second tour. La différence, c'est justement cet électorat volatile, qui alimente le buzz Macron et qui va faire défaut à Fillon.

Ce qui risque de se profiler, c'est que Bayrou et Macron se partagent le même électorat et finissent tout les deux autour de 15%, permettant à Hamon ou Fillon de revenir dans la course pour le second tour.

Et que ce soit Hamon ou Fillon face à Lepen, ni l'un, ni l'autre n'est assuré de gagner, car ils ne sont pas rassembleur mais clivants, ce qui est naturel vu qu'ils sortent, l'un comme l'autre, d'une primaire où chacun des candidats victorieux a parlé au noyau dur de son parti et pas aux français. Avec une abstention massive au second tour, la candidate d'extrême droite pourrait gagner.

Tout ça ne va pas aider à être serein...

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mercredi 1 février 2017

Les primaires sont derrière nous...

Normalement, le but des primaires c'est de réduire le nombre de candidats de chaque camp et de favoriser le rassemblement au sein de chacun des camp.

Ça avait pas trop mal commencé pour Fillon qui avait fait taire toutes les dissidences au sein de la droite française. Patatra, les révélation du Canard enchainé sur les emplois fictifs de son épouse détruisent la confiance d'une partie de l'électorat (on attend les sondages), mais aussi des élus LR. Certains de ces derniers allant jusqu'à envisager qu'il se retire de la course à l'Elysée. A droite ça vacille...

A gauche, non seulement les primaires n'ont pas permis de rassembler le peuple de gauche derrière un seul étendard, mais une partie du PS est en train de lâcher Hamon, dans un gracieux retour d’ascenseur: Hamon était un des meneur de la fronde au PS contre le gouvernement qui a pourrie le quinquennat de Hollande, les Hollandistes se vengent en lui pourrissant sa campagne présidentielle. Indirectement, en essayant de tuer Hamon, ils soutiennent Macron. Pour le rassemblement de son camp, c'est loupé !

Un intéressant analyste sur Arte disait que les élus du PS n'ont que faire de la présidentielle. Leur priorité est de sauver leur implantation locale (législative et municipale en 2020). Hamon, tout comme Royale en 2007, ne pourra donc pas compter sur un soutien des éléphants du PS. Valls a donné ostensiblement rendez-vous dans 5 ans. Pendant que Hamon essaye de mettre en ordre de marche le PS, les élus sont en liberté.

Dans ce chaos, Bayrou se sent pousser des ailes. Il publie son livre en mode "La France à du talent" et prépare le terrain pour sa propre candidature. Il en meure d'envie, il ne reste qu'une inconnue: l'effet Macron va-t-il oui ou non retomber ?

Sortez le pop-corn, il va y avoir du spectacle avec des sondages en mode "j'y vois rien"...

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mercredi 18 janvier 2017

La longue traine appliquée à l'audio-visuel

La longue traîne

La théorie de la longue traîne a été appliquée aux sites internet et en particulier aux blogs pour dire qu'un article qui ne fait pas forcément beaucoup de visites lors de sa publication, peut en faire beaucoup plus sur le temps long qu'un article à forte visibilité ponctuellement. Typiquement, sur un site d'actualités, les nouveaux articles chassent les anciens. Donc le jour de leur parution, les articles sont mis en avant et ont beaucoup de visiteurs pendant quelques jours et ensuite ils ne reçoivent plus de visite. Le seul moyen que ces articles continuent d'avoir des visiteurs après la phase initiale d'exposition, c'est qu'ils comportent du contenu qui permette de les retrouver dans les moteurs de recherche, ou idéalement, qu'ils soient cité ou référencés par d'autres site web. C'est donc la qualité ou la pertinence qui apportera une visibilité à long terme d'un article, qui pourra très largement dépasser sa seul visibilité initiale.

Le web 3.0 et la longue traîne ne sont plus très compatibles

Contrairement aux blogs classiques qui comportent beaucoup de contenu référençable par les moteurs de recherche, le micro-bloging sur les réseaux sociaux ne permet pas de promouvoir la longue traîne. Le contenu disparaît des radars très vite, en quelques heures sur twitter, quelques jours sur facebook. Les réseaux sociaux pour les producteurs de contenus ne sont pas des supports de communication mais des apporteurs de trafic vers les supports classiques que sont les sites web, où il peuvent représenter plus de la moitié du trafic.

Pour les producteurs de contenu, si la priorité est le trafic (pour ceux qui en vivent), ils y a donc une forte tentation à formater le contenu pour le partage sur les réseaux sociaux, donc l’immédiateté, l'émotion, le sensationnel, au détriment du fond et de l'analyse qui ne sont vendeur que sur le long terme (les très bons font les 2 mais ils sont extrêmement rares). Il est difficile de produire du contenu de qualité qui trouvera son public grâce à la longue traîne, si les points d'entrée sont incompatibles avec cette dernière. On voit ainsi apparaître de plus en plus d'articles qui sont formatés pour le buzz, des pièges à click avec des titres racoleurs, conçus avec un seul objectif, stimuler le partage sur les réseaux sociaux.

Tout ceci est directement lié au modèle économique basé sur la publicité: il n'est pas nécessaire de créer de la fidélité pour générer du trafic et donc des affichages de bannières de pub.

Exactement le même modèle que la télévision

Cette évolution du web grand public ressemble comme deux gouttes d'eau à celui de la télévision. Les réseaux sociaux proposent des flux continus d'images et de texte, et votre souris se comporte comme la zapette de votre télévision. Les contenus avec lesquels vous interagissez (click sur le lien, partage, like...) peuvent s'apparenter à des émissions de télévision qui auraient réussi à capter votre attention suffisamment longtemps pour que vous ne zapiez plus.

Cette course effrénée contre la zapette, les télévisions la vivent depuis des années avec un des effet secondaire les plus absurde sur la production audiovisuelle: une série télévisée doit généré un nombre de vue hebdomadaire minimum pour survivre. Les scénario sont conçus pour tenir en halène les téléspectateurs, d'un épisode à l'autre, et d'une saison à l'autre. Le développement des personnages et des univers que permet le long format de la série n'est plus exploité que pour accélérer le rythme, user jusqu'à la corde la technique des rebondissements et faire dans le sensationnel à chaque page de publicité.

Comme la recherche permanente de buzz sur le web, le sensationnalisme et la surenchère (violence, sexe, effets spéciaux...) est constante, au détriment de l'intrigue (c'est mon point de vue).

Un autre modèle

Lorsque nous sommes partit en vacances en amérique du nord, les enfants ont découvert le modèle américain, basé sur une page de publicité toutes les 10 minutes. Je peux vous dire que pour un français c'est juste insupportable. On comprend beaucoup mieux la manière d'écrire des séries ou des téléfilms pour intégrer cette contrainte de la coupure de publicité toutes les 10 minutes, avec du faux suspense et une intrigue coupée en petit morceaux. Garder le téléspectateur pour le retrouver après l'intermède publicitaire est une priorité pour les chaînes.

Il est pourtant possible de recréer de la fidélité et de sortir de cette course au buzz, tout en trouvant un modèle économique. C'est celui de Netflix, qui moyennant finances, permet grâce aux abonnements de s'affranchir de la tyrannie publicitaire. Les mauvaises habitudes sont encore là chez les scénaristes, mais le modèle économique de Netflix permet de développer les personnages et l'intrigue, puisque le spectateur ne subit pas la diversion de la publicité.

On retrouve également la possibilité de la longue traîne dans le modèle économique de Netflix. Un épisode ou un film n'est pas obligée de faire un nombre de vu minimum dès sa première diffusion puisque le spectateur vient consulter la vidéo n'importe quant, même plusieurs mois après la première diffusion. Et donc, il est possible de construire des univers, de trouver un public, que le bouche à oreille fasse gagner en notoriété. Pour le moment, Netflix ne garde pas ses vidéo indéfiniment, donc ma théorie est un peu biaisée.

D'autres schéma scénaristiques

Si on se place du côté des producteurs de contenu, et notamment les scénaristes, la possibilité qu'une vidéo fasse son nombre de vue minimum pour être rentable en 8 mois au lieu de 2 semaines est une aubaine. C'est la possibilité pour les créateurs d'explorer d'autres méthodes, d'autres schéma scénaristiques, de développer des univers et des personnages. C'est redonner aux créatifs le temps de rencontrer leur public, de capitaliser sur les fans. Créer des histoires à peine rentables à tourner, mais rentables quand même.

Le modèle économique du micro-paiement

Aujourd'hui, si vous voulez regarder un film ou une série sur les plateformes disponibles, le prix va de 2 à 7€. Pour Netflix, l'abonnement est de 9€/mois. Concrètement, cela veux dire que Netflix divise votre abonnement par le nombre de vidéo que vous regardez par mois. Si vous regardez 25 épisodes sur un mois, Netflix dispose d'environ 30 centimes pour financer l'épisode. Ce n'est bien sûr pas vrai, c'est pour illustrer. Ce doit être à la louche ce que les chaînes de télévision payent pour leur téléfilm.

Si on va au delà de Netflix, c'est la possibilité de mettre en œuvre un espèce de micro-paiement pour la vidéo à la demande. On arrête de vendre l'accès aux vidéo à des prix exorbitant comme aujourd'hui, et on redonne le pouvoir aux consomme-acteur de financer par leur visionnage les créations. Que voilà une belle utopie et un modèle économique intéressant.

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jeudi 12 janvier 2017

Le revenu universel, un projet libéral aussi

Bon, puisqu'on nous impose ces primaire de la gauche et de la gauche, il faut bien écouter un peu de quoi il en retourne. Honnêtement c'est chiant ce genre d'émission. J'ai décroché, tout comme la primaire de la droite, plus par ennui qu'énervement cette fois-ci comme quoi, il faut vraiment être motivé[1].

Cela fait plusieurs jours que le projet de revenu universel est sur la table. Ce projet me parle depuis 20 ans. Je l'ai découvert en 97, durant mon service militaire[2] où un militant libéral de l'UDF avec qui j'ai passé pas mal de temps m'a expliqué la logique de ce revenu universel. Quand on voit le foutoir des aides de toutes sorte[3] qui existent dans notre pays, rien que pour simplifier, on aurait envie de tenter l'expérience.

Imaginons juste un instant les simplifications induites par une fusion de toutes les formes d'aide, les milliers de fonctionnaires qui serait libérés de la paperasse avec des missions réorientées vers d'autres priorité de l'état. Je trouve depuis longtemps que cette idée est brillante et mériterai d'être expérimentées.

Autre idée qui me parle et dont j'ai parlé plusieurs foi, la reconnaissance du vote blanc a été évoquée, ainsi que la proportionnelle. J'ai par contre entendu des conneries comme le tirage au sort des citoyens pour siéger au sénat ou le "49.3 citoyen".

Bon, j'ai 2 candidats qui émergent de cette primaire de la gauche. C'est plutôt pour les idées défendues que pour la probabilité d'élection que je m'exprimerai[4]. Cette primaire n'est pas le 1er tour, et c'est une orientation pour l'après présidentielle.

A suivre.

Notes

[1] Et je ne le suis pas des masses en ce moment.

[2] Contrairement à Ciotti, moi je l'ai fait !

[3] Allocations familiale, aide au logement, RSA, minimum vieillesse...

[4] Je voterai à cette primaire car je veux influer et je veux aussi contribuer au financement comme je l'ai fait pour la primaire de la droite.

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samedi 7 janvier 2017

Cette année, pas de voeux

Je suis extrêmement pessimiste en ce qui concerne notre vivre ensemble, notre collectivité, notre richesse collective... Certes individuellement, ça va passer pour la majorité d'entre nous, comme toujours, et les quelques qui resteront sur le carreau seront grosso-modo encore les mêmes, donc pas de raison de croire que ce changement de numéro d'année va changer quoique ce soit... Sauf que je nous sent glisser, perdre des choses fondamentales que je ne vois pas trop comment les retrouver ou par quoi elle seront remplacées.

  • La post vérité, savez vous ce que c'est ? C'est le mot de l'année 2016, la mécanique par laquelle le brexit ou la victoire de Trump sont arrivés: c'est quant des personnalités politiques ou en situation de pouvoir mentent grossièrement, en toute connaissance de cause, que cela devient viral dans les média traditionnels ou sociaux. Cela utilise le principe de la rumeur, en partant du principe que le démenti ou le fact-checking ne sera entendu par personne[1]. Avant réservé aux populistes, c'est maintenant employé par tous les politiques[2]. Dire la vérité ne rapporte plus aucune voix, cela en fait plutôt perdre.
  • Année électorale, longue année devant nous, en France mais aussi en Allemagne derrière avec une Europe qui risque de ne pas s'en remettre avant des années, déjà qu'elle est passablement malade. Je craint un raz de marré de l'extrême droite, notamment aux législatives avec un risque de cohabitation dès le mois de juin, bref une France ingouvernable et un gouvernement otage de ses extrémistes.
  • Projets environnementaux revus partout à la baisse après l'élection de Trump, déjà que les USA freinaient depuis longtemps des quatre fers, sans compter qu'il va falloir trouver des financements pour les politiques sécuritaires et protectionnistes que l'on nous promet.
  • Les extrémistes fanatiques ne sont pas prêt de nous foutre la paix dans leur quête de terreur. Ils ont cassé le vivre ensemble. Ils ont inoculé la suspicions au plus profond de notre société, avec son corollaire, la peur de l'autre. Comment reconstruire ça ?

Partout que je tourne la tête, je suis inquiet pour la collectivité, rien ne me rassure, alors comment voulez-vous que je vous souhaite une bonne année ? Moi, j'ai décidé de cultiver mon jardin, de m'occuper de mon nombril, il y a déjà quelques mois. Le mot d'ordre ça serait plutôt "démerdez-vous" plutôt que "bonne année", mais c'est tellement à l'encontre de mes valeurs, que je ne sais pas trop comment vous le dire, enfin si, mais vous aurez compris...

Notes

[1] Exemple avec Trump qui affirmait qu'Obama n'était pas né aux USA. Il a reconnu depuis que c'était une connerie.

[2] Fillon s'y essaye.

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mardi 13 décembre 2016

Live twitt du conseil municipal du 07/12/2016

Avec un peu de retard voici la compile en 1 page du dernier live tweet du conseil municipal.

On notera le départ de Pascale Formissano de la majorité, l'absence du 1er adjoint et la présentation du conseil des sages (à laquelle je n'ai pas assisté).

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dimanche 27 novembre 2016

Pourquoi Donald Trump a gagné et d'autres comme lui ne vont pas tarder

J'ai regardé cette émission de MSNBC avec Michael Moore, le réalisateur de documentaires engagé que j'apprécie beaucoup et c'est encore une fois brillant. Cet homme pointe du doigt des signaux, des indices qui étaient présent dès le mois de mars 2016 qui laissaient pressentir qu'il y avait un risque pour la campagne d'Hillary Clinton. Certes c'est toujours plus facile d'expliquer après, cependant, ces marqueurs n'ont été vus par personne, et rapporté comme ça, ils semblent pourtant gros.

Pour résumer, les américain voulaient autre chose, et se fichaient de qui incarnait cet autre chose. Il l'illustre en parlant de Berni Sanders, le candidat démocrate qui a perdu dans les primaires face à Hillary Clinton, qui a remporté un grand nombre d'états, même des états réputés "à droite" lui qui était catalogué par certains comme "socialiste"[1].

L'élite qui gouverne est tellement dans une bulle, déconnectée de la vraie vie et des vrais problèmes, que le peuple n'en veut plus, et souhaite les virer. Donald Trump avec son franc parlé est passé par là, en apparaissant hors "système". Alors qu'il est raciste, une part non négligeable de l’électorat noir a voté pour lui. Il illustre cette déconnexion entre l'élite et le peuple par la venue d'Obama dans sa ville natale, Flint, où il a bue de l'eau du robinet pour dire que tous les problèmes étaient résolus alors que la contamination continuait.

Sans être un grand devin, on perçoit exactement le même processus dans le reste de l'occident. En Allemagne, l'extrême droite monte dangereusement dans les sondages, en Autriche, on annonce qu'un populiste va gagner les prochaines élections présidentielles, en Pologne c'est déjà fait, au Royaume Unis, le brexit était plus un référendum contre le premier ministre. Le premier tour de la primaire de la droite a expulsé Srkz.

La tendance est profonde. Elle s'appuie sur un rejet massif des pouvoirs en place. Si en France, François Hollande se présente, il se prendra une déculotté comme Srkz. Bayrou est dans le même sac, s'il est candidat il ne passera probablement pas les 9%[2]. Marine Le Pen ne fera pas 18% comme son père, mais 40%, avec un raz de marrée aux législatives derrières. Le problème c'est que nos institutions ne sont pas prévue pour le tri-partisme. Les électeurs non plus n'ont pas l'habitude de choisir parmi un trio. Le premier tour de l'élection présidentielle permettait d'exprimer ses sensibilités dans sa famille politique et on était assuré de pouvoir toujours choisir un candidat de gauche ou de droite au second tour. C'est fini. Il y a maintenant une troisième mouvance qui bouleverse la donne.

Aux législatives c'est la même chose, il est probable que le soit disant front républicain n'existe plus en 2017 face aux candidats frontistes qui engrangeront les points de la présidentielle. La majorité absolue sera loin d'être sûr pour le camps vainqueur de la présidentielle[3], on peut même imaginer une cohabitation 2 mois après la présidentielle tellement les électeurs ont envie de tout foutre par terre.

Je suis assez pessimiste. Je vais aller voter à la primaire de la droite et j'irais ensuite à celle de la gauche pour essayer d'influer un peu, mais honnêtement le cœur n'y est pas.

Notes

[1] Tout est relatif, la gauche et la droite aux USA n'a pas grand chose à voir avec la France et un socialiste américain, pourrait facilement être catalogué de droite par chez nous.

[2] C'est pourquoi, il hésite en ce moment.

[3] Je suis moins certains que les analystes que la gauche est foutue, un Macron ou un Vals pourraient faire le plein des voix dans ce schéma de vote anti-système.

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vendredi 25 novembre 2016

La France est-elle si mauvaise que l'on dit ?

Hier, juste avant le dernier débat de la droite et de la droite, j'ai écouté une passionnante émission sur France Culture qui disait en substance que la France est dans la moyenne des pays équivalents en richesse en matière d'emplois publics.

En effet, chez la plus part de nos voisins, une partie des emplois qui sont du ressort de l'état et qui sont en France confiés à des fonctionnaires, sont externalisés à des structures qui n'emploient pas de fonctionnaires. Conséquence, dans les comparaisons, la France semble avoir pléthore de fonctionnaires. Si on comptabilise ces emplois, nos voisins européens ou le Canada ont grosso-modo le même nombre de personnes et la même masse salariale pour faire la même chose. La France n'est même pas le plus mauvais élève.

Le commentateur expliquait donc que le projet de François Fillon, d'externaliser tous ces emplois vers le secteur privé était une fausse bonne idée. Car pour qu'une entreprise entre sur un marché, il faut qu'elle fasse du profit. Donc en plus de payer le travail qui devra de toute façon être financé, il faudra aussi que l'argent publique paye le profit des sous-traitants. A périmètre constant, c'est une perte net pour les finances de l’État.

Mais bon, François Fillon fait campagne pour séduire les électeurs de droite qui adore ce genre de simplifications foireuses, du moment que l'on peu casser du sucre sur le dos des fonctionnaires, c'est gagnant à tous les coups.

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dimanche 23 octobre 2016

Changer de mode de scrutin à l'élection présidentielle

Le fiston m'a fait suivre cette vidéo qui explique les biais de notre mode de scrutin (et des autres) et qui propose un autre mode de scrutin, le scrutin par jugement majoritaire.

Lien vers le billet de blog complémentaire qui complète la vidéo et une autre source sur différents modes de scrutin.

Cette méthode est séduisante, mais trop compliquée à mettre en œuvre à mon avis sans avoir recours au vote électronique. Je ne suis pas certain non plus que le public soit capable de s'emparer de ce mode de scrutin. Quand je vois la capacité de certain à comprendre ne serait-ce que comment voter, j'ai des doutes sur leur manière de remplir une grille comportant 7 choix pour chaque candidat. Cela s'apparenterait trop à cocher des cases d'une grille de loto ;)

Par contre, la version mois fine de ce mode de scrutin, le vote par approbation me semble beaucoup plus réaliste à mettre en place. J'ai par contre des craintes quant au résultat dans un pays qui rejette massivement ses élites et cherche un vote contestataire. Il faudrait d'abord proposer ce mode de scrutin à des élections locales pour que les citoyens apprennent à s'en servir.

Une certitude pour moi, c'est que ces types de scrutins, dézingueraient la prééminence des 2 grands partis et donc ils n'ont aucune chance de voir le jour tellement le PS et LR auraient peur de tout perdre.

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mardi 18 octobre 2016

Parlons un peu primaire, de la droite, du centre, des écologistes et de la gauche

election.pngCe n'est pas un mais plusieurs électeurs de gauche de mon entourage que j'entends me dire qu'ils se posent la question d'aller voter à la primaire de la droite pour s'assurer de l'élimination de Srkz. Déjà que toutes ces primaires sont une aberration dans la 5ème république puisque c'est un détournement de l'esprit des institutions en transformant une élection à 2 tours en une élection à 4 tours. Mais bon, puisque tout le monde se pose la question de savoir s'il faut y participer, forcément je me la suis posé.

En fait les gens qui vont se déplacer pour ces primaires, quelle qu'elles soient, ne veulent pas seulement exprimer leur choix, mais aussi influer sur le choix des autres en leur enlevant certains candidats du panel de choix. Moi par exemple, même si je suis contre, je voterai pour dézinguer l'ex-président, vous savez celui qui raconte nimporte quoi comme ses conneries sur les gaulois, et qui traîne des casseroles judiciaires bientôt plus grosses que lui, sans compter qu'il veut expliquer aux autres comment gérer la France en ayant presque doublé la dette de la France et allègrement dépasser le plafond de campagne. Genre les règles c'est pour les autres !

Mon aversion pour ce type me motivera à me déplacer pour cette primaire de la droite et de la droite.

Après, je me demande si pour rééquilibrer je ne voterai pas aussi aux autres primaires. Même si je ne suis pas encarté écologiste, je pourrais l'être (en fait j'ai même failli à une époque) et donc m'exprimer pour le candidat écologiste en versant une obole pour soutenir leur campagne a du sens une fois que l'on a décidé de franchir le pas.

Cela sera un peu plus dur pour la gauche, car déjà on ne sais pas s'il y aura des candidats, vu que le président sortant verrouille le truc. Et puis voterais-je pour soutenir un candidat social démocrate (centro-compatible pour le dire autrement) ou justement contre, pour qu'il ne fasse pas de l'ombre à un éventuel candidat centro-compatible de droite.

Pour compléter (et motiver les centristes hésitants), une intéressante lecture des sondages qui parle du vote des électeurs FN à la primaire de la droite: Voter Juppé à la primaire quand on est de gauche ? Une fausse bonne idée

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