Citoyens prenez le pouvoir

Politique, logiciel libre et autres digressions de Cédric Augustin - Saint Laurent du Var (Nice Côte d'Azur - France)

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mercredi 28 septembre 2016

Live twitt du 28/09/2016 du Conseil municipal de St Laurent du Var

Ce soir c'est la première fois depuis le début du mandat de Ségura que j'arrive à suivre un conseil municipal en entier. Je ne vous promet pas que j'arriverai à remettre ça à tous les coups, mais je vais essayer que cela arrive plus souvent.

Bon ce soir Orsatti était absent, donc les débats, même s'ils se sont un peu enflamés sur certains sujets sont restés très courtois. Le sujet récurent a porté sur le passage du Var et de la prison aux Iscles, 2 sujets pourtant pas à l'ordre du jour.

Bonne lecture.

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jeudi 11 juin 2015

Vous tue toi

A un poil de fesse, ce matin, un accident a été évité à l'entrée d'autoroute de Villeneuve Loubet. Une petite mamie, qui paraissait très âgée, est entrée sur l'autoroute sans même regarder à gauche. Elle regardai avec attention devant elle, conduisant tout droit, sans tourner la tête, freinant au dernier moment, au grand bonheur du camion a qui elle venait gentiment de griller la politesse.

Elle m'a évoqué ma propre grand mère qui me disait qu'elle se sentait en sécurité dans sa voiture, alors que toute la famille s'évertuait à lui dire qu'elle n'était plus en capacité de conduire. Jusqu'au jour où elle confondit la pédale d'accélérateur avec la pédale de frein, et échappa de justesse à un mur qui lui fonçait dessus. Nous réussîmes à la convaincre de ne pas faire de constat avec le mur qui était un voisin de longue date.

On oublie souvent qu'en vieillissant, le champ de vision se restreint, sans parler des réflexes et autre difficultés de mouvement. Bref, les personnes très âgées qui conduisent encore, ont tendance à ne conduire qu'en regardant devant elle. En papa inquiet, j'en discutais avec mes enfants lors du repas, leur soulignant que quant ils circulent en 2 roues, il devaient être vigilant car "les très vieux ne vous voient plus". Ce à quoi mon fils a répondu, "ils te tuent toi" ![1]

Note

[1] Donc si vous avez lu jusque là, normalement vous ne viendrez pas me dire qu'il y a une faute dans le titre du billet :D

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jeudi 19 février 2015

Disparition du département au profit de la métropole

L'élection des nouveaux conseillers départementaux qui remplacent les conseillers généraux se fait dans le cadre de la réforme territoriale. Parmi les choses les plus importantes que cette réforme introduit, on notera:

  • La parité absolue au conseil départemental, puisque l'on élit un binôme. Il y aura donc au lendemain de l'élection exactement le même nombre de femme que d'homme élus. C'est la première élection française parfaitement paritaire homme/femme.
  • Le redécoupage des cantons qui comportent maintenant à peu près le même nombre d'électeurs, entre 35 et 45 000 dans notre département, ce qui chamboule complètement le poids électoral des territoires ruraux, beaucoup moins représentés que par le passé. Ce redécoupage ne s'encombre pas de suivre les contours des communes, puisque l'on élit des représentants au département et pas forcément des représentants du canton.
  • Une partie des compétences du conseil départemental (ex conseil général) disparaissent au profit de la région ou de la métropole.

C'est ce dernier point qui m'interroge. En effet, avec la création de la métropole Nice Côte d'Azur, une partie des compétences de l'actuel conseil général lui ont été transférées, comme par exemple les routes ou les ports. Le conseil départemental qui sera élu en 2015 continuera a avoir la gestion des routes et des ports pour le reste du département en dehors de la métropole, ce qui est un peu étrange. Les candidats issus de cantons métropolitain n'ont pas à traiter de ces sujets à leurs électeurs, puisqu'ils ne sont plus dans les compétences du conseil départemental, mais peuvent en parler au sujet des communes qui ne les élisent pas !

Quant on parle de mille feuille administratif, cette réforme territoriale n'améliore rien. Par exemple à St Laurent du Var, quant le Var inonde les plages, on n'arrive pas à trouver quelle collectivité territoriale doit intervenir: le département gère le fleuve, la métropole l'embouchure et la ville la plage. Même chose avec la digue: le département refait une digue pour y faire passer des vélos alors que tout le monde pensait que des voitures y passeraient, sauf que les routes étant de la responsabilité de la métropole, le département ne le fera pas, car sa responsabilité s'arrête au fleuve. Pendant ce temps là, les travaux n'ont toujours pas commencés...

Donc ce qui devrait se dessiner à terme c'est la disparition du département, au profit des communautés de communes (donc la métropole) et la Région. C'est donc probablement la seule élection des conseillers départementaux que nous vivrons ainsi, sauf si la prochaine majorité en 2017 cède au lobbying des élus locaux qui veulent des places pour pouvoir cumuler. Aller motiver les électeurs pour voter pour des conseillers départementaux qui ne siégeront qu'un mandat avant qu'une nouvelle réforme fasse disparaître leur mandat. C'est pas gagné.

Et politiquement quel est l'enjeu de cette disparition dans notre département:

  • Les Alpes Maritimes sont une chasse gardée de l'UMP, qui n'a qu'une seule opposition, le FN.
  • La région est beaucoup plus équilibrée électoralement, bien qu'à droite, permettant une gouvernance à gauche.
  • Même chose pour Marseille, l'autre métropole de la région PACA.

La métropole Nice Côte d'Azur ne peut faire contre-poids à la Région et Marseille qu'en phagocytant tout le département des Alpes Maritimes, pour réduire au minimum les compétences de la Régions. Sauf que les autres communautés d'aglo n'ont pas vraiment envies de se faire manger (carte des intercommunalité des Alpes Maritimes).

Et puis je suis toujours dubitatif sur la démocratie au sein de la métropole. En effet, quelque soit la taille de la métropole, le maire de Nice qui n'est élu que par les niçois, est mécaniquement le patron de la métropole (Nice à elle seule représente 1/3[1] des habitants du départements). Comme il est en plus le patron de l'UMP, celui qui décide des investitures pour le département, il a donc le pouvoir sur toutes les communes de la métropole, sans aucun contre pouvoir, pas même celui des urnes. Il gouverne donc des gens qui ne l'éliront jamais et vis à vis desquels il n'a aucun compte à rendre. C'est une conception de la démocratie assez dérangeante.

Note

[1] J'avais noté par erreur 2/3. C'est 350000 pour Nice intra-muros pour environ 1.2 millions d'habitants dans le département.

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lundi 2 février 2015

Rouler à vélo, même pas en rêve !

C'est en substance ce que me répond mon fils quant je lui propose de prendre mon vélo pour aller au bahut, le jour où il a un rendez-vous et que le trajet en bus est plus qu'aléatoire[1].

Et pendant ce temps là, moi le premier, les adultes pleurnichent pour que des pistes cyclables soient construites. Alors certes, si on regarde les pistes cyclables actuelles dans les Alpes maritimes, cela ne donne pas vraiment envie de se déplacer à vélo. Mais de là à m'envoyer bouler quant je lui propose d'utiliser un outil de liberté comme le vélo. J'étais triste pour lui.

<séquence vieux chnoque>
De mon temps, avoir un vélo était une source de liberté colossale. J'ai commencé à circuler à vélo à 8 ans pour aller à l'école A 10 ans j'ai eu mon premier vélo de course, et j'allai de Cannes[2] à Mandelieu pour voir mon père (près de 11km). Je partais en vadrouille avec un pote les mercredi après midi. Nous allions à Super Cannes jusqu'à l'observatoire en suant sang et eau pour monter et après on se faisait la course en descente vers Golf Juan ou le Cannet selon les jours.

Le samedi[3] j'allais faire des courses au marcher Forville pour acheter du poisson[4] que je préparai avec des tomates.

Bref, j'étais libre, et j'ai toujours eu un vélo, même quant à 14 ans j'ai eu mon premier CIAO.
</séquence vieux chnoque>

Aujourd'hui, ma fille m'explique que dans son collège, ils ne sont que 2 à venir à vélo sur plus de 600 élèves, et que les autres élèves se moquent d'eux lorsqu'ils quittent l'établissement. Donc voilà, j'apprends au détour d'une conversation avec ma fille, que circuler en vélo c'est mal vu par la jeune génération. Ils préfèrent passer 2h par jour dans un bus plutôt que d'utiliser un vélo. Je me demande si la notion de liberté a un sens pour eux à part la non entrave à l'usage d'un écran...

Notes

[1] Connaître l'heure de passage d'un bus est une science non exacte, avec des marges d'erreur allant jusqu'à la 1/2 heure, ce qui ne facilite pas la ponctualité.

[2] J'ai vécu à Cannes toute mon enfance.

[3] ou le dimanche je ne me souviens plus.

[4] De la saupe, la fausse dorade, qui ne coûtait pas grand chose.

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vendredi 7 septembre 2012

C'est quoi ce pont qui traverse le Var entre St Laurent du Var et Nice ?

Il y a 4 ans, lors de la présentation d'un travail préparatoire pour le PLU en mairie, je notais déjà la présence d'un projet de nouveau pont entre Nice et St Laurent du Var, situé grosso modo entre la mairie et la piscine. On le voit très bien sur cette maquette de l'écovallée de la plaine du Var sur laquelle on voit aussi les 2 chantiers actuels, le stade et la réfection du virage de l'autoroute à St Augustin.

A l'époque, je n'avais pas trouvé d'info sur ce pont. Le maire répondant fréquemment à la question du passage du Var, qu'un accès serait ajouté à la 202bis. Cependant on n'aperçoit pas d'accès à la 202bis au niveau de St Laurent du Var sur cette maquette. Il est probable qu'il parle de celui qui sera fait à la Baronne à la Gaude pour desservir le futur MIN. D’ailleurs en face du futur MIN, on voit un 2ème pont qui traverse le Var afin de faire le lien avec le quartier de Lingostière, comme expliqué dans les documents de l'écovallée, les 2 quartier ayant vocation à n'en faire qu'un.

Ce serait donc 2 nouveaux ponts au dessus du Var qui sont dans les projets de l'écovallée. Par contre lors de la présentation du PLU de St Laurent du Var, point de trace de ces ponts et surtout des infrastructures routières auxquelles ils seraient raccordés. Si je comprend bien ces cartes, le pont serait situé juste en amont du collège. On image que cela peut avoir un impacte en matière d'aménagement urbain, loins d'être anodin au regard du trafic qu'il récupérerait.

Je vous avoue que je n'ai pas encore lu le document très complet sur l'écovallée mais en voici la page 49 qui correspond à la photo ci-dessus, où l'on voit bien les projets de franchissement du Var (St Laurent et St Jeannet) mais aussi d'échangeur à la Baronne.

Télécharger le fichier projet_ecovallee.pdf (2Mo)

Bref tout ça pour dire, où est dans le PLU ce projet de nouveau pont à St Laurent du Var ?

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vendredi 16 mars 2012

Développement durable made in Bayrou

Voici un copier/coller d'un billet de Yann Wehrling. Cela me semble approprié d'en faire la plus importante publicité possible:

Les propositions "développement durable" de François Bayrou

La mutation que nous connaissons est une étape, irréversible, vers un autre modèle environnemental. On ne pourra plus revenir en arrière. C'est à une production et à une consommation plus durables, à un meilleur respect des ressources rares, à la lutte contre le réchauffement climatique que nous devons nous atteler. C'est le but de l'écologie positive, tout entière au service de l'homme et de la nature. La France doit être pionnière en la matière.

  1. Financer les politiques de développement durable : créer un fonds d’investissement dédié au développement durable, alimenté par les quotas carbone issus du protocole de Kyoto, l’investissement privé, et l’épargne populaire. Il investira dans l’efficacité énergétique du logement et des transports, dans le capital des projets industriels d’énergie renouvelable, la recherche dans le domaine des énergies nouvelles, et la restauration et la préservation de la biodiversité ; Créer un malus environnemental sur les produits de consommation les plus nuisibles à l’environnement
  2. Créer un consortium européen de l’énergie renouvelable, à l’image d’EADS, en lien avec nos partenaires européens
  3. Moduler dans un cadre européen l’impôt sur les sociétés en fonction de leurs performances environnementales ;
  4. Rénover le bâti ancien pour limiter nos émissions de CO2 : simplifier et amplifier significativement le mécanisme des certificats d’économie d’énergie ;
  5. Créer un organisme public / privé pour accompagner les projets de rénovation énergétique, intervenant directement auprès des particuliers propriétaires ou des entreprises pour les conseiller dans les travaux les plus efficaces à envisager et pour faire le suivi des travaux afin que ces derniers soient effectués avec le plus d’efficience possible ;
  6. Moduler la taxe sur le foncier bâti en fonction de la performance énergétique des bâtiments ;
  7. Conforter l’indépendance de l’Agence de Sureté Nucléaire en intégrant des experts européens et en donnant aux citoyens la possibilité de poser des questions avec obligation pour l’agence de donner une réponse publique ;
  8. Stabiliser et simplifier les règlementations administratives et fiscales pour les énergies renouvelables sur les 20 prochaines années ;
  9. Préserver la biodiversité : limiter l’imperméabilisation des sols en France à terme à 10 % maximum du territoire, en modulant notamment les dotations de l’Etat en fonction de la maitrise de l’étalement urbain ;
  10. Organiser un débat sur l’avenir de la production électrique en France, dès le début de la mandature, dont l’objectif est de définir un scénario et une feuille de route à un horizon 2030, avec des rendez-vous d’étape tous les 3 ans. Cette feuille de route devra assurer à la fois l’approvisionnement électrique nécessaire, réduire le plus possible le recours aux énergies carbonées en visant un développement massif des énergies renouvelables qui devraient atteindre en 2030 40% de la production électrique française ; Pour le nucléaire, énergie de transition, la garantie de sécurité des installations est non négociable.

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vendredi 20 mai 2011

Une histoire de radar bien dans l'air du temps

Quel est donc l'abrutit qui s'est dit que supprimer les panneaux annonçant les radars allait aider les statistiques de la sécurité routière ?

Je me demande quant est-ce que pour contrôler une minorité on va continuer à faire chier la majorité. Lorsque les limitations de vitesse sont claires et justifiées, la très, très grande majorité des conducteurs les respectent naturellement. Je comparais dans un billet écrit il y a maintenant presque 3 ans, la signalisation en Savoie et en Provence sur l'autoroute : De la vitesse sur l'autoroute. Je ne suis pas retourné en Savoie depuis, donc je ne sais pas comment cela a évolué, mais dans ce département des Alpes Maritimes, une chose est sûr, il y a encore du boulot !

Prenons par exemple le bord de mer entre Villeneuve Loubet et Nice. Ce n'est qu'une zone urbaine tout le long, avec une chaussée séparée et trottoirs de part et d'autre. Donc la vitesse par défaut devrait être de 50km/h puisque nous sommes en ville, ou éventuellement de 70km/h puisque c'est une chaussée séparée. Il y a au moins 7 changements de vitesse et 2 radars en 7km[1], passant par les vitesses de 30km/h, 50km/h et 70km/h.

Je n'appel pas ça de la sécurité routière, mais du stress routier. Impossible de circuler tranquillement sans avoir le nez sur son compteur de vitesse. L'objectif n'est pas d'encourager les automobilistes à adhérer à une démarche de modération de leur vitesse, mais de les culpabiliser, d'introduire le stress. Ceci favorisera la transgression et non l'adhésion. Je serais curieux de voir le pourcentage de conducteur qui roulent à 30km/h dans une ligne droite avec visibilité parfaite. Je peux sans statistique vous répondre : aucun en dehors des embouteillages et des dos d'âne[2]. La vitesse naturelle sur cet axe routier est autour de 60km/h de mon point de vue. Essayez de ne pas garder le nez sur votre compteur un soir où la voie est libre, et vous verrez à quelle vitesse vous allez.

Quant je dis que c'est bien dans l'air du temps cette histoire, c'est qu'il faut faire semblant d'agir, quelque chose de bien visible. Il faut que le bon peuple puisse voir un ministre qui travaille. Pas de travail de fond, pas de projet d'adhésion de la population, pas de participation de gens de terrain (élus, association, services...). La décision est prise d'en haut. Aux petites mains de l'état de l'appliquer. Dormez tranquilles braves gens, nous réfléchissons (mal) pour vous !

Sur le sujet :

Notes

[1] Selon l'humeur des élus ou le poids électoral des riverains sans doute...

[2] Il faudrait aussi rappeler que ce qui pollue ce n'est pas la vitesse, mais les accélérations, mais c'est visiblement trop compliqué à expliquer à certains décideurs...

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vendredi 15 octobre 2010

De la vitesse sur l'autoroute en période de grève

Lorsqu'une pénurie d'essence est anticipée par les automobilistes, on constate naturellement une diminution de leur vitesse sur l'autoroute. Le lien entre consommation et vitesse est donc clair pour les conducteurs, qui savent lever le pied lorsque leur liberté de mouvement est menacée. Rendez leur la confiance dans l'approvisionnement, et les soudaines initiatives économes en énergie s'envolent.

Il ne faut donc pas attendre grand chose d'une sensibilisation des automobilistes à la réduction de leur vitesse pour faire des économies et "accessoirement" polluer moins. Rouler vite, et polluer[1] plus est donc un confort. Ceci est évident lorsque l'on voit le grand nombre de véhicule énergivore que sont les 4x4 urbains, qui pullule dans notre région, ayant remplacés dans la panoplie du matuvu, la voiture de sport, clairement en perte de vitesse[2]

Les dernières approches pour influencer les conducteurs, ont porté sur :

  • la peur du gendarme : ça marche ponctuellement, mais dans l'ensemble, les automobilistes s'en fichent. La vitesse moyenne sur l'autoroute, en dehors des heures de pointe est à la louche autour de 120km/h alors qu'officiellement, la vitesse maximum dans le département est de 110 km/h, vitesse que l'on ne trouve que sur la voix de droite.
  • le portefeuille : les hausses continues du prix du carburant ne changent pas durablement les comportements. De plus les améliorations techniques apportées aux véhicules améliorent le confort de la vitesse et réduisent la consommation des véhicules de la même gamme.

Force est de constater que cela ne suffit pas. Il faudrait inventer d'autres leviers pour obtenir un changement de comportement. Je ne pense pas qu'il existe une bonne solution, mais plutôt un faisceau d'approches, pour que chacun y trouve celle qui lui correspond. Quelques idées en vrac :

  • Bonus assurance[3] et pourquoi pas énergétique[4] pour l'utilisation de véhicules à vitesse limitée. La vitesse deviendrait un luxe couteux. La démocratisation des voitures électrique pourrait être le moment de mettre en place ce type de véhicules.
  • Promouvoir les véhicules "fantaisies", à forte personnalité ou fortement personnalisés. Aujourd'hui il est quasiment impossible de personnalisé son véhicule, les normes étant draconiennes. En libérant ces contrainte en échange d'une contrainte sur la vitesse, la lenteur pourrait devenir branchée, un marqueur d'individualisme et d'indépendance.
  • Réduire la fiscalité sur les véhicules qui par conception ne peuvent pas rouler vite, comme certaines décapotables, ou les voitures à toute petite cylindrée.
  • Proposer des navettes train/voiture sur un maximum de destinations moyenne distance[5], subventionné pour que cela coute le même prix que la consommation d'essence du trajet avec une petite voiture. Cela existe pour les passages de cols, pourquoi pas pour les traversées de métropole ?

Je vous laisse faire vos propositions sur les choses qui vous donneraient envie de lever le pied...

Notes

[1] Pollution chimique, mais aussi auditive.

[2] On pourrait surement ajouter aussi pour expliquer le succès des 4x4 urbain, le fait que les femmes s'en servent plus facilement qu'une voiture dite de sport.

[3] Il existe des assurance que l'on paye en fonction du kilométrage parcouru. On pourrait imaginé en fonction du ration kilomètre/vitesse par exemple.

[4] On pourrait imaginer du carburant moins chers fiscalement par exemple.

[5] un peu comme un système de métro pour voiture. On entre dedans, on ne sort pas de sa voiture, et on ressort 50 ou 150km plus loin.

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jeudi 30 septembre 2010

Picorage : transport à St Laurent du Var et dans les Alpes Maritimes

  • De nouveaux radars aux feux rouges installés en 2011 : On est pas prêt de rouler pénard. Quant est-ce qu'au lieu de projet répressif on nous proposera des projets de cohérence urbaine, certes plus couteux, mais qui auraient le mérite de prévenir plutôt que de guérir : homogénéisation des axes (largeur, vitesse, stationnement) sur un même trajet, interconnexion facilités entres axes alternatifs pour réduire les nœuds de blocage et l'engorgement des axes principaux, mise en cohérence entre les axes rapides et lent (sortie d'autoroute qui débouchent sur des carrefours)...
  • On pédalera sur des Vélos Bleus au printemps : je reste dubitatif devant la complexité de la location de ces vélos bleus. De même, pour ce qui est de St Laurent du Var, je peux vous dire que c'est encore super dangereux de faire du vélo en famille. La piste cyclable du bord de mer est un peu l'arbre qui cache le désert.
  • NICE la CUNCA et le CG06 donnent 40 000€ à ESCOTA pour le SOMMET FRANCE AFRIQUE  : où l'on apprend que non content de faire payer l'autoroute de contournement de Nice toute l'année, ESCOTA n'oublie surtout pas de se faire payer pour une journée de gratuité. Il y a des moments où l'on regretterait presque les indépendantistes bretons qui faisaient sauter les péages et qui ont obtenu la gratuité des autoroutes en Bretagne !

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lundi 14 juin 2010

Réchauffement climatique


Les preuves du réchauffement climatique
Septique : "Regardez ! juste là, il y a une phrase avec une préposition !"
"Et , il a oublié un point sur le 'I'. Quelle magouille !"

Trouvé sur le blog The daily irrelevant :

Il y a encore 2 ans, la compagnie danoise Maersk envoyait ses bateaux cargos à travers les océan à toute vitesse, afin d'obtenir des chargements le plus vite possible à destination, toutes les autres compagnies maritimes faisant de même. Cela paraissait à l'époque le moyen le plus efficace de faire des affaires. Mais pour ce faire, la compagnie faisait naviguer ses cargo bien au dela de la consommation de carburant optimum. Il y a 2 ans, Maersk a décidé de calmer le jeu. Maintenant un trajet qui mettait 3 semaines, met 1 mois. Mais ils obtiennent de grosse économies de consommation de carburant, les coûts et la production des gaz à effet de serre ayant été réduits de prêt de 30%.

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jeudi 9 avril 2009

Auto stop et communauté d'aglo

Je me suis rendu il y a quelques samedi dans la zone industriel de Carros, tout au bout, dans la partie qui fait partie de la commune du Broc. Naïvement je pensais pouvoir m'y rendre en bus. Je vois d'ici ceux qui ont l'habitude de prendre les transports en commun, en train de pouffer, face à mon incrédulité : il n'y a pas de ligne le samedi qui parcours la zone industrielle.

Ben oui, je l'avoue, je ne prend pas souvent les transports en commun, et pour être franc, toutes mes dernières expériences n'ont pas été concluantes : entre les correspondances impossibles à faire, les arrêts dont on ne sait pas où ils sont, les bus complets qui ne vous prennent pas, les horaires approximatifs à 10min près pour des fréquences supposées de 15min... Je ne suis pas encore prêt à organiser ma vie en fonction de telles approximations.

Mais ce Samedi là, je me rendais au Broc pour récupérer mon camion qui était chez le mécano. La distance n'était pas réaliste pour moi à vélo (je fais autant de vélo que je prend les transports en commun). Il ne restait donc que le bus, du moins je le croyais. Le bus 707 qui relit St Laurent du Var à Carros ne circule que toutes les 2h le samedi, et bien sûr il n'y a pas de bus dans la zone industrielle. Il ne restait que le stop. Après seulement 2min d'attente, un aimable monsieur m'emmenait vers ma destination. Il s'agissait du maire de Gatière qui se rendait à une réunion de la communauté d'Aglo des Coteaux d'Azur (Carros, le Broc, Gatière).

Nous avons devisé 5min sur les vieux camions et lorsque j'ai découvert qui il était, ma première question a porté sur la probabilité d'annexion des Coteaux d'Azur par la CUNCA. En effet, lors de la réunion de lancement de l'OIN, étaient présent les représentant de la CANCA (qui à l'époque n'était pas encore communauté urbaine) et des Coteaux d'Azur qui parlaient tous d'une seul voix au sujet de ce projet d'OIN.

Quelle ne fut pas ma surprise de sa réponse, lorsqu'il m'avoua sa crainte d'un rapprochement forcé entre ces deux entités. En effet, dans le rapport Balladur qui énonce la possibilité que Nice devienne une métropole, il y est aussi fait mention de la possibilité donnée au préfet de contraindre des communautés d'aglo à se regrouper. Et là tout à coup, l'OIN change de visage. Si on parle d'une Opération d'Intérêt National, c'est bien l'état qui est concerné et donc son représentant le préfet. Je vous laisse spéculer sur toutes les implications, la liberté des préfets dans notre régime Sarkoziste, les intérêts du député, maire, président de la CUNCA, président du conseil général par procuration et ami du président du régime précité.

Vive la démocratie (le pouvoir du peuple) !!

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mardi 24 mars 2009

Le Tram et la CUNCA: il est électrique mais on se fait bien enfumer quant même

Je n'étais pas certain de pouvoir y être à l'heure, mais la réunion ayant débuté avec 20min de retard sur l'horaire annoncé j'ai pu assister à l'intégralité de cette magnifique fumisterie du Tram à St Laurent du Var.

Du beau monde

Devant une salle d'environ 80 personnes composée pour plus du 1/3 d'élus, voir la moitié, Henri Revel qui était l'hôte des lieux a commencé par faire un rappel historique d'un projet de métro souterrain imaginé en 1995 et abandonné pour cause d'eau[1]. Il a souligné que les lignes 2 et 3 du Tram se feront en fonction du budget de la CUNCA[2]. Il annonce que le Tram viendra forcément "un jour" sur la rive droite du Var car le maire de Cagne, Louis Négre le réclame à corps et à cris. Il répète qu'il est pour sans grande conviction, rappelant qu'il y avait d'autres priorités pour la CUNCA, ne laissant au franchissement du Var par le Tram plus qu'un intérêt symbolique pour sceller le rapprochement des 2 rives.

Un niçois traverse le Var

Nous avons eu l'insigne honneur de voir et entendre Christian Estrosi, qui après n'avoir salué que les conseillers municipaux et d'agglo, nous a gratifié d'un discours rodé pour les niçois qu'il avait peine à accommoder à la sauce laurentine. Les ponctuations pour nous dire que nous sommes tous ensemble, que le Tram est bénéfique pour toute la CUNCA ou que la prolongation jusqu'à Pasteur de la ligne 1 « concerne aussi les laurentins », faisaient tâche dans ses propos bien calibrés. Il s'est évertué à nous vendre le passage du Tram sur la promenade des anglais, ce qui, du point de vue des habitants de St Laurent du Var, est assez secondaire.

Un petit peu d'autopromotion sur son passage au conseil général avec le billet à 1€ et la nomination d'un seul directeur commun à lignes d'Azur et au TAM[3], ainsi qu'aux futurs vélos en libre service.

De retour sur le sujet du Tram, nous avons des chiffres et des études sur le transport de passager sur Nice[4], mais toujours rien pour la rive droite du Var, et pour cause : on apprend que la ligne 2 va s'arrêter à Nice St Augustin. Au delà, et pas pour tout de suite encore, il y aura un réseau en site propre à St Laurent du Var et Cagnes.

On apprend aussi au détour d'une phrase que le MIN[5] devrait être déplacé à la Gaude à la Baronne. Le technicien expliquera un peu après qu'un rond point verra le jour à ce niveau sur la 202bis, excluant de fait tout intérêt pour St Laurent du Var. Cette 202bis ne sera jamais pour les laurentins un moyen de traverser le Var !

Le futur stade de Nice devrait être aussi dans la plaine du Var un peu avant Lingostière. Et la ligne 3 devrait changer de rive au niveau de Carros afin de desservir la zone industrielle. Il annonce comme une évidence qu'il s'engage à ce que la ligne 2 arrive en même temps à Cagnes et à Lingostière[6]

Estrosi nous a parlé des quartiers de Nice, des statistiques des bus niçois en ajoutant "dont certains viennent de St Laurent du Var", du projet niço-niçois de ligne 2, de l'avantage de telle ou telle solution pour les commerçants niçois, de la ligne 2 jusqu'à Nice Lingostière, de la gare multimodale de Nice et de son interconnexion avec les transports niçois... Il est ensuite parti avant que l'on puisse lui poser la moindre question, 25min après le début de la réunion.

Et le Tram alors ?

Le patron parti, le maire de St Laurent du Var et le technicien en charge du projet répondent aux questions. On retiendra principalement qu'alors que le maire fanfaronnait lors de la précédente réunion publique sur le sujet, qu'il lui fallait 24h et un pot de peinture pour faire une voie en site propre[7], on apprend qu'il faudra attendre jusqu'en 2014 pour faire les études pour le passage de la voie en site propre de St Augustin à la gare de Cagnes, et en théorie en 2016, commenceront les travaux pour le Tram.

A moins d'être naïf, il n'est pas difficile de voir que l'on se fout de nous.

Opposition municipale

Marc Orsatti et Joseph Ségura, membres de l'opposition municipale (l'un à gauche l'autre à droite) ont réussi le tour de force de prendre la parole pour ne rien dire, pire qu'en conseil municipal. Autant dire que c'est affligeant, pas de position de soutien ou d'opposition, pas de revendication crédible, pas d'interrogation sur les coûts supportés par les membres de la CUNCA extérieurs à Nice, pas de question sur les liaisons nord/sud, pas d'interrogation sur le projet de "mini gare multimodale" de St Laurent du Var[8]... Ni opposant, si supporter. Néant sidéral.

Questions en vrac
  • St Laurent du Var a besoin de transport nord/sud, or les projets proposés passent sur l'autre rive ? L'axe nord/sud n'est pas le plus fréquenté et il sera prévu des sites propres le long du Var lorsque l'inondabilité aura été levée.
  • Il passe où le tram sur la N7 ? Ce n'est pas encore défini précisément, d'où la durées des études pour le site propre.
  • Si réduction de 7 à 4 voix sur la promenade, elles passent où les voitures ? L'objectif est de réduire de 30 à 40000 véhicules/jours sur la promenade. Le principe de faire le Tram sur la promenade permet de conserver le site propre existant sur la Californie.
  • La gare de TGV et de la 3ème voie de train ? Ce n'est pas le sujet.
  • Combien coutera le parking à St Laurent ? (parking relais), pas de réponse.
  • Type d'électrification. A Nante ils font un busway au lieu du tram pour la 4ème ligne ? Pas de caténaire sur les sites « sensibles » (place Massena, promenade). 2 options : rail au sol ou batterie. Le busway pourquoi pas sur le tronçon Cagnes, mais pas Nice
Conclusion

Comme prévu, le maire de Nice, président de la CUNCA, n'a rien à cirer des habitants de la CUNCA devant lesquels il ne se présente pas pour être réélu. Sa priorité est bien sûr Nice et les niçois. Les banlieusards il s'en fout, ils ne servent qu'à payer ses projets. Et ce n'est qu'un début, car avec le projet Balladur et la possibilité que Nice devienne une métropole, ça va être encore pire.

Notes

[1] Entre la mer et le lit du Var, je me demande comment un tel projet aurait pu voir le jour.

[2] Dont il est vice président en charge du budget justement.

[3] Il faudrait voir ce que représente le fait de mutualiser le réseau d'une aglo, la CUNCA, avec un réseau départemental. Je ne suis pas certain que les autres aglo apprécient tant que ça.

[4] Aujourd'hui, 70000 passagers par jour sur le tronçon correspondant à la future ligne 2, avec un objectif de 110000 grâce au Tram. Le système des trolleybus évoqué car beaucoup moins chers à réaliser, ne permettrait pas d'atteindre ce débit.

[5] Marché d'intérêt National qui est situé à côté de l'aéroport.

[6] La ligne 2 part du centre de nice, longe la mer et se divise en fourche, l'une vers la gare de Cagnes, l'autre remonte le Var vers Carros.

[7] Un site propre est une voie interdite à la circulation et réservée aux bus.

[8] Projet de réaliser à la place de la gare actuelle de St Laurent du Var une gare Train/Tram/Bus, dont ont a aucune idée du financement vu l'état des caisses de la CUNCA.

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mardi 17 mars 2009

Réunion publique autour du projet du Tram à St Laurent du Var

saintlaurentduvar.png La mairie organise une réunion publique sur le sujet du Tram, qui se tiendra jeudi 19 mars à 18h à la mairie.

On passera sur le public visé à une pareille heure : les actifs ne sont pas invités à s'exprimer, à croire que seul les retraités et parents au foyer sont concernés. Je verrai si je pourrais me libérer, mais ce n'est pas certain que mon patron me libère pour participer à ce genre d'évènement plus proche de la farce participative que d'une concertation.

On sait d'autre part que le Tram n'apporte rien à St Laurent puisqu'il passera entre la D6007 et D6098 (ex N7 et N98 ou route du bord de mer). Les habitants et la vie économique de St Laurent s'étalent sur un axe nord sud. Au sud il y a déjà la gare sncf pour la desserte de Nice. Le seul apport pour les laurentin serait dans une desserte de proximité de Cagnes, et encore. La praticité étant limité puisqu'il faudrait de toute façon faire un changement systématiquement entre le bus (nord/sud) et le tram (est/ouest). Pour une destination de proximité, autant rester dans le même bus, c'est plus rapide.

Certains diront que je suis encore critique pour rien. Oui, c'est sûr c'est pour rien, vu que le Tram passera par St Laurent puisque les maires de Nice et Cagnes le veulent. Même le maire, Henri Revel qui reconnait qu'il n'en a rien à cirer du Tram est bien obligé de l'accueillir.

La seule chose importante dans ce projet pour les laurentin est l'interconnexion entre les différents modes de transport. Les bus, le tram et le train. Verra-t-on une diminution des bus avec leur trajet en L qui font une partie du trajet nord/sud puis est/ouest vers Nice ou Cagnes sous prétexte que le Tram résout tous les problèmes ? Dans ce cas ce serait une régression pour les laurentins.

Autre question, le passage, car ce ne sera que ça, du Tram à St Laurent tuera-t-il tout autre projet de transport public dans l'agglomération de St Laurent du Var ? et les parking relais pour ceux qui descendent des collines ?

Peut être Jeudi si j'arrive à me libérer.

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jeudi 17 juillet 2008

L'avenir de la côte d'Azur

Vous pensiez que l'avenir de notre département serait de devenir :

  • un vaste Las Vegas Français ou un Disneyland[1],
  • la destination préférée des congressistes[2],
  • une immense maison de retraite le long du littoral avec les jeunes actifs logés dans l'arrière pays[3],
  • une technopole[4] que toute la France nous envie,

Que néni, l'avenir c'est le pétrole. Bienvenue à Dallas en Provence, son univers impitoyaaaaaaable

Au large de la Côte, une mine de sel et peut-être du pétrole

Notes

[1] Ou un Estrosiland pour le pendant politique de la souris.

[2] C'est mal barré, Barcelone taille des croupières à notre industrie des congrès.

[3] Avec les transports et la pollution qui vont bien, bien entendu.

[4] Sophia-Antipolis se surnomme la Telecom Valley.

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samedi 26 janvier 2008

Lecture du Pacte écolo pour Nice avec St Laurent du Var comme cible

Contrairement à tous les autres partis politiques qui ne veulent surtout pas donner d'élément de leur projet et programme dans les premiers stades de la campagne municipale, les Verts ont une démarche inverse et ont mis depuis longtemps leurs propositions en ligne pour la ville de Nice. Ce pacte écolo est transposable à bien des communes et je me suis essayé à une lecture avec comme cible Saint Laurent du Var.

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jeudi 12 juillet 2007

St Laurent du Var ne mérite pas une sortie

Un autre billet sur les transports dans notre département après celui sur Cagnes.

Juste avant les élections, la pénétrante Carros Nice a été inaugurée. Ce bel axe va grandement faciliter la vie des Carrossois et des habitants alentours comme ceux de St Jeannet ou de la Gaude qui travaillent sur Nice ou l'est du département. Mais c'est surtout en rapprochant la zone industrielle de Carros de Nice me semble-t-il, que le gain est le plus important pour l'économie du département[1].

Soit, voilà une belle réalisation. Sauf que pour une raison qui m'est tout à fait incompréhensible, il n'y a pas d'entrée ou de sortie sur cet axe, notamment à St Laurent du Var[2]. La zone d'activité de St Laurent n'a donc pas droit de bénéficier de cet axe économiquement important pour Carros. On nous dit que c'est prévu pour dans 3 ans. Ces entrée et sorties auraient-elles risqué de retarder l'inauguration juste avant les élections, que l'on préfère réouvrir le chantier dans 3 ans au lieu de le faire dans la foulée ? Le maire de St Laurent serait-il un mauvais Sarkoziste et on lui ferait payer[3] ?

Depuis le début du chantier je n'ai pas compris la forme de ce pont qui excluait de fait les trajets vers St Laurent du Var. Il y a des réflexions d'ingénieurs que j'aimerais bien que l'on m'explique.

Notes

[1] Ce sont mes hypothèse, car je n'ai pas accès au dossier.

[2] Idem pour la Gaude, Gatière et St Jeannet qui ont des routes qui déscendent jusqu'aux rives du Var.

[3] Je sais, c'est nul, mais cela s'est déjà vu, à Cannes par exemple avec un maire du PR qui avait piqué la place à une RPR et dont la ville a attendue 10 ans son commissariat.

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mardi 10 juillet 2007

Ne roulez pas trop à Cagnes

Notre département souffre de ses transports et les décisions prises par certains élus sont surprenantes, voir égoïstes.

Pendant qu'une commune comme St Laurent du Var, qui ne brille pourtant pas par sa politique de la circulation, annonce un élargissement des voies le long du Var et un projet d'entrée de ville[1], ou Antibes ouvre des voies rapides pour rapprocher le centre ville des axes majeurs comme l'autoroute, des communes comme Cagnes et Villeneuve Loubet réduisent ou envisagent de réduire les capacité des axes vitaux du département[2].

Le bord de mer vient de passer d'une 2x3 voies à une 2x2 voies sur le territoire de Cagnes, voit dans le même temps, sa capacité de stationnement réduite des 2/3. On ne parlera pas du coût, qui n'est pas le sujet, mais bien du sens du projet. Réduire la densité de trafic et la vitesse et rediriger ce trafic sur d'autres axes. Sauf que ces axes n'existent pas ou sont déjà saturés[3]. Il est clair que créer une jolie promenade sur le bord de mer est un projet porteur électoralement et qui à terme donnera de la valeur à ce littoral[4]. Sauf que cela ne concerne que les Cagnois, alors que cet axe est vital pour tout le département.

Il n'est pas besoin de faire des études compliquées sur les flux automobile pour voir que le passage d'un axe de 2x3 voie avec une vitesse entre 50 et 70km/h à un axe de 2x2 voie avec dos d'âne pour limiter à 30km/h conduira inévitablement à un engorgement de cet axe et de ses voisins aux heures de pointe. Aucun aménagement de la N7[5] n'a été programmé pour absorber ce nouveau flux. Conséquence, c'est l'autoroute qui est saturé. Les bouchons qui ne dépassaient pas 1 à 2km font maintenant près de 6km, et on les voit apparaître même en dehors des heures de pointe.

Monsieur Negre vice président de la CANCA ne pense qu'à sa commune, Cagnes et se fiche pas mal de l'intérêt de la CANCA. Aller, on se projette un peu plus loins, en 2015, lorsque les travaux du tram cagnois seront lancés. Le fameux tram passera pour partie par la N7[6]. Au delà de la durée des travaux, c'est encore 1 à 2 voies qui sont retirées à la circulation, sans aucune autre alternative pour traverser notre mégapole azuréenne que l'autoroute déjà engorgé. Et là la magie va nous sauver : la solution pour résoudre le problème de la saturation de l'autoroute, c'est l' A8bis. Le serpent de mer ne va pas tarder à ressortir, vous allez voir. Vous n'en vouliez pas par la fenêtre, il reviendra par la grande porte cette fois ci.

La pénétrante nord-sud de Cagnes est un facteur économique vital pour toutes les communes en arrière du littoral. Là aussi, cette voie a été joliment refaite mais la capacité réduite dans le même temps. En réduisant le trafic dans des cette zones d'activité qui n'a pourtant pas d'habitat et donc est peu sensible au nuisances, on limite les possibilités de croissance de communes comme Vence, La Colle... qui sont totalement dépendantes de ce débouché cagnois.

La pénétrante est déjà limité en vitesse avec des dos d'ânes, mais ceux ci gênent les pompiers nous apprend Nice Matin. Ils sont plutôt interdit à mon avis. Le maire souhaite donc la mise en place de radars sur cet axe, sauf que comme il s'agit d'une chaussée séparée sans trottoirs, elle serait limité à 70km/h et non 50km/h comme actuellement, comme l'est la promenade des Anglais sur son tronçon radardisé qui est à 70 et à 50 pour le reste.

Où sont les projets de développement économique du bassin cagnois et de son arrière littoral ? Où est l'entrée de l'autoroute dont à tant besoin Cagnes et les communes desservies par la pénétrante en direction d'Antibes ? Où est la sortie de Cagnes en provenance d'Antibes qui pourrait redonner un peu d'air à Villeneuve ? Qu'en est-il de la politique de parking dans un centre ville saturé où l'on construit à tour de bras sur des terrains préservés de longue date. Comment les touristes tant attendus vont-il aller sur les plages et sur les restaurants du joli bord de mer s'ils ne peuvent même pas s'arrêter ? Il a bon dos le tram prévu en 2015.

Notes

[1] Je reviendrais sur ce projet d'entrée de ville carrément petit joueur, mais qui a au moins le mérite d'exister.

[2] Villeneuve veut faire la même chose que Cagnes en transformant son bord de mer en voie piétonne alors qu'il est déjà impossible de circuler.

[3] Notamment l'autoroute qui est systématiquement saturé le matin et le soir, quant ce n'est pas dans la journée au moindre petit problème sur un autre axe.

[4] Augmentation de valeur surtout pour les appartements qui le longent, autant d'électeurs satisfaits.

[5] Il faudrait dire D6007, mais bon tout le monde comprend mieux.

[6] Je ne disserterais pas de l'alibi du tram en période électoral pour s'affranchir du débat sur les transport au présent.

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