Citoyens prenez le pouvoir

Politique, logiciel libre et autres digressions de Cédric Augustin - Saint Laurent du Var (Nice Côte d'Azur - France)

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Recherche

Votre recherche de modem-organisation a donné 58 résultats.

mercredi 28 novembre 2007

Proposition d'amendement aux statuts du MoDem concernant les fédérations

Dans le cadre du congrès du Mouvement Démocrate, un travail intense sur les statuts a été réalisé par de nombreux militants dont une partie du travail est visible sur e-soutiens.

J'ai proposé une version de statuts et maintenant un amendement à la dernière version des statuts disponible sur le site du congrès, qui concerne l'organisation des fédérations et notamment des fédérations thématiques.

Pour qu'un amendement puisse être discuté lors du congrès, il doit être soutenu par au moins 10 adhérents du MoDem et transmit à l'organisation avant ce soir minuit.

Je vous invite donc à me faire part de vos commentaires et éventuels soutiens au projet d'amendement proposé en pièce jointe (fournir par retour de mail vos nom, prénom, email et adresse ou numéro d'adhérent pour les soutiens).

Références complémentaires :

Ci dessous cette proposition au format PDF et au format doc. A vous lire.

Cedric

Edit: Une version modifiée vient d'être envoyé comme amendement à minuit, avec de légères modifications dans le préambule pour tenir compte des commentaires ci dessous.

Tag : congres-udf-modem-2007

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

MoDem, émergence de nouveaux leaders

Le mouvement démocrate, que ce soit au plan national, sur internet ou localement est une organisation embryonnaire tout en désordre, pour ne pas utiliser de mot plus rude. Daniel RIOT pointe les difficultés de cette grossesse et de l'accouchement qui s'annonce. Ce n'est pas la première fois que j'en parle sur ce blog :

  • une communication de la cellule d'animation des alpes maritime qui est inexistante, ce qui évite d'avoir à la commenter,
  • un congrès qui coûte près de 200€ pour les provinciaux, ce qui est loins de permettre au plus grand nombre d'y participer,
  • une organisation des congrès qui ne prévoit pas de vote électronique faute de moyen et donc procédera à des votes à main levée au sein d'une assemblée dont la représentativité est toute relative,
  • des investitures qui se décident avec un comité composé de personnes dont certaines ne sont même pas membre (et je ne parle pas de sa composition, démocratiquement nommé par Bayrou himself),
  • ...

Bref, la marge de progression vers le nouveau parti du 21ème siècle est grande et toute tracée. Les mauvaises langues disent déjà que l'on aurait du commencer plus tôt.

Sauf que...

  • sauf que Bayrou nous apprend qu'il sont une vingtaine au siège à gérer l'UDF et le MoDem, dont seulement 2 personnes pour le net,
  • sauf que les statuts et chartes qui définiront le mouvement à venir sont discutés et amendés par les militants et que l'on en est à la version 4,
  • sauf que des amendements seront discutés en live lors du congrès et que ce congrès constituant sera un véritable atelier,

Il y a aussi l'après congrès, quant viendra le moment des votes pour constituer les instances fédérales. Et là, je me demande parfois si cette période de turbulences que vit le Mouvement Démocrate n e lui est pas finalement bénéfique. En effet elle permet de voir émerger de nouveaux leaders naturels, qui arrivent à gérer ce bordel et à avancer. Car si l'on réfléchi un peu, après le congrès, qui seront les cadres élus du parti ? Ceux qui auront réussi à sortir la tête de ce merdier ambiant. C'est un bon moyen d'avoir enfin des cadres avec quelques capacité non ?

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

dimanche 18 novembre 2007

Souvenir universitaire

Lors de mon cursus universitaire j'ai assisté et même participé à 2 reprises au blocage de mon campus.

La première fois, un peu ignorant de ces choses, étudiant en 2ème années, je venais aux nouvelles auprès des étudiants qui occupaient le château de la faculté des sciences de Nice. En marge des syndicalistes professionnels qui menaient la désinformation, j'ai rencontré des gens qui proposaient de faire des contre-propositions au projet présenté par Lionel Jospin, alors ministre de l'éducation nationale. Nous nous somme attelés pendant une journée et demi à une lecture critique du projet présenté par le ministre, et avec notre argent, avons fait un tirage à 3000 exemplaires de ces contre propositions qui ont été envoyées au ministre dans le même temps. Le lendemain, alors que les syndicalistes jugeaient inopportun de faire la publicité du projet du ministre, nous avons distribué le projet du ministre et nos contre-propositions avec[1].

Face à cette démarche un peu utopique, la machine à désinformation de l'UNEF[2] marchait à plein, afin d'obtenir la seule chose qui comptait à leur yeux, un campus de plus bloqué. On le vérifie en ce moment où les média ne s'intéressent qu'au décompte des universités bloquées ou perturbées.

En réaction à ces manipulations des foules dont sont spécialistes les groupes d'extrême gauche[3], est né un groupe d'étudiants dans lequel j'ai fait mes armes de militant[4], Les Incorruptibles, composé de sensibilités politiques diverses, gauche, centre, apolitique et anarchiste. Tout ce petit monde hétérogène s'entendait sur quelques principes, comme la liberté d'expression, assumer ses propos, l'intérêt général avant tout, la transparence totale, pas de chef mais des responsables thématiques ou de fonction (élu, secrétaire), l'assiduité aux conseils pour lesquels ils étaient élus, le compte rendu systématique dans le journal distribué tous les 2 ou 3 mois[5].

Participant au fonctionnement[6], puis élu des Incorruptibles au conseil d'UFR, j'ai côtoyé pendant des années les méthodes de l'UNEF. J'ai eu cet étrange sentiment d'une organisation qui ne se préoccupait que de sa survie et de ses membres. Une organisation dite de gauche[7], mais qui n'avait pas vraiment d'idéologie à défendre, aucun projet à proposer, se fichait totalement des mandats pour lesquels ils étaient élus, si ce n'est des subventions correspondantes, verrouillait le fonctionnement du foyer et surtout les comptes, achetait des soutiens en donnant de petits boulots au foyer...

Lorsque j'entends parler du mouvement étudiant en ce moment, nombre de détails font écho, notamment ce comportement ubuesque à Rennes où les bloqueurs refusent le verdict des urnes qui demande la fin du blocage et prétendent que seules les décisions prisent en AG sont valables. C'est du vécu hélas, tout comme les décisions de blocage du campus prises à 2h du matin par 30 personnes, la non invitation des autres organisations étudiantes lors de réunions décisionnaires. Bref toutes ces formes de déni de démocratie qui nuisent à ces mouvements et leur ôtent toute chance d'être légitimes et crédibles, même lorsque le projet proposé par le ministère pourrait être discuté[8] ou est discutable.

Sur le même sujet

Notes

[1] Le ministère avait fait parvenir dans toutes les universités le texte sur papier glacé pour que les étudiants jugent par eux même de son bien fondé.

[2] L'UNEF n'est pas toujours aussi à gauche sur tous les campus, il y avait aussi l'UNEF-ID dans d'autres campus, rattachée au parti socialiste.

[3] Ils le justifient "pour la cause", mais cela n'en reste pas moins du mensonge et de la manipulation.

[4] Déjà diront certains... le militantisme est une nature je pense. Un autre de ces militants est aujourd'hui chez les Verts.

[5] Je vais tacher de vous retrouver des exemplaires du journal pour un prochain billet.

[6] J'étais en charge du journal, de la collecte des articles à l'impression des stencils pour les vieilles Ronéo de récup que l'on utilisait.

[7] Extrème dans le cas de mon campus.

[8] Bon ici je ne crois pas Valérie Pecresse capable de faire de la concertation, mais c'est un autre débat.

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

vendredi 2 novembre 2007

De l'existance d'un mouvement jeune au MoDem

La question de la présence d'un mouvement jeune au sein du Mouvement Démocrate est toujours d'actualité. J'en avais parlé lors du Forum des Démocrates de Seignosse, durant lequel le président des jeunes UDF, Jean-Yves de Chaisemartin, a donné sa démission.

Au mois d'août, un nouveau site web dans la sphère MoDem a vu le jour, www.jeunes-democrates.org qui se propose d'organiser l'émergence d'un Mouvement Démocrate Jeune au sein ou plus vraisemblablement en paralèle du MoDem.

Le mois dernier un entretien entre Xavier Le Quéré, et François Bayrou a été mis en ligne sur le site du Mouvement Démocrate, dans lequel François Bayrou explique ses réticences, notamment :

  • le vieillissement de la population et le risque que les élus n'écoutent que les anciens.
  • lorsqu'il y a un mouvement jeune, ses membres se replient sur eux même et sur leur organisation.
  • un mouvement jeune consomme l'énergie des militants jeunes dans les lutes intestines, au détriment de leur influence dans le mouvement adulte, alors qu'il est essentiel que les jeunes soient présent dans toutes les fonctions du mouvement adulte.

Bien que n'étant plus jeune au sens des statuts de l'UDF, le peu que j'en ai vu, m'amène à penser effectivement que si l'on arrive a créer une nouvelle forme de mouvement, ce sous ensemble n'a pas réellement d'intérêt. En effet, à part l'audace et la liberté de ton, que peut apporter en plus un mouvement jeune en terme de manière de faire de la politique, de projet, d'idéologie, d'organisation...

Hors qu'est ce qui caractérise le MoDem et ses adhérents ? C'est un mouvement rajeuni par rapport aux autres partis, des adhérents connectés via internet, très attaché à leur indépendance (émancipation comme dit Bayrou) et qui ont ce ton libre et cette audace qui était la signature du mouvement des jeunes au sein de l'UDF.

La seule chose qui est importante pour que les jeunes puissent exister au sein du MoDem est de les associer dans l'organigramme du parti. Un peu comme la parité, envisager des quotas minimum en fonction de l'âge, dans un sens comme dans l'autre d'ailleurs, les ainés aillant aussi des choses à apporter. On pourrait très bien définir dans les statuts, que les listes de candidats ou dans les instances du parti soit représentatives du corps électoral. Une trop grande disparité conduirait à une invalidation du scrutin. S'il est impossible en France de part la loi de vérifier la représentativité en terme de religion ou de couleur de peau, en revanche, le sexe et l'âge sont des données qui peuvent être utilisée pour analyser la représentativité. Une petite grille de tableur avec une macro devrait faire l'affaire, en traçant la courbe du corps électoral et celle des élus. A verser comme contribution aux statuts du MoDem.


A quoi sert un mouvement jeune en politique ?
François Bayrou 2007

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

jeudi 11 octobre 2007

De quelle démocratie parlons nous ?

Réponse argumenté et publique à un email reçut suite à la conférence de presse donnée par les référents du MoDem 06.

Lire la suite...

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

mercredi 3 octobre 2007

Financement du Mouvement Démocrate et confédération

Cet article est sujet à caution car ce n'est qu'une compilation de "on dit", bribes et rumeur. Merci de ne pas le prendre pour argent comptant.

L'état des finances du MoDem

Le Mouvement Démocrate s'est constitué dans l'urgence juste après l'élection présidentielle 2007. Des statuts provisoires, copié-collé de ceux de l'UDF ont été déposés pour permettre de percevoir les subventions de l'état, subventions calculées sur le nombre de voix faites lors des élections législatives et le nombre de parlementaires. Sauf qu'il semblerait que ces statuts auraient été déposés trop tard, et que c'est donc l'UDF qui est le récipiendaire des subventions et non le MoDem.

Le MoDem dispose donc uniquement pour le moment des adhésions de ses membres, ce qui est déjà pas mal, chiffre estimé par certains à 1,2 million, ou d'autres à 1,5 million d'euro (45000 x 33€). Cet argent étant destiné à rembourser les 80 candidats du MoDem n'ayant pas fait 5% aux législatives[1], il n'en resterait pas grand chose (source)

Les finances de l'UDF

L'UDF dispose de subventions lié aux élus et aux scores fait lors de la précédente législature, mais aussi grâce à l'afflux de près de 10 000 nouveaux adhérents entre janvier et mai en plus 15 à 20000 adhérents qui renouvellent chaque année leur cotisation[2]. L'UDF possède également ses locaux au 133 rue de l'université à Paris. C'est donc une jolie dote qui pourrait être amenée dans le berceau du MoDem. D'autant plus intéressante si il est avéré que c'est l'UDF qui encaisse les subvention de la législature à venir.

L'UDF survivra

On comprend alors que ces histoires d'argent pousse à conserver l'UDF. Il est en effet probable que l'entité juridique UDF perdure au delà de la constitution du Mouvement Démocrate. Il faudra lui trouver un statut particulier, sans adhérent ou presque, comme récipiendaire des subventions et comme gardien de la marque UDF [3]. Une entité juridique qui n'aurait plus d'existence politique, incluse dans le MoDem. Les juristes vont adorer pondre un truc de ce genre, avec les regards braqués sur eux des gens du nouveau centre et de l'UMP à la recherche de la moindre faille pour récupérer le pactole.

La confédération

Mais il n'y a pas que l'argent me diront certains. Il est vrai, il y a aussi la marque UDF qui est une valeur sûr électorale pour un type d'électorat conservateur ou âgé. Les maires, les conseillers municipaux, les cantonniers conseillers généraux, déjà élus sous cette étiquette sont demandeur de la conserver. Ces élus font pression pour une organisation confédérale du MoDem et donc une conservation de l'entité politique UDF.

La réponse est évidente pour les militants et pour François Bayrou[4] : pas de confédération. Mais c'est pas gagné. Car comment justifier d'un bout du parti qui reste et de l'autre qui serait interdit ? Quel sera le comportement face au candidats qui utiliseront l'identité UDF ou Cap21 en lieu et place de celle du Mouvement Démocrate[5]?

Notes

[1] Proposition de François Bayrou annoncée à Seignosse.

[2] A l'UDF on peut être adhérent si on n'a pas renouvelé sa cotisation, car le statut compte pour 2 ans, mais il faut être à jour de cotisation pour voter. Ce qui fait que le nombre d'adhérents est entre 30 et 35 000.

[3] Pour ne pas que la marque UDF puisse être utilisée par d'autre.

[4] Et pour moi, je précise, dès fois qu'il y en aient qui croient que je veuille défendre le modèle confédéral au sein du MoDem.

[5] Comme l'a fait Thierry Benoit lors de sa campagne législative.

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

lundi 1 octobre 2007

Alors comme ça le MoDem ne serait pas démocratique ?

On lit de ça et là toutes sortes de critiques sur le Mouvement démocrate, comme quoi ce serait le bordel sur internet, que ce parti n'est même pas capable d'avoir un seul logo, que le Forum des Démocrates de Seignosse n'aurait pas permis d'avancer sur les statuts et pire que le travail sur la charte fait par les militants aurait été bafoué par la proposition de Bayrou. D'autres encore n'hésitent pas à parler de dérive sectaire. Certains s'inquiètent que l'UDF se mette à faire comme Cap21 et ne veuille pas se dissoudre dans le MoDem en nous pondant une improbable confédération. Nombre de nouveaux adhérents du MoDem qui ne s'intéressaient pas à la chose militante dans un parti politique avant, découvrent que ce n'est pas le pays des bizounours, et que même avec les belles idées de François Bayrou, ils y en avaient qui trouvaient moyen d'être arrivistes, opportunistes, autocrates, intrigants...


Plage de Seignosse

Sincèrement, vous pensez que si le MoDem n'était pas ce qu'il est, tout ceci se lirait sur internet. Avec un autre parti politique, cela ne sortirait que dans les journaux d'opposition. Tous unis comme un seul homme derrière le chef. Ne jamais montrer de dissension en public. Et bien non, au MoDem on lave son linge en public, on se balance des mails incendiaires avec tout le monde en copie, on gueule en réunion ou on les boycotte, on s'échine à vouloir une impossible cohérence, on communique n'importe comment, on écrit même des billets pour dire que c'est le bordel[1]... et tout ça tous en coeur, en synergie destructurée[2] au service d'un même projet : celui défendu par François Bayrou lors de la présidentielle. On se bouffe le nez, et puis après on va manger une pizza, on se ridiculise en public et ensuite on bosse ensemble pour faire avancer le smilblik.

Allez expliquer un tel bordel à un journaliste, à un militants de l'UMP ou du PS[3]. Allez lui dire que le site officiel ne comporte rien et restera désespérément insipide et que tout se passe à côté dans les blogs des militants. Allez défendre l'idée qu'il n'y a pas un leader tout puissant mais des groupes agissants, sans contours précis, ni investiture, ni statut, ni organisation. Allez essayer de parler de structures auto organisées sans contrôle du national. Aller trouver dans tout ça une seule voie ou voix.

Parce que vous croyez en plus que le 25 novembre, après le congrès fondateur du MoDem, tout ça va gentiment se ranger dans des cases. Qu'il suffira de dire que l'on a voté pour se retrouver comme en 2006 à l'UDF, tous aligné derrière un soit disant chef. Que les statuts ou la charte vont organiser tout d'un coup ce mouvement brownien. Non seulement, nous sommes en train de nous former, nous les militants, a être autonomes et responsables et je serais bien surpris qu'il y en ait beaucoup qui acceptent encore d'être des moutons, mais en plus nous créons une nouvelle sorte de militants, qui n'ont plus les même priorités et les même attentes[4] et surtout sans censure, libre comme on disait à l'UDF en 2006[5].

Nous n'attendrons pas le 25 novembre pour agir. Nous n'attendrons pas comme semble le penser le journaliste de Nice Matin, le mois de décembre pour déclencher les candidatures, négociations et autres tractations liées aux élections municipales et cantonales de 2008. Le MoDem est une entreprise auto gérée qui avance. Le mot d'ordre à Seignosse à chaque fois que des militants demandaient de l'aide du National : démerdez-vous, on a pas assez de ressources.

Et bien le MoDem sera démocrate comme aucun autre parti. Ce sont ses militants qui le font et pas seulement comme ailleurs qui le servent. Citoyens prenez le pouvoir !!

Notes

[1] Non, je ne parle pas que de moi.

[2] Notez l'association de deux antagonismes pour sous entendre une idée plus grande...

[3] Quoique avec le bordel au PS, ils seraient plus à même de commencer à imaginer.

[4] Bon je ne me leurre pas, ce n'est pas éternel, mais suffisant pour changer durablement la donne.

[5] Sauf que là c'est libre au delà de ce qu'imaginaient les militants de l'UDF en février 2006.

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

lundi 24 septembre 2007

Fédération internet

Le Forum des Démocrates a été l'occasion pour beaucoup d'internautes qui ne se connaissaient que par leur pseudo de mettre des visages sur ces pseudos. Internet est réellement au coeur de notre mouvement politique. Le MoDem n'a pas d'adhérents qui ne disposent pas d'une adresse email et d'un accès à internet. C'est une révolution par rapport à l'UDF par exemple dont près de la moitié des adhérents ne disposaient pas d'une adresse email[1].

Il y a une demande qui a été portée par les jeunes UDF depuis longtemps et qui est de plus en plus d'actualité : la création d'une fédération internet au sein du parti. Par essence, une telle fédération pose des problèmes de statuts qui doivent être anticipés car il n'y a plus de rattachement géographique, donc plus de terroir électorale. Il y a donc des difficultés à définir qui en fait partie, et pour faire quoi. On pense tout de suite aux expatriés, mais pourquoi ne pas voir plus loin.

Une organisation qui fonctionne déjà comme pourrait le faire une fédération internet est celle des adhérents de l'Europe. En effet, à Bruxelles, dans les bagages des élus au conseil de l'Europe, mais aussi pour leurs études, en stage ou pour leur boulot, près de 50 militants de l'UDF par le passé et maintenant pour le MoDem, militent activement depuis la capitale Belge. Ils ne distribuent pas des tracts sur les marchés, mais étudient, synthétisent, rendent compte du travail colossale fourni par les instances européennes sur des milliers de sujets. Ils sont également des référents, voir des experts sur certains de ces sujets. Aujourd'hui, ces militants de l'Europe ont un statut un peu particulier, puisqu'ils font partie de 2 fédérations à la fois, celle virtuelle des européens et une fédération physique.

On pourrait donc imaginer une ou plusieurs fédérations internet qui seraient spécialisées sur des thématiques ou des objectifs très précis, voir limités dans le temps. Des structures ayant vocation à rassembler des expertises pour mettre en place, analyser ou répondre à une ou plusieurs questions. De supers ateliers thématiques qui auraient en plus des représentants et un droit de vote dans les instances du parti.

Et là vous me voyez venir avec mes gros sabots... non, vous ne voyez pas... aller je vous souffle... courant, écologie... juste pour vous donner un exemple. On créer et organise une structure non localisée, totalement intégrée dans le parti, qui dispose de représentants dans les instances, reconnus comme experts et référents pour l'ensemble du parti sur une thématique. Cet article a donné comme exemple l'Europe, maintenant le développement durable, mais il y a existe déjà une structure sur les problématiques LGBT[2] sous forme d'une association (Edit : le même raisonnement peut être appliqué à la structure jeune d'ailleurs). A vous d'imaginer des structures d'experts utiles au parti.

Je n'ai pas eut l'opportunité de lui en parler comme je le fait ici, mais à l'issu de sont discours de rentrée, François Bayrou me répondait qu'il y aurait une fédération internet, qu'elle devrait même déjà exister depuis longtemps.

Notes

[1] Bon ok, c'était il y a plus d'un an et les choses bougent vite dans ce domaine.

[2] LGBT : Lesbienne, Gay, Bi et Trans, bref ce qui tourne autour de l'identité homosexuel (pour faire court).

Tag : modem-organisation - Référence à ce billet sur e-soutiens

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

jeudi 20 septembre 2007

MoDem philosophique ou concrêt

Hier je vous suggèrerait de lire les billets critiques de Thierry Crouzet sur le MoDem, qui m'ont semblé être un salutaire rappel à l'ordre. Il complète aujourd'hui son propos dans le billet MoDem Centric, auquel je voudrais réagir plus en détail ici.

Tout puissant

Il n'est pas le seul à craindre la déification de François Bayrou par l'effet de groupe au sein des adhérents du MoDem. Certains élus qui y voit des comportements "sectaires", ces derniers n'ayant sommes toute pas vraiment voix au chapitre, l'enthousiasme des militants écrasant les autres personnalités du MoDem au bénéfice de François Bayrou. Ne lit-on pas dans certains commentaires de militants "faites confiance à François, il ne nous a jamais déçu, il prendra les bonnes décisions", propos que j'ai moi même pu tenir dans certains de mes commentaires.

Entre nous, militants, en nous regardant fonctionner, nous nous sommes pas mal moqué des uns et des autres, prêt à invoquer St François Gourou pour sauver soit le pays pendant la campagne présidentielle, soit l'UDF après le lâchage des élus, soit le MoDem submergé par le bordel ambiant d'une structure provisoire, soit nos équipes militantes du risque d'éclatement à la veille de constituer des listes pour les municipales.

"St François Gourou, sauvez cet enfant dont vous êtes le père, des conséquences de ses tares, donnez lui la force de survivre à ses échecs."

De la philosophie et de la vraie vie

Bon, trêve de balivernes, au delà d'une dérive sectaire, le MoDem a un réel besoin de cohérence idéologique, voir philosophique. Dans le billet de Thierry Crouzet, il suggère de commencer par "créer un mouvement d'idées en priorité puis, en second temps, se préoccuper des postes électifs". Ma réponse est chaque fois la même, techniquement ce n'est pas si simple :

  1. Un parti politique, même s'il s'appel Mouvement ne peut pas vivre longtemps sans financement publique, il y a donc nécessité de présenter des candidats qui fasse un score suffisant aux élections législatives, mais aussi dans les scrutins locaux qui permettent d'obtenir de grands électeurs susceptibles de voter pour les sénatoriales.
  2. Aussi révolutionnaire que l'on puisse être, les électeurs sont TRES conservateurs dans leur attentes et leur choix. La phrase que j'ai le plus entendu lors d'opération de tractage est "qu'est-ce que j'ai à y gagner ?". Le clientélisme a encore de beaux jours devant lui...
  3. Si tant est que l'on soit élu, on gouverne avec toute sorte de gens, d'horizons et d'intérêts divers. Il faudrait former tous ces gens à un mode de fonctionnement complètement différent, qu'ils ne sont peut être, pour la majorité, pas encore capable d'appréhender, car inexistant dans leur référentiel culturel ou professionnel. A-t-on objectivement le temps de le faire lorsque les électeurs sont en attente de résultats ?
  4. Dans le système actuel, qui n'a pas vocation à changer tant que l'UMP ou du PS le gère, il y a nécessité de se plier à ses règles pour entrer dedans. Une des règle est que le pouvoir ne respecte que le pouvoir et l'autre que les électeurs ne votent que pour ceux qu'ils connaissent. Pour influer sur le pouvoir il faut en prendre, pour être élu il faut se faire connaitre. Des contraintes qui impose de s'y prendre longtemps à l'avance. Il ne faudra pas attendre que le mouvement d'idées soit structuré pour se préoccuper des postes électifs.

Une synthèse ardue

Si l'on veut mettre en oeuvre dans le champs politique une organisation en réseau au lieu de pyramidale, il faut donc combiner une approche révolutionnaire (sur le plan intellectuel) et conserver une partie de l'existant pour ne serrait-ce qu'accéder aux leviers de commande pour la mettre en oeuvre et accessoirement ne pas perdre tout le monde en route.

Le challenge est ambitieux, la synthèse de ces contraintes forcément difficile, d'autant plus que l'organisation pyramidale est celle vers laquelle nous tendons tous naturellement.

A relire sur le sujet :

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

dimanche 16 septembre 2007

Confédération ou pas

En dehors des ateliers officiels se sont tenus des cafés démocrates pour parler d'un peu de tout, organisé par Quitterie, un peu improvisé dans les coins ou les couloirs autour du bar. Ce soir, il y avait comme invité Corine Lepage à qui j'ai posé la question récurrente d'une confédération ou pas au sein du MoDem. On a entendu au congrès de Cap21 en juin, dans la bouche de certains UDF, et évoqué par Corinne Lepage sur son blog il y a quelques jours, la demande de commencer la vie du MoDem sous la forme d'une confédération de partis.

La réponse de François Bayrou a été explicite cet après midi en disant que les confédérations étaient un enfers qu'il ne souhaitait pas revivre comme au temps de l'UDF avant 1998. La salle a été sans ambiguïté sur la même longueur d'onde.

J'ai demandé à Corinne Lepage de nous expliquer pourquoi certains voulaient absolument de cette confédération. En fait sa réponse m'a rassuré. En effet son engagement est avant tout pour mettre le développement durable au coeur de la politique et c'est la priorité de Cap21 au sein du MoDem. Comme elle sait que ce n'est acquis, l'organisation sous forme de confédération est le moyen de continuer de porter ce message au sein du MoDem.

Il est donc clair que ce n'est pas une proposition de confédération d'un point de vue idéologique ou pour partager le pouvoir. La réponse de Corine Lepage permet donc de d'envisager que le MoDem soit unitaire si le développement durable se retrouve au coeur du projet. Personnellement j'y suis favorable, reste à savoir ce qui empêcherait qu'il y soit.

Tag : Forum-democrate-seignosse-2007

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

samedi 15 septembre 2007

Ben y font quoi les démocrates... ?

Quant on baigne dans le forum, on est entouré de militant, d'information, on voit pleins de personnalités, bref on est dans l'action. Hier je suis parti faire ma revue de liens et retour sur terre : un seul des blog non MoDem que je suit a évoqué le forum démocrate et encore pour demander ce qui se passe, rien non plus sur les blogs collaboratifs. En effet aucun des sites officiels n'a bougé depuis 1 mois. Pas de compte rendu, pas de photos, pas de vidéo. Rien, un peu comme si rien ne se passait.

On apprend en fait que le site de campagne bayrou.fr a été lancé avec une grosse équipe de camapgne dont les contrats sont terminé. Une reprise de "la machine" bayrou.fr par des bénévoles a été tenté mais la structure est en cours d'organisation.Comme les moyens du MoDem sont exorbitants comme chacun sait, cela expliquerait ce silence "externe".

Donc si vous êtes là, vous avez déjà quelques informations. Il y a d'autres blogs qui font des compte rendu :

Tag : Forum-democrate-seignosse-2007

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

vendredi 14 septembre 2007

Seignosse jour 2 : Le MoDem mouvement... démocrate

Voici ci-dessous un compte rendu brut de l'atelier sur l'organisation du MoDem intitulé "Le MoDem mouvement... démocrate", où comment essayer de faire une synthèse des attentes des adhérents pour bâtir un parti démocrate, présidé par monsieur Michel Veunac et animé par François-Joseph Vasseur. C'est du live, c'est du tout chaud, je sort de la salle il y a 15min.

Lire la suite...

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

jeudi 13 septembre 2007

Seignosse jour 1 : accueil

On the road

La nuit fut courte et le trajet finalement assez long. Nous avons bien sûr commencé dès l'aube à parler politique, de comment faire vivre notre MoDem 06, bla, bla, la démocratie, bla bla, la responsabilité d'un élu au conseil général, bla, bla, les municipales. Bref, même si la route s'est longuement étiré sur plus de 800km, finalement nous avions pleins de choses à nous dire et c'est pas fini.

Les blogueurs

Une première rencontre avec quelques internautes de e-soutiens s'est tenu rapidement pour commencer à mettre quelques visages sur des pseudo. Rapidement je me suis retrouver à débattre des positions que j'avais exprimé la semaine dernière sur l'organisation du MoDem. Les avis divergeaient ce soir, mais j'ai plein d'autres blogueurs que j'espère rencontrer.

Accueil de Jean Marie Cavada

Le soir, Jean Marie Cavada qui s'est occupé de coordonner la préparation du forum nous a accueilli autour d'un pot des fédérations. Mois j'ai choisi de faire un tour en Bretagne, je sais ce n'est pas très pyrénéen, mais ils proposaient de l'hydromel, des crêpes et de délicieux caramels. Il nous a présenté bien sûr une partie de l'équipe, parlé de l'organisation qui a réussi avec 2 fois plus de participant à tenir le budget et à rester en dessous de clui de l'année dernière pour l'université d'été des jeunes UDF. JMC a rappelé que ce n'était pas une université d'été mais un forum d'automne, même si je ne vous cache pas que la différence est minime. Près de 1000 contributions ont été envoyés pour discuter des chartes des valeurs et des statuts, un travail colossale de dépouillement que l'on va retrouver tout au long du séjour dans 6 ateliers dit "MoDem" chargés de débattre autour de ces sujets, à côté des autres ateliers thématiques et forum :

  • MoDem, mouvement démocrate
  • Une charte éthique pour le MoDem
  • Le MoDem, un rassemblement
  • MoDem, intellectuels, acteurs sociaux et experts
  • Le MoDem, mouvement de citoyens actifs
  • Une génération politique nouvelle avec le MoDem

Les forum qui portent sur l'Europe, l'économie, l'environnement, la ville, la démocratie, l'éducation et bien sûr des atelier thématiques de formation et d'information sur les techniques électorales et les rôles des élus.

Que du bon, que du bon.

Bayrou

Et le soir, alors que nous mangions, François Bayrou est venu saluer les militants à table. Malgrés le nombre et l'enthousiasme qu'il suscite sur son passage, au sortir de sa voiture il est venu nous rencontrer. On le verra les autres jours, mais forcément aussi accessible.

Bon ben voilà, une première journée pas encore studieuse mais déjà bien remplie. Demain les choses sérieuses commencent.

Tag : Forum-democrate-seignosse-2007

 

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

mardi 11 septembre 2007

Les courants au sein du MoDem

Réaction aux propos de monsieur Bariani rapportés dans la presse et aux commentaires sur ce sujet issus de e-soutiens :

Lire la suite...

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

Organisation du MoDem 4 : proposition de structure fédérale

Voici une proposition de structure fédérale pour le fonctionnement du MoDem. Ce texte s'appuie sur les précédents billets sur ce sujet : organisation 1 et organisation 2 - découpage territorial.

Ce n'est pas tant le modèle qui est ici important mais plutôt le pourquoi de cette organisation. En effet, j'essaie de proposer un compromis entre démocratie et réactivité. De même je ne rentre pas dans les détails, des gens bien plus doués que moi s'y sont déjà investis et le jour venu, il y aura des experts pour formaliser les orientations (par exemple la contribution du MoDem 93, identification nécessaire).

On sait tous que pour qu'un système démocrate fonctionne bien, il faut des règles scrupuleusement suivies et connues d'avance, et une formalisation des prises de décisions qui souvent est lourde et coûteuse à mettre en place. La conséquence est donc une proportion de ceux qui sont élus à limiter le champs décisionnaire par voix démocratique, pour se passer de la lourdeur qu'elle nécessite, et à utiliser des raccourcis.

De mon point de vue, il faut donc laisser quelques raccourcis pour pouvoir être réactif, mais soigneusement les encadrer pour qu'ils ne deviennent pas la généralité. Il est également nécessaire de raccourcir certains chemins démocratiques, pour que les élus soient plus enclins à les emprunter.

Organisation fédérale

  1. Président : élus par les militants de la fédération pour 2 ans, pour 3 mandats successifs maximum. La durée est similaire à un mandat électif de maire ou de député. Possibilité de faire plus de 3 mandats mais pas successivement.
  2. Délégué : nommé par le national en même temps que le président et pour la même durée. Il suplée le président.Son rôle est bien sûr d'exercer un contre pouvoir à la tête de la fédération.
  3. Bureau exécutif : 6 à 15 personnes choisies par le président (2/3) et le délégué (1/3) au sein du conseil fédéral. C'est l'exécutif fédéral. Le nombre est fonction de la taille de la fédération.
  4. Conseil fédéral : 30 à 90 membres, élus pour 3 ans au scrutin de liste à la proportionnelle avec changement par tiers tous les ans. C'est le parlement fédéral. Le renouvellement tous les ans permet de faire rentrer rapidement les nouveaux militants dans la structure. Le renouvellement par tiers réduit les putsch.

Le conseil fédéral se réuni au minimum tous les 2 mois. Il y a une liste d'émargement et les personnes qui sont absentes trop souvent (à définir) peuvent perdre leur siège. Les personnes qui ne respectent pas la charte ou les statuts du MoDem peuvent également perdre leur siège. Le président (2/3) ou le délégué (1/3) peuvent proposer de faire entrer des militants (nouveaux uniquement ou avec une ancienneté minimum, à définir) dans le conseil à concurrence de 1/5ème du nombre total de sièges de conseillers. Ces conseillers nommés doivent remettre leur siège aux prochaines élections.

Vous noterez qu'il existe de nombreuses facilités pour faire entrer de nouveaux militants dans la structure, afin de permettre aux personnes de valeur de rapidement participer, et ce jusqu'aux membres du bureau exécutif. Cependant, cette réactivité est limité en nombre et dans le temps, pour ne pas compromettre l'équité démocratique. D'autre part, on voit ici clairement que le délégué, sans pouvoir mettre en minorité le président élu, dispose d'un pouvoir fort puisqu'il peut jouer à auteur d'un tiers sur les nominations du bureau et des nouveaux conseillers nommés (voir le billet sur le contre pouvoir).

Dans cette organisation, il n'y a plus de responsables de circonscription. En effet j'ai choisi de faire coller la structure fédérale à l'organisation par bassin de vie, qui statistiquement rassemble 2 ou 3 circonscriptions actuelles. Le président fédéral aurait vocation à être le leader d'une grande ville et de son agglomération.

Cette organisation est très écrasée avec 3 niveaux seulement, car la fédération est plus petite que les organisations départementales actuelles. Elle favorise un exécutif fort puisque le président élu a tout pouvoir, tout en restant étroitement surveillé par le délégué. Je ne suis pas entré dans le détail de comment faire vivre la démocratie au sein du conseil fédéral, notamment les sujets qui sont de son ressort et ceux pour lequel le bureau exécutif a les mains libres sans avoir à lui demander son avis. A compléter donc.

Au dessus de cette organisation, a vocation a exister une structure régionale qui pourrait avoir la même organisation.

Tag : modem-organisation, Forum-democrate-seignosse-2007

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

mardi 4 septembre 2007

Le MoDem est un parti politique : extraits de débats sur e-soutiens

Comme tout le monde n'a pas accès à e-soutiens et notamment à la petite provocation gentille lancée sur le sujet du billet précédent, je vous fait une petite compilation des meilleurs contributions (de mon point de vue bien sûr, c'est mon blog et je ne suis pas objectif).

Lire la suite...

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

lundi 3 septembre 2007

Le MoDem est un parti politique

Je le rappel car j'ai un peu l'impression que beaucoup l'oublie. Je suis allé faire un tour sur le site e-soutiens.bayrou.fr et je ne vous cache pas que les pleurnicheries des adhérants du MoDem sur le manque de démocratie, le manque de transparence, bla, bla m'exaspère au plus haut point.

Donc le MoDem est un parti politique (en devenir), ce qui veut dire que c'est :

  • une machine de guerre pour prendre le pouvoir.
  • une idéologie, une doctrine, une conception de la société partagée par ses adhérents.
  • une organisation pour gérer les militants, sélectionner les futures cadres et candidats.
  • un laboratoire d'idées et des structures d'accompagnement pour le jour où l'on prend le pouvoir.
  • du pouvoir et de l'argent à la clé

Bref, pas grand chose pour les enfants de coeurs. On vient dans un parti politique pour se battre. Se battre pour défendre ses idées, se battre pour être élu, se battre pour mettre en oeuvre le projet de société auquel l'on croit. On se crêpe le chignon, on s'allie, on se déteste, on s'apprécie, on se méprise, on s'admire. C'est une bête structure humaine comme nos société en font plein, avec des égos exacerbés, des moments magiques, des couts bas mais aussi des moments de fraternité intenses.

Une structure réaliste

Je suis triste de voir que sous prétexte de démocratie au sein du MoDem, il faudrait que les militants aient tout pouvoir. C'est exactement ce qui se passe dans le parti des Verts, où les statuts sont tels que toute l'énergie est dépensée dans les votes de motions au lieu de la dépenser à agir. Les contre pouvoir sont tels que le parti est bloqué, les élans coupés, les dynamiques individuelles censurées par l'immobilisme du groupe. Est-ce de cela que l'on parle pour le MoDem ?


Compétition à Rio de Janeiro - ©Agência Brasil

Il y a nécessité de faire émerger des leaders et de ne pas passer son temps à leur foutre des battons dans les roues sous prétexte qu'ils pourraient un jour prendre le pouvoir. C'est exactement ce qu'on leur demande aux candidats du MoDem, d'être capable de prendre le pouvoir.

Que l'on cesse de vouloir tout décider ensemble et de tout faire dans une transparence absolue. Aucun élu ne gouverne dans une totale transparence, c'est utopique et dangereux pour la collectivité, pourquoi ce ne le serait pas pour le fonctionnement du MoDem. Il suffit juste que l'information circule, en temps et en heure.

Pourquoi faudrait-il que les ambitions personnelles soient un problème pour le parti. C'est bien l'ambition qui est le moteur de la réussite. Un parti doit être ambitieux pour exister, pour prendre sa place sur l'échiquier politique. Depuis quant des membres d'un parti avec de l'ambition serait un problème pour le parti ? Il faudrait donc décapiter les ambitieux d'avant parce qu'ils sont les ambitieux d'aujourd'hui ? Tout le monde à la même hauteur, aucune oreille qui dépasse...

Organiser les luttes internes

Pour que le parti gagne ce n'est pas des battons dans les roues qu'il faut définir dans les statut, mais plutôt les moyens de canaliser les ambitions, les prises de pouvoir, les lutes internes au bénéfice du parti. Que ces dépenses d'énergie pour prendre le pouvoir interne soient autorisées, voir encouragées, ouvertement, mais par exemple limitées dans le temps pour ne pas épuiser le parti. Que les divergences aient leur place dans la structure, mais au service du parti et pas pour casser les élans.

L'exemple est le propos d'Eric Azière sur l'organisation territoriale des fédérations. En ayant un découpage fédéral qui corresponde à un découpage électoral, les guerres de prise du pouvoir fédéral permettraient de faire émerger les candidatures pour les élections (voir le billet sur le découpage territorial). Quitte à se déchirer en interne pour prendre le pouvoir, que ce soit une fois pour toute et au bénéfice du parti.

On doit se focaliser sur comment encadrer et pas comment empêcher, pour enrichir le parti et non le scléroser.

Edit : La suite de ce billet sur Le MoDem est un parti politique : extraits de débats sur e-soutiens.

Tag : modem-organisation, Forum-democrate-seignosse-2007

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

- page 3 de 4 -