Citoyens prenez le pouvoir

Politique, logiciel libre et autres digressions de Cédric Augustin - Saint Laurent du Var (Nice Côte d'Azur - France)

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samedi 21 septembre 2013

Un livre numérique restreint par des DRM ne serait plus un livre !

Voilà enfin une proposition de loi exemplaire et audacieuse. Je ne connais pas encore celle qui l'a proposé, Isabelle Attard (député EELV), mais je crois que je vais l'adorer[1]

Format propriétaire ou DRM : Un livre verrouillé ne serait plus un livre

Tout fichier numérique dont le format ne serait pas libre, entendez qui ne serait pas lisible sans passer par la plateforme de distribution, pourrait être considéré comme une prestation de service. Pour être considéré comme un livre[2] il faudrait que ce soit un fichier non verrouillé et lisible comme l'on veut.

C'est clairement une très élégante manière de marquer dans la loi et dans les taxes[3] la différence entre les 2 approches de commercialisation d'une œuvre de l'esprit.

On me souffle sur ma tweet liste que cette idée aurait été émise par Richard Stallman il y a peu lors d'Eurecom. Comme quoi il y aurait des députés qui écoutent les génies à la barbe longue. Je vais peut être prendre ma carte à EELV[4]...

Richard Stallman

Notes

[1] On notera que c'est encore une femme qui propose un truc audacieux...

[2] Ou apparenté, car la création numérique offre d'autre forme que le texte.

[3] Le livre bénéficie d'une TVA réduite, mais pas les prestations de service.

[4] Non je déconne !

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vendredi 2 août 2013

Tweetledee, où l'application pour reprendre un peu le contrôle de ses tweets

Tweeter est gratuit comme vous le savez, et comme rien n'est gratuit, il y a bien une source de revenus, tout comme Facebook ou Google. Si vous ne payez pas c'est que c'est vous le produit.

En locurence, un des défaut de tweeter pour ses créateurs, c'est qu'il était beaucoup trop facile de s'affranchir de l'interface officielle de tweeter. Or courcircuiter cette interface c'est couper tweeter d'une source d'information indispensable dans son modèle économique. Lorsque vous consultez votre fil tweeter depuis l'application officielle sur votre smartphone, ou depuis la page d'accueil de tweeter.com, vous voyez apparaitre des tweet qui ne sont pas issus des personnes que vous suivez. C'est de la publicité insérée dans votre lecture. Et pour que ce soit discret et acceptable, il faut que ces tweets sponsorisés aient une chance de vous intéresser. Pour ce faire tweeter essai de vous proposer des tweets sponsorisés en phase avec vos centres d'intérêt.

Le premier moyen de découvrir vos centres d'intérêt consiste à analyser votre tweet-list (tous ceux que vous suivez), vos retweet, et éventuellement les centres d'intérêt de ceux qui vous intéressent. C'est déjà pas mal, mais cela ne suffit pas. Tweeter vous profile également avec les sites web que vous visitez.

- Quoi ? Comment ? Tweeter connait les sites web que je visite ?
- Oui monsieur.
- Mais comment ce peut-il ?

Tout comme les tags de trafic Google analytics utilisés sur 80% des sites web, les boutons "J'aime" de Facebook, tous les "machins" tweeter que vous croisez sur les sites web sont des mouchards: le bouton "Suivez-moi", la liste des derniers tweets, le bouton d'authentification avec votre compte tweeter... tous ces trucs, à chaque affichage disent à Tweeter sur quel site wous êtes.

Il est donc primordial pour le modèle économique de tweeter, que l'on utilise bien leur bouton, ou leur visionneur de tweets, sinon, c'est autant d'information précieuses qui ne sont pas collectées. Il y a donc 2 mois, tweeter a rendu inopérants tous les anciens outils qui permettaient de contourner leurs outils officiels. La plaisanterie a assez durée, maintenant il faut que ça rapporte !

Du coup, plus moyen de simplement récupérer la liste des tweet que JE produit, par exemple lors d'un live tweet du conseil municipal. Sincèrement, je n'étais pas loins d'envoyer ballader le truc. C'est moins fun, mais au moins le blog lui, j'en ai le contrôle. Et puis j'ai découvert Tweetledee.

Le nom de cette application est imprononçable, mais les services qu'elle rend sont géniaux. C'est un ensemble de script écrit en PHP qu'il faut installer sur son hébergement web et ensuite on peu récupérer très facilement ses tweets, au format RSS ou JSON. Et comme c'est en PHP, je me suis fait en moins de 5 minutes un script qui renvoi de l'HTML pour mes compilations de tweet. Je m'en suis servi pour le dernier live tweet du conseil municipal, et vraiment je remercie son auteur.

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mercredi 17 juillet 2013

Le retour du design à plat sur les sites web

Un intéressant article (en anglais) aborde le retour du design aplati. Comme le montre l'illustration de l'article, les icônes et les éléments d'habillage, après avoir abondamment abusés des effets de perspective et de relief, reviennent à un design à plat.

L'article cite Microsoft comme précurseur, et évoque également la lassitude des designer, mais il me semble que l'élément le plus puissant pour le retour de ce design est l'arrivée de la navigation sur mobile. En réduisant la taille de l'écran, il faut arriver à réduire tous les parasites qui détournent l'attention du contenu.

Après avoir saturé d'information visuel l'internaute, les designers doivent alléger au maximum pour s'adapter au mobile, qui en plus d'avoir un petit écran, peut avoir des débits faibles. Du coup, un style artistique devient une nécessité technique.

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vendredi 7 juin 2013

Droit à l'oubli numérique

En ce moment, la CNIL organise une consultation des internautes sur le thème du droit à l'oubli numérique. Vous pouvez trouver le sondage à l'adresse suivante:

Construire ensemble un droit à l'oubli numérique

Voici mon point de vu sur le sujet, donné en fin de questionnaire[1]:

Le volet éducation à la protection de ses données est primordial (et n'est pas suffisamment abordé dans le questionnaire).

Pour moi, les données numériques se classent en 3 catégories, distinguées par leur péremption:

  1. Péremption automatique et OBLIGATOIRE avec durée éventuellement variable selon la nature: toute les traces systèmes (log), les historiques de connexion, les factures, les achats en ligne, les impôts, les amendes et délis mineurs, les relevés téléphonique ou CB, les relevés de comptes bancaires...
  2. Péremption facultative (on laisse à l'utilisateur le choix): les comptes inactifs ou à usage unique sur n'importe quelle plate-forme (ex: compte de réseau sociaux, compte client...). Sans interaction de l'utilisateur avec le serveur, au bout d'un certain temps, la donnée passe dans la catégorie précédente et se périme.
  3. Données perpétuelles: on laisse à l'utilisateur le choix de la durée à partir de laquelle la donnée se transforme en donnée privée (elle existe toujours dans le système mais ne peut plus être utilisée par d'autres que son propriétaire) ou donnée à péremption facultative.

La durée maximum de conservation, dans tous les cas devrait être de 20 ans au maximum, et en moyenne 5 ans, sauf pour les données explicitement "perpétuelles".

Un autre sujet porte sur les liens entre données. Car si une donnée disparaît, qu'en est-il des liens qui pointent dessus ? Car l’existence d'un lien est un indicateur de l’existence de la donnée. A défaut de l'information, son existence est déjà une information.[2]. Donc comment faire disparaître des liens entre des données ayant une péremption différente ?

Vaste sujet soulevé par la CNIL. J'aimerai que ce soit le parlement Européen qui s'en empare, car rien ne pourra être fait sans ce dernier.

Notes

[1] Un petit peu complété et remis en forme.

[2] Par exemple un lien vers un contenu de casier judiciaire est la preuve d'une entrée dans le casier.

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mercredi 15 mai 2013

Le livre numérique, un retour technologique 15 ans en arrière

Comme je suis en train d'essayer d'écrire un petit roman, ou une grosse nouvelle, c'est en cours, donc je ne sais pas bien encore ce que sera le résultat final, je me suis un peu plongé dans les outils pour savoir ce qu'il était possible de faire avec un livre numérique, histoire d'exploiter ce nouveau format d'écriture. A lire les forum, on s’aperçoit que je ne suis pas le seul, mais que comme moi, il y a beaucoup de frustration. En effet les marchands, que ce soit de livres, de matériels ou de logiciels n'ont visiblement aucune imagination et se contentent de voir le livre numérique comme une simple alternative au papier, sans même se donner la peine d'imaginer la puissance créatrice que ce nouveau support est susceptible d'apporter.

clavardage.jpgEn tout cas, une chose est sûr, pour pouvoir s'affranchir de son ancêtre papier, il faudrait déjà que le livre numérique se standardise technologiquement comme l'a fait (laborieusement) l'HTML[1], car aujourd'hui il y a plus de 20 formats de livre numérique, et chaque liseuse ou logiciel interprète à sa façon ces formats. Autant dire que l'imagination des créateurs est très, très vite bridée par la technologie, au lieu d'être libérée.

Théoriquement on pourrait imaginer une lecture non linéaire, inclure des éléments multimédia (film, musique, 3D...), faire des liens vers des références (internes au livre ou externe vers d'autres livres ou sites web), proposer une lecture vocale de certaines parties (façon slam), utiliser de la couleur et des images pour créer des ambiances pour chacun des chapitres. Tout cela est théoriquement possible, mais impossible techniquement (pour l'instant).

Dans le domaine du livre numérique, nous sommes retourné à l'époque de la guerre entre Netscape et Internet Explorer[2], pour ceux qui ont connu, c'est déprimant. A croire que personne n'a appris.

Le billet m'ayant inspiré: Le destin de l’e-book, ou les paradoxes d’une société postmoderne

Notes

[1] C'est le language utiliser pour représenter les pages web, comme celle que vous êtes en train de lire.

[2] Dans les années 2000, les sociétés Netscape et Microsoft se sont livré une bataille sans merci dans le domaine des navigateurs web en ayant chacun une interprétation différente de la manière d'utiliser l'HTML, rendant les sites web impossibles à rendre identiques sur chacun des navigateur, sans passer des heures d'ajustement. Ceci est encore partiellement vrai avec Internet Explorer qui continue a avoir des interprétations différentes des autres navigateurs (Firefox, Chrome ou Safari) des normes de l'internet.

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vendredi 15 février 2013

Hacker le monde

Le mot hacker a une forte connotation négative alors qu'il recouvre de nombreuses réalités qui comme tout ce qui nous entoure, peut être bon ou mauvais selon qui s'en sert.

Je retiendrait la définition suivante inspirée de l'article Je veux que ma fille soit un hacker: un hacker est quelqu'un qui veut comprendre les choses, intrinsèquement, qui veut être libre d'en faire ce qu'il veut et pas ce que d'autres ont décidé pour lui.

Typiquement, je veux comprendre comment fonctionne une tondeuse à gazon pour pouvoir la transformer en un mini kart. Je veux comprendre comment fonctionne un appareil de mesure pour pouvoir le connecter à mon ordinateur et automatiser la collecte des informations[1]. Je veux comprendre comment fonctionne le microcosme politique pour le changer et lui faire ouvrir les yeux sur d'autres réalités que sa propre survie...

Force est de constater que les fabricants ne veulent pas que nous hackions ce que l'on a pourtant acheté: quant on veut démonter sa machine à laver, cela est rendu impossible à cause de vis avec des têtes nécessitants des outils introuvables. Je ne parle pas des appareil électroniques (téléphone, TV, hi-fi, électroménager) qui fonctionnent encore mais qu'il est impossible de faire évoluer, non pas que ce soit techniquement impossible, mais parce que les spécification techniques ne sont pas publiques.

Et bien sûr il y a le domaine de l'informatique, dans lequel la démarche de hacking s'illustre de la manière la plus flagrante avec les logiciels libres. Pourtant, les hackers existent bien avant que l'informatique ne soit ouvert au public. Dans l'introduction du dossier Hackers : bâtisseurs depuis 1959, les auteurs rappel que la création est souvent le détournement, l'enrichissement et la combinaison d'éléments existant afin de répondre à un nouveau besoin. C'est ainsi que les outils se sont construits au cours des siècles, mais aussi les grandes inventions. Les hacker, ceux qui démontent, sont forcément des gens qui sont adeptes du recyclage, du partage de connaissance, et se retrouvent tous, forcément, en conflit avec la société de consommation à outrance, tout ce qui d'une manière ou d'une autre restreint les libertés au remix, comme les brevet logiciel ou certaines formes de droits d'auteur.

Il existe plusieurs formes de hackers. Dans le domaine du logiciel on parle de :

  • black hat pour les hackers qui utilisent leurs talent en tan qu’escrocs.
  • white hat, les gentils utopistes, qui sont la majorité heureusement.

Ces différents mondes ont évidement des cloisonnements pas très étanche, tout comme dans le reste de la société, il n'y a pas de raison que l'univers numérique peuplé d'humain soit différents de l'univers réel peuplé des mêmes humains. On parle donc aussi de grey hat, sans oublier non plus les variantes gouvernementales: le pillage de compétence orchestré par la Chine, le sabotage des centrifugeuses iraniennes par les USA pour retarder l'accès à l'uranium enrichi...

On ne retient souvent que la partie Hacktiviste, car comme souvent, c'est celle là qui passionne les média ou les réalisateurs de film, mais la philosophie du hacker est beaucoup plus vaste que simplement contourner un système de sécurité informatique. C'est une vrai vision du monde, une démarche politique qui m'anime depuis toujours et qui m'a poussé aussi à m'engager en politique, pour hacker le système. Reste à savoir la couleur de mon chapeau ?

Note

[1] C'est une projet que j'avais fait en fac, pour pouvoir utiliser des PH-mettre premier prix connecter à de vieux ordi plus assez puissant, pour obtenir des courbe de variation du PH en temps réel lors d'une expérience. Je m'en était vu à cause de l'absence de documentation fourni par le fabriquant qui n'avait aucun intérêt à ce que l'on puisse le faire, vu qu'il vend des appareil beaucoup plus chers qui le fond.

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mercredi 6 février 2013

Note de service: plus de ratrapage de commentaires

La quantité de spam explose, dépassant les 30 spam par jour, je ne veux plus passer du temps à vérifier si des commentaires réels sont noyés dedans. Donc si votre commentaire n’apparaît pas immédiatement, c'est qu'il est dans le spam et qu'il passera directement à la poubelle dans les 24h.

Donc répondez bien à la question à la con qui est posée lorsque vous postez un commentaire. C'est l'anti-spam le plus féroce, car il vous oblige à réfléchir en plus !

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vendredi 11 janvier 2013

Le modèle économique des magasins Virgin est totalement dépassé

Alors comme ça "Le modèle économique des magasins Virgin est tout sauf dépassé" nous dit Jean-Luc Bennahmias, vice-président du Mouvement Démocrate. Qu'est-ce qu'il ne faut dire comme connerie pour essayer de passer dans les média.

Honnêtement, il n'est nul besoin d'être un grand économiste pour comprendre que le concept de vente par un marchand physique de disque ou de livre[1] est forcément en perte de vitesse avec la dématérialisation des biens culturels. Les consommateurs vont au magasin pour toucher la marchandise, mais l’achète moins chers sur internet, quant il ne la télécharge pas[2].

Ce n'est pas la consommation de biens culturel qui est le plus en baisse, mais les manières de les consommer qui changent. Et oui, les magasins comme la FNAC ou Virgin, mais aussi à Nice comme la Sorbonne, ne peuvent pas se contenter d'avoir un stock de livres ou de CD. La même chose est en train de se passer pour les marchands comme Darty ou Ubaldi qui sont également sévèrement concurrencés par Internet, leur magasins se transformant en showroom de leur site internet dans le meilleur des cas, quant ce n'est pas tout simplement en point relais pour les colis.

Donc oui, "le modèle économique des magasins Virgin est totalement dépassé". Le secteur économique de la culture est en pleine restructuration au plus profond de ses fondamentaux, il ne suffira pas de remplacer les caissières par des caisse automatiques[3] pour s'en sortir, voir même de vendre de l'électroménager[4] pour compenser les pertes.

C'est tout une économie et un métier qu'il faut réinventer, et il est dommage que ce ne soit pas un challenge qui motive le fondateur de Virgin, lui qui a su être si inventif au début de l'aventure de son groupe.

Notes

[1] Et de beaucoup d'autres choses.

[2] Légalement ou pas d’ailleurs.

[3] Projet fumeux de Virgin parait-il pour ne pas couler...

[4] Le magasin FNAC de Nice vent des cafetières.

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dimanche 6 janvier 2013

Ma vie numérique est noyée sous le spam

Ça m'énerve !Sans vouloir faire pleurer dans les chaumière, je souhaiterai vous compter mes déboires:

  • Je reçois sur mes 2 comptes email principaux, en moyenne 10 email de spam par jour pour chacun, avec des pics à 25 ces derniers temps de fêtes du consumérisme. S'y ajoute, mais ce n'est pas du spam, de 10 à 20 emails de diverses sources d'information[1], et enfin 2 à 10 vrais messages "perso"[2]. Il m'est impossible d'utiliser sereinement mon smartphone pour consulter ces comptes, sauf pour dépanner, à moins de disposer à chaque fois de 5 min pour retrouver les messages importants au milieu du fatras.
  • Ce blog reçoit en moyenne 10 commentaires de spam par jours. Hier c'était 55. Il me faut fouiller les spam pour en extraire les commentaires qui auraient pu y aboutir, autant vous dire que vous avez intérêt à ne pas utiliser un nom avec des mots clé de spammeur, car sinon il passe à la trappe directe.

Juste pour virer le spam de mes messageries ou blog, cela représente pas loin de 10min par jour, soit une cinquantaines d'heures par an à subir cette calamité, sans aucun bénéfice pour personne, pas même les spammeurs.

Je me demande si ces connards le font pour tuer le net ou par pur idiotie, car il va arriver un jour où je ferais comme beaucoup, je débrancherais tout ça, et retournerais 10 ans en arrière, à une époque où les gens ne lisaient leur emails qu’exceptionnellement une fois par jour, et que les sites web ne permettaient pas les commentaires.

C'était mieux avant du temps du web 1.0 !

Notes

[1] Actualité, partis politique, certains site marchand, alertes diverses pour mes hébergements numériques, notifications facebook ou twitter...

[2] Je n'évoque bien sûr pas ici ma messagerie professionnelle, je ne parle que de mes comptes personnels.

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dimanche 23 décembre 2012

Bibliothécaire et journaliste de liens

Dans sa série Fondation, l'auteur de science fiction Isaac Asimov met au cœur de l'intrigue le savoir et son accessibilité. Dans un des tome, on croise des bibliothécaires un peu particulier. Ils sont des constructeurs de réseau d'information. A une question donnée, ils fabriquent un réseau de réponses interconnectées dans lequel celui qui a posé la question déambule à la recherche d'une ou plusieurs réponses. Ce maillage de sujet dans lequel on se déplace ressemble comme 2 gouttes d'eau au web d'aujourd'hui[1].

Au delà de la vision de l'auteur, ce qui est intéressant dans cette approche, est le rôle des bibliothécaires. Contrairement à notre web d'aujourd'hui où l'information s'organise selon des algorithmes aux priorités commerciales pas toujours transparentes, dans l'imaginaire d'Asimov, c'est le cerveau humain qui construit un réseau de connaissance, et le cerveau humain qui le parcours pour en extraire une réponse. Les bibliothécaires créent un extrait de la connaissance, ou plutôt si on voulait actualiser le concept, un ensemble de chemins privilégiés dans l'ensemble de la connaissance. Ils structures, indexent et connectent de l'information. Au lecteur de ce réseau, de le parcourir pour y établir de nouvelles structures et aboutir à de nouvelles informations.

Ceci s'apparente en fait à pas mal de choses existantes aujourd'hui:

  • Les moteurs de recherche spécialisés.
  • Les agrégateurs de flux d'information.
  • Les outils de veilles.

Avec une très grosse différence, c'est que tous ces outils ne sont que des méta moteur de recherche, juste un moyen de réduire le nombre de résultats d'une recherche, mais qu'ils inventent rarement de l'information. Cela reste des liste de résultats construites par des machines et des programmes informatiques.

Le rôle d'indexeur et de connecteur que les bibliothécaires peuvent avoir, est aujourd'hui assuré pour parti par une forme de journalisme, le journalisme de liens, qui s'apparente à une revue de liens, que les blogueurs font naturellement lorsqu'ils rédigent des billets référençant d'autres sources d'information. Cette tache d'enrichissement de l'information assuré par quelques journalistes ou blogueurs existe donc bien aujourd'hui.

Cependant, la principale différence entre les blogo-journalistes et les bibliothécaires réside dans le paramètre temps. En effet, les blogs comme les journalistes utilisent une échelle de temps très courte, avec des informations et des liens qui se périment assez vite. Les bibliothécaires, eux travaillent dans la durée, sur du matériel pérenne (du moins en théorie) et surtout difficilement monnayable. Que voilà un beau métier d'avenir, mais assurément difficile !

Articles passionnants m'ayant inspirés ce billet :

Note

[1] Il faut se rappeler que le cycle de roman Fondation a été écrit des décennies avant l'avènement du web, à une époque où le papier était encore la source de conservation du savoir.

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jeudi 29 novembre 2012

Peut-on transposer au logiciel propriétaire le modèle économique du logiciel libre ?

En effet, beaucoup d'éditeurs de logiciels sont effrayés par les caractéristiques des licences des logiciels libres, dites virales. La licence la plus connue, la GPL impose de redistribuer les sources du logiciel lorsqu'on le modifie. Ce qui veut dire que si vous créer des morceaux de logiciels qui s'appuient sur du logiciel libre, vous devez fournir le code source de votre logiciel.

En fait ce n'est pas tout à fait vrai, car il existe plein de variantes des licences libres, dont certaines qui n'imposent pas ce genre d'obligation. Mais il n'en reste pas moins qu'à la base un logiciel libre est fait pour le rester.

Du coup, le modèle économique du logiciel libre est rarement le logiciel lui même. En effet comment vendre un logiciel qui peut facilement être télécharger sur internet "gratuitement"[1]. C'est donc ce qui gravite autour du logiciel qui se monnaye, et non le logiciel lui même:

  • Personnalisation,
  • Développement de modules spécifiques,
  • Installation,
  • Formation...

Hors il n'y a pas de raison qu'un logiciel propriétaire[2] ne puisse pas être rentable selon le même modèle économique.

Ainsi le logiciel lui même n'a plus de valeur marchande[3] et devient un support pour la vente de service.

C'est clairement la tendance lourde vers laquelle l'industrie du logiciel évolue. Il n'y a qu'à voir IBM qui vend du service et du matériel, Google qui fourni des services mais pas des logiciels, les jeux qui sont payant pour se connecter à des services de mise en réseau...

Cette tendance se retrouve dans d'autres domaines:

  • Renault ne veut plus vendre des voitures mais du transport, tout comme la SNCF qui ne veut plus vendre des places de train mais du voyage.
  • On nous propose d'acheter du droit à écouter de la musique et non plus des disques.
  • Les vendeur d'énergie veulent nous vendre du confort et plus des watt.
  • Les entreprises achètent du service de mise à disposition d'ordinateur, incluant la maintenance, le remplacement et les logiciels, mais plus des ordinateurs et des licences de logiciel.

Tout ceci ne veut pas dire qu'il n'y aura plus de logiciel ou de voiture ou de disque, mais que ces éléments ne sont plus qu'une des briques de ce que l'on achète. Donc oui, le modèle économique du logiciel libre est totalement transposable au logiciel propriétaire.

Notes

[1] On peut vendre du logiciel libre, mais comme n'importe qui peu le redistribuer une fois qu'il a les sources, il est peu probable qu'il reste payant longtemps.

[2] Un logiciel propriétaire, ou privatif, est fourni gratuitement ou moyennant finance sans ses sources et donc sans les moyens de le modifier ou le vérifier.

[3] même s'il possède une valeur intrinsèque liée aux milliers d'heures de travail qu'il a fallu pour le réaliser.

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lundi 12 novembre 2012

Mes twitt et retwitt d'octobre 2012

De moins en moins de politique, de plus en plus de technique:

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jeudi 6 septembre 2012

Derniers twitts d'août

Finalement, malgré les vacances il y a pas mal de choses intéressantes à lire...

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jeudi 2 août 2012

Derniers twitts de juillet

Voici mes twitts et retwitts de juillet

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jeudi 12 juillet 2012

Combien êtes vous prêt à payer pour voir un film ?

pirate.pngJ'ai reçu il y a quelque temps une pub du site Priceminister sur lequel j'ai acheté une fois[1]qui me propose d’acquérir des DVD à partir de 0.90€, je suppose d'occasion. Ceci illustre le prix que les vendeurs, donnent au film "hors boite" si on considère que la boite est abimée. A mettre en rapport avec les 25€ du neuf et les 4 à 7€ de la VOD[2], et je ne le compare pas à la place de cinéma à 9€ qui n'est pas tout à fait comparable, car le film ne se regarde pas à la maison.

Dans le même ordre d'idée, j'achète régulièrement des DVD d'occasion dans des vide grenier, où il sont vendu entre 1 et 4€, ce qui revient quasiment toujours moins chère que la VOD, sachant que en plus je pourrais les revendre au moins la moitié du prix d'achat.

Il y a enfin les magasins de troc, qui propose des DVD entre 2 et 4€ et des Blu-ray, entre 4 et 11€, ce qui reste encore moins chère que la VOD pour la majorité des films.

Et pour finir, il y a bien sûr l'enregistrement du film qui passe à la télé, en haute définition, avec une seule contrainte, il faut faire avance rapide sur les publicités.

Donc on récapitule, un film neuf est à plus de 20€, une occasion en magasin à 4€ (avec pour certain sites sur le net des prix à moins de 1€), la même occasion en vide grenier 2€ et enfin l'enregistrement qui se paye avec les publicités à 0€. Conclusion, quelle est la valeur d'un film que l'on regarde à la maison ?

C'est une bonne illustration du problème d'offre légale versus téléchargement illégal.

Dans un système totalement libéral où la libre concurrence s'appliquerait[3] ce serait l'offre et la demande qui régulerait le prix d'une séance de film à la maison. Le prix du film ne serait pas celui choisi par le distributeur, ou le coût du film réel , mais bien le prix que les "consommateurs" seraient prêt à mettre pour y avoir accès. L'accès au téléchargement pour tous met en péril le modèle économique du film.

L'acte d'achat d'un film est devenu un acte complexe qui inclus la possession d'un élément matériel[4], la participation à une communauté ou une tendance[5], la prolongation du plaisir avec les bonus. On s'éloigne de la simple consommation du film qui peut être gratuite si l'on télécharge le film. Visiblement, peu d'auteurs ou de distributeurs incluent ces aspects là dans leur stratégie de lutte contre la copie illégale. On trouve des DVD sans bonus, farcis de publicités dans une boite en plastique avec une pochette quelconque. Quel est l'intérêt par rapport à un film téléchargé ?

On sent bien que nous sommes à une étape charnière de la réinvention du modèle économique de l'industrie du film, mais il semblerait que ce soit poussif, très poussif.

Notes

[1] Ils n'ont pas du tout envie de m'oublier, même si j'ai dit que je ne voulais pas de pub !

[2] VOD: vidéo à la demande disponible sur ma freebox par exemple.

[3] C'est bien sûr un système hypothétique et fictif, car cela n'existe pas.

[4] Ce qui explique que l'achat de film dématérialisé proposé par plusieurs opérateur de VOD n'est pas un succès.

[5] L'effet de groupe, la mode.

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mercredi 4 juillet 2012

Derniers twitts

Comme les anciens twitt disparaissent, je vais tacher de temps en temps de les archiver sur ce blog, mais c'est pas évident, car bien entendu Twitter ne fourni pas les outils pour, donc c'est du bricolage. Ci dessous mes 100 derniers twitts à la date du 29/06/2012:

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mercredi 20 juin 2012

Droit d'auteur et partage sur les réseau sociaux

Voilà un excellent article, très accessible, qui permet de bien comprendre la problématique du droit d'auteur appliqué aux photos publiées sur les réseaux sociaux:

Les réseaux sociaux de photos et le droit d’auteur

Je voudrais mettre en exergue l'extrait suivant:

Une affaire a éclaté aux Etats Unis (...), l’Agence France Presse avait suite au tremblement de terre de 2010 en Haïti utilisé sans l’autorisation du photographe les photographies qu’il avait mises en ligne sur le réseau social Twitter. L’AFP avait ensuite vendue les photographies à CNN et CBS.

L’agence faisait alors valoir que le photographe avait volontairement partagé ses photographies sur Twitter, il avait rendu ses photographies accessibles aux autres internautes, et estimait ainsi qu’il avait consenti une licence implicite permettant la reproduction et la diffusion des photographies. (...)

(...) les juges américains ont estimé qu’au regard de la licence qui a été accordé à Twitter lors de l’inscription, cet accord n’accorde une licence qu’à Twitter, ainsi ils estiment que toute publication ou utilisation par un tiers est soumis au droit d’auteur, et donc à l’autorisation du titulaire.

Il apparait que le fait d’utiliser un réseau social et donc d’en accepter les conditions d’utilisation permettra à ton utilisateur du réseau d’utiliser l’œuvre uniquement sur le réseau, et ne pourra pas le publier ailleurs que sur le réseau.

Donc tout ce qui est mis sur les réseaux sociaux peut être dupliqué et partagé au sein de ces réseaux, mais c'est une infraction d'en sortir les média pour les mettre sur un blog par exemple.

Ok c'est simple pour ce qui est explicitement partagé sur le réseau social. Mais quid des photos d'un article d'un site d'information ou d'un billet de blog qui se retrouve dans le réseau social ?

On voit qu'il y a toujours des aspects complexes à cette problématique des droits d'auteur.

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